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in 2011 with funding from
University of Toronto
http://www.archive.org/details/lesmabinogiondul02loth
LES MABINOQION
LES
Mabinogion
du
Livre Rouge de Hergest
avec les variantes du Livre Blanc de Rhydderch
Traduits du gallois avec une introduction,
un commentaire explicatif et des notes critiques
PAR
J. LOTH
PKOFBSSEUR AU COLLEGE DE FUANCE
EDITION ENTIEREMENT REVUE, CORRIGEE ET AUGMENTEE
TOME II
PARIS
FONTEMOING ET G*% ÉDITEURS
4, RUE LE GOFF, 4
1913
,pr
1Q4T,
^3G02-
LES
MABINOGION
OWEIN (^' ET LUNET 2; ou la Dame
de la Fontaine
L'empereur Arthur se trouvaitàKaer Llion(3)sur
Wysc. Or un jour il était assis dans sa chambre en.
(1) Owen ab Urycn est un des trois gwyndeyrn (rois bénis) de
l'île (Triades Ma,b., p. 300, 7). Son barde, Degynelw, est un des
trois gioaewrnJd ou hommes à la lance rouge (Ibid., p. 306, 8 ;
d'autres triades appellent ce barde Tristvardd (Skene, II, p. 458).
Son cheval, Garnavlawc, est un des trois anreilhvarch ou che-
vaux de butin (Livre Noir, Skene, II, p. 10, 2). Sa tombe est à LIan
Morvael (Ibid., p. 29, 25 ; cf. ibid., p. 26, 6 ; 49, 29, 23). Suivant
Taliesin, Owein aurait tué Ida Flamddwyn ou Ida Porte-brandon,
qui paraît être le roi de Northumbrie, dont la chronique anglo-
saxonne fixe la mort à l'année 560 (Pétrie, Mon. hist, brit,, Taliesin,
Skene, II, p. 199, XLIV). Son père, Uryen, est encore plus célè-
bre. C'est le héros favori de Taliesin (Skene, II, TaIiesin,XXX(V,
XXXV, XXXVI, XXXVII, XXXIX). Il était roi de Reged, district
que Ton place le plus souvent dans le Nord ; mais on appelait
aussi ainsi la région comprenant G wyr,Cedweli,CarnwyHion,Gantrev
Bychan et Is Gennen. (lolo mss., p. 120). D'après un passage de
agénéalogie de Nennius, Urbgen (= Uryen)avecses alliés Ridercb,
2 LES MABINOGION
compagnie d'Owen, fils d'Uryen, de Kynon (1),
fils de Klydno et de Kei^fils de Kynyr. Gwenhwy-
Guallauc et Morcant, aurait lutté contre Deodric, fils d'Ida, qui
régna vers 597. Il aurait réussi à enfermer Deodric et ses fils dans
l'île de Metca-vvt (Lindisfarne ?), mais il aurait péri par suite de la
défection de Morcant qui était jaloux de lui (Pétrie, Mon. hist
brit.fp.'ô). Suivant les Tr/acies, son meurtrier serait Llovan Lla^v-
divro {Triades, Mab., p. 303, 28) Il aurait été tué, d'après Llpvarch
Hen, à Aberlleu (v. Livre Rouge, ap. Skene, II, p. 267, XII, Élégie
sur Uryen). D'après les généalogies des saints, Uryen serait venu
au sud du pays de Galles et aurait contribué, avec les enfants de
Ceredic ab Cunedda, à expulser les Gaels, et serait naturellement
devenu un saint (/o?o mss., p. 127). Uryen était fils de Kynvarch,
dont une des grandes tribus des Bretons du nord portait le nom
(Skene, II, p. 455). Le nom d' Urhgen, Uryen, se retrouve chez les
Bretons armoricains {Cart, de Bedon). Llywarch Hen célèbre sou-
vent Uryen et Owein (Skene, II, p. 219,220, 262, 267, 269, 270,271,
272, 291, 292, 295). LeBrut Gruffudd ab Arthur (version galloise de
l'Historia de Gaufrei) mentionne un endroit près de Winchester,
portant le nom de Maes Uryen ou champ ou plaine d'Uryen {Myv.
arch. ,509-1) Sur Uryen et le royaume de Rcged, v.J. Loth, Remar-
ques aux vieux poèmes Gallois, Bevne celt., XXI, 28.
(2 de la page précédente). Lunet. Les poètes font souvent men-
tion d'elle (Gruffudd ab Maredudd, poète du xiv» siècle, dans
la Myv. arch., p. 305, col. 1 ; cf. Davydd ab Gwilym, p. 45, et
surtout p. 287). Lunet parait dérivé de llun, image, effigie (cf.
les noms Lunen,Lun-monoc dans le Cart, de Redon).
(3 de la page précédente). Chrétien met la cour à Carduel en
Gales. Sur le sens de ces mots, v. J. Loth, Bévue celtique, XIII,
p. 4'<9 ; sur l'infériorité du poète français dans tout le début de
l'aventure de Kynon, voir Introduction p. 80 note 1.
(1) Kynon est un des trois chevaliers au sage conseil de la cour
d'Arthur ; les deux autres sont Arawn, fils de Cynvarch et Lly-
warch Hen, fils dElidyr Lydanwen (Myv. arch., p. 411, 116). C'est
aussi un des trois amoureux de Bretagne : il aime Morvudd, fille
d'Uryen de Reged {Ibid., 410, 102 ; cf. p. 305. col. 2). Le Kynon
légendaire était célèbre au milieu du xii» siècle. Dans le poème en
OWEN ET LUNET OU LA DAME DE LA FONTAINE 3
var et ses suivantes cousaient près de la fenêtre.
On disait qu'il y avait un portier à la cour d'Ar-
thur, mais, en réalité, il n'y en avait point (1) :
c'était Glcwhvyt Gavaelvawr qui en remplissait les
fonctions ; il recevait les hôtes et les gens venant
de loin ; il leur rendait les premiers honneurs,
leur faisait connaître les manières et les usages de
l'honneur du clan de Madawc ab Maredudd roi de Powys, mort
en 1169 et composé de son vivant (Livre Noir de Carm. ap. Skene
F. a. B. of. Wales II, p. 37-29), il est question du fracas des batail-
les de Kynon. Sa tombe est à LIanbadarn (ibid. 29-12^. Gynddehv
(Myv. arch., 170-171) à peu près à la même époque, vante
l'impétuosité de Cynon, qu'il fait fils de Kilvanawyd, tandis que
dans ce roman, il est fils de Klydno. Or Kynon, fils de Klydno,
est un des principaux guerriers qui figurent dans le célèbre poème
du Gododin, dont la rédaction que nous possédons peut être de
la fin du IX* ou du x" siècle, 11 est du pays d'Aeron en Cardigan.
C'est un des trois guerriers qui s'échappèrent de la bataille de Kat-
traeth. C'est le vengeur d'Arvon (F. a. B. Il, p. 80-18 ; 68-21 ;
73-23 ; 74-8 ; 69-27 ; 83-5 ; 103-15. 11 est mentionné dans le
Gorchan Maelderw (ibid., p. 106. 28) comme dans le Gododin et
dans les mêmes termes (83. 5) ; or ce morceau date sûrement au
plus tard du xi" siècle ; le scribe copiait un ms. en vieux-gallois.
C'est bien donc le héros du Gododin devenu plus ou moins légen-
daire qui paraît dans le roman. Le seul personnage historique
un peu ancien du nom de Kynon, est un roi d'Anglesey, mort en
810. Il semble qu'il soit fait une allusion à ce personnage dans le
Gorchan Tutvivlch (F. a. B. Il, p. 94-27). Pour la date du Godo-
din, v. Loth, Remarques aux vieux poèmes Gallois, Rev. Celt.,
XXI, 28, 328.
(1) Lady Guest fait remarquer qu'à en juger par un passage de
Rhys Brychan, poète de la fin du xv« siècle, l'absence de portier
était une marque d'hospitalité. Un poète de la même époque cons-
tate qu'Owein ab Gruffudd ab Nicholas a dans sa maison tous
les officiers moins le portier (Llew, Ghjn Cothi, p. 139, v. 30).
4 LES MABINOGIO^'
la cour ; il indiquait à ceux qui avaient droit d'y
entrer la salle et la chambre ; à ceux qui avaient
droit au logement, leur hôtel. Au milieu de la
chambre était assis l'empereur Arthur sur un siège
dejoncs verts (1) recouvert d'un manteau de paile
jaune-rouge; sous son coude, un coussin recouvert
de paile rouge. « Hommes », dit Arthur, « si vous ne
vous moquiez pas de moi, je dormirais volontiers
en attendant mon repas. Pour vous, vous pouvez
causer, prendre des pots d'hydromel et des tran-
ches de viande de la main de Kei. » Et Tempereur
s'endormit.
Kynon, fils de Klydno, reclama à Kei ce quel'em-
pereur leur avait promis. « Je veux d'abord, » dit
Kei, « le récit qui m'a été promis. » — « Homme, »
dit Kynon, « ce que tu as de mieux à faire, c'est de
réaliser la promesse d'Arthur, ensuite nous te di-
rons le meilleur récit que nous pouvons savoir. »
Kei s'en alla à la cuisine et au cellier ; il en revint
avec des cruchons d'hydromel, un gobelet d'or,
et plein le poing de broches portant des tranches
de viande. Ils prirent les tranches et se mirent à
(1) Les cochers des héros irlandais Ferdiaidh et Cuchulain leur
préparent, pour se reposer, après une lutte épique, un lit dejoncs
verts (O'Curry, On Ihemanners II, p. 304). Dans les romans fran-
çais de la Table Bonde, il est souvent question de la jonchée : ce
sont des joncs, ou des fleurs ou des herbes odoriférantes recou-
vrant le sol. Les salles n'étaient pas pavées (Paulin Paris, Les
Romans de la Table Ronde, III, p. 320). La même habitude a existé,
d'après lady Guest, en An^^leterre et en Galles, au moyen âge.KUe
en cite un exemple tiré d'un récit du xiv« siècle.
OWEN ET LUNET OU LA DAME DE LA FONTAINE O
boire riiydroinel. « Maintenant », ditKei, « c'est à
VOUS de me payer (1) mon récit. » — « Kynon, » dit
Owcin, « paie son récit à Kei. » — « En vérité», dit
Kynon, « tu es plus vieux que moi, meilleur con-
teur, et tu as vu plus de choses extraordinaires :
paye son récit à Kei. » — « Commence, toi, parce
que tu sais de plus remarquable. » — « Je com-
mence », dit Kynon.
J'étais fils unique de père et de mère ; j'étais
fougueux, d'une grande présomption; je ne croyais
pas qu'il y eût au monde personne capable de
me surpasser en n'importe quelle prouesse. Après
être venu à bout de toutes celles que présentait
mon pays,' je fis mes préparatifs et me mis en
marche vers les extrémités du monde et les dé-
serts ; à la fin je tombai sur un vallon le plus
beau du monde, couvert d'arbres dégale taille (2),
traversé dans toute sa longueur par une rivière aux
eaux rapides. Un chemin longeait la rivière ; je le
suivis jusqu'au milieu du jour et je continuai de
l'autre côté de la rivière jusqu'à nones. J'arrivai à
une vaste plaine, à l'extrémité de laquelle était un
château fort étincelant, baigné par les flots. Je me
dirigeai vers le château : alors se présentèrent à ma
vue deux jeunes gens aux cheveux blonds frisés,
(1) V. les notes critiques sur cette expression.
(2) Ce trait se retrouve dans d'autres descriptions ; lady Guest
en cite un exemple tiré d'un récit de Gruffydd ab Adda, tué en
1370 à Dolgellau. Chrétien envoit son héros en Brocéliande qui
se trouverait être ainsi en Galles,
6 LES MABINOGION
portant chacun un diadème d'or ; leur robe était de
paile jaune', des fermoirs d'or serraient leurs cous-
de-pied; ils avaient à la main un arc d'ivoire; les
cordes en étaient de nerfs de cerf ; leurs flèches
dont les hampesétaientd'osdecétacés(l)avaientdes
barbes de plumes de paon (2); la tête des hampes
était en or ; la lame de leurs couteaux était aussi
en or et le manche d'os de cétacé (voir notes criti-
ques). Ils étaient en train de lancer leurs couteaux.
A peu de distance d'eux, j'aperçus un homme aux
cheveux blonds frisés, dans toute sa force, la barbe
fraîchement rasée. Il était vêtu d'une robe et d'un
manteau de paile jaune ; un liséré de fil d'or bor-
dait le manteau. Il avait aux pieds deux hauts sou-
liers de cordival bigarré, fermés chacun par un
bouton d'or. Aussitôt que je l'aperçus, je m'appro-
chai deluidans l'intention de le saluer, mais c'était
un homme si courtois que son salut précéda -le
mien. 11 alla avec moi au château.
Il n'y avait d'autres habitants que ceux qui se
trouvaient dans la salle. Là se tenaient vingt-qua-
(1) Il s'agit non de la baleine, mais probablement de la licorne
de mer, du narval. Nous voyons, en effet, que ces os de cétacés
sont donnés comme blancs dans plusieurs poèmes anglais du
mojen âge (v. lady Guest, Mab., I, p. 105).
(2) C'était un ornement recherché pour les flèches, comme le
montre le prologue aux Canterbury Tales de Chaucer (ligne 104, 8,
d'après lady Guest). L'habileté des Gallois à tirer de Tare était célè-
bre au moyen âge. Les trois armes de guerre légales du Gallois
sont lépée avec le poignard, la lance avec le bouclier, l'arc et les
flèches; leur valeur est fixée par la loi (Ancient laws, II, p. 585, 9 .
OWEN ET LUNET OU LA DAME DE LA FONTAINE 7
tre pucclles en train de coudre de la soie auprès
de la fenêtre, et je te dirai, Kei, que je ne crois pas
me tromper en affirmant que la plus laide d'entre
elles était plus belle que la jeune fille la plus belle
que tu aies jamais vue dans File de Bretagne ; la
moins belle étaitpluscliarmante que Gwenhwyvar,
femme d'Arthur, quand elle est la plus belle, le jour
de Noël ou le jour de Pâques, pour la messe. Elles
se levèrent à mon arrivée. Six d'entre elles s'em-
parèrent de mon cheval et me désarmèrent (1) ; six
autres prirent mes armes et les lavèrent dans un
bassin au point qu'on ne pouvait rien voir de plus
blanc. L'n troisième groupe de six mit les nappes
sur les tables et prépara le repas. Le quatrième
groupede six me débarrassa de meshabitsde voyage
et m'en donna d'autres : chemise, chausses de
6//a/2/(2),robe, surcot et manteau de/?a//e jaune; il
y avait au manteauunelargebande d'or/V'o/s (galon).
Ils étendirent sous nous et autour de nous de nom-
breux coussins recouverts de fine toile rouge. Nous
nous assîmes. Les six qui s'étaient emparées de
mon cheval le débarrassèrent de tout son équipe-
(1) « Les jeunes demoiselles prévenaient de civilité les cheva-
liers qui arrivoient dans les châteaux ; suivant nos romanciers,
elles les désarmoient au retour des tournois et des expéd lions de
guerre, leur donnoient de nouveaux habits et les servoient à
table ». {Sainle-Palaye, I, 10, d'après lady Guest).
(2) Vieil ang\a.is blihant, blehand;\. îvAnçais bliaul, blialt.
Bliant, en Angleterre, bliaut, en France, désignait une tunique ou
un vêtement de dessus, ou un riche tissu destiné à cet usage.
8 LES MABINOGION
ment d'une façon irréprochable, aussi bien que les
meilleurs écuyers de l'île de Bretagne. On nous
apporta aussitôt des aiguières d'argent pour nous
laver et des serviettes de fine toile, les unes ver-
tes, les autres blanches.
Quand nous fûmes lavés, l'homme dont j'ai parlé
se mit à table ; je m'assis à côté de lui et toutes les
pucelles à ma suite au-dessous de moi, à l'excep-
tion de celles qui faisaient le service. La table
était d'argent, et les linges de table, de toile fine ;
quant aux vases qui servaient à table, pas un qui
ne fût d'or, d'argent ou de corne de bœuf sauvage.
On nous apporta notre nourriture. Tu peux m'en
croire, Kei, il n'y avait pas de boisson ou de mets
à moi connu qui ne fût représenté là, avec celte dif-
férence que mets et boisson étaient beaucoup
mieux apprêtés que partout ailleurs.
Nous arrivâmes à la moitié du repas sans que
l'homme ou les pucelles m'eussent dit un mot.
Lorsqu'il sembla à mon hôte que j'étais plus dis-
posé à causer qu'à manger, il me demanda qui
j'étais (1). Je lui dis que j'étais heureux de trouver
avec qui causer et que le seul défaut que je voyais
dans sa cour, c'était qu'ils fussent si mauvais cau-
seurs. « Seigneur », dit-il, « nous aurions causé
avec toi déjà, sans la crainte de te troubler dans
ton repas, nous allons le faire maintenant. » Je lui
1. Pen. 4. (L. Rh. 227) a en plus : quel était le but de mon
voyage, ce qui paraît justifié par ce qui suit.
OWEN ET LUNET OU LA DAME DE LA FONTAINE 9
fis connaître qui j'étais et quel était le but de mon
voyage : je voulais quelqu'un qui put me vaincre,
ou moi-même triompher de tous. » Il me regarda
et sourit : « Si je ne croyais », dit-il, « qu'il dût
t'en arriver trop de mal, je t'indiquerais ce que tu
cherches. » J'en conçus grand chagrin et grande
douleur. Il le reconnut à mon visage et me dit :
« Puisque tu aimes mieux que je t'indique chose
désavantageuse pour toi plutôt qu'avantageuse, je
le ferai : couche ici cette nuit. Lève-toi demain de
bonne heure, suis le chemin sur lequel tu te trou-
ves tout le long de cette vallée là-bas jusqu'à ce
que tu arrives au bois que tu as traversé. Un peu
avant dans le bois, tu rencontreras un chemin bifur-
quant à droite ; suis-le jusqu'à une grande clairière
unie ; au milieu s'élève un tertre sur le haut du-
quel tu verras un grand homme noir, aussi grand
au moins que deux hommes de ce monde-ci; il n'a
qu'un pied et un seul œil au milieu du front ;à la
main il porte une massue de fer, et je te réponds
qu'il n'y a pas deux hommes au monde qui n'y trou-
vassent leur faix. Ce n'est pas que ce soit un
homme méchant, mais il est laid. C'est lui qui est
le garde de la forêt, et tu verras mille animaux sau-
vages paissant autour de lui. Demande-lui la route
qui conduit hors de la clairière. Il se montrera
bourru à ton égard, mais il t'indiquera un chemin
qui te permette de trouver ce que tu cherches. »
Je trouvai cette nuit longue. Le lendemain matin
je me levai, m'habillai, montai à cheval et j'allai
10 LES MABINOGION
devant moi le long de la vallée de la rivière jus-
qu'au bois, puis je suivis le chemin bifurquant
que m'avait indiqué l'homme, jusqu'à la clairière.
En y arrivant, il me sembla bien voir là au moins
trois fois plus d'animaux sauvages que ne m'avait
dit mon hôte. L'homme noir était assis au sommet
du tertre ; mon hôte m'avait dit qu'il était grand :
il était bien plus grand que cela. La massue de fer
qui, d'après lui, aurait chargé deux hommes, je suis
bien sur, Kei, que quatre hommes de guerre y eus-
sent trouvé leur faix : l'homme noir la tenait à la
main. Je saluai l'homme noir qui ne me répondit
que d'une façon bourrue. Je lui demandai quel pou-
voir il avait sur ces animaux. « Je te le montrerai,
petit homme », dit-il. Et de prendre son bâton et
d'en décharger un bon coup sur un cerf. Celui-ci
fit entendre un grand bramement, et aussitôt, à sa
voix accoururent des animaux en aussi grand nom-
bre que les étoiles dans l'air, au point que j'avais
grand'peine à me tenir debout au milieu d'eux dans
la clairière ; ajoutez qu'il y avait des serpents, des
vipères, toute sorte d'animaux. Il jeta les yeux sur
eux et leur ordonna d'aller paître. Ils baissèrent la
tête et lui témoignèrent le même respect que des
hommes soumis à leur seigneur. « Vois-tu, petit
homme », me dit alors l'homme noir, « le pouvoir
que j'ai sur ces animaux. »
Je lui demandai la route. Il se montra rude, mais
il me demanda néanmoins où je voulais aller. Je
lui dis qui j'étais et ce que je voulais. Il me rensei-
OWEN ET LUNET OU LA DAME DE LA FONTAINE 11
gna : « Prends le chemin au bout de la clairière
et marche dans la direction de cette colline rocheuse
là-haut. Arrive au sommet, tu apercevrasune plaine,
une sorte de grande vallée arrosée. Au milieu tu
verras un grand arbre ; l'extrémité de ses branches
est plus verte que le plus vert des sapins ; sous
l'arbre est une fontaine (1) et sur le bord de la fon-
taine une dalle de marbre, et sur la dalle un bas-
sin d'argent attaché à une chaîne d'argent de façon
qu'on ne puisse les séparer (2). Prends le bas-
sin et jettes-en plein d'eau sur la dalle. Aussitôt tu
(1) D'après Wace, la fontaine de Barenton en Brecheliant (Bre-
cilieu) en Arniorique, forêt située en partie dans l'ancien évéché
de Saint-Malo, avait à peu près les mêmes privilèges {Roman de
Rou, éd. Pluquet, II, 143, 4, d'après lady Guest). Guillaume le Bre-
ton rapporte au sujet de cette fontaine la même tradition (Guillel'
mus Brito, Philipp., VI, 415). Barenton ou Belenton était dans la
seigneurie de Gael, d'après les Ordonnances manuscrites du comte
de Laval, connues sous le titre d'Useinents et cousliimes de la forest
de Brecilien, M. de la Villemarqué en cite un extrait qui prouve
qu'au XV» siècle la tradition n'était pas encore éteinte (Les Romans
de la Table Ronde, p. 234). Huon de Méry, trouvère du xni* siè-
cle, fît le pèlerinage de Breceliande et, plus heureux que Wace,
trouva non seulement la fontaine, mais le bassin et renouvela
avec plein succès l'expérience de Kynon et d'Owcin (Tournoiement
Antecrist, Bibl. roy., n" 541. S. F. fol. 72, col. 2, v. 5, d'après lady
Guest, Mab., I, 223). Dans le Chevalier au Lion, de Chrétien de
Troyes, l'aventure se passe aussi dans la forêt de Brocéliande
(Hist. litl. de la France, XV, p. 235).
(2) Une fontaine encliantée avec une coupe existe aussi dans le
Mabinogi de Manawyddan (v. tome I, p. 160). Dans Ghrclien, le
bacin d'or est suspendu à l'arbre par une chaîne qui va jusqu'à la
fontaine, à côté est une petite chapelle (Ed.Forstcr, p. 15-17).
12 LES MABINOGION
entendras un si grand coup de tonnerre qu'il te
semblera que la terre et le ciel tremblent ; au bruit
succédera une ondée très froide ; c'est à peine si
tu pourras la supporter la vie sauve ; ce sera une
ondée de grêle. Après l'ondée, il fera beau. Il n'y
a pas sur l'arbre une feuille que l'ondée n'aura
enlevée ;après l'ondée viendra une volée d'oiseaux
qui descendront sur l'arbre; jamais tu n'as entendu
dans ton pays une musique comparable à leur chant
(v. page 13). Au moment où tu y prendras le plus
de plaisir, tu entendras venir vers toi le long de
la vallée gémissements et plaintes, et aussitôt t'ap-
paraîtra un chevalier monté sur un cheval tout noir,
vêtu de paile tout noir, la lance ornée d'un gon-
fanon (1) de toile fine tout noir. Il t'attaquera le plus
vite possible. Si tu fuis devant lui, il t'atteindra ;
si tu l'attends, de cavalier que tu es, il te laissera
piéton. Si cette fois tu ne trouves pas souffrance,
il est inutile que tu en cherches tant que tu seras
en vie. »
Je suivis le chemin jusqu'au sommet du tertre,
d'où j'aperçus ce que m'avait annoncé l'homme
noir ; j'allai à l'arbre et dessous je vis la fontaine,
avec la dalle de marbre et le bassin d'argent atta-
ché à la chaîne. Je pris le bassin et je le remplis
(1) Gonfanon, étendard ou enseigne quadrangulaire terminé en
pointe, enroulé quand on ne combattait pas, flottant en cas de
combat. Il s'attachait à la hampe de la lance. Les simples cheva-
liers portaient le pennon, flamme triangulaire au bout de la lance
WioUet-le-Duc, Diction, rais, du mob., V).
OWEN ET LUNET OU LA DAME DE LA FONTAINE 13
d'eau que je jetai sur la dalle. Voilà aussitôt le
tonnerre et beaucoup plus fort que ne m'avait dit
l'homme noir, et après le bruit, l'ondée ; j'étais
bien convaincu, Kei, que ni homme, ni animal,
surpris dehors par l'ondée, n'en échapperait la vie
sauve. Pas un grêlon n'était arrêté par la peau ni
par la chair : il pénétrait jusqu'à l'os. Je tourne la
croupe de mon cheval contre l'ondée, je place le
soc de mon bouclier sur la tête de mon cheval et
sur sa crinière, la housse sur ma tète, et je sup-
porte ainsi l'ondée. Je jette les yeux sur l'arbre :
il n'y avait plus une feuille. Alors le temps devient
serein ; aussitôt les oiseaux descendent sur l'arbre
et se mettent à chanter ; et je suis sur, Kei, de
n'avoir jamais entendu, ni avant, ni après, de musi-
que comparable à celle-là (1). Au moment où je
(1) Le passage correspondant dans Chrétien est d'un grand inté-
rêt (éd. Forsler, vers 460 et suiv.).
« Vi sor le pin tant amassez
Oisiaus (s'est qui croire m'an vueille).
Que n'i paroit branche ne fueille.
Que toz ne fut coverz d'oisiaus
S'an estoit li arbres plus biaus;
Et trestuit li oisel chantoient
Si que trestuit s'antracordoient,
Mes divers chanz chantoit chascuns ;
Qu'onques ce que cliantoit li uns
A l'autre chanter n'i oï. »
E, Philipot m'a fait remarquer la frappante ressemblance de ce
passage avec ce que dit Giraldus Cambrensis du chant chez les
Gallois. (Cambriœ Descr. c. 12) : in musico modulamine non nni-
formiler iil ;ilibi, sed miillipliciler inuUisque modis et modiilis
14 LES MABINOGION
prenais le plus de plaisir à les entendre, voilà les
plaintes venant vers moi le long de la vallée, et une
voix me dit ; « Chevalier, que me voulais-tu ?
Quel mal t'ai-je fait pour que tu me fisses à moi
et à mes sujets ce que tu m'as fait aujourd'hui ?
Ne sais-tu pas que l'ondée n'a laissé en vie ni créa-
ture humaine, ni bête qu'elle ait surprise dehors? »
Aussitôt se présente le chevalier sur un cheval
tout noir, vêtu de paile tout noir, avec un gonfa-
non de toile fine tout noir. Nous nous attaquons.
Le choc fut rude, mais je fus bientôt culbuté. Le
chevalier passa le fût de sa lance à travers les
rênes de mon cheval, et s'en alla avec les deux
chevaux en me laissant là. Il ne me fit même pas
l'honneur de me faire prisonnier ; il ne me dépouilla
pas non plus.
Je revins par le chemin que j'avais déjà suivi.
Je trouvai l'homme noir àlaclairière, et je t'avoue,
Kei, que c'est merveille que je ne sois pas fondu
de honte, en entendant les moqueries de l'homme
noir. J'arrivai cette nuit au château où j'avais passé
la nuit précédente. On s'y montra encore plus cour-
tois que la nuit d'avant, on me fit faire bonne
cantilenas emittunt adeo ut in turha canenlium, sicut huic genii
mos est, quoi videas capita, tot audias carmina discriminaque
vocum, varia in unani denique sub B mollis dulcedine blanda con-
sonantianiet organicam convenientia melodiam. Gomme je l'ai fait
remarquer (Revue Celt.,X.lll, p. 498,i, ce passage n'a pu être ins-
piré que par l'étonneraent causé à un étranger par le chant en
chœur à plusieurs parties chez les Gallois.
OWEN ET LUNET OU LA DAME DE LA FONTAINE 15
chère, et je pus causer à mon gré avec les hommes
et les femmes. Personne ne fit la moindre allusion
à mon expédition à la fontaine. Je n'en soufflai
mot non plus à personne. J'y passai la nuit. En
me levant, le lendemain malin, je trouvai un pale-
froi brun foncé, à la crinière toute rouge, aussi
rouge que la pourpre (1), complètement équipé.
Après avoir revêtu mon armure, je leur laissai
ma bénédiction et je revins à ma cour. Le cheval,
je Tai toujours ; il est à l'étable là-bas, et par Dieu
et moi, Kci, je ne le donnerais pas encore pour le
meilleur palefroi de l'île de Bretagne. Dieu sait
que personne n'a jamais avoué pour son compte
une aventure moins heureuse que celle-là. Et cepen-
dant, ce qui mesemble le plus extraordinaire, c'est
que je n'ai jamais ouï parler de personne ni avant
ni après qui sût la moindre chose au sujet de cette
aventure, en dehors de ce que je viens de racon-
ter; et aussi que l'objet de cette aventure se trouve
dans les Etats de l'empereur Arthur sans que per-
sonne arrive dessus. — « Hommes, » dit Owein,
« ne serait-il pas bien de chercher à tomber sur
cet endroit-là ?» — « Par la main de mon ami, »
dit Kei, « ce n'est pas la première fois que ta lan-
gue propose ce que ton bras ne ferait pas. » —
« En vérité, » s'écria Gwenhwyvar, « mieux vau-
l.D"après Richards, Welsh did., Ig cenn est une sorte de mousse
en usage pour colorer en rouge. Je traduis par pourpre d'après les
gloses d'Oxford : 0 ceen gl. murice.
16 LES MABINOGION
drait te voir pendre, Kei, que tenir des propos
aussi outrageants envers un homme comme
Owein. » — « Par la main de mon ami, » répon-
dit-il, « princesse, tu n'en as pas plus dit à la louange
d'Owein que je ne l'ai fait moi-même. » A ce
moment Arthurs'éveilla etdemandas'il avait dormi
quelque temps. — « Pas mal de temps, seigneur»,
dit Owein. — « Est-il temps de se mettre à
table ?» — « Il est temps, seigneur », dit Owein.
Le cor donna le signal d'aller se laver (1), et
l'empereur, avec toute sa maison, se mit à table.
Le repas terminé, Owein disparut. Il alla à son
logis et prépara son cheval et ses armes.
Le lendemain, dès qu'il voit le jour poindre, il
revêt son armure, monte à cheval, et marche devant
lui au bout du monde et vers les déserts des mon-
tagnes. A la fin, il tombe sur le vallon boisé que
lui avait indiqué Kynon, de façon à ne pouvoir
douter que ce ne soit lui. Il chemine par le vallon
en suivant la rivière, puis il passe de l'autre côté
et marche jusqu'à la plaine ; il suit la plaine
jusqu'en vue du château. Il se dirige vers le châ-
teau, voit les jeunes gens en train de lancer leurs
couteaux à l'endroit où les avait vus Kynon, et
l'homme blond, le maître du château, debout à
côté d'eux. Au momentoù Owein va pour le saluer,
l'homme blond lui adresse son salut et le précède
au château. Il aperçoit une chambre, et en entrant
1. C'est ce que nos romans français expriment par corner l'eau
OWEN ET LUNET OU LA DAME DE LA FONTAINE 17
■dans la chambre, des pucelles en train de coudre
de la paile jaune, assises dans des chaires dorées.
Owcin les trouva beaucoup plus belles et plus gra-
cieuses encore que ne l'avait dit Kynon. Elles se
levèrent pour servir Owein comme elles l'avaient
fait pour Kynon. La chère parut encore meilleure
•à Owein qu'à Kynon. Au milieu du repas, l'homme
blond demanda à Owein quel voyage il faisait.
Owein ne lui cacha rien ; Je voudrais,» dit-il,
me rencontrer avec le chevalier qui garde la fon-
taine. » L'homme blond sourit; malgré l'embarras
qu'il éprouvait à donner à Owein des indications
à ce sujet comme auparavant à Kynon, il le ren-
seigna cependant complètement. Ils allèrent se
coucher.
Le lendemain matin, Owein trouva son cheval
tenu prêt par les pucelles. Il chemina jusqu'à la
clairière de l'homme noir, qui lui parut encore plus
grand qu'à Kynon. 11 lui demanda la route. L'homme
noir la lui indiqua. Comme Kynon, Owein suivit
la route jusqu'à l'arbre vert. Il aperçut la fontaine
et au bord la dalle avec le bassin. Owein prit le
bassin, et en jeta plein d'eau sur la dalle. Aussitôt
voilà un coup de tonnerre, puis après le tonnerre,
l'ondée, et les deux bien plus forts que ne l'avait
dit Kynon. Après l'ondée, le ciel s'éclaircit. Lors-
que Owein leva les yeux vers l'arbre, il n'y avait
plus une feuille. A ce moment les oiseaux descen-
dirent sur l'arbre et se mirent à chanter. Au mo-
ment où il prenait le plus de plaisir à leur chant.
18 LES MABINOGION
il vit un chevalier venir le long de la vallée. Owein
alla à sa rencontre et ils se battirent rudement. Ils
brisèrent leurs deux lances, tirèrent leurs épées et
s'escrimèrent. Owein bientôt donna au chevalier
un tel coup qu'il traversa le heaume, la cervelière
et la ventaille (1) et atteignit à travers la peau, la
chair et les os jusqu'à la cervelle. Le chevalier noir
sentit qu'il était mortellement blessé, tourna bride
et s'enfuit. Owein le poursuivit et, s'il ne pouvait
le frapper de son épée, il le serrait de près. Un
grand château brillant apparut. Ils arrivèrent à
l'entrée. On laissa pénétrer le chevalier noir, mais
on fit retomber sur Owein la herse. La herse attei-
gnit l'extrémité de la selle derrière lui, coupa le
cheval en deux,|enleva les molettes des éperons du
talon d'Owein et ne s'arrêta qu'au sol. Les molet-
tes des éperons et un tronçon du cheval restèrent
dehors, et Owein, avec l'autre tronçon, entre les
(1) Voir notes critiques. La cervelière ou coiffe était une coif-
fure de mailles ou de plaques de fer enveloppant la partie supé-
rieure du crâne. Ou elle était sous-jacente au camail, partie du
vêtement de l'homme de guerre qui couvrait la tête et les épaules,
et alors elle était de toile ou de peau, et n'était qu'un serre-tête
(pennffestin), ou elle faisait partie du camail, et, dans ce cas, était
faite de maillons ; ou encore elle était posée par-dessus ; alors
elle était de fer battu (VioUet-le-Duc, Dictionnaire raisonné du
mobilier français, V). La ventaille était une petite pièce dépen-
dant du haubert, et que l'on attachait à la coiffe pour protéger le
visage. Elle ne remontait pas jusqu'aux yeux. Elle fut remplacée
par la visière qui dépendait du casque (Paulin Paris, Les Romans
de la Table Ronde, IV).
OWEN ET LU NET OU LA DAME DE LA FONTAINE 19
deux portes. La porte intérieure fut fermée, de sorte
qu'Owein ne pouvait s'échapper.
Il était dans le plus grand embarras, lorsqu'il
aperçut, à travers la jointure de la porte une rue
en face de lui, avec une rangée de maisons des deux
côtés, et une jeune fille aux cheveux blonds frisés,
la tête ornée d'un bandeau d'or, vêtue de paile
jaune, les pieds chaussés de deux brodequins de
cordwal tacheté, se dirigeant vers l'entrée. Elle
demanda qu'on ouvrît : « En vérité », dit Owein,
« dame, il n'est pas plus possible de t'ouvrir d'ici
que tu ne peux toi-même delà me délivrer ». — « C'est
vraiment grande pitié, » dit la pucelle, « qu'on ne
puisse te délivrer. Ce serait le devoir d'une femme
de te rendre service. Je n'ai jamais vu assurément
jeune homme meilleur que toi pour une femme (1).
Si tu avais une amie, tu serais bien le meilleur des
amis pour elle ; si tu avais une maîtresse, il n'y
aurait pas meilleur amant que toi ; aussi ferai-je
tout ce que je pourrai pour te tirer d'affaire. Tiens
cet anneau et mets-le à ton doigt. Tourne le chaton
à l'intérieur de ta main et ferme la main dessus.
Tant que tu le cacheras, il te cachera loi-même (2).
(1) L'empressement de Lunet à obliger Owein, et c^ compliment
qu'elle lui adresse sont justifiés dans le Chevalier au Lion, de
Ghrestien de Troyes. Envoyée par sa dame à la cour d'Arthur, elle
n'avait trouvé d'appui qu'auprès d'Owein. Elle l'a reconnu et veut
lui témoigner sa reconnaissance en le tirant du mauvais pas où il
se trouve.
(2) Il est question, dans des récits de tous pays, d'anneaux de
ce genre. L'anneau de Gygcs est un des plus fameux. Celui-ci est
20 LES MABINOGION
Lorsqu'ils seront revenus à eux, ils accourront ici
de nouveau pour te livrer au supplice à cause du
chevalier. Ils seront fort irrités quand ils ne te
trouveront pas. Moi je serai sur le montoir de
pierre (1) là-bas à t'attendre. Tu me verras sans
que je te voie. Accours et mets ta main sur mon
épaule; je saurai ainsi que tu es là. Suis-moi alors,
où j'irai. » Sur ce, elle quitta Owein.
Il fit tout ce que la pucelle lui avait commandé.
Les hommes de la cour vinrent en efîet chercher
Owein pour le mettre à mort, mais ils ne trouvè-
rent que la moitié du cheval, ce qui les mit en
grande fureur. Owein s'échappa du milieu d'eux,
alla à la pucelle et lui mit la main sur l'épaule. Elle
se mit en marche suivie par Owein et ils arrivèrent
à la porte d'une chambre grande et belle. Elle ou-
vrit, ils entrèrent et fermèrent la porte. Owein
compté, dans un texte gallois que je cite d'après lady Guest, parmi
les treize raretés de l'île, gardées primitivement à Caerlleon
sur Wysc. Ces curiosités avaient été emportées par Myrddin, fils
de Morvran, dans la maison de verre à Enlli ou Bardsey Island.
D'autres en font la propriété de Taliesin. « La pierre de l'anneau
d'Eluiied qui tira Owein ab Urien d'entre la herse et le mur; qui-
conque la cachait était caché par elle. »
(1) Lady Guest, d'après Ellis (note 8, Way's Fabliaux), fait re-
marquer que ces montoirs étaient placés sur les routes, dans les
forets, et aussi en grand nombre dans les villes. Il y en avait beau-
coup à Paris, où ils servaient aux magistrats à monter sur leurs
mules pour se rendre aux cours de justice. Sur ces montoirs ou
sur les arbres à côté, les chevaliers plaçaient leurs boucliers comme
signe de défi pour tout venant.
OWEN ET LUNET OU LA DAME DE LA FONTAlxNE 21
promena ses regards sur loul l'appartement : il n'y
avait pas un clou qui ne fût peint de riche couleur,
pas un panneau qui ne fût décoré de diverses figures
dorées (1). La pucelle alluma un feu de charbon, prit
un bassin d'argent avec de l'eau, et, une serviette
de fine toile blanche sur l'épaule, elle offrit Teau à
Owein pour qu'il se lavût. Ensuite, elle plaça de-
vant lui une table d'argent doré, couverte d'une
nappe de fine toile jaune et lui apporta à souper. Il
n'y avait pas de mets connu d'Oweindont il ne vît
là abondance, avec cette différence que les mets
qu'il voyait étaient beaucoup mieux préparés
qu'ailleurs. Nulle pari il n'avait vu offrir autant de
mets ou de boissons excellentes que là. Pas un vase
de service qui ne fût d'or ou d'argent. Owein man-
gea et but jusqu'à une heure avancée du temps de
nones. A ce moment, ils entendirent de grands
cris dans le château. Owein demanda à la pucelle
quels étaient ces cris ; « On donne l'extrême onc-
tion au maître du château, » dit-elle. Owein alla
se coucher. Il eût été digne d'Arthur, tellement il
était bon, le lit que lui fit la pucelle, de tissus
d!écarlate, de paile, de cendal (2) et de toile fine.
Vers minuit, ils entendirent des cris perçants.
• (1) L'usage de peindre les panneaux des appartements était
assurément répandu au moyen âge. Lady Guest cite à l'appui
plusieurs passages de Chaucer, notamment du Knightes Talc,
1977.
(2) Le cendal est une espèce de soie, probablement une sorte de
taffetas, en usage dès le xi' siècle (Quicherat, Le costume, p. 153).
22 LES MABINOGION
« Que signifient ces cris maintenant ? » dit Owein
— « Le seigneur, maître du château, vient de mou-
rir, » répondit la pucelle. Un peu après le jour re-
tentirent descris et des lamentations d'une violence
inexprimable. Owein demanda à la jeune fille ce
que signifiaient ces cris. « On porte, » dit-elle, « le
corps du seigneur, maître du château, au cime-
tière. » Owein se leva, s'habilla, ouvrit la fenêtre,
et regarda du côté du château. Il ne vit ni com-
mencement ni fin aux troupes qui remplissait les
rues, toutes complètement armées; il y avait aussi
beaucoup de femmes à pied et à cheval, et tous
les gens d'église de la cité étaient là chantant. Il
semblait à Owein que le ciel résonnait sous la vio-
lence des cris, du son des trompettes, et des chants
des hommes d'église. Au milieu de la foule était la
bière, recouverte d'un drap de toile blanche, portée
par des hommes dont le moindre était un baron
puissant (l).Oweinn'avaitjamaisvuassurémentune
(1) Il y a dans ITvain de Chrestien (éd. Forster, p. 47-48) un
trait saisissant qui manque dans notre récit. La foule s'assemble
dans la salle autour de la bière: le sang jaillit des plaies du mort,
clair et vermeil, ce qui prouvait, d"après l'auteur, que le meur-
trier était présent. Cette croyance ce manifeste encore dans le
poème néerlandais de Morien intercalé dans le Lancelot Hollandais
publié par Jonckbloet. Morien arrive au château du père du che-
valier qu'il vient de tuer. Le cadavre est dans la salle : dès qu'il
paraît, le sang coule des plaies et annonce sa présence. Comme
l'a fait remarquer Gaston Paris qui a fait ce rapprochement (His-
toire littéraire de la France, xxx, p 249), c'était une croyance
fort répandue en France et ailleurs au moyen âge. Il est à noter
OWEN ET LUNET OU LA DAME DE LA FONTAINE 23
suite aussi brillante que celle-là avec ses habits de
paile, de soie et de cendal.
Après cette troupe venait une femme aux che-
veux blonds, flottant sur les deux épaules, souil-
lés à leur extrémité de sang provenant de meurtris-
sures, vêtue d'habits de paile jaune en lambeaux,
les pieds chaussés de brodequins de cordwal bi-
garré. C'était merveille que le bout de ses doigts
ne fût écorché, tant elle frappait avec violence ses
deux mains l'une contre l'autre. Il était impossible
de voir une aussi belle femme, Owein en était bien
persuadé, si elle avait eu son aspect habituel. Ses
cris dominaient ceux des gens et le son des trom-
pettes de la troupe. En la voyant Owein s'enflamma
de son amour au point qu'il en était entièrement
pénétré. Il demanda à la pucelle qui elle était. « On
peut en vérité te dire, » répondit-elle, « que c'est la
plus belle des femmes, la plus généreuse, la plus
sage et la plus noble ; c'est ma dame ; on l'appelle
la Dame de la Fontaine, c'est la femme de l'homme
qu'elle ne se manifeste dans les romans Arthuriens que dans T Y vain
de Ghrestien et le Morion néerlandais. Parmi les trois choses
qui excitent à la vengeance, dit une triade galloise (Vaughan,
Welsh Proverbs, London 1889, n» 2523-2524), l'une est la vue dt
la. bière d'un parent (sur la bibliographie de la croyance au sang
dénonciateur, v. Piquet, Étude sur Ilarlinann d'Aue, p. 160 : dans
les Nicbelungen, c'est à cet indice que Kriemhild reconnaît le
meurtrier de Siegfried (v. plus haut, 1, p. 44, note 2). G'estsurtout
en Angleterre et en Ecosse que la croyance à la cruentation
du cadavre devant le meurtrier était répandue (v. Carew Hazlitt,
Dictionary of Faiths and Myth, I, Blood-Portents).
24 LES MABINOGION
que tu as tué hier. » — « Dieu sait, » dit Oweiiiy
« que c'est la femme que j'aime le plus. » — « Dieu
sait qu'elle ne t'aime ni peu ni point. » La pucelle
se leva et alluma un feu de charbon, remplit une
marmite d'eau et la fît chauffer. Puis elle prit une
serviette de toile blanche et la mit autour du cou
d'Ovvein. Elle prit un gobelet d'os d'éléphant, un
bassin d'argent, le remplit d'eau chaude et lava la
tête d'Owein. Puis elle ouvrit un coffret de bois, en
tira un rasoir au manche d'ivoire, dont la lame
avait deux rainures dorées, le rasa et lui essuya la
tête et le cou avec la serviette. Ensuite elle dressa
la table devant Owein et lui apporta son souper.
Owein n'en avait jamais eu de comparable à celui-
là, ni d'un service plus irréprochable. Le repas
terminé, la pucelle lui prépara son lit. « Viens ici
te coucher, » dit-elle, « et j'irai faire la cour pour
toi. »
Elle ferma la porte et s'en alla au château. Elle
n'y trouva que tristesse et soucis. La comtesse était
dans sa chambre, ne pouvant, dans sa tristesse,
supporter la vue de personne. Lunet s'avança vers
elle et la salua. Elle ne répondit pas. La pucelle se
fâcha et lui dit : « Que t'est-il arrivé, que tu ne
répondes à personne aujourd'hui? » — « Lunet, »-
dit la comtesse, « quel honneur est le tien, que tu
ne sois pas venue te rendre compte de ma douleur.
C'est moi qui t'ai faite riche. C'était bien mal à toi
de ne pas venir, oui, c'était bien mal. » — « En
vérité, » dit Lunet, « je n'aurais jamais pensé que
OWEN ET LUNET OU LA DAME DE LA FONTAINE 25
tu eusses si peu de sens. Il vaudrait mieux pour
toi chercher à réparer la perte de ce seigneur que
de l'occuper d'une chose irréparable. » — « Par
moi et Dieu, je ne pourrai jamais remplacer mon
seigneur par un autre homme au monde. » — « Tu
pourrais épouser qui le vaudrait bien et peut-être
mieux. » — « Par moi et Dieu, s'il ne me répugnait
de faire périr une personne que j'ai élevée, je te
ferais mettre à mort, pour faire en ma présence
des comparaisons aussi injustes. Je t'exilerai en
tout cas. » — « Je suis heureuse que tu n'aies pas
à cela d'autre motif que mon désir de t'indiquer
ton bien, lorsque tu ne le voyais pas toi-même.
Honte à la première d'entre nous qui enverra vers
l'autre, moi pour solliciter une invitation, toi pour
la faire. » Et Lunet sortit. La dame se leva et alla
jusqu'à la porte de la chambre à la suite de Lu-
net ; là elle toussa fortement. Lunet se retourna.
La comtesse lui fit signe et elle revint auprès
d'elle. « Par moi et Dieu, dit la dame, tu as mau-
vais caractère, mais puisque c'est mon intérêt que
tu veux m'enseigner, dis-moi comment cela se
pourrait. » — « Voici, » dit-elle. « Tu sais qu'on
ne peut maintenir ta domination que par vaillance
et armes. Cherche donc au plus tôt quelqu'un qui
la conserve. » — « Comment puis-je le faire ?» —
« Voici : si tu ne peux conserver la fontaine, tu
ne peux conserver tes Etats ; il ne peut y avoir
d'autre homme à défendre la fontaine que quel-
qu'un de la cour d'Arthur. J'irai donc à la cour,
26 LES MABINOGION
et honte à moi si je n'en reviens avec un guerrier
qui gardera la fontaine aussi bien ou mieux que
celui qui l'a fait avant. » — « C'est difficile ; enfin,
essaie ce que tu dis. »
Lunet partit comme si elle allait à la cour d'Ar-
thur, mais elle se rendit à sa chambre auprès
d'Owein. Elle y resta avec lui jusqu'au momentoù
il eût été temps pour elle d'être de retour de la
cour d'Arthur. Alors elle s'habilla et se rendit
auprès de la comtesse, qui la reçut avec joie : «Tu
apportes des nouvelles de la cour d'Arthur?» dit-
elle. — « Les meilleures du monde, princesse ; j'ai
trouvé ce que je suis allée chercher. Et quand veux-
tu que je te présente le seigneur qui est venu avec
moi?» — «Viens avec lui demain vers midi pour me
voir. Je ferai débarrasser la maison en vue d'un
entretien particulier. » Lunet rentra.
Le lendemain, à midi, Owein revêtit une robe,
un surcot et un manteau de paile jaune, rehaussé
d'un large orfrei de fil d'or ; ses pieds étaient
chaussés de brodequins de corrftua/ bigarré, fermés
par une figure de lion en or. Ils se rendirent à la
chambre de la dame qui les accueillit d'aimable
façon. Elle considéra Owein avec attention :
« Lunet », dit-elle, « ce seigneur n'a pas l'air de
quelqu'un qui a voyagé ». — « Quel mal y a-t-il à
cela, princesse, » dit Lunet ? — « Par Dieu et moi,
ce n'est pas un autre que lui qui a fait sortir l'àme
du corps de mon seigneur. » — « Tant mieux pour
toi, princesse ; s'il n'avait pas été plus fort que lui,
OWEN ET LUNET OU LA DAME DE LA FONTAINE 27
il ne lui eût pas enlevé l'àmc du corps ; on n'y
peut plus rien, c'est une chose faite. » — « Retour-
nez chez vous, » dit la dame, « et je prendrai conseil . »
Elle lit convoquer lous ses vassaux pour le lende-
main et leur signifia que le comté était vacant, en
faisant remarquer qu'on ne pouvait le maintenir
que par chevalerie, armes et vaillance. « Je vous
donne à choisir : ou l'un de vous me prendra, ou
vous me permettrez de choisir un mari d'ailleurs
qui puisse défendre l'État. » Ils décidèrent de lui
permettre de choisir un mari en dehors du pays.
Alors elle appela les évêques et les archevêques à
la cour pour célébrer son mariage avec Owein (1).
Les hommes du comté prêtèrenthommage à Owein.
Owein garda la fontaine avec lance et épée, voici
comme : tout chevalier qui y venait, il le renver-
sait et le vendait pour toute sa valeur. Le produit,
il le partageait entre ses barons et ses chevaliers;
(1) C'est là un trait qui n'est pas gallois. Les lois galloises ne
font jamais mention de la bénédiction religieuse pour le mariage.
D'ailleurs, comme le fait remarquer le savant jurisconsulte alle-
mand Ferd. Walter, d'après le droit canonique, même au moyen
ûge, la bénédiction n'était pas nécessaire à la validité du mariage.
C'est dans les lois concernant le mariage que le droit gallois a le
plus écliappé à rinfluencc romaine et à l'influence de l'Eglise
(Ferd. Walter, Das aile Wales, p. 409). Quant au mariage de la
Dame de la Fontaine avec le meurtrier de son mari, comme le fait
remarquer lady Guest, il n'a rien de bien extraordinaire à celte
époque. C'était, d'après Sainte-Palaye, un moyen très facile et
fort ordinaire de faire fortune pour un chevalier que d'épouser
une dame dans cette situation (I, 267, 326).
28 LES MABINOGION
aussi n'y avait-il personne au monde plus aimé de
ses sujets que lui. Il fut ainsi pendant trois années.
Un jour que Gwalchmei se promenait avecl'em-
pereur Arthur, il jeta les yeux sur lui et le vit triste
et soucieux, Gwalchmei fut très peiné de le voir
dans cet état, et lui demanda : « Seigneur, que
t'est-il arrivé ?» — « Par moi et Dieu, Gwalchmei,
j'ai regret après Owein qui a disparu d'auprès de
moi depuis trois longues années; si je suis encore
une quatrième sans le voir, mon âme ne restera
pas dans mon corps. Je suis bien sûr que c'est à
la suite du récit de Kynon, fils de Klydno, qu'il a
disparu du milieu de nous. » — «Il n'est pas néces-
saire, » dit Gwalchmei, « que tu rassembles les
troupes de tes Etats pour cela ; avec tes gens seu-
lement, tu peux venger Owein s'il est tué, le déli-
vrer s'il est prisonnier, et Temmener avec toi s'il
est en vie. » On s'arrêta à ce qu'avait dit Gwal-
chmei. Arthur et les hommes de sa maison firent
leurs préparatifs pour aller à la recherche d'Owein.
Ils étaient au nombre de trois mille sans compter les
subordonnés. Kynon, fils de Klydno, leur servait
de guide. Ils arrivèrent au château fort où avait
été Kynon : les jeunes gens étaient en train de
lancerleurscouteaux à la même place, et Thomme
blond était debout près d'eux. Dès qu'il aperçut
Arthur, il le salua et l'invita : Arthur accepta l'in-
vitation. Ils allèrent au château. Malgré leur grand
nombre, on ne s'apercevait pas de leur présence
dans le château. Les pucelles se levèrent pour les
OWEN ET LUNET OU LA DAME DE LA FONTAINE 29
servir.Ils n'avaient jamais vu auparavant de service
irréprochable en comparaison de celui des femmes.
Le service pour les valets des chevaux, cette nuit-
là, ne se fil pas plus mal que pour Arthur lui-même
dans sa propre cour.
Le lendemain matin Arthur se mit en marche,
avec Kynon pour guide. Ils arrivèrent auprès de
l'homme noir ; sa stature parut encore beaucoup
plus forte à Arthur qu'on nele lui avait dit. Ils gra-
virent le sommet de la colline, et suivirent la val-
lée jusqu'auprès de l'arbre vert, jusqu'à ce qu'ils
aperçurent la fontaine et le bassin sur la dalle.
Alors Kci va trouver Arthur, et lui dit:« Seigneur,
je connais parfaitementle motif de cette expédition,
et j'ai une prière à te faire : c'est de me laisserjeter
de Teau sur la dalle, et recevoir la première peine
qui viendra. » Arthur le lui permet. Kei jette de
l'eau sur la pierre, et aussitôt éclate le tonnerre ;
après le tonnerre, l'ondée : jamais ils n'avaient
entendu bruit ni ondée pareille. Beaucoup d'hom-
mes de rang inférieur delà suite d'Arthur furent tués
par l'ondée. Aussitôt l'ondée cessée, le ciel s'éclair-
cit. Lorsqu'ils levèrent les yeux vers l'arbre, ils n^y
aperçurent plus une feuille. Les oiseaux descendi-
rent sur l'arbre ; jamais, assurément, ils n'avaient
entendu musique comparable à leur chant. Puis ils
virent un chevalier monté sur un cheval tout noir,
\êiu de paile tout noir, venant d'une allure ardente.
Kei alla à sa rencontre et se battit avec lui. Le
combat ne fut pas long : Kci fut jeté à terre. Le
30 LES MABI.NOGION
chevalier tendit son pavillon ; Arthur et ses gens
en firent autant pour la nuit.
En se levant, le lendemain matin, ils aperçurent
l'enseigne de combat flottant sur la lance du cheva-
lier. Kei alla trouver Arthur : « Seigneur, > dit-il,
«j'ai été renversé hier dans de mauvaises condi-
tions; te plairait-il que j'allasse aujourd'hui me bat-
tre avec le chevalier? » — « Je le permets, » dit
Arthur. Kei se dirigea sur le chevalier, qui le jeta
à terre aussitôt. Puis il jeta un coup d'œil sur lui;
et, lui donnant du pied de sa lance sur le front, il
entama heaume, coifl'e, peau et même chair jusqu'à
l'os, de toute la largeur du bout de la hampe. Kei
revint auprès de ses compagnons. Alors les gens
de la maison d'Arthur allèrent tour à tour se bat-
tre avec le chevalier, jusqu'à ce qu'il ne resta plus
debout qu'Arthur et Gwalchmei. Arthur revêtait
ses armes pour aller lutter contre le chevalier, lors-
que Gwalchmei lui dit : « Oh I seigneur, laisse-moi
aller le premier contre le chevalier. » Et Arthur y
consentit. Il alla donc contre le chevalier ; comme
il était revêtu d'une couverture (1) de paile que lui
avait envoyée la fille du comte d'Anjou, lui et son
(1) II ne s'agit probablement pas d'une cotte d'armes. La cotte
d'armes était une sorte de tunique d'étoffe ou de peau qu'on met-
tait, dès la fin du xii* siècle, sur le haubert de mailles, sur le gam-
bison et la broigne. Les cottes du xii" et du xiii* siècle étaient
habituellement de cendal, taffetas oa étoffe de soie assez forte
( Viollet-le-Duc, Diet, du rnob., V). La couverture ou surcot, qui
était de laine ou de soie, se portait par-dessus la cotte d'armes et
le haubert. C'est ainsi que, dans les romans français de la Table
OWEN ET LUNET OU LA DAME DE LA FONTAINE 31
cheval, personne de l'armée ne le reconnaissait. Ils
s'attaquèrent et se battirent, ce jour-là, jusqu'au
soir, et cependant aucun d'eux ne fut près de jeter
l'autre à terre. Le lendemain ils allèrent se battre
avec des lances épaisses, mais aucun d'eux ne put
triompher de l'autre. Le jour suivant, ils allèrent
au combat avec des lances solides, grosses et
épaisses. Enflammés de colère, ils se chargèrent
jusqu'au milieu du jour, et enfin ils se donnèrent
un choc si violent que les sangles de leurs chevaux
se rompirent, et que chacun d'eux roula par-dessus
la croupe de son cheval à terre. Ils se levèrent
vivement, tirèrent leurs épées, et se battirent.
Jamais, de Tavis des spectateurs, on n'avait vu deux
hommes aussi vaillants, ni si forts. S'il y avait eu
nuit noire, elle eût été éclairée par le feu qui jail-
lissait de leurs armes. Enfin le chevalier donna à
Gwalchmei un tel coup, que son heaume tourna de
dessus son visage (1), de sorte que le chevalier vit
que c'était Gwalchmei. « Sire Gwalchmei, » dit
Ronde, un chevalier porte écu noir, cotte d'armes noire, et cou-
verture noire (Paulin Paris, Les Romans de la Table Ronde, III,
p. 231).
(1) L'ancien heaume des xii" et xiii» siècles se posait sur la tête
au moment du combat ; il garantissait bien la tête, mais la gorge
assez mal. Sa partie inférieure était libre, aussi les coups portés
sur cette partie le faisaient dévier. Vers 1350 le heaume fut rem-
placé par le hacinet, le chapel de fer. Une plaque d'acier fut adap-
tée à la cervelière de peau, de mailles ou de fer qui était posée
sur le chapel de fer, pour protéger la gorge (VioUet-le-Duc, Diet.
du mobilier français, V).
32 LES MABINOGION
alors Owein, « je ne te reconnaissais pas à cause
de ta couverture ; tu es mon cousin germain. Tiens
mon épée et mes armes. » — « C'est toi qui es le
maître, Owein, » répondit Gwalchmei, « c'est toi
qui as vaincu ; prends donc mon épée. » Arthur
les remarqua dans cette situation, et vint à eux.
« Seigneur Arthur,» dit Gwalchmei, « voici Owein
qui m'a vaincu, et il ne veut pas recevoir de moi
mon épée. » — « Seigneur, » dit Owein, « c'est lui
qui est le vainqueur, et il ne veut pas de mon épée. »
— « Donnez-moi vos épées, » dit Arthur, « et ainsi
aucun de vous n'aura vaincu l'autre. » Owein jeta
les bras autour du cou d'Arthur, et ils se baisè-
rent. L'armée accourut vers eux. Il y eut tant de
presse et de hâte pour voir Owein et l'embrasser,
que peii s'en fallut qu'il n'y eût des morts. Ils pas-
sèrent la nuit dans leurs pavillons.
Le lendemain, Arthur manifesta l'intention de se
mettre en route. « Seigneur, » dit Owein, « ce n'est
pas ainsi que tu dois agir. Il y a aujourd'hui trois
ans que je t'ai quitté, et que cette terre m'appar-
tient. Depuis ce temps jusqu'aujourd'hui, je pré-
pare un banquet pour toi. Je savais que tu irais à
ma recherche. Tu viendras donc avec moi pour te
débarrasser de ta fatigue, toi et tes hommes. Vous
aurez des bains. » Ils se rendirent au château de
la Dame de la Fontaine tous ensemble, et le festin
qu'on avait mis trois ans à préparer, ils en vinrent
à bout en trois mois de suite. Jamais banquet ne
leur parut plus confortable ni meilleur. Arthur
OWEN ET LUNET OU LA DAME DE LA FONTAINE 33
songea alors au départ, cL envoya des messagers à
la dame pour lui demander de laisser Owein venir
avec lui, afin de le montrer aux gentilshommes et
aux dames de l'île de Bretagne pendant trois mois.
La dame le permit malgré la peine qu'elle en éprou-
vait. Owein alla avec Arthur dans l'île de Bretagne.
Une fois arrivé au milieu de ses compatriotes et
de ses compagnons de festins, il resta trois années
au lieu de trois mois.
Owein se trouvait, un jour, à table à Kaer Llion
sur \\'ysc, lorsqu'une jeune fille se présenta (1),
montée sur un cheval brun, à la crinière frisée ;
elle le tenait par la crinière. Elle était vêtue de
paile jaune. La bride et tout ce qu'on apercevait
de la selle était d'or. Elle s'avança en face d'Owein,
et lui enleva la bague qu'il avait au doigt (2).
« C'est ainsi qu'on traite,» dit-elle, « un trompeur,
un traître sans parole : honte sur ta barbe (3) ! »
Elle tourna bride et sortit. Le souvenir de son
expédition revint à Owein, et il fut pris de tris-
tesse. Le repas terminé, il se rendit à son logis, et
y passa la nuit dans les soucis.
(1) Il y a de nombreux e.vemples de gens entrant à cheval dans
la salle pendant que le seigneur et ses hôtes sont à table ; Lady
Guest cite à l'appui un passage inlcressant de Chaucer tij-é du
conte de Cambuscan (10, 390 ; 10, ^01).
(2) Cet anneau dans le Chevalier au Lion de Chrestien, est celui
que la femme d'Yvain (Owein) lui a donné en partant : il rend
invulnérable tant qu'on aime sa dame.
(3) Cette expression constituait un outrage si grave chez les
Gallois qu'elle entraînait le divorce si une femme l'adressait à son
mari : c'était un des trois cas de rupture ipso facto.
34 LES MABINOGION
Le lendemain il se leva, mais ce ne fut pas pour
se rendre à la cour ; il alla aux extrémités du monde
et aux montagnes désertes. Et il continua ainsi
jusqu'à ce que ses habits furentusés, et son corps
pour ainsi dire aussi ; de longs poils lui poussèrent
par tout le corps. Il fit sa compagnie des animaux
sauvages, il se nourrit avec eux, si bien qu'ils
devinrent familiers avec lui. Mais il finit par s'affai-
blir au point de ne pouvoir les suivre. Il descendit
de la montagne à la vallée, et se dirigea vers un
parc, le plus beau du monde, qui appartenait à une
comtesse veuve. Unjour, la comtesse et ses suivan-
tes allèrent se promener au bord de Tétang qui
était dans le parc, jusqu'à la hauteur du milieu
de l'eau. Là elles aperçurent comme une forme
et une figure d'homme. Elles en conçurent quelque
crainte, mais, néanmoins, elles approchèrent de
lui, le tâtèrent et l'examinèrent. Elles virent qu'il
était tout couvert de teignes, et qu'il se desséchait
au soleil. La comtesse retourna au château. Elle
pritplein une fiole d'un onguent précieux (1), etle
mit dans la main d'une de ses suivantes en disant :
(1) Dans le Chevalier au Lion, les dames ont reconnu Yvain.
La dame du château tient son onguent de la féeMorgain. Le grand
médecin, dans le roman de Gereint et Enid, c'est Morgan Tut ou
Morgan le fé. Tut est identique à l'irlandais tùath : ban-iûath,
sorcière (femme -sorcière) : The Rennes Dindshenchas 18. Revue
Celt., 1895 ; ihid., 30 iuatlach, id. Sur Morgain la fée, v. miss
Paton, Studies in the fairy myth, of Arthur. Romances, 1903. Sur
Morgan Tut, v. J. Loth, Contributions à l'étude des romans de la
Table Ronde, Paris, 1912, p. 51.
OWEN ET LUNET OU LA DAME DE LA FONTAINE 35
« Va avec cet onguent, emmène ce cheval-là, et
emporte des vêtements que tu mettras à la portée
de l'homme de tout à l'heure. Frolle-le avec cet
onguent dans la direction de son cœur. S'il y a
encore de la vie en lui, cet onguent le fera lever.
Epie ce qu'il fera. » La pucclle partit. Elle répan-
dit sur lui tout l'onguent, laissa le cheval elles
habits à portée de sa main, s'éloigna unpeu de lui,
se cacha et l'épia. Au bout de peu de temps, elle
le vit se gratter les bras, se relever et regarder sa
peau. Il eut grande honte, tellement son aspect était
repoussant. Apercevant le cheval et les habits il
se traîna jusqu'à ce qu'il pût tirer les habits à lui
de la selle, et les revêtir. Il put à grand'peine mon-
ter sur le cheval. Alors la pucelle parut et le salua.
Il se montra joyeux vis-à-vis d'elle, et lui demanda
quels étaient ces domaines et ces lieux. « C'est à
une comtesse veuve,, » dit-elle, « qu'appartient ce
château fort là-bas. Son mari, en mourant, lui avait
laissé deux comtés, et aujourd'hui, elle n'a plus
d'autre bien que cette demeure : tout le reste lui a
été enlevé par un jeune comte, son voisin (1), parce
qu'elle n'a pas voulu devenir sa femme. » — « C'est
triste, » dit Owein. Et la jeune fille et lui se rendi-
rent au château.
Owein descendit; la jeune fille le mena à une
chambre confortable, alluma du feu, et le laissa.
Puis elle se rendit auprès de la comtesse, et lui
(i) Ce comte s'appelle Aliers dans le Chevalier au Lion.
36 LES MABINOGION
remit la fiole. « Hé, pucelle, » dit la dame, « où
est tout l'onguent? » — « Il est toutentier perdu,»
dit-elle. — « Il m'est difficile de te faire des
reproches à ce sujet. Cependantil était inutile pour
moi de dépenser en onguent précieux la valeur de
cent vingt livres pour je ne sais qui. Sers-le tout
de même, » ajouta-t-elle, « de façon qu'il ne lui
manque rien. » C'est ce que fit la pucelle; elle le
pourvut de nourriture, boisson, feu, lit, bains, jus-
qu'à ce qu'il fût rétabli. Les poils s'en allèrent de
dessus son corps par touffes écailleuses. Cela dura
trois mois, et sa peau devint plus blanche qu'elle
ne l'avait été.
Un jour, Owein entendit du tumulte dans le
château, et un bruit d'armes à l'intérieur. Il
demanda à la pucelle ce que signifiait ce tumulte.
« C'est le comte dont je t'ai parlé, » dit-elle, « qui
vient contre le château, à la tète d'une grande
armée, dans l'intention d'achever la perte de la
dame. » Owein demanda si la comtesse avait che-
val et armes. « Oui, » dit-elle, « les meilleures du
monde, » — « Irais-tu bien lui demander en prêt,
pour moi, un cheval et des armes de façon que je
puisse aller voir de près l'armée?» — « J'y vais.»
Et elle se rendit auprès de la comtesse, à laquelle
elle exposa toute leur conversation. La comtesse se
mit à rire. « Par moi et Dieu, » s'écria-t-elle, «je
lui donne le cheval et l'armure pour toujours. Et
il n'en a, sûrement, jamais eu en sa possession de
pareils. J'aime mieux qu'il les prenne que de les
I
OWEN ET H'NET 01* LA DAME DE LA FONTAINE 37
voir devenir la proie de mes ennemis, demain,
malgré moi, et cependant je ne sais ce qu'il veut
en faire. »
On lui amena un gascon noir, parfait, portant
une selle de hêtre, et une armure complète pour
cheval et cavalier. Owein revêtit son armure,
monta à cheval, et sortit avec deux écuyers com-
plètement armés et montés. En arrivant devant
l'armée du comte, ils ne lui virent ni commence-
ment ni fin. Owein demanda aux écuyers dans
quelle bataille était le comte. « Dans la bataille,
là-bas, où tu aperçois quatre étendars jaunes, deux
devant lui, et deux derrière. » — « Bien, » dit
Owein, « retournez sur vos pas et attendez-moi
auprès de l'entrée du chateau. » Ils s'en retournè-
rent, et lui poussa en avant jusqu^à ce qu'il ren-
contra le comte. II l'enleva de sa selle, le plaça
entre lui et son arçon de devant, et tourna bride
vers le château. En dépit ne toutes les difficultés,
il arriva avec le comte au portail, auprès des
écuyers. Ils entrèrent, et Owein donna le comte en
présent à la comtesse, en lui disant ; « Tiens,
voici l'équivalent de ton onguent béni. » L'armée
tendit ses pavillons autour du château. Pour avoir
la vie sauve, le comte rendit à la dame ses deux
comtés; pour avoir la liberté, il lui donna la moitié
de ses domaines à lui, et tout son or, son argent,
ses joyaux et des otages en outre ainsi que tous
ses vassaux. Owein partit. La comtesse Tinvila
bien à rester, mais il ne le voulut pas, et se diri-
38 LES MABINOGION
gea vers les extrémités du monde et la solitude.
Pendant qu'il cheminait, il entendit un cri de
douleur dans un bois^ puis un second, puis un troi-
sième. Il se dirigea de ce côté, et aperçut une emi-
nence rocailleuse au milieu du bois, et un rocher
grisâtre sur le penchant de la colline. Dans une
fente du rocher se tenait un serpent, et, à côté du
rocher, était un lion tout noir. Chaque fois qu'il
essayait de s'échapper, le serpent s'élançait sur lui
et le mordait. Owein dégaina son épée, et s'avança
vers le rocher. Au moment oij le serpent sortait
du rocher, il le frappa de son épée et le coupa en
deux. Il essuya son épée et reprit sa route. Tout à
coup, il vit le lion le suivre et jouer autour de lui
comme un lévrier qu'il aurait élevé lui-mêm€. Ils
marchèrent tout le jour jusqu'au soir. Quand Owein
trouva qu'il était temps de se reposer, il descendit,
lâcha son cheval au milieu d'un pré uni et ombragé,
etse mit à allumer du feu. Le feu était àpeineprét,
que le lion avait apporté assez de bois pour trois
nuits. Puis il disparut. En un instant, il revint
apportant un fort et superbe chevreuil qu'il jeta
devant Owein. Il se plaça de l'autre côté du feu,
en face d'Owein. Owein prit le chevreuil, l'écor-
cha, et en mit des tranchés à rôtir sur des broches
autour du feu. Tout le reste du chevreuil, il le
donna à manger au lion (1).
(1) Sur cet épisode et l'Ivain, v. Arthur Brown, The Knicjhl of
the Lion(Piibl. of Ihe mod. Lang. Assoc. America), 1906, v. Mab.I,
Inlrod.
OWEN ET LUNET OU LA DAME DE LA FONTAINE 39
Pendant qu'il était ainsi occupé, il entendit un
grand gémissement, puis un second, puis un troi-
sième, tout près de lui. Il demanda s'il y avait là
une créature humaine. « Oui, assurément, » fut-il
répondu. — « Oui es-tu ? » ditOwein. — « Je suis
Lunet, la suivante de la dame de la fontaine. » —
— « Que fais-tu ici ?» — « On m'a emprisonnée à
cause d'un chevalier qui vint de la cour d'Arthur,
pour épouser ma dame ; il resta quelque temps
avec elle, puis il alla faire un tour à la cour d'Arthur,
et jamais plus il ne revint. C'était pour moi un
ami, celui que j'aimais le plus au monde. Un jour,
deux valets de la chambre delà comtesse dirent du
mal de lui et l'appelèrent traître. Je leur dis que
leurs deux corps ne valaient pas le sien seul. C'est
pour ce motif qu'on m'a emprisonnée dans ce vais-
seau (1) de pierre, en me disant que je perdrais la
vie s'il ne venait lui-même me défendre à jour fixé.
Je n'ai plus que jusqu'après demain, et je n'ai per-
sonne pour aller le chercher : c'est Owein, fils
d'Uryen. » — « Es-tu sûre que si ce chevalier le.
savait, il viendrait te défendre ?» — « J'en suis
sûre par moi et Dieu. » Quand les tranches de
viande furent suflisammcnt cuites, Owein les par-
tagea par moitié entre lui et la pucellc. Ils man-
gèrent et s'entretinrent jusqu'au lendemain.
Le lendemain, Owein lui demanda s'il y avait
un lieu où il pourrait trouver nourriture et bon ac-
(I) Pour vaisseau traduisant lleslyr, v. noies criliqnes, p. 181^
40 LES MABINOGION
cueil pour la nuit. « Oui, seigneur, » dit-elle, « va
là, à la traverse ; suis le chemin le long de la ri-
vière, et, au bout de peu de temps, tu verras un
grand château surmonté de nombreuses tours. Le
comte à qui appartient le château est le meilleur
homme du monde pour ce qui est du manger. Tu
pourras y passer la nuit. » Jamais guetteur ne
veilla aussi bien son seigneur que ne fit le lion
pour Owein, cette nuit-là. Owein équipa son che-
val, et marcha, après avoir traversé le gué, jus-
qu'à ce qu'il aperçut le château. Il entra. On le re-
çut avec honneur. On soigna parfaitement son
cheval, et on mit de la nourritureen abondance de-
vant lui. Le lion alla se coucher à l'écurie du che-
val ; aussi personne de la cour n'osa approcher de
celui-ci. Nulle part, assurément, Owein n'avait vu
un service aussi bien fait que là. Mais chacun des
habitants était aussi triste que la mort. Ils se mi-
rent à table. Le comte s'assit d'un côté d'Owein,
et sa fille unique de Tautre. Jamais Owein n'avait
vu une personne plus accomplie qu'elle. Le lion
alla se placer sous la table entre les pieds d'Owein,
qui lui donna de tous les mets qu'on lui servait à
lui-même. Le seul défaut qu'Owein trouva là, ce
fut la tristesse des habitants. Au milieu du repas,
le comte souhaita la bienvenue à Owein : « 11 est
temps pour toi, » dit Owein, « d'être joyeux. » —
« Dieu nous est témoin, » dit-il, « que ce n'est pas
envers toi que nous sommes sombres, mais il nous
est venu grand sujet de tristesse et de souci. Mes
OWEN ET LUNET OU LA DAME DE LA FONTAINE 41
deux fils étaient allés, hier, chasser à la mon-
tagne. 11 y a là un monstre qui tue les hom-
mes et les mange. 11 s'est emparé de mes fils. De-
main est le jour convenu entre lui et moi où il me
faudra lui livrer cette jeune fille, ou bien il tuera
mes fils en ma présence. 11 a figure d'homme, mais
pour la taille, c'est un géant. » — « C'est, assuré-
ment, triste, » dit Owein, «et quel parti prendras-
tu ? » — « Je trouve, en vérité, plus digne de lui
laisser détruire mes fils, qu'il a eus malgré moi,
que de lui livrer, de ma main, ma fille jiour la
souiller et la tuer. » Et ils s'entretinrent d'autres
sujets, Owein passa la nuit au château.
Le lendemain, ils entendirent un bruit incroya-
ble : c'était le géant qui venait avec les deux jeu-
nes gens. Le comte voulait défendre le château
contre lui, et, en même temps, voir ses deux fils
en sûreté. Owein s'arma, sortit, et alla se mesurer
avec le géant, suivi du lion. Aussitôt qu'il aperçut
Owein en armes, le géant l'assaillit et se battit avec
lui. Le lion se battait avec lui avec plus de succès
qu'Owein. « Par moi et Dieu, » dit-il à Owein, « je
ne serais guère embarrassé de me battre avec toi,
si tu n'étais aidé par cet animal. » Owein poussa
le lion dans le château, ferma la porte sur lui, et
vint reprendre la lutte contre le grand homme. Le
lion se mit à rugir en s'apercevant qu'Owein était
en danger, grimpa jusque sur la salle du comte, et
de là sur les remparts. Des remparts, il sauta jus-
qu'aux côtés d'Owein, et donna, sur l'épaule du
42 LES MABINOGION
grand homme, un tel coup de griffe, qu'il le dé-
chira jusqu'à la jointure des deux hanches, et qu'on
voyait les entrailles lui sortir du corps. L'homme
tomba mort. Owein rendit ses deux fils au comte.
Le comte invita Owein, mais il refusa, et se rendit
au vallon où était Lunet.
Il vit qu'on y allumait un grand feu ; deux beaux
valets bruns, aux clieveux frisés, amenaient la
pucelle pour Ty jeter. Owein leur demanda ce qu'ils
lui voulaient. Ils racontèrent leur différend comme
l'avait raconté la pucelle, la nuit d'avant. « Owein
lui a fait défaut », ajoutèrent-ils, « et c'est pourquoi
nous allons la brûler ». — « En vérité », dit Owein,
« c'était cependant un bon chevalier, etje serais bien
étonné, s'il savait la pucelle en cet embarras, qu'il
ne vînt pas la défendre. Si vous vouliez m'accep-
ter à sa place, j'irais me battre avec vous ». —
« Nous le voulons bien, par celui qui nous a créés. »
Et ils allèrent se battre contre Owein. Celui-ci trouva
fort à faire avec les deux valets. Le lion vint l'ai-
der et ils prirent le dessus sur les deux valets. « Sei-
gneur », lui dirent-ils « nous n'étions convenus de
nous- battre qu'avec toi seul ; or, nous avons plus
de mal à nous battre avec cet animal, qu'avec toi. »
Owein mit le lion où la pucelle avait été emprison-
née, plaça des pierres contre la porte, et revint se
battre avec eux. Mais sa force ne lui était pas encore
revenue, et les deux valets avaient le dessus sur lui.
Le lion ne cessait de rugir à cause du danger où
était Owein; il finit par faire brèche dans les pier-
OAVEiN ET LUNET OU LA DAME DE LA FONTAINE 43
rcs, et sortir. En un clin d'œil, il tua un des valets,
et, aussitôt après, l'autre. C'est ainsi qu'ils sauvè-
rent Lunet du feu. Owein et Lunet allèrent ensem-
ble aux domaines de la Dame de la Fontaine ; et,
quand Owein en sortit, il emmena la dame avec lui
à la cour d'Arthur, et elle resta sa femme tant qu'elle
vécut (1).
Alors il prit le chemin de la cour du Du Traws
(le Noir Oppresseur), et se battit avec lui. Le lion
ne quitta pas Owein avant qu'il ne l'eût vaincu. Aus-
sitôt arrivé à la cour du Noir Oppresseur, il se dirigea
vers la salle. Il y aperçut vingt-quatre femmes, les
pi us accomplies qu'il eûtjamais vues. Elles n'avaient
pas, sur elles toutes, pour vingt-quatre sous (2) d'ar-
gent, et elles étaient aussi tristes que la mort. Owein
leur demanda la cause de leur tristesse. Elles lui
dirent qu'elles étaient filles de comtes, qu'elles
étaient venues en ce lieu, chacune avec l'homme
qu'elles aimaient le plus. « En arrivant ici », ajou-
tèrent-elles, « nous trouvâmes accueil courtois et
respect. On nous enivra, et, quand nous fûmes ivres,
(1) La réconciliation d'Y vain avec la Dame delà Fontaine, dans
le Chevalier an Lion, est beaucoup plus romanesque. Après plu-
sieurs aventures qui suivent la délivrance de Lunet, il retourne à
la fontaine où il renouvelle l'expérience de la coupe. Personne ne
se présente. Lunet conseille à sa dame de prendre comme défen-
seur le Glievalier au lion. Elle y consent. Lunet va à sa recherche
et est h'îureuse de reconnaître Yvain dans le héros. Il la suit au
chiHeau, et. après quelques difficultés, les deux époux se réconci-
lient (Ilisl.lill. de la France, XV).
(2) Son au sens actuel du mot.
44 LES 5IAB1N0G10N
le démon à qui appartient cette cour vint, tua tous
nos maris, et enleva nos chevaux, nos habits, notre
or et notre argent. Les corps de nos maris sont ici,
ainsi que beaucoup d'autres cadavres. Voilà, sei-
gneur, la cause de notre tristesse. Nous regrettons
bien que tu sois venu ici, de peur qu'il ne t'arrive
malheur ». Owein prit pitié d'elles et sortit. Il vit
venir à lui un chevalier qui l'accueillit avec autant
de courtoisie et d'affection qu'un frère ; c'était le
Noir Oppresseur. « Dieu sait », dit Owein, « que
ce n'est pas pour chercher bon accueil de toi que
je suis venu ici ». — « Dieu sait que tu ne l'obtien-
dras pas non plus ». Et, sur-le-champ, ils fondirent
l'un sur l'autre, et se maltraitèrent rudement. Owein
se rendit maître de lui et lui attacha les deux mains
derrière le dos. Le Noir Oppresseur lui demanda
merci en disant : « Seigneur Owein, il était prédit
que tu viendrais ici pour me soumettre. Tu es venu,
et tu l'as fait. J'ai été en ces lieux un spoliateur, et
ma maison a été une maison de dépouilles; donne-
moi la vie, et je deviendrai hospitalier, et ma mai-
son sera un hospice (i) pour faible et fort, tant
que je vivrai, pour le salut de ton àme. » Owein
accepta. Il y passa la nuit, et, le lendemain, il
emmena avec lui les vingt-quatre femmes avec leurs
(1) Plusieurs lieux en Galles portent le nom de Spylty ou
^spylly, dont le premier ternie vient de hospiliiim : ces hospices
étaient des espèces d'hôtels tenus en général par des moines, et
placés dans des lieux écartés des villes à 1 intention des voyageurs.
OWEN ET LUNET OU LA DAME DE LA FONTAINE 45
chevaux, leurs lial)its, et tout ce qu'elles avaient
apporté de biens et de joyaux.
Il se rendit avec elles à la cour d'Arthur. Si Ar-
thur s'était montré joyeux vis-à-vis de lui aupara-
vant, après sa première disparition, il le fut encore
plus cette fois. Parmi les femmes, celles qui vou-
lurent rester à la cour en eurent toute liberté, les
autres purent s'en aller. Owein resta, à partir de là,
à la cour d'Arthur, comme Penteuhi, trèsaiméd'Ar-
thup, jusqu'à ce qu'il retourna vers ses vassaux,
c'est-à-dire les trois cents épées de la tribu de Kyn-
varch (1) et la troupe des corbeaux. Partout où il
allait avec eux, il était vainqueur.
Celte histoire s'appelle l'histoire de la Dame de
la Fontaine.
(1) Ce passage n'a pas été compris par lady Guest : v. notes cri-
liqiies. — Il devient très clair si on le rapproche du passage sui-
vant de la Noblesse des hommes du Nord, édité avec traduction par
Skene (Four ancient books, II, p. 435) : « Les trois cents épées de
Kynvarcli, les trois cents boucliers de Kynnwydyon, les trois cents
lances de Coel, à quelque entreprise qu'ils allassent sérieusement,
ils n'écliouaient jamais ». Owein était fils d'Urj-en ab Cynvarch alj
Mcirchawn ab Gorwst Lcdlwm ab Keneu ab Goel. Pour les cor-
beaux d'Owcin, v. t. I, Songe de Ronahwy, p. 370.
Peredur ^'^ ab Evrawc
Le comte Evrawc possédait le comte du Nord.
Il avait sept fils. Ce n'était pas par ses domaines
que s'entretenait Evrawc, mais par les tournois, les
(1) Un Peredur Arveii-dur, ou Peredur aux armes d'acier, périt
à la bataille de Cattraeth (Gododin ap.Skene, II. p. 72, v. 29). Le nom
de Peredur est souvent associé à celui de Gwrgi ; tous deux sont
Ills d'Elilîer Gosgorddvawr, ou à la grande suite. La charge du
cheval qui les porte, Gorvann, est un des trois marchlwyth ou
charges de cheval (Triades Mab., p. 301, 5). La tribu de Gwrgi et
de Peredur est une des trois tribus déloyales ; elle abandonna ses
seigneurs à Kaer Greu lorsqu'ils devaient se battre le lendemain
avec Eda Glingawr, et causa ainsi leur mort (ibid., p. 305, 16).
D'après les Annales Cambriae, ils seraient morts en 580 (Pétrie,
Mon. hisl. brit., p. 831). Il est bien difiicile de dire si ce Peredur
est le même que le héros très francisé de notre récit. Evrawc est
le nom gallois de la ville d'York (Eboracum). On peut se deman-
der si la légende ancienne ne faisait pas simplement de lui le fils
d'un chef, seigneur d'Evrawc ou York. Le Lii'reA'otr signale parmi
les tombes célèbres celle d'un fils de Peredur (Skene, II, p. 30).
Chez les poètes, c'est surtout sa vaillance qui est mentionnée (jl/yy.
arch., p. 253, col. 2 (xm« siècle) ; p. 290, col, 1 [xiW-xiy" siècles).
Ni Taliesin, niLlywarch Hen, dans les poèmes imprimés par Skene
ne parlent de lui. D'après une triade évidemment inspirée du Seint
Greal, les trois chevaliers qui gardèrent le Greal furent : Cada^vc
(fils de Gwynlli-sv llldud chevalier et saint, et Peredur ab Evrawc
48 LES M AB I NO G ION
guerres et les combats, et, comme il arrive sou-
vent à qui les recherche, il fut tué, ainsi que six de
ses fils. Le septième s'appelait Peredur; c'était le
plus jeune. Il n'avait pas l'âge d'aller aux combats
ni à la guerre; autrement il eût été tué comme son
père et ses fi ères. Sa mère était une femme avisée
et intelligente. Elle réfléchit beaucoup au sujet de
son seul fils et de ses domaines. Ellefinitpar pren-
dre le parti de fuir dans le désert en un endroit so-
litaire et écarté et d'abandonner les lieux habités.
Elle ne garda dans sa compagnie que des femmes,
des enfants et des hommes paisibles, auxquels il
n'était ni possible, ni convenable de se battre et de
faire la guerre. Personne n'eût osé réunir armes et
chevaux là où l'enfant eût pu s'en apercevoir, de
peur qu'il n'y prît goût.
L'enfant allait tous les jours dans la forêt pour
jouer et lancer baguettes et bâtons (1). Un jour, il
aperçut le troupeau de chèvres de sa mère et
deux chevreaux près des chèvres. L'enfant s'étonna
grandement qu'ils fussent sans cornes, tandis que
Myv. arch., p. 411, 121). Plus bas, p. 7", en note, je renvoie à un
intéressant passage de Dafydd ab Gwilym sur Peredur. Gwrgi et
Peredur ont été mis au nombre des saints {lolo mss., p. 128).
D'après des généalogies, de la fin du x° siècle, Guurci et Perelur
fils d'Elealher Cascord Mawr (lilifFer Gosgvrddvawr) descendent
de Goyl Hen (Y Cymmrodor, IX, p. 175) Goyl était un chef des
Bretons du Nord.
(l)Dans le Perceval de Ghrcstien ce sont des javelots, Perceval
a un cheval de chasse (Polvin, Perceval le Gallois, II, p. 45.) Il a
d'ailleurs quatorze ans. Dans Pen. 4, il lance des javelots de houx.
p t; R K ru: R a b e v r a w c 49
tous les autres en portaient, etilpensaqu'ilsctaient
depuis longtemps égarés et qu'ils avaient ainsi
perdu leurs cornes. Il y avait, au bout de la forêt,
une maison pour les chèvres: à force de vaillance
et d'agilité, il y poussa les chevreaux et les chèvres.
Puis il relourna à la maison auprès de sa mère :
« Mère, »dit-il,« je viens de voir ici près, une chose
étonnante: deux de tes chèvres devenues sauvages
et ayant perdu leurs cornes, si longtemps elles ont
été égarées sous bois ! Il est impossible d'avoirplus
de peine que je n'en ai eu à les faire rentrer. » Aus-
sitôt chacun de se lever et d'aller voir : grand fut
leur étonnementquand ils aperçurent les chevreaux.
Un jour, ils virent venir trois chevaliers suivant
une voie chevalière, sur la lisière de la forêt :
c'étaient Gwalchmei, fils de Gwyar ; Gweir, fils de
Gwystyl et Owein, fils d'Uryen (1). Owein suivait
les traces d'un chevalierqu'ilpoursuivaitet qui avait
partagé les pommes (2) à la cour d'Arthur. « Ma
mère, » dit Peredur, « qu'est-ce que ces gens là-
bas ?» — « Ce sont des anges, mon (ils, » dit-
elle. — « J'en donne ma foi, » dit Peredur, « je
m'en vais comme ange avec eux. ^ Et Peredur
alla sur la route à leur rencontre. « Dis, mon
àme, » dit Owein, « as-tu vu un chevalier passer
par ici aujourd'hui ou hier? » — « Je ne sais ce
que c'est ([u'un chevalier. » — « Ce que je suis, »
(1) Dans le Perceval da IlalliwcU. ce sont Ivain lOwein), Gau-
vain (Gwalchmoi) et Keu.
2. Cf. tome I, p. 250 et note 2.
II 4
50 LES MABINOGION
dit Owein. — « Si lu voulais me dire ce que je
vais te demander, je te dirais ce que tu me de-
mandes. » — « Volontiers. » — « Qu'est-ce que
cela? » dit Peredur en désignant la selle. — « Une
selle, » répondit Owein. Peredur (1) l'interrogea sur
toutes pièces d'équipement et d'armement des hom-
mes et des chevaux, sur ce qu'ils prétendaient et
pouvaient en faire. Owein lui en expliqua complè-
tement Tusage. « Va devant toi, » dit Peredur ;
« j'ai vu l'espèce d'homme que tu demandes. Moi
aussi, je veux te suivre. »
Et il retourna vers sa mère et ses gens. « Mère, »
dit-il, « ce ne sont pas des anges les gens de tout à
l'heure, mais des chevaliers ordonnés (2). » La mère
tomba évanouie. Peredur alla à l'endroit où se
trouvaient des chevaux qui portaient le bois de
chauffage, et leur apportaient nourriture et boisson
des lieux habités. Il prit un cheval gris pommelé,
osseux, le plus vigoureux, à son avis ; il lui serra
un bât autour du corps en guise de selle, et, avec
du bois flexible, il réussit à imiter les objets d'équi-
pement qu'il avait vus sur les destriers et tout le
reste. Puis il retourna auprès de sa mère. A ce
moment, la comtesse revint de son évanouissement.
« Eh bien ! mon fils, » dit-elle, « tu veux donc par-
(1) Sur le Peredur (Lez Breiz) breton de la Villemarqué ; v.
J. Loth, Revue Cell., 1906, p. 34% et 1907, p. 122.
(2) Cet épisode est plus long et plus pittoresque dans Clirestien.
Les demandes de Perceval provoquent de la part des compagnons
de son interlocuteur, des remarques désobligeantes pour les Gai-
PEREDUR AB EVRAWC 51
tir ?» — « Oui, » répondit-il, « avec ta permis-
sion. » — << Attends d'avoir reçu mes conseils avant
de t'en aller. » — « Volontiers ; dis vite. » — « Va
tout droit à la cour d'Arthur, là où sont les hom-
mes les meilleurs, les plus généreux et les plus
vaillants. Où tu verras une église, récite ton Paler
auprès d'elle. Quelque part que tu voies nourriture
et boisson, si tu en as besoin et qu'on n'ait pas
assez de courtoisie ni de bonté pour t'en faire part,
prends toi-même. Si tu entends des cris, va de ce
côté ; il n'y a pas de cri plus caractéristique que
celui d'une femme. Si tu vois de beaux joyaux,
prends et donne à autrui, et tu acquerras ainsi répu-
tation (1). Si tu vois une belle femme, fais-lui la
lois qu'on ne trouve pas naturellement clans le roman de Peredur
(v. t. II, p. 49).
S(>e, or saciès bien entresait
Que Galois sont tuit par nature
Plus fol que testes en pasture.
Cf. plus loin p. 57. Sa mère équipe Peredur:
Et si Vaparelle et atourne
De kanevas c/rosse ceniise
Et braies faites à la guise
De Gales ii Ven fet ensemble
Braies et cauces, ce me semble.
(Page 61, équipement de Perceval en quittant sa mère.)
Et sa sièle li fu jà mise;
A la manière et à la guise
De Galois fu appareillez...
.III. gaverlots porter soloit.
Ses gaverlos an vot por ter;
Mais .IL l'en fist sa mère osier.
Force que trop sanlast Galois.
(1) Lady Guest cite fort à propos, pour montrer quelle idée on
52 LES MABINOGION
cour ; quand même elle ne voudrait pas de toi, elle
l'en estimera meilleur et plus puissant qu'aupara-
vant (1). » Cet entretien terminé, Peredur monta à
cheval, tenant une poignée de javelots à pointe
aiguë, et il s'éloigna.
Il fut deux jours et deux nuits à cheminer dans
la solitude des forêts et divers lieux déserts, sans
nourriture ni boisson. Enfin il arriva dans un
grand bois solitaire, et au loin, dans le bois^ ilaper-
t;ut une belle clairière unie. Apercevant dans la
clairière un pavillon, il récita son Pater devant
comme si c'était une église, puis il y alla. La porte
était ouverte ; près de la porte était une chaire
dorée, dans laquelle étaitassise une jeune fille brune,
d'une beauté parfaite, portant autour du front un
diadème d'or, enrichi de pierres brillantes, et, aux
mains, des bagues d'or épaisses. Peredur descen-
dit de cheval et entra tout droit. La pucelle lui fit
un accueil amical et lui souhaita la bienvenue (2).
se faisait de la libcralité au moyen âge, une amusante anecdote,
tirée des mémoires de Joinville, dont Henri, comte de Champa-
gne, est le héros (V. Natalis de Wailly, Histoire de saint Louis,
p. 63).
(1) Dans Ghrestien p. 64), Percevat exécute à la lettre la recom-
mandation faite à Peredur. Il embrassa de force la pucelle du pa-
villon (v. plus bas. p. J3-54). Il paraît probable que dans la recom-
mandation de la mère, Ghrestien (ou sa source immédiate) n'a pas
compris l'archéty e.
(2) Dans Chrcslieii (Potvin, p. 64), la pucelle a peur de Per-
ceval, A'i fos (fou) li semble ; à comparer plus haul, p. 51 :
El cius ki petit fut senes ;
Pag. 67 : Mais .i. vallet gallois i ot
Anieus et vilain et sot.
PEREDUR AB EVRAWC 53
A l'enlrcc du pavillon, Peredur aperçut de la nour-
riture, deux flacons pleins de vin, deux tourtes de
pain blanc et des tranches de cochon de lait. «Ma
mère, » dit Peredur, « m'a recommandé, en quel-
que lieu que je visse nourriture et boisson, d'en
prendre. » — « Volontiers, seigneur, » dit-elle, va
à la table, « et grand bien te fasse. » Alors Peredur
alla à la table et prit la moitié de la nourriture et
de la boisson pour lui, et laissa l'autre à la pucelle.
Lorsqu'il eut mangé, il plia un genou devant la
jeune fille et dit : « Ma mère m'a recommandé, là
oil je verrais un beau joyau, de le prendre (1). »
— « Prends, mon àme, (2) » dit-elle. Peredur
(1) Notre roman et le Perceval de Chrétien de Troycs omet-
tent ici un détail important. Dans le poème anglais publié par Rit-
son et analysé par Halliwell, la mère de Perceval, Acheflour,
sœur d'Arthur, dont le mari a été tué par le Chevalier rouge, a
remis à son fils un anneau qui lui servira plus tard à le recon-
naître. Perceval rencontre une salle, y pénètre, et aperçoit, éten-
due sur un lit et dormant, une jeune dame. Il lui enlève sa bague
et la remplace par son anneau, ce qui a des conséquences fâcheu-
ses à la fois pour elle et Perceval. Son mari, le Chevalier noir, la
maltraite ; un jour, Perceval, attiré par ses cris, accourt (v. cet
épisode, plus bas). H renverse le Chevalier noir et réclame son
anneau. Il a été donnée un géant. Celui-ci l'a présenté à la mère
de Perceval, à qui il fait la cour. Elle croit que son fils est mort,
devient folle et erre dans la foret. Perceval tue le géant, ramène
sa mère dans ses Etats, où ils vivent heureux. Il finit par se ren-
dre en terre sainte où il trouve la mort (Gaston Paris, Hist, liilér.
de la. France, XXX, p. 254 et suiv.).
(2) Dans Chresticn, Perceval |)rend de force, malgré la pucelle.
Elle ne lui répond pas quand il demande à boire et àmanger. Ils se
séparent en très mauvais termes.
54 LES MABINOGION
prit la bague, emmena son cheval et partit (1).
Ensuite arriva le chevalier à qui appartenait le
pavillon, le seigneur de la clairière. Il aperçut les
traces des pieds du cheval. « Dis-moi, » dit-il à la
jeune fille, « qui. a été ici après moi ? » — « Un
homme à Taspect étrange, seigneur,» répondit-elle.
Et elle lui exposa en détail l'état de Peredur et
l'objet de son voyage. « Dis, » s'écria-t-il, « a-t-il
eu des rapports avec toi ? t'a-t-il violentée ?» —
« Non, par ma foi, et il ne m'a fait aucun mal. »
— « Par ma foi, je ne le crois pas, et, si je ne me
rencontre avec lui pour venger mon déshonneur et
ma colère, tu ne resteras pas deux nuits sous le
même toit que moi. » Le chevalier sortit pour cher-
cher à se rencontrer avec Peredur.
Peredur, de son côté, se dirigeait vers la cour
d'Arthur. Avant qu'il n'y parvînt, un autre cheva-
lier y arriva. Il fixa (2) un grand anneau d'or épais
contre la porte de l'entrée pour attacher son che-
val, et se rendit à la chambre où se trouvaient
(1) Pen. 4 (L. Rh. 287) a une addition intéressante : Peredur
prit la bague, plia, le genou devant elle, lui donna un baiser et
sortit (v. plus haut p. 51, note 1).
(2) La version de Pen. 4 (L. Rh. 288) s'écarte ici de celle du
Livre Rouge et n'est pas sans importance pour la recherche des
sources du Peredur :«Un autre chevalier était venu avant lui à la
cour. Il avait donné une bague d'or épaisse A un homme à la porte
pour tenir son cheval pendant qu'il entrait là oii se trouvaient
Arthur, Gwenhivyvar et leur suite. Le chevalier prit le gobelet
de la main de Gwenhwyvar et lui lança le liquide sur le visage et
le sein. »
PEREDUR AB EVRAWC OO
Arthur eL tous ses gens, ainsi que Gwenhwyvar
et ses dames. Un page de la chambre servait à
boire à Gwenhwyvar d'une coupe d'or. Le cheva-
lier en jeta le contenu sur le visage et le sein de
la reine, et lui donna un grand soufflet, en disant :
« S'il y a quelqu'un d'assez intrépide pour me dis-
puter cette coupe et venger l'outrage de Gwenhwy-
var, qu'il vienne à ma suite dans le pré, et je l'y
attendrai. » Le chevalier prit son cheval et se ren-
dit au pré.
Tous les gens de la cour baissèrent la tête, de
peur qu'on ne demandât à l'un d'eux d'aller venger
l'outrage de Gwenhwyvar : il leur semblait que
jamais homme n'aurait fait un coup aussi audacieux,
s'il n'avait possédé telle vaillance et force ou pou-
voir magiques (1) qui le missent à l'abri de toute
vengeance. A ce moment arriva Peredur à la cour,
sur son cheval gris pommelé, osseux, à l'équipe-
ment négligé et bien piètre pour une cour aussi
noble. Kei était debout au milieu de la salle, «lié!
l'homme long, là-bas, » dit Peredur, « où est
Arthur ?» — « Que veux-tu d'Arthur ? » dit Kei.
— « Ma mère m'a recommandé de venir vers lui
pour me faire sacrer chevalier. » — « Par ma foi,
tu es par trop mal monté en cheval et en armes. »
Toute la cour porta les yeux de son côté et se mit
' 1) C'était une idée si bien répandue au moyen âge que, suivant
la remarque de lady Guest, les chevaliers, avant de se battre,
devaient jurer qu'ils ne portaient sur eux aucun charme et qu'ils
n'étaient protégés par aucune magie ou enchantenieut.
56 LES MABI^OGION
à lui lancer des baguettes (1). A ce moment entra
un nain qui était venu avec une naine, il y avait
déjà un an, pour demander refuge à Arthur, et il
l'avait obtenu. De toute l'année, aucun d'eux n'avait
dit un mot à personne. « Ha! ha! » s'écria le nain
en apercevant Peredur, « Dieu te bénisse, Peredur?
beau fils d'Evrawc, chef des guerriers, fleur des
chevaliers !» — « En vérité, » dit Kei, « il faut
être bien mal avisé pour rester une année muet à
la cour d'Arthur, ayant la liberté de choisir avec
qui s'entretenir, et aller appeler et déclarer, en
face d'Arthur et de sa cour, un homme de cette
espèce chef des guerriers et fleur des chevaliers! »
Et il lui donna un tel soufflet qu'il le jeta à terre
évanoui. (2) « Ha ! ha ! » s'écria aussitôt la naine,
« Dieu te bénisse, Peredur, beau fils d'Evrawc,
fleur des guerriers et lumière des chevaliers ! » —
« En vérité, » dit Kei, « femme, c'est être bien mal
avisée que de rester une année sans parler à la cour
d'Arthur et d'appeler ainsi un pareil homme. » Et
Kei lui donna un tel coup de pied qu'elle tomba à
terre évanouie. « L'homme long, » lui dit Peredur,
« indique-moi où est Arthur. » — « Donne-nous
(1) Pen. 14 (L Rh. 288) ajoute que les gens de la cour se mirent
à se moquer de lui et qu'ils furent bien aises de trouver une
excuse pour se taire au sujet du chevalier. Pen. 7 (L. Rh. p. 606)
dit que Kei invita la cour à se moquer de lui, etc., si bien que
l'autre affaire (jeu) fut oubliée. Pen. 4 (L. Rh. 122) prête le
même sentiment aux gens de la cour.
(2) Pen. 4 (L. Rh. 123), Pen. 14 (L. Rh. 288), Pen. 7 (L. Rh.
col. 607) font entrer la naine à ce moment.
PEREDUR Alt EVRAWC
57
la paix, » dit Kci ; « va après le chevalier qui est
allé d'ici au pré, cnlcve-lui la coupe, renverse-le,
prends son cheval et ses armes, et après tu obtien-
dras de te faire sacrer chevalier. » — « Je vais le faire,
l'homme long. »
Et Peredur de tourner bride, et au pré. Il y trouva
le chevalier en train de chevaucher, l'air tout fier
de sa force et de la vaillance qu'il se croyait. —
« Dis-moi, » dit le chevalier, « as-tu vu quelqu'un
delà cour d'Arthur venant après moi?» — « (1) Un
homme long qui se trouvait là m'a commandé de te
renverser, d'enlever la coupe et de prendre ton che-
val et tes armes pour moi. » — « Tais-toi, retourne
à la cour et commande à Arthur, de ma part, de
venir lui ou un autre se battre avec moi ; s'il
ne vient pas immédiatement, je ne l'attendrai pas.»
— « Par ma foi, » dit Peredur, « choisis : de gré
ou de force, il me faut le cheval, les armes et la
coupe. » Le chevalier (2) le chargea avec fureur
et lui donna du pied de sa lance un grand coup
douloureux entre les épaules et le cou. — « Hal ha!
homme, » dit Peredur, « les gens de ma mère ne
jouaient pas ainsi avec moi ; je m'en vais jouer à
mon tour avec toi ainsi. » Il lui lança un javelot à
pointe aiguë, qui l'atteignit à l'œil, lui sortit par la
nuque et le renversa mort à l'instant.
(1) Pen. 7 (L. Rh. 607) : « Je n'ai vu personne ».
(2) Dans le Pcrccvaldc Ritsonce chevalier est le Chevalier Rouge,
le meurtrierdu pèrede Perceval, qui, lui aussi, s 'appelait Perceval.
58 LES MABINOGION
« En vérité, dit Owein (1), fils d'Uryen, à Kei,
« tu as été mai inspiré au sujet de ce fou que tu
as envoyé après le chevalier. De deux choses l'une :
ou il est tué, ou il a été culbuté. Si le chevalier l'a
renversé, il le comptera parmi les gentilshommes
de la cour, et il en résultera honte éternelle pour
Arthur et ses guerriers. S'il l'a tué, il en va de
même pour le déshonneur, avec péché en plus sur
nous-même (2). Par ma foi,je m'en vais là-baspour
savoir quelle aventure est la sienne. » Et Owein
allaaupré.Il aperçut Peredur traînantle chevalier
le long- du pré. — « Que fais-tu là, ainsi ? » dit-il.
— « Jamais, » dit Peredur, « cette robe de fer ne
le quittera,jecrois qu'elle fait partie de lui-même(3).»
(1) Dans Pen. 14, et 7, c'est Gwalchmai qui joue ce rôle. Dans
Ghrestien, c'est Yonès qui paraît êtreun dérivé plus ou moinse.xact
(peut-être breton-armoricain) dTvain : chez Wolfram, de même,
I wane t.
(2) Le texte du L. Rouge a-.arnaw ynteu, sur lui-même; Pen. 4
(L. Bh, 125) : arnat titheu, sur toi-même ; Pen. 14 : arnani nin-
heu oil: sur nous tous; ces deux versions sont toutes les deux
acceptables. Le texte de Pcn.7 (L./?/i. ,608| semble gloser celui du
Livre Bouge : ha ffechawl y ch/n fol hwnnw yn angwanec, et
le péché de ce fou en plus. Il est probable qu'arnam ou aman
ninhea est plus près de l'ancien texte ; le scribe aura lu arnaii
ninheu au lieu de arnanninhea.
(3)-Gf. Ghrestien (Potvin, II, p. 79) : Perceval dit en parlant de
l'armure :
Qu'eles se lienent si au cors
Que çou dedens et cou de fors
Est Ireslout. I. si corn moi samble
Qu'eles selienent si ensamhle .
A rapprocher de la remarque de Perceval au chevalier qu'il a
PEREDUR AB EVRAWC 59
Owcin enleva les armes et les habits : — « Voici,
mon âme, » dit-il, « cheval et armes meilleurs que
les autres ; prends-les joyeusement et viens avec
moi auprès d'Arthur pour te faire sacrer chevalier.
Tu le mérites vraiment.» — «Que je perde mon hon-
neur, si j'y vais ! » dit Percdur, « seulement emporte
la coupe de ma part pour Gwenhwyvar; dis à Arthur
qu'en quelque endroit que je me trouve, je serai
son homme, et que si je puis pour lui service et
profit, je le ferai ; ajoute que je n'irai pas à la cour
avant de m'étre rencontré avec l'homme long qui
est là-bas, pour venger l'outrage l'ait au nain et à la
naine. » Ovvein retourna à la cour, et raconta l'aven-
ture à Arthur, à Gwenhwyvar et aux gens de la
cour, sans oublier la menace contre Kei.
Peredur prit le large ; comme il cheminait, il
rencontra un chevalier qui lui dit : — « D'où viens-
tu ?» — « De la cour d'Arthur. » — « Es-tu des
hommes d'Arthur ? » — « Oui, par ma foi. » —
« Tu tombes bien pour te réclamer d'Arthur I » —
« Pourquoi ? » — « Voici : j'ai toujours été pillant
aux dépens d'Arthur, et tous ceux de ses hommes
que j'ai rencontrés, je les ai tués. » Ils n'en dirent
pas plus long: ils se battirent. En un rien de temps,
Peredur l'eut jeté par-dessus la croupe de son
cheval à terre. Le chevalier demanda grâce. —
« Tu l'auras, » dit Peredur, «en jurant que tu iras
rencontré dans la foret à propos de son haubert (p. 51) : Fas-
tes vous ensi nés ? v. noies criliques.
60 LES MABINOGION
à la cour d'Arthur, que tu lui diras que c'est moi
qui t'ai renversé pour son honneur el service, et
que je n'irai pas à sa cour avant d'avoir trouvé à
venger l'outrage fait au nain et à la naine. >>■ Le
chevalier le jura et s'en allant droit à lacourd'Ar-
thur, il tint parole, sans oublier la menace contre
Kei.
Peredur alla devant lui, et dans la même se-
maine, il rencontra seize chevaliers qu'il renversa
honteusement. Ils allèrent tous à la cour d'Arthur,
apportant les mêmes propos que le premier cheva-
lier, et particulièrement la menace de Peredur con-
tre Kei ; Kei fut blâmé par Arthur, et en devint
lui-même soucieux.
Peredur marchait toujours devant lui. Il arriva
dans un grand bois désert ; sur la lisière du bois,
il y avait un étang, et, de l'autre côté de l'étang,
un beau château fort. Sur les bords de l'étang, il
vit un homme à cheveux blancs à l'air accompli,
assis sur un coussin âepaile, vêtu âepaile, et des
valets en train de pécher (i). En apercevant Peredur
l'homme aux cheveux blancs se leva pour se ren-
dre au château ; il était boiteux (2). Peredur se di-
rigea vers la cour ; il trouva la porte ouverte et
(1) D'après les trois autres versions, ils pèchent sur l'étang
dans un canot.
(2) Il y a ici confusion avec le roi Pécheur. Voir la note 3 à la
page 64. Tout ce récit, d'ailleurs, est plein d'incohérences. Chez
Chrestien, c'est le second oncle de Perceval qui est boiteux et se
livre à la pêche.
PliREDUR AI? i:VRA\VC 01
entra dans la salle. Le vieillard était assis sur un
coussin, devant un grand feu. Les gens de la cour
Se levèrent pour aller à la rencontre de Peredur,
et le désarmèrent. Le vieillard pria (1) le jeune
homme de s'asseoir sur le bout du coussin. II s'as-
sit près de lui et ils causèrent. Lorsque leiiioment
fut venu, on dressa les tables et on alla manger.
Peredur s'assit à côté du maître de la cour. Quand
on eut fini de manger, il demanda à Peredur s'il
savait bien jouer de l'épée : « Je crois bien, » dit
Peredur, « que si on me l'enseignait, je le sau-
rais. » — « Oui saurait bien jouer du bâton et de
l'écu, saurait se battre à l'épée, »
Le vieillard avait deux fils, l'un blond, l'autre
brun. « Levez-vous, jeunes gens, dit-il, pour jouer
du bâton et del'écu.» Ils allèrent jouer dubàton (2).
« Dis, mon âme, » dit le vieillard, « quel est, à ton
avis, celui qui joue le mieux ?» — « A mon avis,
le blond pourrait tirer du sang à l'autre, s'il le vou-
lait. » — « Va toi-même, mon âme, prends le bâ-
ton et l'écu de la main du brun, et tire du sang au
blond si tu peux. » Peredur se leva, alla jouer avec
le blond, leva le bras sur lui et lui déchargea un tel
(1) D'après Pen. 4, col. 127, le vieillard frappe de la main sur le
coussin en invitant Peredur à s'asseoir.
(2) Bâton, au moyen âge, a non seulement le sens actuel, mais
encore celui d'arme en général; on voit désigner par ce nom jus-
qu'à des haches et des épées. Le jeu du bûton à deu.^ bouts (//ba
cklwyhiff) était un des vingt-quatre exercices nationaux des Gal-
lois {.Uyv. arch., p. 871, col 2).
02 LES MABINOGION
coup, qu'un des sourcils lui tomba sur l'œil et que
le sang se mit à courir. « Bien, mon âme, » dit le
vieillard, «viens t'asseoir maintenant; le plus habile
à se battre à l'épée dans cette île, ce sera toi. Je
suis ton oncle, le frère de ta mère. Tu vas rester
maintenant quelque temps (1) avec moi pour ap-
prendre les coutumes et les usages du pays, les
belles manières, ainsi que courtoisie, gentillesse et
seigneurie. Il est temps de renoncer au langage de
ta mère. Je serai ton maître, je t'ordonnerai che-
valier dès maintenant. Voici ce quetu devrasfaire ;
verras-tu quelque chose d'extraordinaire, ne t'en
informe pas jusqu'à ce qu'on soit assez bien appris
pour t'en instruire ; ce n'est pas sur toi que la
faute retombera, mais sur moi qui suis ton maî-
tre (2). » On leur présenta honneurs et services
variés.
Quand il fut temps, ils allèrent se coucher. Aus-
sitôt le jour, Peredur se leva, prit son cheval et,
avec la permission de son oncle, sortit. 11 arriva
dans un grand bois désert, puis, au bout du bois,
à un pré uni, et de l'autre côté du pré, il aperçut
un grand château. Peredur se dirigea de ce côté,
trouva la porte ouverte, et entra dans la salle. Dans
un des côtés, était assis un homme aux cheveux
blancs, majestueux, entouré de nombreux pages.
(1) Pen. 7. (L. Rh., 611): cette semaine-ci.
(2) Il semble que cette remarque assez singulière puisse s'expli-
quer ainsi : ton silence pourra passer pour de l'ignorance, mais
c'csl moi, ton maître, qui en serai responsable.
PEREDUR AI5 EVRAWC
63
Ils se levèrent respectueusement devant Peredur,
allèrent à sa rencontre et le placèrent à côté du
maître de la cour. Ils causèrent. Lorsqu'il fut temps
d'aller manger, Peredur fut assis à côté du gentil-
homme. Après qu'ils eurent mange et bu à souhait,
le gentilhomme demanda à Peredur s'il savait jouer
derépée.« Si on me l'enseignait, dit-il, il me semble
que je le saurais. » Il y avait, fixé au sol de la salle,
un grand crampon de fer (1) que la main d'un homme
de guerre aurait pu à peine étreindre. « Prends
cette épée-là»,dit le vieillard à Peredur, « et frappe
Panneau de fer. » Peredur se leva et frappa l'an-
neau qui se brisa en deux morceaux ainsi que
l'épée. « Place les deuxmorceaux ensemble et réu-
nis-les. » Peredur les mit ensemble et ils se res-
soudèrent comme devant. Une seconde fois, il
frappa l'anneau au point de le briser en deux ainsi
que l'épée. Les morceaux se rajustèrent comme
auparavant. La troisième fois, il frappa un tel coup
que les morceaux de l'anneau aussi bien que de
l'épée, rapprochés, ne purent être rajustés. « Bien,
jeune homme, » dit le vieillard, « en voilà assez,
viens t'asseoir et reçois ma bénédiction. Tu es le
(1) Ces crampons, destinés à attacher les chevaux, étaient sou-
vent fixés çà et là dans la salle, comme cela ressort de l'élégie de
Llywarch Hcn sur Urycn (Skene, II, p. 273, 13). Uncdes treize mer-
veilles de Bretagne était le licol de Klydno Eiddin qui était engagé
dans un crampon au pied de son lit ; il n'avait qu'A désirer que
n'importe quel cheval s'y engageât pour que son désir lut aussitôt
exaucé (lady Guest, I, p. 37"),
64 LES MABINOGION
premier joueur d'épée de tout le royaume. Tu n'as
que les deux tiers de ta force, il te reste encore la
troisième partie à acquérir. Quand tu l'auras en-
tière, personne ne sera capable de lutter avec toi.
Je suis ton oncle, le frère de ta mère ; nous som-
mes frères, moi et Thomme chez qui tu as logé
hier soir. »
Il commençait à causer avec son oncle, lorsqu'il
vit venir dans la salle et entrer dans la chambre,
deux hommes portant une lance énorme (1): du col
de la lance coulaient jusqu'à terre trois ruisseaux
de sang (2). A cette vue, toute la compagnie se mit à
se lamenter et à gémir. Malgré cela le vieillard ne
rompit pas son entretien avec Peredur ; il ne donna
pas l'explication de ce fait à Peredur et Peredur
ne la lui demanda pas non plus (3). Après quelques
(1) Il semble que ce soit là un souvenir du Seint Greal ; mais,
d'après un autre passage du roman (v. plus bas, p. 119), la tête
serait celle du cousin fçermain de Peredur, tué par les sorcières
de Kaerloyw,
(2) Plus loin, c'est un ruisseau qui coule. Ce serait un jeune
homme qui aurait porté la lance et le plat avec la tète (p. 119);
dans un autre passage (p. 104), il n est question que de la lance, au
bout de laquelle il y avait une goutte de sang qui se changea, en
torrent.
(3) Il résulte d'un épisode suivant (v.plus bas, p. 104) que l'oncle
de Peredur (le roi Pescheor de Ghreslien), ne devait recouvrer
la santé que si Peredur lui avait demandé le sens et la cause des
phénomènes de la lance saignante et des prodiges qui l'accompa-
gnaient. Peredur se retrouve après mainte aventure chez le roi
boiteux(p. 118-119). Un jeune homme blond parait et lui révèle que
c'est lui qui, sous les traits de la jeune fille noire, lui a fait des re-
proches au sujet de son silence, et est intervenu à Ysbidinong^l
PEREDUR AB EVRAWC 05
instants de silence, entrèrent deux pucelles por-
tant entre elles un grand plat sur lequel était une
tête d'homme baignant dans le sang. La compa-
gnie jeta alors de tels cris qu'il était fatigant de
rester dans la môme salle qu'eux. A la fin, ils se
turent. Lorsque le moment de dormir fut arrivé,
Peredur se rendit dans une belle chambre. Le len-
demain, il partit avec le congé de son oncle.
Il alla à un bois, et au loin dans le bois, il enten-
dit des cris perçants. Il vit une femme brune, accom-
plie, près d'un cheval tout harnaché, et à côté d'elle
un cadavre. Elle essayait de le mettre en selle,
mais il tombait à terre et, à chaque fois, elle jetait
de grands cris. « Dis, ma sœur, » demanda Pere-
dur, « pourquoi te lamentes-tu ?» — « Peredur
l'excommunié, » s'écria-t-ellc ! « peu de secours,
ma souffrance au contraire vient de toi.» — «Pour-
quoi serais-je excommunié ?» — « Parce que tu
(p. 116) et ailleurs. C'est lui aussi, toujours sous les traits d'une
femme, qui se serait présenté avec la tète sanglante sur un plat,
et la lance sanglante. La tête est celle du cousin germain de
Peredur, tué par les sorcières de Gloucester; ce sont elles aussi qui
avaient estropié son oncle. Peredur, avec l'aide d'Arthur, tue les
sorcières (p. 119-120). On ne voit pas qu'il ait guéri le roi boiteux.
Il y a des contradictions dans tout ce récit. Chez Chrestien, la
lanco et le plat jouent un rôle beaucoup plus important. De plus,
Perceval fait les questions requises, et le roi est guéri. Sur le
thème général de Peredur, v. Inlri}dnclion.
Il n'est pas sans intérêt de remarquer que Chrestien ne parle
pas des cris de douleur de ceux qui portent la lance et les autres
objets, ni des assistants, comme le dit justement miss Mary Wil-
liams (Essai, p. 55).
66 LES MABINOGION
es cause de la mort de ta mère. Quand tu t'éloignas
malgré elle, un glaive de douleur s'enfonça dans
son cœur et elle mourut. C'est pourquoi tu es ex-
communie. Le nain et la naine que tu as vus à la
cour d'Arthur étaient ceux de ton père et de ta
mère ; moi, je suis ta sœur de lait et l'homme que
tu vois était mon mari. C'est le chevalier de la clai-
rière du bois qui l'a tué; n'approche pas de lui de
peur d'être tué toi aussi (1). » — « Ma sœur, tu as
tort de me faire des reproches. Pour avoir été si
longtemps avec vous, je ne le vaincrai pas sans
peine ; si j'étais resté plus longtemps, jamais je ne
le vaincrais. Cesse désormais de te lamenter, cela
ne change en rien la situation. J'enterrerai le mort,
puis j'irai à l'endroit où se tient le chevalier pour
essayer de tirer vengeance de lui. »
Après avoir enterré le mort, ils se rendirent à la
clairière où le chevalier chevauchait fièrement. Il
demanda immédiatement à Peredur d'oîi il venait.
« Je viens de la cour d'Arthur », répondit-il. —
« Es-tu homme à Arthur? » — «Oui, par ma foi. »
— « Tu tombes bien en parlant de tes liens avec
Arthur. » Ce fut tout, et ils se chargèrent. Pere-
dur renversa le chevalier sur-le-champ. Celui-ci
lui demanda grâce. « Je te l'accorde, » dit Pere-
dur, « à condition que tu prennes cette femme pour
(1) Chez Chrestien, c'est elle aussi qui reproche à Perceval de
n'avoir pas fait de question au sujet de la lance et du Greal. Dans
notre roman, c'est la jeune fille noire (p. 104), mais sous ses traits
se cachait un jeune homme, cousin de Peredur (p. 118-119;.
PEREDUR AB EVRAWC 67
épouse et que tu la traites avec tout l'honneur et la
considération que lu pourras, pour avoir tué son
mari sans motif; tu iras à la cour d'Arthur, tu lui
diras que c'est moi qui t'ai terrasse pour son
honneur et service, et que je n'irai jamais à sa
cour avant de m'ètre rencontré avec l'homme
long pour venger sur lui l'outrage fait au nain et
à la naine. » Il prit des gages du chevalier à ce
sujet. Celui-ci pourvut la femme de cheval et
d'habits et se rendit à la cour d'Arthur, à qui il
dit l'aventure et la menace contre Kei. Kei eut des
reproches d'Arthur et de sa cour pour avoir forcé
à errer loin de la cour d'Arthur un homme comme
Peredur. « Ce jeune homme, » dit Owein, fils
d'Uryen, « ne viendra jamais à la cour, tant que
Kei n'en sortira pas; or Kei ne quittera pas d'ici.»
— « Par ma foi, » s'écria Arthur, « je vais me met-
tre en quête de lui, dans les déserts de l'île de Bre-
tagne, jusqu'à ce que je le trouve; et alors, que
chacun d'eux fasse à l'autre le pis qu'il pourra. »
Peredur marchait devant lui : il arriva dans un
bois désert, où il ne voyait aucune trace de pas
d'hommes ni d'animaux (l),rien que des broussail-
les et des herbes. Vers l'extrémité du bois, il aper-
çut un grand château surmonté de tours nombreu-
ses et fortes. Près de l'entrée, les herbes étaient
plus longues que partout ailleurs. De la hampe de
sa lance, il frappa à la porte ; aussitôt un jeune
homme aux cheveux roux, maigre, d'un créneau
(1) V. noies critiques.
68 LES MABINOGION
du rempart, lui dit : — « Choisis, seigneur ; je
vais t'ouvrir moi-même la porte ou indiquer à
notre chef que tu es à l'entrée. » — « Dis-lui que
je suis ici; si l'on veut que j'entre, j'entrerai. » Le
jeune homme revint bientôt et ouvrit la porte à
Peredur.
En entrant dans la salle il aperçut dix-huitvalets
maigres, rouges, de même taille, même aspect,
mêmes vêtements, même âge que celui qui lui
avait ouvert. Il n'eût qu'à selouerde leur politesse
et de leur service. Ils le désarmèrent, puis ils s'as-
sirent et ils commençaient à causer, lorsque vin-
rent cinq pucelles de la chambre dans la salle.
Pour celle d'entre elles qui était la plus élevée en
dignité, Peredur était sur qu'il n'avait pas vu de
physionomie plus belle. Elle portait un vieux vête-
ment de paile, qui autrefois avait été bon, mainte-
nant tout troué : à travers on voyait sa peau, qui
était plus blanche que la fleur du cristal (?). Ses che-
veux et ses sourcils étaient plus noirs que le jais,
et elle avait aux joues deux petites fossettes plus
rouges que ce qu'il y a de plus rouge. La pucelle
souhaita la bienvenue à Peredur, lui jeta les bras
autour du cou, et s'assit à ses côtés (1). Peu de temps
après, arrivèrent deux nonnains, l'une portant un
flacon plein de vin, l'autre six tourtes de pain
blanc. — « Dame, » dirent-elles, « en toute vérité,
voilà tout ce qui restait de nourriture et de bois-
(1) C'est la Blanchefleur de Ghresticn et la Kondwiraniur de
Wolfram d'Eschenbach.
PEREDUR AB EVRAWC 69
son dans notre couvent cette nuit. » Ils se mirent
à table. Pcredur s'aperçut que la pucelle voulait
lui donner plus de nourriture et de boisson à lui
qu'aux autres. — « Ma sœur, » dit-il, « je vais
partager les vivres et la boisson. » — « Non pas,
mon âme,» dit-elle. — «C'est moi, sur ma foi(l),répli-
qua-t-il, qui partagerai ». Et Peredur prit le pain, en
donna à chacun une part égale, et versa de même, du
flacon, une mesure égale à chacun. Quand le moment
fut arrivé, une chambre fut préparée pour Peredur,
et il alla se coucher.
— « Ecoute, sœur, » dirent les valets à la
pucelle la plus belle et la plus élevée en dignité des
jeunes filles, « ce que nous avons à te conseil-
ler. » — « Qu'est-ce ? » répondit-elle. — « C'est
d'aller dans la chambre là-haut te proposer au
jeune homme, à s on choix, comme femme ou comme
maîtresse. » — « Voilà une chose qui ne me con-
vient pas ; moi, qui n'ai jamais eu de rapport avec
un homme, aller me proposer à lui, avant qu'il ne
m'ait fait la cour î Je ne le saurais pour rien au
monde. » — « Nous en prenons Dieu à témoin, si
tu n'obéis, nous laissons tes ennemis faire ici de
toi ce qu'ils voudront. » Effrayée, la pucelle, en
versant des larmes, alla droit à la chambre. Au
bruit de la porte qui s'ouvrait, Peredur s'éveilla.
La jeune fille pleurait et gémissait. — « Dis, ma
(1) Peredur dans Pen. 4 (L. Rh. 134) fait un serment plus éner-
gique et plus gallois : « honle sur ma barbe, si je ne le fais
pas. »
70 LES MABINOGION
sœur, pourquoi es-tu ainsi à pleurer ?» — « Je
vais te le dire, seigneur. Mon père possédait en
propre ces domaines, cette cour-ci et le comté qui
en dépendait, le meilleur qui fût dans ses États. Le
fils d'un autre comte me demanda h mon père en
mariage. Je ne serais pas allée avec lui de mon gré
et mon père ne m'aurait jamais donnée non plus
contre ma volonté, ni à lui ni à aucun comte au
monde. J'étais fille unique. A sa mort, les domai-
nes passèrent entre mes mains, et je désirais encore
moins le comte qu'auparavant. Il me fit la guerre
et s'empara de mes biens à l'exception de cette
seule maison. Grâce à la vaillance de ces hommes
que tu vois, mes frères de lait, et à la force de la
maison elle-même, elle ne pouvait être prise tant
que dureraient la nourriture et la boisson. Mais
elles ont été épuisées, et nous n'avions plus que ce
que les nonnains que tu a vues pouvaient nous
apporter de nourriture, grâce à la liberté qu'elles
avaient de parcourir les domaines et le pays. Mais
maintenant, elles n'ont plus rien elles-mêmes. Pas
plus tard que demain, le comte viendra avec tou-
tes ses forces attaquer cette place. S'il me prend,
le moins qu'il puisse m'arriver, c'est d'être livrée
par lui à ses écuyers.Je suis donc venue, seigneur'
me proposer à toi pour faire de moi ce qu'il te
plaira, en retour de ton aide : emmène-nous hors
d'ici ou défends-nous dans cette place. ^> — « Va
te reposer, ma sœur ; je ne te quitterai pas, quoi-
que je ne veuille rien faire de ce que tu m'offres
PEREDUR AB EVRAWC 71
avant cFavoir su par experience jusqu'à quel point
jc puis vous secourir. » La jeune fille alla se cou-
cher (1).
Le lendemain matin, elle se leva, se rendit auprès
de Pcredur et le salua. — « Dieu te donne bien,
mon;\me,» dit-il ; «quellesnouvcllesapportes-tu?»
— « 11 ne saurait y en avoir de mauvaises, tant que
tu seras bien, seigneur ; seulement le comte et
toutes ses forces sont descendus à l'entrée du
château : on n'a jamais vu nulle part plus de pavil-
lons ni de chevaliers provoquant les autres au
combat. » — « Eh bien, » dit Peredur, « que l'on
prépare mon cheval. » Son cheval fut harnaché.
Peredur se leva et alla au pré. Il y avait là un che-
valier chevauchant fièrement et l'étendard de com-
bat dressé. Ils se battirent, et Peredur jeta le che-
valier à terre par-dessus la croupe de son cheval.
A la fin du jour, un chevalier de haut rang vint se
battre avec lui et fut renversé. « Oui es-tu ? » dit
Peredur. — « En vérité, » répondit-il, « je suis le
penleula (2) du comte. » — «Quelle partie des pos-
(1) Chez Ghreslien, elle passe la nuit sur le lit de Perceval (Pot-
vin, II, p. 116).
S'j7 l'a, sur le coverloir mise
Tot souavet et tola aise.
Et celé suefre qu'il le haise
Ne ne quic pas qu'il li anuil.
Ensi giurent lote la nuit,
Li uns vers l'autre, boce a boce,
Jusqu'al demain que jor aproce.
(2) La valeur du penteuln (v. tome I, p. 348) était le tiers de celle
72 LES MABINOGION
sessions de la comtesse détiens-tu ?» — « En
vérité, le tiers. ■» — « Eh bien ! rends- lui ce tiers
complètement et tout ce que tu as pu en retirer
de profit ; en outre, qu'il y ait de la nourriture et
de la boisson pour cent hommes, ainsi que des
chevaux et des armes pour eux, cette nuit, dans sa
cour ; tu seras son prisonnier, avec cette condition
que tu auras la vie sauve. » Le tout fut fourni sans
délai. La pucelle fut joyeuse cette nuit-là, après
avoir reçu tout cela.
Le lendemain, Peredur alla au pré et renversa
un grand nombre de guerriers. A la fin du jour,
un chevalier, fier et de haut rang, vint contre lui.
Peredur le renversa et lui accorda merci. « Qui
es-tu? » lui dit-il. — « Le distein (intendant) de la
cour (I). » — « Quelle part des domaines de la
jeune fille est en ta possession? » — « Le tiers.»
— « Eh bien !» dit Peredur, « outre les domaines
de la jeune fille, tu donneras tout ce que tu en as
du roi. Il a un tiers aussi dans les amendes âues pour fautes com-
mises à la cour. Le partage se fait par tiers avec le roi, en ce qui
concerne le butin, entre lui, la reine et le chef fauconnier (Ancient
laws, I, p. 13, 14). Il est possible, d'après un passage suivant de notre
récit, que le chef fauconnier ait supplanté le f/ys<em ou intendant.
(I) Le dystein est le troisième des offlciers de la cour du roi.
Il a le soin des vivres et de la boisson; il s'occupe des logements.
Il a droit au tiers des amendes infligées aux officiers de la cour.
D'après ce récit, il aurait droit aussi à un tiers des dépouilles
{Ancient laws, I, p. 29, 20). Ce mot de distein ou dyslein se
retrouve en Armorique dans le nom de Wr-dislin ou Wr-disten
(Cart, de Redon). Ces traits purement gallois ne se retrouvent pas
chez Chrestien.
PEREDUR AB EVRAWC 73
tiré de biens, de la nourrilure et de la boisson
pour deux cents hommes, des chevaux et des armes
pour eux, et tu seras son prisonnier. » Tout cela
fut fourni sans relard.
Ce troisième jour, Peredur alla au pré et ren-
versa encore plus de chevaliers que les autres
jours. A la fin de la journée, un comte vint se
battre avec lui; il fut renversé et demanda grâce.
« Oui es-tu? » dit Peredur, — « Je suis le comte, »
répondit-il ; « je ne le cache pas. » — « Eh bien !
outre son comté en entier, tu donneras à la jeune
fille le tien, plus de la nourriture et de la boisson
pour trois cents hommes, des chevaux et des armes
pour eux tous, et tu seras en son pouvoir. » Tout
cela fut fait sans faute. Peredur resta là trois
semaines, forçant au tribut et à la soumission, et
mettant les États de la jeune fille dans la situation
qu'elle désirait. « Avec ta permission, » dit alors
Peredur, « je partirai. » — « C'est bien ce que tu
désires, mon frère? » — « Oui, par ma foi: n'eût
été mon affection pour toi, je ne serais pas resté
si longtemps. » — « Mon àme, qui es-tu? » —
« Peredur, fils d'Evrawc du Nord. S'il te survient
affliction ou danger, fais-le-moi savoiret je te pro-
tégerai, si je puis. » Peredur s'éloigna et, loin de
là, rencontra une femme montée sur un cheval très
maigre et couvert de sueur (1).
Elle salua le jeune homme. « D'où viens-tu, ma
(1) Chez Cliresticn, le chevalier du Pavillon, après le départ de
Perceval (v. plus haut p. 54), avait forcé la jeune femme à monter
74 LES MABINOGION
sœur? » dit Peredur. Elle lui donna la raison de
son voyage. C'était la femme du maître de la clai-
rière. « Eh bien! » dit-il, « je suis le chevalier à
cause duquel tu as éprouvé cette souffrance. Il
s'en repentira, celui qui en est l'auteur. » A ce
moment survint un chevalier qui demanda à Pere-
dur s'il avait vu quelqu'un ressemblant à un che-
valier qu'il cherchait. « Assez de paroles, » dit
Peredur; «je suis l'homme que tu cherches. Par
ma foi, tu as bien tort dans tes reproches à la
jeune fille; elle est bien- innocente en ce qui me
concerne. » Ils se battirent cependant, et le com-
bat ne fut pas long : Peredur le renversa, et il
demanda grâce. « Je te l'accorde, à condition de
retourner par le même chemin que tu es venu, de
proclamer que tu tiens la jeune femme pour inno-
cente, et que tu as été renversé par moi en répara^
tion de l'outrage que tu lui as fait (1).» Le cheva-
lier en donna sa foi. et Peredur s'en alla devant lui.
Apercevant un château à côté de lui sur une emi-
nence,il s'y dirigea et frappa à la porte avec sa lance.
Aussitôt la porte fut ouverte par un homme brun,
à l'air accompli, ayant la stature d'un guerrier et
paraissant l'âge d'un adolescent. En entrant dans
la salle, Peredur vit une grande femme, majestueuse-
assise, et autour d'elle un grand nombre de suivan-
à cheval et à partir avec lui à la recherche du héros. Le chevalier
est l'Orgueilleux de la Lande,
(1) L'expression galloise a ici une importance particulière :
wynebwerth. Voir tome I, p. 127, note 2.
PEREDUR AB EVRAWC 75
tes. La dame lui fit Ijoii accueil. Lorsqu'il fuL temps,
ils se mirent à table. Le repas fini, elle lui dit :
« Tu ferais bien, seigneur, d'aller coucher ailleurs. »
— « Pourquoi ne coucherais-je pas ici ? » dit-il.
— « Il y a ici, mon àme,neuf des sorcières de Kaer-
loyw (Gloucester), avec leur père et leur mère, et
si nous essayons de leur échapper vers le jour,
elles nous tueront aussitôt. Elles se sont déjà em-
parées du pays et l'ont dévasté, à Texception de
cette seule maison. » — « Eh bien ! » dit Peredur,
« c'est ici que je veux être cette nuit. S'il survient
un danger, je vous secourrai du mieux que je pour-
rai ; tort, en tout cas, je ne vous en ferai pas. »
Ils allèrent se coucher. Vers le jour, Peredur en-
tenditdes criseffrayants.il se leva en hâte, n'ayant
que sa chemise, ses chausses et son épée au cou,
et il sortit. Il vit une des sorcières atteindre un
veilleur qui se mit à jeter les hauts cris. Peredur
chargea la sorcière et lui donna un tel coup d'épée
sur la tète qu'il fendit en deux le heaume avec sa
cervelière comme un simple plat. « Ta grâce, Pere-
dur, dit-elle, « et celle de Dieu. » — « D'où sais-
tu, sorcière, que je suis Peredur?» — «C'est le des-
tin, nous l'avons vu dans l'avenir, que nous aurons à
souffrir de toi (l).Je te donnerai un cheval et une
armure. Tu resteras avec moi pour apprendre la
chevalerie et le maniement des armes.» — «Voici, »
(1)V. page 119. Pen. 4 et 7 ne parlent que de la sorcière à laquelle
Peredur a affaire à ce moment, La suite montre que la version du
L. Rouge est préférable.
76 LES MABINOGION
dit Peredur, « à quelle condition tu auras grâce : tu
vas donner ta foi que tu ne feras jamais de mal sur
les terres de la comtesse. » Peredur prit caution
à ce sujet, et, avec la permission de la comtesse,
il alla, en compagnie de la sorcière, à la cour des
sorcières. Il y resta trois semaines de suite. Puis
il choisit un cheval et des armes, et alla devant lui.
Vers le soir, il arriva dans une vallée, et, au
bout de la vallée, devant la cellule d'un serviteur
de Dieu. L'ermite l'accueillit bien, et il y passa la
nuit (1). Le lendemain matin, il se leva et sortit.
Il était tombé de la neige pendant la nuit, et un
faucon avait tué un canard devant la cellule. Le
bruit du cheval fît fuir le faucon, et un corbeau
s'abattit sur la chair de l'oiseau. Peredur s'arrêta,
et, en voyant la noirceur du corbeau, la blancheur
de la neige, la rougeur du sang, il songea à la che-
velure delà femme qu'il aimait le plus,aussi noire
que le corbeau ou le jais (2), à sa peau aussi blan-
che que la neige, aux pommettes de ses joues, aussi
rouges que le sang sur la neige (3).
Or, à ce moment, Arthur et sa cour étaient en
(1) La visite chez l'ermite ne se trouve pas chez Chrestien ;elle
existe chez Wolfram (miss Williams, Essai, p. 57, 93).
(2) Le L.Roufjeel Pen. 4. sont ici corrigés par Pen. 7 (L.Rh.622):
diiach nor vran neu vuchud (plus noire que le corbeau ou le jais).
Le jais a vraisemblablement été ajouté au texte primitif.
(3) La même comparaison se retrouve dans une légende irlan-
daise dont le manuscrit le plus ancien paraît antérieur à 1164.
(H, Zimmer l'a analysée et rapprochée du passage gallois dans
ses Kellische Studien, II, p. 201 et suiv.) Davydd ab G>vilym
I
PEREDUR AB EVRAWC 77
quête de Pcrcduf. « Savcz-vous, »dit Arthur, «quel
est le chevalier à la longue lance (1) arrêté là-bas,
dans le vallon ?» — « Seigneur, » dit quelqu'un,
« je vais savoir qui c'est. » Le page se rendit au-
près de Percdur et lui demanda ce qu'il faisait
ainsi et qui il était. Peredur était si absorbé dans
la pensée de la femme qu'il aimait le plus, qu'il ne
lui donna pas de réponse. Le page le chargea avec
sa lance ; Peredur se retourna contre lui et le jeta
par-dessus la croupe de son cheval à terre. Vmgt-
quatre pages vinrent successivement le trouver. 11
ne répondit pas plus à l'un qu'à l'autre et joua
avec chacun d'eux le môme jeu ; d'un seul coup il
les jetait à terre. Kei vinten personne et lui adressa
des paroles acerbes et désagréables. Peredur lui
mit sa lanee sous le menton et le culbuta à une
portée de trait de lui, si bien qu'il se brisa le bras
et l'omoplate ; puis il fit passer son cheval vingt
refait la comparaison tout au long au profit de Dyddgu, sa maî-
tresse, en rappelant Peredur ab Evrawc et sa méditation ; il a eu
évidemment le roman de Peredur sous les yeux (p. 18, v. 23 et
suiv.). Pour riilandais, cf. Tognil Briiidne DA Derga (§ 1 et 2.,
éd. Whitley Stokes, 1902) ; cf. Chrestien (Potvin, II,p.18") :
La fresce color li resamble
Qui ert en la face s'umie ;
Si pensa tant que il s'oblie ;
C'nutresi estait en son vis
Li verniaus sor le blanc assis
(jom ces UI fjûutes de sane furent
Qui sor la l)lance nois parurent.
(\) Paladyr Ilir, à la longue lance, est le surnom habituel de
Peredur,
78 LES MABINOGION
et une fois par-dessus son corps. Pendant que Kei
restait évanoui de douleur, son cheval s'en re-
tourna d'une allure désordonnée et fougueuse (1).
Les gens de la cour le voyant revenir sans son ca-
valier, se rendirent en hâte sur le lieu de la ren-
contre. En arrivant, ils crurent que Kei était tué ;
mais ils reconnurent qu'avec les soins d'un bon mé-
decin, il vivrait. Peredur ne sortit pas plus qu'avant
de sa méditation (2) en voyant l'attroupement fait
autour de Kei. On transporta Kei dans le pavillon
d'Arthur, qui lui fit venir des médecins habiles.
Arthur fut peiné de l'accident arrivé à Kei, car il
l'aimait beaucoup.
Gwalchmei fit remarquer alors que personne ne
devait troubler d'une façon inconvenante un che-
valier ordonné, dans ses méditations, car il se pou-
vait qu'il eût fait quelque perte ou qu'il songeât
à la femme qu'il aimait le plus. « C'est probable-
ment, » ajouta-t-il, «cette inconvenance qu'a com-
mise celui qui s'est rencontré le dernier avec le
chevalier. Si tu le trouves bon, seigneur, j'irai
voir s'il est sorti de sa méditation : auquel cas, je
lui demanderai amicalement devenir te voir. » Kei
s'en irrita et se répandit en paroles courroucées et
envieuses : « Gwalchmei, je ne doute pas que tu
(l) Chez GhresLien {Potvin, II, p. 188-190), Kei est précédé par
Sagremor.
(2; Cf. Clirestien {ihid. p. 191) :
Et Percevaus sor les .111. rjoles
Se rapoia desor sa lance
I'EREDUR AI5 EVRAWC 79
ne l'amènes en tenant ses renés. Bien minces se-
ront ta gloire et ton honneur pour vaincre un che-
valier fatigué et épuisé par le comhat. C'est ainsi,
d'ailleurs, que tu as triomphé de beaucoup. Tant
que tu conserveras ta langue et tes belles paroles,
une robe de fine toile sera pour toi une armure
sufrisante(l) ; tu n'auras besoin de rompre ni lance
ni épée pour te battre avec le chevalier que tu vas
trouver dans un pareil état. » — « Kei, » répondit
Gwalchmei, « tu pourrais, s'il te plaisait, tenir un
langage plus aimable. Ce n'est pas sur moi que tu
devrais venger ta fureur et ton ressentiment. Il me
semble, en effet, que j'amènerai le chevalier sans
qu^'il m'en coûte bras ni épaule. » — « Tu as parlé
en sage et en homme sensé, » dit Arthur à Gwalch-
mei. « Va, prends des armes convenables et choi-
sis ton cheval. »
Gwalchmei s'arma et se dirigea, comme en se
jouant, au pas de son cheval, du côté de Peredur.
Celui-ci était appuyé sur la hampe de sa lance, tou-
jours plongé dans la même méditation (1). Gwal-
(1) Cf. Chrestien {ibid. p. 193) :
Cierles, en .i. bliniit de soie
Poriés cesle besunç/ne faire.
(l)Glirestien ici évidemment modifie la source commune (p. 195) :
El nonporquatil li solaus ot
II. des goûtes del sane remises
Qui sor la nois furent assises
Et Vautre aloit j;i remetant
Pour çou ne pensoil mie tant
Li chevalier com il ol fait.
80 LES MABINOGION
chmei s'approcha de lui sans aucun air d'animosité
et lui dit : « Si je savais que cela dût t'être aussi
agréable qu'à moi, je m'entretiendrais volontiers
avec toi. Je viens vers toi, en effet, de la part d'Ar-
thur, pour te prier de venir le voir. Deux de ses
hommes sont déjà venus vei's toi à ce sujet. » —
« C'est vrai, » dit Peredur, « mais ils se sont pré-
sentés d'une façon désagréable. Ils se sont battus
avec moi, à mon grand regret, car il me déplaisait
d'être distrait de ma méditation : je méditais sur
la femme que j'aime le plus. Voici comment son
souvenir m'est venu. En considérant la neige, le
corbeau et les taches de sang du canard tué parle
faucon sur la neige, je me mis à penser que sa peau
ressemblait à la neige, la noirceur de ses cheveux
et de ses sourcils au plumage du corbeau, et les
deux pommettes de ses joues aux deux gouttes de
sang (1). » — « Cette méditation n'est pas sans
noblesse, » dit Gwalchmei (2), « et il n'est pas
(1) Cf. Ghrestien (p. 19).
Que devant moi, en icest leii,
Avoit .III. goles de fresc sanc,
Qui enluminoient le blanc ;
En Vesgarder m'estoit avis
Que la fresce color del vis
M'amie la hièle véisse
.\e jù partir ne m'en quesisce
(2) Cf. Ghrestien (Potvin, II, p. 195. vers 35):
Certes, fait mesire Gauvains
Cis pensers n'estait pas vilains
Ançois ert moult corlois et dos.
PEREDUR AB EVRAWC 81
étonnant qu'il t'ait déplu d'en être distrait. » —
« Me diras-tu si Keiest à la cour d'Arthur? — « Il
y est; c'est le dernier chevalier qui s'est battu avec
toi, et il n'a pas lieu de s'en féliciter : son bras et
son omoplate ont été brisés du saut qu'il a reçu
de la poussée de ta lance. » — « Eh bien ! J'aime
autant commencer à venger ainsi l'injure du nain
et de la naine. » Gwalchmei fut tout étonné de
l'entendre parler ainsi du nain et de la naine.
Il s'approcha de lui, lui jeta les bras autour du
cou et lui demanda son nom. « On m'appelle
Peredur, fils d'Evrawc, » répondit-il ; « et toi,
qui es-tu? (1) » — « Gwalchmei est mon nom. » —
«Je suis heureux de te voir. J'ai entendu te vanter,
dans tous les pays où j'ai été, pour ta bravoure et
ta loyauté. Je te prie de m'accorder ta compagnie.»
— «Tu l'auras, par ma foi ; mais donne-moi aussi
la tienne. » — « Volontiers. » Ils s'en allèrent en-
semble, joyeux et unis, vers Arthur.
En apprenant qu'ils venaient, Kei s'écria : « Je
savais bien qu'il ne serait pas nécessaire à Gwal-
chmei de se battre avec le chevalier. Il n'est pas
étonnant qu'il se fasse grande réputation. Il fait
plus par ses belles paroles que nous par la force
de nos armes. » Peredur et Gwalchmei allèrent
au pavillon de celui-ci pour se désarmer. Peredur
(1) Notre auteur a oublié que la nain et la naine l'ont appelé
par son nom devant Gwalchmei (p. 56). La pucelle de Ghrestien,
dans la même circonstance, n'a pas prononcé le nom du héros.
82 LES MABINOGION
prit les mêmes habits que Gwalchmei, (1) puis
ils se rendirent, la main dans la main (2), auprès
dArthur et le saluèrent. « Voici, » dit Gwalch-
mei, « l'homme que tu étais en train de chercher
depuis déjà longtemps. » — « Sois le bienvenu,
seigneur, » dit Arthur ; « tu resteras auprès de
moi ; si j'avais su que ta valeur dût se montrer
comme elle l'a fait, je ne t'aurais pas laissé me
quitter. C'est ce que t'avaient prédit la nain et la
naine que Kei maltraita et que tu as vengés. A ce
moment survinrent la reine et ses suivantes. Pe-
redur les salua ; elles lui firent un accueil aimable
et lui souhaitèrent la bienvenue. Arthur témoigna
grand respect et honneur à Peredur, et ils s'en
retournèrent à Kaerllion.
La premièrenuit de sonséjourà la cour d'Arthur,
à Kaerllion^ Peredur alla faire un tour dans le châ-
teau après le repas. Il rencontra Ygharat Llaw
Eura\vc(àla maind'or) (3). « Par ma foi,masœur, »
(1) Chrestien (Potvin, II, p. 198) :
En son tref désarmer le fail
Et uns siens cambrelens li trait
Une reabe fors d'un sien cofre ;
A viestir li présente et ofre
(2) Ibid. : s'en vinrent andai main à main.
(3) Ygharat, ou plus souvent Angharat. C'est probablement
l'Angharad qui est donnée dans les Triades comme une des trois
dames enjouées de Bretagne ; elle y est qualifiée de Tonnfelen
(peau blonde) ; elle est fille de Rliydderch Hael {Myv. arch.,
p. 410, 106). Son surnom de Llaw Eura^vc est rappelé d'une façon
singulière, dans une poésie adressée à une Angliarat moderne
PEREDUR AB EVRAWC 83
dit Pcrcdur, « lu es une pucelle avenante et aima-
ble. Je pourrais m'engagera t'aimer plus que toute
autre femme, si lu voulais. » — « Je donne ma
foi, » répondit-elle, « que je ne t'aime pas et que
jamais je ne voudrai de loi. » — « Moi, je donne ma
foi que je ne dirai pas un mot à un chrétien avant
que lu ne reconnaisses que lu m'aimes plus que
tout autre homme. »
Le lendemain, Peredur partit et suivit lagrand'-
roulc, le long de la croupe d'une montagne. Arrivé
au bout, il aperçut une vallée ronde dont le pour-
tour était boisé et rocailleux, tandis que le fond
était uni et en prairies ; il y avait des champs
labourés entre les prairies et les bois. Au milieu
du bois se trouvaient des maisons noires, d'un tra-
vail grossier. 11 descendit, conduisit son cheval du
côté du bois, et, un peu avant dans le bois, il
aperçut le flanc d'un rocher aigu que contournait
un sentier. Un lion enchaîné dormait sur le bord
du rocher. Sous le lion était un gouffre profond,
de dimensions effrayantes, rempli d'os d'animaux
et d'hommes. Peredur dégaina et, d'un premier
coup, jeta le lion suspendu à la chaîne au-dessus
du gouffre ; d'un second, il brisa la chaîne, et le
lion tomba dans le gouffre. Peredur fit passer son
cheval par-delà le rebord du rocher et arriva dans
la vallée. Au milieu était un beau château fort.
(lolo mss., p. 199 : llaw rodd urijan, « à la main qui donne Var-
ijenl »).
84 LES MAB1>0G10N
Peredur s'y dirigea. Dans la prairie qui était
devant le château, il aperçut un grand homme aux
cheveux gris, assis, le plus grand qu'il eût jamais
vu, et deux jeunes gens en train de lancer leurs
couteaux dont les manches étaient d'os de cétacés,
l'un brun, l'autre blond.
. Peredur se rendit auprès de l'homme aux che-
veux gris et le salua. « Honte sur la barbe de mon
portier! » s'écria celui-ci. Peredur comprit que le
portier était le lion. L'homme aux cheveux gris et
les deux jeunes gens se rendirent avec lui au châ-
teau. C'était un beau lieu et de noble aspect. Ils
entrèrent dans la salle : les tables étaient dressées,
portant en abondance nourriture et boisson. A ce
moment arrivèrent de la chambre une femme d'un
certain âge et une jeune femme : c'étaient les plus
grandes femmes qu'il eût jamais vues. Ils se lavè-
rent et allèrent manger. L'homme aux cheveux gris
se mit au bout de la table, à l'endroit le plus élevé,
la femme d'un certain âge à côté de lui, et Pere-
dur et la pucelle l'un à côté de l'autre ; les deux
valets les servirent. La pucelle se mit à regarder
Peredur et devint toute triste. Peredur lui demanda
la cause de sa tristesse. « Mon âme, » répondit-
elle, « à partir du moment où je t'ai vu, c'est toi
que j'ai aimé le plus au monde. Il m'est dur de voir
un jeune homme aussi noble que toi sous le coup
de la mort qui t'attend demain. Tu as vu les nom-
breuses maisons noires du bois ? Tous ceux qui y
habitent sont des hommes à mon père, l'homme
PEREDUR AB EVRAWC 83
aux cheveux gris, là-bas, et ce sont tous des géants.
Demain ils se rassembleront contre toi et te tueront.
La Vallée Ronde (Dyfîrynn Crwn) est le nom qu'on
donne à celle vallée.» — « Eh bien ! belle pucelle,
veux- lu faire en sorte que mon cheval et mes armes
soient dans le même logis que moi cette nuit?» —
« Par moi et Dieu, je le ferai volontiers, si je le
puis. » Lorsqu'il leur parut plus opportun de dor-
mir que de boire, ils allèrent se coucher. La jeune
fille fil en sorte que le cheval et les armes de Pere-
dur furent dans le même logis que lui.
Le lendemain, Peredur entendit le tumulte des
hommes et des chevaux autour du château. Il se
leva, s'arma, lui et son cheval, et se rendit au pré.
La vieille femme et la pucelle allèrent trouver
l'homme aux cheveux gris : « Seigneur, » dirent-
elles, «prends la foi du jeune homme qu'il ne dira
rien de ce qu'il a vu ici. Nous serons cautions pour
lui. » — « Non, par ma foi, » répondit-il. Peredur
se battit avec la troupe, et, vers le soir, il en avait
tué le tiers, sans qu'aucun lui eût fait le moindre
mal. La femme d'un certain âge dit alors: «Eh bien 1
il a tué beaucoup de tes hommes ; donne-lui grâce. »
— « Non, par ma foi, » répondit-il. La femme et
la belle pucelle regardaient, des créneaux du fort.
Tout d'un coup, Peredur se rencontra avec le valet
blond et le tua. « Seigneur, » s'écria la pucelle,
« donne grâce au jeune homme. » — « Non, par
moi et Dieu, » répondit l'homme aux cheveux gris.
Peredur, aussitôt, se rencontra avec le valet brun
86 LES MABI^•OGIO^•
et le tua. « Tu aurais mieux fait de donner grâce
à ce jeune homme avant qu'il n'eût tué tes deux
fils. C'est à peine, maintenant, si tu pourras toi-
même échapper.» — « Va, loi, jeune fille, et prie-
le de nous accorder pardon, puisque nous ne le lui
avons pas accordé à lui. » La pucelle se rendit
auprès de Peredur et lui demanda la grâce de son
père et de ceux de ses hommes qui étaient encore
en vie. — « Je te l'accorde, » dit Peredur, « à con-
dition que ton père et tous ceux qui sont sous lui
aillent prêter hommage à l'empereur Arthur et lui
dire que c'est Peredur qui lui vaut ce service. » —
« Nous le ferons volontiers, par moi et Dieu. » —
« De plus, vous vous ferez baptiser, et j'enverrai
vers Arthur pour lui demander de te faire don de
cette vallée, à toi et à tes héritiers, pour toujours
après toi. »
Ils entrèrent; la femme et l'homme aux cheveux
gris adressèrent leurs saints à Peredur. L'homme
lui dit: « Depuis que je possède cette vallée, tu es
le premier chrétien que j'aie vu s^en retourner en
vie. Nous irons faire hommage à Arthur et pren-
dre foi et baptême.» — « Je rends grâce à Dieu, »
dit Peredur, « de n'avoir pas violé mon serment à
la femme que j'aime le plus : que je ne dirais mot
à aucun chrétien. » Ils restèrent cette nuit au châ-
teau. Le lendemain, l'homme aux cheveux gris et
sa troupe allèrent à la cour d'Arthur et lui firent
hommage. Arthur les fit baptiser. L'homme aux
cheveux gris dit à Arthur que c'était Peredur qui
PEREDUR AB EVRAWC 87
l'avait vaincu. Arthur lui fit don, à lui et aux siens,
de la vallée, pour la tenir comme vassaux, ainsi
que l'avait demandé Peredur. Puis, avec la permis-
sion d'Arthur, l'homme aux cheveux gris s'en
retourna à la Vallée Ronde.
Peredur, le lendemain, s'était mis en marche.
Après avoir parcouru une bonne étendue de déserts
sans rencontrer d'habitation, il finit par arriver à
une petite maison fort pauvre. Là il entendit parler
d'un serpent couché sur un anneau, et qui ne souf-
frait aucune habitation à sept milles à la ronde. Il
se rendit à l'endroit indiqué, et se battit avec lui
furieusement, vaillamment, avec glorieux succès ;
il finit par le tuer, et s'empara de l'anneau.
Il resta longtemps à errer ainsi, cette fois, sans
adresser la parole à aucune espèce de chrétien.
Aussi perdait-il ses couleurs et sa beauté, par suite
des regrets excessifs que lui inspiraient la cour
d'Arlhur, la femme qu'il aimait le plus, et ses com-
pagnons. Il finit par se diriger vers la cour d'Ar-
thur. En chemin, il rencontra les gens d'Arthur, et
Kei à leur tète, allant remplir un message. Pere-
dur les reconnut tous, mais aucun ne le reconnu*^
« D'oi^i viens-tu, seigneur? » dit Kei. Il le demanda
une seconde, une troisième fois, et Peredur ne
répondit pas. Kei le frappa de sa lance, et lui tra-
versa la cuisse. Pour ne pas être forcé de parler
et de violer sa foi, Peredur passa outre, sans se
venger de lui.« Par moi et Dieu, Kei, » dit Gwal-
chmci, « tu as été bien mal inspiré en blessant un
88 LES MABINOGION
pareil jeune homme (1) parce qu'il ne pouvait pas
parler. » Il s'en retourna à la cour d'Arthur. «Prin-
cesse, » dit-il à Gwenhwyvar, « vois avec quelle
méchanceté Kei a blessé ce jeune homme, parce
qu'il ne pouvait pas parler. Fais-le soigner par
les médecins, et, à mon retour, je saurai reconnaî-
tre ce service. »
Avant que les hommes ne fussent de retour de
leur expédition, un chevalier vint au pré, à côté de
la cour d'Arthur, demander quelqu'un pour se bat-
tre avec lui. Il l'obtint ; le chevalier renversa son
adversaire, et, tous les jours, il renversait un che-
valier. Un jour, Arthur et ses gens allaient à
l'église. Ils aperçurent le chevalier avec son éten-
dard de combat dressé. « Par la vaillance de mes
hommes, dit Arthur, « je ne m'en irai pas d'ici
avant d'avoir eu mon cheval et mes armes pour
aller me battre avec ce rustre, là-bas. » Les pages
allèrent lui chercher son cheval et ses armes. Ils
passèrent, en revenant, à côté de Peredur; celui-ci
prit le cheval et les armes, et alla au pré. Tous,
alors, en le voyant marcher au combat contre le
chevalier, montèrent sur le haut des maisons, sur
les collines et les lieux élevés, pour considérer la
lutte. Peredur fit signe au chevalier, avec la main,
de vouloir bien commencer Tattaque. Le chevalier
le chargea, mais sans le faire bouger de place.
(1) La version de Pen. 7, {L. Rh., 632) est préférable ; yr nii$
dywedei wrthyt, parce qu'il ne te parlait pas.
PEREDUR AB EVRAWC 89
Peredur, à son tour, lança son cheval à toute bride,
Taboi'da avec vaillance et fureur, terriblement,
durement, avec ardeur et fierté, lui donna sous le
menton un coup aigu et empoisonné^ dur et cui-
sant, digne d'un guerrier vigoureux, le souleva
hors de sa selle, et le lança à une bonne dislance de
lui. Puis il s'en retourna, et laissa, comme aupa-
ravant, le cheval et les armes aux écuyers. Puis,
à pied, il se rendit à la cour. On l'appela dès lors
le Valet Muet. A ce moment, Agharat Law Eurawc
le rencontra. « Par moi et Dieu, seigneur, » dit-
elle, « c'est grand'pitié que tu ne puisses parler ;
si tu le pouvais, je t'aimerais plus que tout homme;
et, par ma foi, quoique tu ne le puisses pas,je t'ai-
merai le plus au monde tout de même. » — «Dieu
te le rende, ma sœur, » dit Peredur, « sur ma foi,
moi aussi je t'aime. » On reconnut alors Peredur.
Il vécut en compagnie de Gwalchmei, d'Owein, fils
d'Uryen, des chevaliers de la cour, et demeura à la
cour d'Arthur.
Arthur était à Kaerllion sur W'ysc. Un jour, il
alla chasser avec Peredur. Peredur lança son chien
sur un cerf. Le chien tua le cerf dans un endroit
désert. A quelque distance de lui, Peredur aperce-
vant des indices d'habitation, se dirigea dans cette
direction. Il vit une salle, et, à la porte, trois
valets chauves et basanés jouant aux échecs. En
entrant, il vit trois pucelles assises sur une couche,
vêtues de même manière, comme des personnes
de qualité. Il alla s'asseoir à côté d'elles, sur le
90 LES MABINOGION
divan. Une d'elles le regarda avec attention, et se
mit à pleurer. Peredur lui demanda pourquoi elle
pleurait : « A cause du chagrin que j'ai,» dit elle,
« à voir tuer un jeune homme aussi beau que
toi. » — « Oui me tuerait donc ? » dit Peredur. —
« S^il n'était dangereux pour toi de t'attarder ici,
je te le dirais.» — « Quoi qu'il puisse m'arriverde
fâcheux en restant, j'écouterai. » — « C'est mon
père qui est le maître de cette cour, et il tue tous
ceux qui y viennent sans sa permission. » —
« Quelle espèce d'homme est donc votre père à
vous, pour qu'il puisse tuer chacun ainsi ?» —
« Un homme qui opprime et violente tous ses voi-
sins, sans jamais faire réparation à qui que ce soit
autour de lui. »
A ce moment il vit les jeunes gens se lever et
débarrasser l'échiquier des cavaliers. Il entendit un
grand bruit, et, aussitôt après, entra un grand homme
noir et borgne. Les pucelles se levèrent et le débar-
rassèrent de ses vêtements. Il alla s'asseoir. Lors-
qu'il eut repris ses sens et son calme, il jeta les
yeux sur Peredur, et demanda quel était ce cheva-
lier. « Seigneur, » dit la pucelle qui avait parlé à
Peredur, « c'est le jeune homme le plus beau et le
plus noble que tu aies jamais vu. Pour Dieu et au
nom de ta dignité, sois modéré avec lui. » — « Pour
l'amour de toi, je le serai, et je lui accorderai la
vie pour cette nuit. » Peredur alla avec eux auprès
du feu, mangea, but, et causa avec les dames. Lors-
qu'il eut la tête échauffée par la boisson, il dit à
PEREDURAH EVRAWC
91
riiommc noir: « Je suis étonné que tu te dises si
fort. Qui t'a donc enlevé ton œil? » — < Une de
mes habitudes, » répondit-il, « était de ne laisser
la vie ni par faveur ni à aucun prix à quiconque
me faisait pareille demande. » — « Seigneur, » dit
la pucelle, « quoi qu'il puisse te dire de balivernes
sous l'influence de l'ivresse, sois fidèle à ta parole
de tout à l'heure, et à la promesse que tu m'as
faite. » — « Volontiers, pour Tamour de toi, » dit
l'homme noir. « Je lui laisserai la vie cette nuit. »
Ils en demeurèrent là cette nuit.
Le lendemain, l'homme noir se leva, s'arma et
donna cet ordre à Peredur: < Homme, lève-toi pour
souffrir la mort. » — « De deux choses l'une,
l'homme noir, » dit Peredur, « si tu veux te battre
avec moi : ou tu dépouilleras tes armes ou tu m'en
donneras d'autres pour le combat. » — « Ah ! » dit
l'autre, « tu pourrais te battre, si tu avais des armes?
Prends celles que tu voudras. » La pucelle apporta
à Peredur des armes qui lui convinrent. Il se battit
avec l'homme noir jusqu'à ce que celui-ci dut lui
demander grâce. « Je te l'accorde, » dit Peredur,
« pendant le temps que tu mettras à me dire qui
lu es et qui t'a enlevé ton œil. »
« Seigneur, voici: c'est en me battant avec le
serpent noir du Cam (1). Il y a un monticule qu'on
appelle Crue Ga/ûr«s (le Tertre Douloureux) (2), et
(1) Proprement, tus, pyramide de pierrex.
(2) D'après la version j^alloise de \'Hisl. de Gaufrei,le roi Evrawc
bâtit le château du mont Agned en Ecosse, qui du temps de l'iiii-
92 LES MABINOGIO>'
sur ce monticule il y a un cam, dans le cam un
serpent, et dans la queue du serpent une pierre. La
pierre a cette vertu que quiconque la tient dans une
main peut avoir, dans l'autre, tout ce qu'il peut
désirer d'or. C'est en me battant avec le serpent
que j'ai perdu mon œil. Mon nom à moi est le Xoir
Arrogant (Du Trahaawc), et voici pourquoi on m'a
appelé ainsi: je n'ai laissé personne autour de moi
sans l'opprimer, et je n'ai jamais fait droit à per-
sonne (1). » — « A quelle distance d'ici est le mont
que tu dis? » — « Je vais te compter les journées
de voyage qu'il y a jusque-là et t'expliquer à quelle
distance c'est. Le jour où tu partiras d'ici, tu arri-
veras à la cour des enfants du Roi des Souffrances. »
— « Pourquoi les appelle-t-on ainsi ?» — « Uad-
danc (2) du lac les tue une fois chaque jour. De là
leur, s'appelait Kastell y morynyon (le château des Piicelles) ou
le mont douloureux [Mynyd dolurus). Le Brut Tysilio donne la
forme Angned (Myv. arch., 440, 1 ; 484, 2).
(1) La même expression se retrouve dans le Livre noir de Car-
marthen pour un personnage renommé pour sa violence. (Lieu
Llaw qyfes (Skene, F. a. B. Il, p. 31.26).
(2) Addanc, plus souvent avanc (Pen. 7, L. BL, 638: auan^f), dési-
gne un animal plus ou moins fabuleux. Suivant les uns, c'est un
castor, suivant d'autres un crocodile, etc ; v. Silvan Evans, Welsh
diet. « Il y a trois chefs-d'œuvre de l'île de Bretagne : le navire
de Nevydd Nav Neivion, qui emporta un mâle et une femelle de
chaque espèce quand Llynn Llion se rompit; le second a été fait
par les bœufs cornus de Hu Gadarn quand ils traînèrent Vavanc
de l'étang à terre, à la suite de quoi l'étang ne se rompit plus: le
troisième, étaient les pierres de Gwyddon Ganhcbon,sur lesquel-
les se lisaient tous les arts et toutes les connaissances du monde »
{Myv. arch., p. 409, 97). En breton moyen, avanc (écrit avancq) a
P EREDUR AB EVRAWC 93
tu le rendras à la cour de la comtesse des Proues-
ses. » — « Quelles sont donc ses prouesses? » —
« Sa maison se compose de trois cents hommes. On
raconte, à tout étranger qui arrive à la cour, les
prouesses de la famille. Les trois cents hommes
sont assis le plus près de la comtesse, non par man-
que d'égards pour les hôtes, mais pour exposer les
prouesses de sa maison. Le jour où tu partiras de
là, lu iras au Mont Douloureux. Là autour du Mont,
sont établis les propriétaires de trois cents pavil-
lons faisant la garde autour du serpent. » — « Puis-
que tu as été si longtemps un fléau, » dit Peredur,
« je vais pourvoir à ce que tu ne le sois pas plus
longtemps. » Et il le tua. La pucelle, qui la pre-
mière avait causé avec lui, lui dit alors: « Si tu
étais pauvre en venant ici, désormais, avecle tré-
sor de l'homme Noir que tu as tué, tu seras riche.
Tu vois aussi quelles belles et avenantes pucelles
il y a dans cette cour-ci. Tu pourrais faire la cour
à celle que tu voudrais. » — « Je ne suis pas venu
ici de mon pays, princesse, pour prendre femme.
Mais je vois ici des jeunes gens aimables : que cha-
cun de vous s'apparie avec l'autre, comme il vou-
dra. Je ne veux rien de votre bien; je n'en ai pas
besoin. »
le sens de caslor. L'Irlandais moyen abacc qui est phonétiquement
identique au mot gallois et breton, a également ce sens. L'addaw
était donc, vraisemblablement, un castor monstrueux. Il y a un
S;irnyr afnnc, un BeJd yr afunc, en Nord-Galles (J. Rhys, Cellic
Folklore, I, 130; II, 489, note).
94 LES MABINOGION
Il alla à la cour des fils du Roi des Souffrances.
En y entrant, il n'aperçut que aes femmes. Elles se
levèrent à son arrivée et lui firent bon accueil. 11
commençait à causer avec elles, lorsqu'il vit venir
un cheval portant en selle un cadavre. Une des fem-
mes se leva, enleva le cadavre de la selle, le bai-
gna dans une cuve remplie d'eau chaude qui était
plus bas que la porte, et lui appliqua un onguent
précieux. L'homme ressuscita, vint le saluer et lui
montra joyeux visage. Deux cadavres arrivèrent
encore portés en selle. La femme les ranima tous
les deux de la même façon que le premier. Peredur
leur demanda des explications. Ils lui dirent qu'il y
avait un addanc, dans une grotte, qui les tuait une
fois chaque jour. Ils en demeurèrent là cette nuit.
Le lendemain, les jeunes gens se mirent en devoir
de sortir, et Peredur leur demanda, pour l'amour de
leurs maîtresses, de le laisser aller avec eux. Ils
refusèrent, en disant que, s'il était tué, il n'y avait
personne qui put le rappeler à la vie ; et ils partirent.
Peredur les suivit. Ils les avait perdus de vue, lors-
qu'il rencontra, assise sur le haut d'un mont, la
femme la plus belle qu'il eût jamais vue. « Je con-
nais l'objet de ton voyage », dit-elle ; « tu vas te
battre avec Vaddanc. Il te tuera, non par vaillance,
mais par ruse. Il y a, sur le seuil de sa grotte, un
pilier de pierre. Il voit tous ceux qui viennent sans
être vu de personne, et, à l'abri du pilier, il les tue
tous avec un dard empoisonné. Si tu me donnais
ta parole de m'aimerplus qu'aucune autre femme au
PEREDUR AB EVRAWC 95
monde, je te ferais don dune pierre qui te permet-
trait de le voir en entrant sans être vu de lui. » —
« Je te la donne, par ma Toi, » dit-il ; « aussitôt que
je t'ai vue, je t'ai aimée. Et où irai-je te chercher?»
— « Tu me chercheras du côté de l'Inde. » Et elle
disparut après avoir mis la pierre dans la main de
Peredur.
Use dirigea vers la vallée arrosée par une rivière.
Les contours en étaient boisés; mais, des deux côtés
de la rivière, s'étendaient des prairies unies. Sur
l'une des rives, il y avait un troupeau de moutons
blancs, et, sur l'autre, un troupeau de moutons noirs.
A chaque fois que bêlait un mouton blanc, un mou-
ton noir traversait Teau et devenait blanc. A cha-
que fois (jue bêlait un mouton noir, un mouton
blanc traversait l'eau et devenait noir (1). Sur le
bord de la rivière se dressait un grand arbre : une
des moitiés de Tarbre brûlait depuis la racine jus-
qu'au sommet; l'autre moitié portait un feuillage
vert. Plus haut, Peredur aperçut, assis sur le som-
met d'un mont, un jeune homme tenant en laisse
deux chiens de chasse, au poitrail blanc, tachetés,
couchés à côté de lui ; jamais il n'avait vu à per-
sonne un air aussi royal. Dans le bois, en face, il
entendit des chiens courants levant un troupeau de
cerfs. Peredur salua le jeune homme, qui lui rendit
son salut. Comme trois routes partaient du mont,
(1) Il y a un épisode analogue dans le récit irlandais bien connu
de YImmram Mailduin ou Navigation de Mael D«t;i, dont le manus-
crit le plus ancien date de 1100 {Reçue celt., IX, p. 480-481).
96 LES MABINOGION
deux d'entre elles larges et la troisième plus étroite,
Peredurlui demanda oùelles conduisaient. «L'une»,
dit-il, » mène à ma cour. Je te conseille ou de t'y
rendre auprès de ma femme, ou d'attendre avec moi
ici. Tu verras les chiens courants pousser les cerfs
fatigués du bois dans la plaine ; puis les lévriers les
meilleurs et les plus vaillants à la chasse que tu
aies jamais vus, et la mort des cerfs près de l'eau,
à côté de nous. Lorsqu'il sera temps de manger,
mon valet viendra à ma rencontre avec mon cheval,
et ta trouveras là-bas bon accueil cette nuit. » —
« Que Dieu te le rende, mais je ne resterai pas ; je
continuerai ma route. » — « L'autre chemin mène
à une ville ici près, où on trouve, pour de l'argent,
nourriture et boisson. Le troisième, le plus étroit,
va du côté de la grotte de Vaddanc. » — « Avec ta
permission, jeune homme, c'est de ce côté que je
vais aller. »
Et Peredur se dirigea vers la grotte. Il prit la
pierre dans la main gauche, sa lance dans la moin
droite. En entrant, il aperçut Vaddanc; il le tra-
versa d'un coup de lance et lui coupa la tête. En
sortant, il trouva à l'entrée les trois compagnons;
ils saluèrent Peredur et lui dirent qu'il était prédit
que c'était lui qui détruirait ce Iléau. Il leur donna
la tête du serpent. Ils lui proposèrent celle qu'il
voudrait de leurs trois sœurs pour femme, et la
moitié de leur royaume avec elle. « .Je ne suis pas
venu ici pour prendre femme, » dit Peredur. « Si
j'en avais l'intention, il se peut que j'eusse choisi
PEREDURAB EVRAWC 97
votre sœur par-dessus toutes. » Peredur continua
sa roule.
Entendant du bruit derrière lui, il se retourna et
aperçut un homme monté sur un cheval rouge et
couvert d'une armure rouge. En arrivant en face
de Peredur, le cavalier le salua au nom de Dieu et
des hommes. Peredur salua le valet amicalement.
« Seigneur, » dit celui-ci,* je suis venu pour te faire
une demande. » — « Laquelle ? » dit Peredur. —
« C'est que tu me prennes pour ton homme. » —
« Qui prendrais-je comme homme, si je te prenais ? »
— « Je ne cacherai pas mon origine : on m'appelle
Etlym Gleddyvcoch (à l'épée rouge), comte des
marches de l'Est. » — « Je suis étonné que tu te
proposes comme homme à quelqu'un dont les domai-
nes ne sont pas plus grands que les tiens : je n'ai
aussi qu'un comté. Puisque tu tiens à me suivre
comme mon homme, je t'accepte volontiers. » Ils
se dirigèrent vers la cour de la comtesse des
Prouesses.
On leur fit accueil courtois. On leur dit que si on
les plaçait à table plus bas que la famille, ce n'était
pas pour leur manquer de respect, mais que la cou-
tume de la cour le voulait ainsi : quiconque terras-
serait les trois cents hommes de la comtesse aurait
le droit de s'asseoir à table le plus près d'elle et
serait celui qu'elle aimerait le plus. Peredur ren-
versa les trois cents hommes de la famille et s'assit
à côté de la comtesse, qui lui dit : « Je remercie
Dieu de m'avoir fait avoir un jeune homme aussi
98 LES MABINOGION
beau et aussi vaillant que toi, puisque je n'ai pas
eu l'homme que j'aimais le plus. » — « Oui était-
il, celui que tu aimais le plus? » — « Sur ma foi,
c'était Etlym Gleddyvcoch, et jamais je ne l'ai
vu (1)- » — « En vérité, » dit-il; « Etlym est mon
compagnon, et le voici. C'est pour Tamour de
lui que je suis venu jouter avec tes gens; il au-
rait pu le faire mieux que moi, s'il l'avait voulu.
Je te donne à lui. » — « Dieu te le rende, beau
valet; j'accepte l'homme que j'aime le plus. »
Cette nuit-là, Etlym et la comtesse couchèrent
ensemble.
Le lendemain^, Peredur se mit en route pour le
Mont Douloureux. « Par ta main, seigneur, » dit
Etlym, « je m'en vais avec toi ». Ils marchèrent
jusqu'à ce qu'ils aperçurent le Mont et les pavil-
lons. « Va vers ces gens là-bas », dit Peredur à
Etlym, « et commande-leur de venir me faire hom-
mage. » Etlym alla vers eux et leur dit : « Venez
faire hommage à mon seigneur. » — « Et quel est
ton seigneur? » dirent-ils. — « Peredur Baladyr
hir (à la longue lance). » — « S'il était permis de
mettre à mort un messager, tu ne serais pas retourné
vivant auprès de ton maître, pour avoir fait à des
rois, des comtes et des barons une demande aussi
arrogante que de venir faire hommage à ton sei-
gneur. » Peredur lui ordonna de retourner auprès
(1) C'est encore là un trait celtique, que cet amour pour une per-
sonne qu'on n'a jamais vue : cf. t. I, p. 248.
PEREDUR AB EVRAWC 99
d'eux et de leur donner le choix ou de lui faire hom-
mage ou de se battre avec lui. Ils préférèrent se
battre.
Ce jour-là même Peredur renversa les proprié-
taires de cent pavillons. Le lendemain, il jeta à
terre les propriétaires de cent autres. Le troisième
jour, le cent qui restait se décida à lui faire hom-
mage. Peredur leur demanda ce qu'ils faisaient là.
Ils lui répondirent qu'ils montaient la garde autour
du serpent jusqu'à ce qu'il fût mort; ensuite ils se
seraient battus entre eux pour la pierre, et le vain-
queur l'aurait eue. « Attendez-moi ici, » dit Pere-
dur ; « je vais aller rendre visite au serpent. » —
« Non pas, seigneur, » dirent-ils ; « allons nous
battre ensemble avec lui. » — « Je ne le veux point, »
dit Peredur. « Si on tuait le serpent, je n'en au-
rais pas plus de gloire que le premier venu d'entre
vous.» Il alla où était le serpent et le tua. Puis il
revint auprès d'eux et leur dit : « Comptez votre
dépense depuis que vous êtes venus ici, et je vous
rembourserai sur parole. » Il remboursa chacun
d'après le compte qu'il indiqua et ne leur demanda
pas autre chose que d'être ses hommes. Puis il dit
à Etlym : « Retourne auprès de la femme que tu
aimes le plus, et moi j'irai devant moi. Je veux te
récompenser de l'hommage que tu m'as prêté. »
Et il lui donna la pierre. « Dieu te le rende, » dit
Etlym, « et aplanisse la voie devant toi. »
Peredur se mit en route et arriva à une vallée ar-
rosée par une rivière, la plus belle qu'il eût jamais
100 LES MABINOGION
vue. Il y vit une quantité de pavillons de différen-
tes couleurs ; mais ce qui l'étonna le plus, ce fut
le nombre des moulins à eau et des moulins à vent.
Il se heurta à un homme brun ayant l'air d'un saer
(ouvrier en pierres ou bois, charpentier), et lui
demanda qui il était : « Je suis, » répondit-il, « le
chef meunier de tous ces mouliils-là. » — « Me
donnerais-tu un logement chez toi ?» — « Volon-
tiers. » Peredur alla chez le meunier ; il trouva un
beau logis qui lui convint. Il demanda de l'argent
en prêt au meunier pour acheter de la nourriture,
et de la boisson pour lui et les gens de la maison,
en s'engageant à le dédommager avant de partir.
Puis il s'informa delà cause de tout ce rassemble-
ment. « De deux choses l'une, » dit le meunier ;
« ou tu viens de loin ou tu n'es pas dans ton bon
sens. Là se trouve l'impératrice de la grande Cris-
tinobyl. Elle ne veut pour époux que l'homme le
plus vaillant: pour les biens, elle n'en a pas be-
soin. C'est parce qu'il serait impossible d'apporter
ici des vivres pour tant de milliers d'hommes, qu'on
a établi cette multitude de moulins.» Cette nuit-là
ils prirent du repos.
Le lendemain, Peredur se leva et s'arma, lui
et son cheval, pour aller au tournoi. Au milieu
des pavillons, il en distingua un, le plus beau qu'il
eût jamais vu ; par la fenêtre, avançait la tête une
belle pucelle, la plus belle qu'il eût jamais vue.
Elle était vêtue de paile d'or. Peredur la regarda
fixement et son amour le pénétra profondément. II
MICHAEL'S \*^^
\'t^\ COLLEGE
PEREDUR AB EVRAWC 101
resta à la considérer depuis le malin jusqu'à midi
et de midi jusqu'à nones, auquel moment le tour-
noi prit fin. Alors il retourna à son logis, dé-
pouilla ses armes, et demanda de l'argent au meu-
nier en prêt ; la meunière s'irrita contre lui; mais,
néanmoins, le meunier lui en prêta. Le lendemain,
il se conduisit comme la veille, puis il revint à
la nuit à son logis et emprunta de l'argent au
meunier.
Le troisième jour, pendant qu'il était à la même
place à considérer la jeune fille, il ressentit un vio-
lent coup du manche d'une cognée entre le cou et
les épaules, 11 se retourna et vit le meunier qui
lui dit: « Choisis, ou de déguerpir, ou d'aller au
tournoi.» Peredur sourit en l'entendant et se ren-
dit au tournoi. Tous ceux qui se rencontrèrent
avec lui ce jour-là, il les jeta à terre ; les hommes,
il les envoyait en présent à l'impératrice, les che-
vaux et les armes, à la femme du meunier, comme
à-compte de son argent. Peredur suivit le tournoi
jusqu'à ce qu'il eût renversé tout le monde. Les
hommes, il les envoya comme prisonniers à l'im-
pératrice ; les chevaux et les armes, à la femme du
meunier, comme à-compte de son argent. L'impé-
ratrice dépêcha vers le chevalier du moulin pour lui
demander de la venir voir. Peredur fit défaut au
premier message. Un second lui fut adressé. La
troisième fois, elle envoya cent chevaliers lui de-
mander une entrevue avec ordre de l'amener de
force, s'il ne venait pas de bon gré. Ils allèrent et
102 LES MABINOGION
lui exposèrent le message de rimpératrice. 11 joua
bon jeu avec eux, les fit lier comme on lie un che-
vreuil (1) et jeter dans le fossé (bief) du moulin.
L'impératrice demanda conseil à un sage entre
tous ses conseillers. 11 lui dit qu'il irait de sa part
trouver Peredur. 11 se rendit auprès de lui, le salua
et le pria, pour l'amour de son amante, de venir
voir l'impératrice. Peredur alla avec le meunier et,
dès qu'il fut entré, au premier endroit venu, il
s'assit. Elle vint s'asseoir à côté de lui ; et, après une
courte conversation, Peredur prit congé d'elle et
rentra à so logis. Le lendemain, il retourna la
voir. Lorsqu'il entra dans le pavillon, il le trouva
dans tous les coins préparé avec le même soin ; ils
ne savaient pas, en effet, oii il serait allé s'asseoir.
Peredur s'assit à côté de Timpératrice et ils causè-
rent amicalement.
Sur ces entrefaites entra un homme noir ayant
à la main un gobelet rempli de vin. Il tomba à ge-
noux devant l'impératrice et la pria de ne le don-
ner qu'à celui qui viendrait le lui disputer les armes
à la main. Elle regarda Peredur. « Princesse, » dit-
il, « donne-moi le gobelet. » 11 but le vin et donna
la coupe à la femme du meunier. A ce moment,
entra un autre homme noir, plus grand que le pre-
mier, et ayant à la main un ongle de pryv (2), taillé
(1) V. notes critiques.
(2) Proprement ver; mais pryv désigne aussi divers animaux :
voir notes critiques. Vernies dans Nennius, désigne aussi le dra-
gon. C'est la traduction latine du mot gallois pryv.
PEREDUR AB EVRAWC 103
en forme de coupe et rempli de vin. Il le donna
à l'impératrice en la priant de n'en faire don qu'à
celui qui viendrait se battre avec lui. «Princesse, »
dit Percdur, « donne-le-moi. » Peredur but le vin
et donna le gobelet à la femme du meunier. A ce
moment, entra un homme aux cheveux rouges fri-
sés, plus grand qu'aucun des deux autres, ayant à
la main un gobelet de cristal rempli de vin. Il
s'agenouilla et le mit dans la main de l'impéra-
trice en la priant de ne le donner qu'à celui qui
viendrait le lui disputer les armes à la main. Elle
le donna à Peredur qui l'envoya à la femme du
meunier. Peredur passa cette nuit à son logis. Le
lendemain, il s'arma, lui et son cheval, alla au pré
et tua les trois hommes. Puis, il se rendit au pavil-
lon. « Beau Peredur, » lui dit l'impératrice, « rap-
pelle-toi la foi que tu m'as donnée, lorsque je te fis
présent de la pierre et que tu tuas YAddanc. » —
« Princesse, tu dis vrai, je ne l'ai pas oublié. »
Peredur gouverna avec l'impératrice quatorze ans
à ce que dit l'histoire.
Arthur se trouvait à Kaerllion sur Wysc,sa prin-
cipale cour. Quatre hommes, au milieu de la salle,
étaient assis sur un manteau de paile : Owein, fils
d'Uryen ; Gwalchmei, fils de Gwyar ; Howel, fils
d'Emyr Llydaw et Peredur Baladyr hir. Tout à
coup entra une jeune fille aux cheveux noirs fri-
sés, montée sur un mulet jaune, ayant en main des
lanières grossières, avec lesquelles elle le faisait
marcher. Sa physionomie était rude et désagréa-
104 LES MABINOGION
ble ; son visage et ses deux mains, plus noirs que
le fer le plus noir trempé dans la poix. Son teint
n'était pas encore ce qu'il y avait de plus laid en
elle : c'était la forme de son corps ; elle avait les
joues très relevées, le bas du visage allongé, un
petit nez avec des narines distendues, un œil gris,
vert^ étincelant, et l'autre noir comme le jais, en-
foncé profondément dans la tête, les dents longues,
jaunes, plus jaunes que la fleur du genêt. Son ven-
tre se relevait de la poitrine plus haut que le men-
ton. Son échine avait la forme d'une crosse. Ses
cuisses étaient larges, décharnées, et au-dessous
tout était mince, à l'exception des pieds et des ge-
noux qu'elle avait gros (1).
Elle salua Arthur et toute sa famille, à l'excep-
tion de Peredur. A Peredur, elle parla en termes
irrités, désagréables. « Peredur, » dit-elle, « je ne te
salue pas, car tu ne le mérites point. La destinée
était aveugle lorsqu'elle t'accorda talents et gloire.
Tu es allé à la cour du roi boiteux, tu y as vu le
jeune homme avec la lance rouge, au bout de la-
quelle il y avait une goutte de sang qui se chan-
gea en un torrent coulant jusque sur le poing du
jeune homme ; tu as vu là encore d'autres prodi-
ges : tu n'en as demandé ni le sens ni la cause !
(1) Malgré des différences dans la description de Chrestien,il est
clair que notre romancier et lui puisent à une même source et,
d'après Chrestien, à une source écrite (Potvin, II, p. 200) :
El, se les paroles sont voires
Teus com li livres les devise.
PERE DUR Ali EVRAWC 105
Si tu l'avais fait, le roi aurait obtenu la santé pour
lui et la paix pour ses États, tandis que désormais
il n'y verra que combats et guerres, chevaliers
tués, femmes laissées veuves, dames sans moyens
de subsistance ; et tout cela à cause de toi (1). »
« Seigneur, » dit-elle en s'adressant à Arthur, « avec
ta permission, mon logis est loin d'ici ; c'est le
ChAtcau Orgueilleux {sijberw) (2) ; je ne sais si tu
en as entendu parler. Il y a cinq cent soixante-six
chevaliers ordonnés, et chacun d'eux a avec lui la
femme qu'il aime le plus. Quiconque cherche la
gloire par les armes, la lutte et les combats, la
trouvera là, s'il en est digne; mais pour celui qui
aspire au sceptre de la gloire et de l'honneur, je
sais où il peut le conquérir. Sur une montagne
qu'on voit de tous côtés, il y a un château qu'on
tient étroitement assiégé, et dans ce château, une
jeune lille. Celui qui la délivrerait acquerrait la
plus grande renommée du monde. » En disant ces
(1) V. la note 3 à la page 6i. Cf. Ghrestien (ibid., p. 202) :
Et te fust ore si rjrand peine
D^ovrir ta, boce et de parler.
Que tu ne peuis demander
Por coi celé yole de snnc
Saut par la pointe del fer blanc.
Et del Great que tu veis
Ne demandas ne n'enquesis.
La source est la même pour Ghrestien et notre roman pour tout
cet épisode-
^2) Sybcrw a le sens d'orr/ueilleux et de noble.
106 LES MABINOGION
mots, elle sortit. « Par ma foi, » dit Gwalchmei,
« je ne dormirai pas tranquille avant d'avoir su si
je peux délivrer la pucelle. » Beaucoup des hom-
mes d'Arthuradoptèrentlesentimentde Gwalchmei.
« Pour moi, » dit Peredur, « au contraire, je ne
dormirai pas d'un sommeil tranquille tant que je
n^aurai pas su Thistoire et le sens de la lance dont
a parlé la jeune fille noire. »
Chacun était en train de s'équiper, lorsque se
présenta à l'entrée un chevalier ayant la stature
et la vigueur d'un guerrier, bien pourvu d'habits
et d'armes (1). Il s'avança et salua Arthur et toute
sa maison, à l'exception de Gwalchmei. Sur
l'épaule, il avait un écu émaillé d'or dont la tra-
verse était d'émail bleu; bleues aussi étaient tou-
tes ses armes. Il dit à Gwalchmei : « Tu as tué
mon seigneur par tromperie et trahison, et je le
prouverai contre toi. » Gwalchmei se leva : « Voici, »
dit-il, « mon gage contre toi, ici ou à l'endroit que
tu voudras, que je ne suis ni trompeur ni traître. »
— « Je veux que la lutte entre toi et moi ait lieu
devant le roi mon suzerain. » — « Volontiers, »
dit Gwalchmei, « marche, je te suis. » Le cheva-
lier partit.
Gwalchmei fit ses préparatifs ; on lui proposa
beaucoup d'armes, mais il ne voulut que les sien-
nes. Une fois armés, Gwalchmei et Peredur parti-
(l)ChezChrestiea(p. 205), il s'appelle Guigambresil. Brésil signi-
fie guerre et entre en composition des noms propres anciens, gal-
lois, bretons et comiques.
PEREDUR AU EVRAWC 107
rent à la suite du chevalier, tous les deux, à cause
de leur compagnonnage et de leur grande affection
l'un pour l'autre. Us ne se mirent pas en quête en-
semble, mais chacun de son côté.
Dans la jeunesse du jour, Gwalchmei arriva dans
une vallée arrosée par une rivière, oîi il aperçut
un château fort, avec une grande cour,et couronné
de tours superbes et très élevées. Il vit en sortir
un chevalier partant pour la chasse, monté sur un
palefroi d'un noir luisant, aux narines larges, avide
de voyager, au trot égal et fier, vif, rapide et sûr •
c'était le propriétaire de la cour. Gwalchmei le
salua. « Dieu te protège, seigneur, » dit le cheva-
lier, «d'où viens-tu? » — « De la cour d'Arthur.»
— « Es-tu des hommes d'Arthur? » — « Oui, par
ma foi. » — « Un bon conseil, » dit le chevalier ;
« je te vois fatigué, harassé. Va à ma cour, et
restes-y cette nuit, si cela te convient. » — « Vo-
lontiers, seigneur, et Dieu te le rende. » -— « Voici
un anneau comme signe de passe pour le portier;
va ensuite droit à cette tour là-bas : ma sœur s'y
trouve. » Gwalchmei se présenta à l'entrée, montra
l'anneau au portier, et se dirigea vers la tour.
A l'intérieur brûlait un grand feu à llamme claire,
élevée, sans fumée; auprès du feu était assise une
jeune fille, majestueuse, accomplie. La pucelle
lui fit bon accueil, le salua et alla à sa rencontre.
Ils s'assirent l'un auprès de l'autre. Ils mangèrent,
et, le repas fini, ils tinrent amicalement conversa-
tion. Sur ces entrefaites, entra, se dirigeant vers
108 LES MABINOGION
eux, un homme, aux cheveux blancs, respectable.
« Ah! misérable putain! s^écria-t-il ; si tu savais
comme il te convient de jouer et de t'asseoir en
compagnie de cet homme, assurément tu ne le
ferais pas!» 11 se retira aussitôt et s'éloigna.
« Seigneur, » dit la pucelle, « si tu suivais mon
avis, dans la crainte d'un danger pour toi de la
part de cet homme, tu fermerais la porte. » Gwal-
chmei se leva. En arrivant à la porte, il vit l'homme,
lui soixantième, complètement armé, ainsi que
ses compagnons, montant à la tour. Saisissant
la table du jeu d'échecs (1), il réussit à empêcher
aucun d'eux de monter, jusqu'au retour du comte
de la chasse. « Que se passe-t-il?» dit le comte
en arrivant. — « Une bien vilaine chose, » répon-
dit l'homme aux cheveux blancs : « cette malheu-
reuse, là-haut, est restée jusqu'à ce soir assise
et mangeant en compagnie de l'homme qui a tué
votre père: c'est Gwalchmei, fils de Gwyar. »
— « Arrêtez maintenant, » dit le comte. « je vais
entrer. »
Le comte fut courtois vis-à-vis de Gwalchmei.
« Seigneur, » dit-il, « tu as eu tort de venir à
(1) Chez Chrestien (Potvin, II, p. 93, p. 246-247), la damoisele
prend une part active à la lutte:
La, damoisele, les eschiés
Qui giurent sor le pavement
Lor rue moult iriement
— Et cil mius se deffendent
Des grans eskiés que il lor ruent.
PEREDIIR AB EVRAWC 109
noire cour, situ savais avoir tué notre père; quoi-
que nous ne puissions, nous, le venger, Dieu
le vengera sur loi. » — « Mon âme, » dit Gwalch-
mei, « voici, à ce sujet, la vérité: ce n'est ni
pour avouer que j'ai tué votre père ni pourle nier
que je suis venu ici. Je suis en mission pour le
compte d'Arlliur et le mien(l). Je te demande un
déiai d'un an, jusqu'au retour de ma mission, et
alors, sur ma foi, je viendrai à cette cour pour
avouer ou pour nier. » Le délai lui fut volontiers
accorde. Il passa la nuit à la cour et partit le len-
demain. L'histoire n'en dit pas davantage de Gwal-
chmei à ce sujet (2).
Pour Peredur, il marcha devant lui. Il erra à
travers l'île, cherchant des nouvelles de la jeune
fille noire, et il n'en trouva pas. Il finit par arriver
dans une terre qu'il ne connaissait pas, dans le val
d'une rivière. Encheminant à travers cette vallée,
il vit venir un cavalier ayant les insignes d'un prê-
tre. Il lui demanda sa bénédiction. « Malheureux,»
répondit-il, « tu ne mérites pas ma bénédiction, et il
ne te portera pas bonheur de vêtir une armure un
jour comme aujourd'hui. » — « Quel jour est-ce
donc? » — « C'est aujourd'hui le vendredi de la
(1) Chez Potvin (IV, p. 253) Gauvain est obligé de passer un an
à chercher la Lance.
(2; Cf. Chrcstien (Potvin, II, p. 253):
De monsigiior Gauvain se laist
Ici li contes a. estai;
Si comence de Perceval.
110 LES MABINOGION
passion.» — « Ne me fais pas de reproches, je ne
le savais pas. Il y a un an aujourd'hui que je suis
parti de mon pays. »
Peredur mit pied à terre (1) et conduisit son
cheval à la main. Il suivit quelque temps la grand-
route, puis il prit un chemin de traverse qui le
mena à traver un bois. En en sortant, il aper-
çut un château sans tours, qui lui parut habité. Il
s'y rendit et, à l'entrée, il rencontra le même prê-
tre et lui demanda sa bénédiction. « Dieu te bénisse, »
répondit le prêtre, « il vaut mieux faire route
ainsi. Tu resteras avec moi ce soir. » Peredur
passa la nuit au château. Le lendemain, comme
il songeait à partir, le prôtre lui dit: « Ce n'est
pasunjour aujourd'hui pourvoyager,pour qui que ce
soit. Tu resteras avec moi aujourd'hui, demain et
après-demain, et je te donnerai toutes les informa-
tions que je pourrai au sujet de ce que tu cher-
ches. » Le quatrième jour, Peredur se mit en
devoir de partir et demanda au prêtre des rensei-
gnements au sujet da château des Merveilles.
« Tout ce que j'ai appris, » dit celui-ci, « je vais
te le dire. Tu franchiras cette montagne îà-bas;
de l'autre côté, il y a une rivière et dans la vallée
de cette rivière, une cour royale. C'est là que fut
(l) L'usage d"Arthur était de ne pas monter à cheval durant la
semaine peneuse ou sainte (Paulin Paris, Les Romans de la Table
Ronde, IV, p. 206). Chez Ghreslien, ces reproches lui sont faits
par trois chevaliers et dix dames.
PEREDUR AB EVRAWC IH
le roi à Pâques. S'il y a un lieu où lu doives trou-
ver des nouvelles au sujet du cliûteau des Merveil-
les, c'est bien là (1). »
Peredur partit et se rendit à la vallée de la
rivière où il rencontra une troupe de gens allant
à la chasse et ayant au milieu d'eux un homme
de haut rang. Peredur le salua. « Choisis, sei-
gneur, » dit cet homme : viens chasser avec moi,
ou va à la cour: j'enverrai quelqu'un de mes gens
pour te recommander à ma fille, qui y est; elle
te donnera à manger et à boire en attendant
mon retour de la chasse. Si ce que tu cherches est
de telle nature que je puisse te le procurer, je le
ferai volontiers. » Le roi fit accompagner Peredur
par un valet court et blond; lorsqu'ils arrivèrent à
la cour, la princesse venait de se lever et allait se
laver. Peredur s'avança; elle le salua avec courtoi-
sie, et lui fit place à côté d'elle; ils prirent ensem-
ble leur repas. A tout ce que lui disait Peredur, elle
riait assez haut pour être entendue de toute la
cour: « Par ma foi, » lui dit alors le petit blond, « si
tu as jamais eu un mari, c'est bien ce jeune homme.
S'il ne l'a pas encore été, à coup sûr, Ion esprit
et ta pensée sont fixés sur lui. » Puis le petit blond
se rendit auprès du roi et lui dit qu'à son avis,
suivant toute vraisemblance, le jeune homme qu'il
avait rencontré était le mari de sa fille. « S'il ne
(1) Chez Chresticn, le prêtre (rcrmite) est un oncle de Perceval,
frère de sa mère. Perceval reste deux jours avec lai. C'est la pre-
mière fois qu'il le rencontre.
112 LES MABINOGION
l'est pas encore, ajoata-t-il, il va le devenir tout
de suite, si tu n'y prends pas garde. * — « Quel est
ton avis, valet? » ditle roi. — « Je suis d'avis de lan-
cer sur lui des hommes vaillants et de le tenir pri-
sonnier jusqu'à ce que tu n'aies plus d'incertitude à
ce sujet. » Le roi lança ses hommes sur Peredur,
avec ordre de le saisir et le fît mettre en geôle. La
jeune fille alla au-devant de son père et lui de-
manda pourquoi il avait fait emprisonner le cheva-
lier de la cour d^Vrthur. « En vérité » répondit-il,
« il ne sera libre ni ce soir, ni demain, ni après-
demain : jamais il ne sortira du lieu où il est. >
Elle ne protesta pas contre les paroles du roi et se
rendit auprès du jeune homme auquel elle dit :
« Est-ce qu'il t'est désagréable d'être ici ?» — « J'ai-
merais autant » répondit-il_, « ne pas y être. » —
« Ton lit, ta situation, ne seront pas plus mauvais
que ceux du roi. Les meilleurs chants de la cour,
tu les auras à ton gré. Si tu trouves même plus
amusant que j'établisse mon lit ici pour causer avec
toi, je le ferai volontiers. » — « Pour cela, je ne le
refuse pas. » Il passa cette nuit en prison, et la
pucelle tint tout ce qu'elle avait promis.
Le lendemain Peredur entendit du bruit dans la
ville. « Belle pucelle, » dit- il, « quel est ce bruit? »
— « L'armée du roi et toutes ses forces viennent
dans cette ville aujourd'hui. » — « Que veulent-
ils ainsi ?» — « Il y a ici près un comte, possé-
dant deux comtés et aussi puissant qu'un roi. Il y
aura lutte entre eux aujourd'hui ». — « J'ai une
PEREDUR AH EVRAWC 113
prière à t'adrcsscr ; fais-moi avoir cheval et armes
pour assister à la lutte ; je jure de retourner à ma
prison. » — « Volontiers, tu auras cheval et ar-
mes. » Elle lui procura le cheval et les armes, ainsi
qu'une cotte d'armes toute rouge par-dessus son
armure, et un ecu jaune qu'il suspendit à son
épaule. Il alla au combat et renversa tout ce qu'il
rencontra d'hommes du comte ce jour-là. Puis il
rentra en prison. La pucelle demanda des nouvel-
les à Peredur : il ne lui répondit pas un mot. Elle
alla aux renseignements auprès de son père et lui
demanda qui avait été le plus vaillant de sa mai-
son. Il répondit qu'il ne le connaissait pas, mais
que c'était un chevalier portant une cotte d'armes
rouge par-dessus son armure et un bouclier jaune
sur l'épaule. Elle sourit et retourna auprès de Pe-
redur, qui fut cette nuit-là l'objet d'égards parti-
culiers.
Trois jours de suite, Peredur tua les gens du
comte, et, avant que personne ne pût savoir qui
il était, il retournait à sa prison. Le quatrième
jour, Peredur tua le comte lui-même. La pucelle
alla au-devant de son père et lui demanda les nou-
velles. « Bonnes nouvelles, » répondit-il, « le
comte est tué, et je suis maître de ses deux com-
tés. » — « Sais-tu, seigneur, qui l'a tué ?» —
« Je le sais : c'est le chevalier à la cotte d'armes
rougectàl'écu jaune. » — « Seigneur,moije le con-
nais. » — « Au nom de Dieu, qui est-ce ? » —
« C'est le chevalier que tu tiens en prison. » II se
114 LES MABINOGION
rendit auprès de Peredur, le salua, et lui dit qu'il
le récompenserait du service qu'il lui avait rendu,
comme il le voudrait lui-même. A table, Peredur
fut placé à côté du roi, et la pucelle à côté de lui :
« Je te donne, lui dit le roi, ma fille en mariage
avec la moitié de mon royaume, et je te fais pré-
sent des deux comtés. » — « Seigneur, Dieu te le
rende, mais je ne suis pas venu ici pour prendre
femme. » — « Que cherches-tu, seigneur? » — « Je
cherche des nouvelles du château des Merveilles. »
— « La pensée de ce seigneur est bien plus haut
que là où nous la cherchions, dit la pucelle : tu
auras des nouvelles au sujet du château, des gui-
des pour te conduire à travers les Etats de mon
père, et de quoi défrayer ta route. C'est toi, sei-
gneur, rhomme que j'aime le plus. Franchis, con-
tinua-t-elle, cette montagne là-bas, puis tu verras
un étang et, au milieu, un château : c'est ce qu'on
appelle le château des Merveilles. Ce nom, nous le
connaissons, mais pour les merveilles elles-mêmes,
nous n^en savons rien. »
Peredur se dirigea vers le château. Le portail
était ouvert. En arrivant à la salle, il trouva la
porte ouverte : il entra et aperçut un jeu d'échecs :
les deux troupes de cavaliers jouaient l'une contre
l'autre (1) ; celle à qui il donnait son aide perdait
(1) Parmi les merveilles de l'île de Bretagne est le jeu d'échecs
de G-svenddolcu : on n'a qu'à mettre debout les cavaliers, ils jouent
tout seuls. L'échiquier était en or et les cavaliers en argent (Lady
PEUEDUR AI5 EVRAAVC 115
et l'autre jetait un cri, absolument comme l'eus-
sent fait des hommes. Il se fûcha, prit les cavaliers
dans son giron, et jeta l'échiquier dans le lac. A
ce moment entra une jeune fille noire qui lui dit:
« Puisse Dieu ne pas t'accorder sa grâce. Il t'arrive
plus souvent de faire du mal que du bien (1) » —
« Que me réclames-tu, la pucelle noire, dit Pere-
dur ?» — « Tu as fait perdre à l'impératrice sa
table de jeu, ce qu'elle n'eût pas voulu pour son
empire (2). » — « Y aurait-il moyen de la retrou-
ver ?» — « Oui, si tu allais à Kaer Ysbidinongyl
Il y a là un homme noir qui dévaste une grande
Charlotte Guest, Mahin., I, p. 383) ; Cf. ma trad. I, p. 215, note 2,
Chez Wauchier{Potvin, IV, p. 78-80), l'épisode est beaucoup plus dé-
veloppé.Dans cette version et celle de Robertde Borron (miss Wil-
liams, Essai, p. 59 et suiv.), Perceval joue lui-même contre l'autre
troupe. Une sorte de fée des eaux l'arrête lorsqu'il veut jeter
l'échiquier dans l'eau (le lac, dans Peredur). C'est une jeune fille
aussi qui lui promet son amour s'il lui apporte la tête du cerf
blanc et qui lui prête son brachet pour le chasser. Dans Peredur,
elle agit pour le compte de l'impératrice sa maîtresse; c'est l'épa-
gneul de l'impératrice qui chasse avec lui. En somme, le Peredur,
dans cet épisode, est tantôt d'accord avec Wauchier, tantôt avec
Robert de Borron.
(1) Dans Giireslicn c'est une jeune fille de la plus grande beauté
une sorte de fée des eaux.
(2) Chez Wauchier, un des continuateurs de Chrestien (Potvin,
IV, p. 78-79), cet épisode est plus longuement raconté. Perceval a
le dessous :
Au cief del lonl, c'est vérilés,
En fil Perccvaus li matés;
Lors regùa et matés fu
.III. yius,,..
116 LES MABINOGION
partie des domaines de l'impératrice. En le tuant,
tu aurais la table. Mais si tu y vas, tu n'en revien-
dras pas vivant. » — « Veux-tu me guider là-bas? »
— « Je vais t'indiquer le chemin. »
Il se rendit à Kaer Ysbidinongyl, et se battit avec
l'homme noir. Celui-ci demanda grâce : « Je te
l'accorde, » dit Peredur, « à condition que la table
de jeu soit où elle était à mon entrée dans la salle. »
A ce moment arriva la jeune fille noire. « En vé-
rité, » dit-elle « que la malédiction de Dieu soit
sur toi en retour de ta peine, pour avoir laissé en
vie ce fléau qui est en train de dévaster les do-
maines de l'impératrice. — < Je lui ai laissé la vie, »
dit Peredur, « pour qu'il remît la table. » — « Elle
n'est pas à l'endroit où tu l'as trouvée : retourne
et tue-le. » Peredur alla et tua l'homme noir.
En arrivant à la cour, il y trouva la jeune fille
noire. « Pucelle, » dit Peredur , « où est l'impé-
ratrice ? » — « Par moi et Dieu, » répondit-elle,
« tu ne la verras pas maintenant, si tu ne tues
le fléau de cette forêt là-bas. » — « Quel est ce
fléau? » — « Un cerf (1), aussi rapide que l'oiseau
le plus léger ; il a au front une corne aussi lon-
gue qu'une hampe de lance, à la pointe aussi
aiguë que tout ce qu'il y a de plus aigu. Il brise
les branches des arbres, et tout ce qu'il y a de
(1) Chez Chrestien, c'est le blanc cerf. Le chien est celui de la
jeune fille ; il est blanc aussi. Dans Perlesvaux (Potvin, I, p. 21),
le héros se distingue par un escu vermeil à un cerf blanc. Cî. plus
bas, p. 123.
PEREDUR An EVRAWC 117
plus précieux dans la forêt ; il tue tous les ani-
maux qu'il rencontre, et ceux qu'il ne tue pas
meurent de faim. Bien pis : il va tous les soirs
boire l'eau du vivier et il laisse les poissons à
sec ; beaucoup sont morts avant que l'eau n'y re-
vienne. » — « Pucelle, viendrais-tu me montrer
cet animal-là ?» — « Non point ; personne depuis
un an n'a osé aller à la forêt, mais il y a l'épa-
gneul de l'impératrice qui lèvera le cerf et revien-
dra vers toi avec lui ; le cerf alors t'attaquera. »
L'cpagneul servit de guide à Peredur, leva le cerf,
et le rabattit vers l'endroit où était Peredur. Le
cerf se jeta sur Peredur, qui le laissa passer de
côté, et lui trancha la tête. Pendant qu'il considé-
rait la tête, une cavalière vint à lui, mit l'épagneul
dans sa cape et la tête du cerf entre elle et l'arçon
de sa selle. Il avait au cou un collier d'or rouge
« Ah ! seigneur, » dit-elle, « tu as agi d'une façon
discourtoise en détruisant le plusprécieux joyau de
mes domaines. » — « On me l'a demandé, » ré-
pondit-il ; « y a-t-il un moyen de gagner ton ami-
tié ?» — « Oui, va sur la croupe de cette monta-
gne là-bas. Tu y verras un buisson. Au pied du
buisson, il y a une pierre plate (1). Une fois là, de-
(1) Wauchier (Potvin, IV, p. 85) :
Là Irouverez-vous .1. tombiel
Ou il a peint ./. chevalier.
11 me paraît très probable que Tarchétype gallois portait au lieu
de Uech (pierre plate), cromlech qui signifie dolmen, tombeau mé-
galithique.
118 LES MABINOGION
mande par trois fois quelqu'un pour se battre avec
toi ; ainsi tu pourras avoir mon amitié. »
Peredur se mit en marche et, arrivé au buisson,
il demanda un homme pour se battre avec lui.
Aussitôt un homme noir sortit de dessous la pierre,
monté sur un cheval osseux, couvert, lui et son
cheval, d'une forte armure rouillée.Ils se battirent.
A chaque fois que Peredur le renversait, il sautait
de nouveau en selle. Peredur descendit et tira son
épée. Au même moment l'homme noir disparut
avec le cheval de Peredur et le sien, sans que
Peredur put même jeter un coup d'œil dessus.
Peredur marcha tout le long de la montagne et,
de l'autre côté, dans une vallée arrosée par une
rivière, il aperçut un château. Il s'y dirigea. En
entrant, il vit une salle dont la porte était ouverte.
Il entra et aperçut au bout de la salle sur un siège
un homme aux cheveux gris, boiteux ; à côté de
lui, Gwalchmei, et son propre cheval dans la même
écurie que celui de Gwalchmei. Ils firent joyeux
accueil à Peredur qui alla s'asseoir de l'autre côté
de l'homme aux cheveux gris.
A ce moment, un jeune homme aux cheveux
blonds tomba à genoux devant Peredur et lui de-
manda son amitié. « Seigneur, » dit-il, « c'est moi
que tu as vu sous les traits de la jeune fille noire,
à la cour d'Arthur, puis, lorsque tu jetas la table
de jeu, lorsque tu tuas l'homme noir d'Ysbidinon-
gyl, lorsque tu tuas le cerf, quand tu fes battu
avec l'homme de la pierre plate. C'est encore moi
PEREDUR AB EVRAWC H*^
qui me suis présenté avec la tète sanglante sur le
plat, avec la lance de la pointe de laquelle coulait
un ruisseau de sang jusque sur mon poing (1), tout
le long de la hampe. La tcte était celle de ton
cousin germain. Ce sont les sorcières de Kaerloyw
qui l'ont tué ; ce sont elles aussi qui ont estropié
ton oncle ; moi, je suis ton cousin. 11 est prédit
que tu les vengeras. »
Peredur et Gwalclimei décidèrent d'envoyer vers
Arthur et sa famille pour lui demander de marcher
contre les sorcières. Ils engagèrent la lutte contre
elles. Une des sorcières voulut tuer un des hom-
mes d'Arthur devant Peredur ; celui-ci l'en em-
pêcha. Une seconde fois, la sorcière voulut tuer
un homme devant Peredur; celui-ci l'en empêcha.
A la troisième fois, la sorcière tua un homme de-
vant Peredur. Celui-ci tira son épée et en déchar-
gea un tel coup sur le sommet de son heaume
qu'il fendit le heaume, toute l'armure et la tête en
deux. Elle jeta un cri et commanda aux sorcières
de fuir en leur disant que c'était Peredur, celui
qui avait été à leur école pour apprendre la cheva-
lerie, et qui, d'après le sort, devait les tuer. Arthur
et ses gens se mirent alors à frapper sur les sor-
(1) Cf. Chrestien (Potvin, II, p. 147).
S'en isl une goule de sanc
Del fer de la lance et somet
Et jusqu'à la main au varlet
Couloit celé goûte vermeille.
120 LES MABINOGION
cières. Toutes les sorcières de Kaerloyw furent
tuées.
Voilà ce qu'on raconte au sujet du château des
Merveilles.
Gereint O et Enid (-)
Voici comment on traite de l'histoire de Gereint,
fils d'Erbin.
Arthur prit l'habitude de tenir cour à Kaerllion
(1) Gereint, fils d'Erbin. Il y a eu un Gereint, roi des Bretons,
qui a eu à lutter contre le roideWessex, Ine, vers 110{Chronique
anglo-saxonne. Patrie, Mon. hist, hrit., p. 326). Le nôtre paraît
avoir été roi de Devon et de Cornouailles, d'après la célèbre élégie
qui lui est consacrée dans le Livre Noir (Skene, II, p. 38, XXII),
ce qui concorde avec un passage de notre récit. Dans les Triades,
il devient un des trois chefs de flotte de Bretagne, avec March ab
Meirchyon et Gwenvvynnwyn ah ^iav (Triades Mab., p. 303, 1, 11).
Gereint = Gerontios ; cf. irl. gérait, « champion. » Gereint a été
mis au rang des saints, ainsi que ses enfants. Une église lui était
dédiée à Hereford {loto mss., p. 136). Il y a un nom de lieu, Bedd
Gereint ou tombe de Gereint snv la rivière Dulas, en la paroisse de
Penbryn, en Cardigan (Joncs, Cymru, I, p. 69. 1). Le Gereint, roi des
Bretons, adversaire d'Ine, est le roi de Dumnonia auqucls'adresse
la lettre de l'évêquc Adhelm, évèque de Shirburn en 706, au
sujet de la PAque et des erreurs des Bretons (Beda, Hist. Eccl.
V. XVIII.).
(2) Enit. « Les trois dames les plus remarquables de la cour
d'Arthur sont : Dyvyr Wallt Kureid (aux cheveuxd'or) ; Enit, fille
du comte Yniwl, et Tegeu Eurvron. Elle est souvent mentionnée
par les poètes (Daf. ab Gwil., p. 28). Le L. Rouge et Pen. 4 ont
Enit ; Pen. 6, part. IV, Enyt.
122 LES MABINOGION
sur Wyse. Il l'y tint sept fois de suite à Pâques,
cinq fois de suite à Noël. Une fois même, il l'y
tint à la Pentecôte (1) : c'était, en effet, de tous ses
domaines, l'endroit à l'accès le plus facile par mer
et par terre. Il y convoqua neuf rois couronnés,
ses vassaux, ainsi que les comtes et les barons :
c'étaient ses invités à toutes les fêtes principales,
à moins qu'ils ne fussent arrêtés par de graves
empêchements. Quand il tenait cour à Kaerllion,
on réservait treize églises pour la messe, voici de
quelle façon : une d'elles était destinée à Arthur,
à ses rois et à ses invités ; une seconde à Gwenh-
wyvar etses dames ; la troisième au distein (inten-
dant) et aux solliciteurs ; la quatrième à Odyar le
Franc (2) et aux autres officiers ; les neuf autres
étaient pour les neuf />e/2/efi/M, et, tout d'abord,
pour Gwalchmei, à qui la supériorité de gloire, de
vaillanceet de noblesse avait valu d'être leurchef.
Et dans aucune de ces églises il ne tenait plus
d'hommes que nous ne venons deledire. Glewlwyt
Gavaelvawr était chef portier ; il ne s'occupait de
ce service qu'à chacune des trois fêtes principales;
mais il avait sous ses ordres sept hommes qui se
partageaient le service de l'année: c'étaient Grynn...,
Penpighon, LIaesgynym, Gogyvwlch, Gwrddnei
(1) Les trois principales fêtes de l'année étaient Noël, Pâques et
la Pentecôte {Ancient laws, I, p. 6).
(2) Oyer (prononcez Odjer). Le terme de Normand n'est pas, en
général, employé par les Gallois. Après la conquête, c'est le terme
de Freine, Français, qui est d'usage.
(iEREINT ET ENID 123
Llygeit Cath.(aux yeux de chat), qui voyait la nuit
aussi bien que le jour ; Drem, fils de Dremhitit ;
Klust, fils de Klustveinyt (l).Ils servaient de veil-
leurs à Arthur.
Le mardi de la Pentecôte, comme l'empereur était
assis, buvant en compagnie, entra un grand jeune
homme brun. Il portait une robe et un surcot de
paile damassé, une épée à poignée d'or suspendue
au cou, et, aux pieds, deux souliers bas de cor-
dwal. Il se présenta devant Arthur. « Bonne
santé, seigneur, » dit-il. — « Dieu te donne bien, »
dit Arthur; « sois le bienvenu en son nom. Appor-
tes-tu des nouvelles fraîches ?» — « Oui, sei-
gneur. » — « Je ne te connais pas, toi. » — « J'en
suis surpris : je suis ton forestier de la forêt de
Dena (2) ; mon nom est Madawc, fils de Twrga-
darn. » — « Dis tes nouvelles. » — « Voici, sei-
gneur : j'ai vu, dans la forôt, un cerf comme je n'en
ai jamais vu. » — « Ou'a-t-il donc de particulier,
que tu n'aies jamais vu son pareil ? » — « Il est
tout blanc, et par fierté, par orgueil de sa royauté,
il ne marche en compagnie d'aucun autre animal. Je
(1) Cf. torn. I, p. 273, 282. Le l final dans DremhilU et Klust-
veinyt représente une spirante dentale sonore, et pronve que le
scribe copiait un manuscrit plus ancien. {Voie Introduction, tome I,
p. 20.) Tome 1, p. 283 : Gwiaum Llygat cath.
(2) La forêt de Dena, ou, comme le disent les écrivains anglais,
de Dean. Un canlrev de Gwent porlait le nom de Canlrev coch yn
y Ddena et s'étendait depuis Myn^vy jusqu'à Gloucester (Myv.
'arch., p. 736, 737). La précision des détails et des noms d'hommes
et de lieu.x contraste avec le vague du roman français.
124 LES MABINOGION
viens te demander ton avis: quel est ton sentiment
à son sujet? » — « Ce que j'ai de mieux à faire,
c'est d'aller le chasser demain, dans la. jeunesse du
jour, et en faire donner avis dans tous les logis. »
On prévint Ryfuerys, le chef chasseur (1) d'Ar-
thur ; Elivri, le chef des pages (2) ; enfin tout le
monde. C'est à quoi ils s'arrêtèrent. Arthur fit partir
le valet avant eux. Gwenhwyvar dit à Arthur :
« Seigneur, me permettras-tu demain d'aller voir
et entendre chasser le cerf dont a parlé le valet? »
— « Volontiers, » dit Arthur. — « J'irai donc. >•
Gwalchmei dit alors à Arthur : « Xe trouverais-tu
pas juste, seigneur, de permettre à celui à qui
viendrait le cerf pendant la chasse de lui couper
la tête et de la donner à qui il voudrait, à sa maî-
tresse ou à celle de son compagnon, que le cerf
tombe sur un cavalier ou un piéton ?» — « Je le
permets volontiers, » répondit Arthur, « et que le
dislein soit blâmé si chacun n'est pas prêt demain
pour la chasse. » Et ils passèrent la nuit sans
excès, en chants, divertissements, causeries, abon-
(1) Le penkynydd, ou chef chasseur, est le dixième des officiers
du roi. Il a sa terre libre, ua cheval nourri aux frais du roi, ses
vêtements de toile, de la reine, et ceux de laine, du roi. Il a le tiers
des amendes payées par les chasseurs et Vamohyr (droit pour
mariage) de leurs filles, etc. (Ancient laivs, I, p. 36, 37;.
(2) Lady Guest croit qu'il s'agit du gwas yslavell. ou valet de
la chambreroyale.il est plus probable que c est le pengwastraicd,
ou chef des écuyers, le sixième personnage de la cour {Ancient
laws, I, p. 29, 30 ; pour le gicas-ystavell, v. ibid., p. 31, 32).
GEREINT ET EMD 125
dammcnt servis, et ils allèrent se coucher quand
ils jugèrent le moment venu.
Le lendemain, lorsque vint le jour, ils se réveillè-
rent. Arthur appela les quatre pages qui gardaient
son lit : Kadyrieilhjfilsde Porlhawr Gandwy (por-
tier de Gandwy) ; Amhrcn, fils de Bedwyr ; Amhar,
fils d'Arthur ; Goreu, fils de Kustennin (2). Ils vin-
rent, le saluèrent et le vêtirent. Arthur s'étonna
que Gwenhwyvar ne fût pas réveillée et qu'elle ne
se fût pas retournée dans son Ut. Les hommes
voulurent la réveiller ; mais Arthur leur dit : « Ne
la réveillez pas, puisqu'elle aime mieux dormir
qu'aller voir la chasse. » Arthur se mit en route ;
il entendit bientôt deux cors sonner, l'un auprès
du logis du chef chasseur, l'autre auprès du chef
des écuyers. Toutes les troupes vinrent se rassem-
bler autour d'Arthur, et ils se dirigèrent vers la
forêt.
Arthur était sorti de la cour, lorsque Gwenhwy-
var s'éveilla, appela ses pucelles et s'habilla.
« Jeunes filles, » dit-elle, « j'ai eu hier la permis-
sion d'aller voir la chasse. Qu'une d'entre vous
aille à Tétable et amène ce qu'il peut y avoir de
chevaux convenables à monter pour une femme. »
Une d'elles y alla ; mais on ne trouva à l'écurie
que deux chevaux. Gwenhwyvar et une des pucel-
les les montèrent, traversèrent la Wysc et suivi-
(2) Cf. tome I, p. 321, 3i3. Amhar, fils d'Arthur: .Im/iar, signifie
sans pareil. A remarquer à côté de Gorea (le meilleur).
120 LES MABINOGION
rent les traces de la file des hommes et des che-
vaux. Comme elles chevauchaient ainsi, elles en-
tendirent un grand bruit impétueux. Elles regar-
dèrent derrière elles et aperçurent un cavalier sur
un jeune cheval habitué à la chasse, de stature
énorme : c'était un jeune valet brun, aux jambes
nues, à l'air princier ; il portait à la hanche une
épée à poignée d'or ; il portait une robe et un sur-
cot de paile, et ses pieds étaient chaussés de deux
souliers bas en cordwal. Par-dessus, il avait un
manteau de pourpre bleue, orné d'une pomme d'or
à chaque angle (l).Le cheval marchait la tète levée
et fière, d'une allure rapide et aisée, brève et caden-
cée. Le cavalier atteignit Gwenhwyvar et la salua.
« Que Dieu te favorise, Gereint, » dit-elle; « je t'ai
reconnu dès que je t'ai aperçu tout à l'heure ; sois
le bienvenu au nom de Dieu. Pourquoi n'es-tu pas
allé chasser avec ton seigneur? » — « Parce qu'il
est parti sans que je le susse. » — « Moi aussi j'ai
été étonnée qu'il y soit allé sans m'avertir.»— « Je
dormais, princesse, de sorte que je ne me suis pas
aperçu de son départ. » — « Parmi tous les com-
pagnons que j'ai dans ce royaume, tu es bien le
jeune homme dont je préfère la compagnie. La
chasse pourrait bien être aussi amusante pour nous
que pour eux-mêmes : nous entendrons les cors
(1) De même, Kulhuch porte un manteau de pourpre à quatre
angles, ayant à chaque extrémité une pomme d'or de la valeur de
cenl vaches chacune (t, I, p. 230). Erec, chez Perceval, a simple-
ment un mantel hennin.
GEREINT ET ENID 127
sonner, la voix des chiens quand on les découplera
et qu'ils commenceront à appeler. » Ils arrivèrent
à la lisière de la forêt et s'y arrêtèrent. « Nous en-
tendrons bien d'ici, » dit-elle, « quand on lâchera
les.chiens. »
A ce moment un bruit se fit entendre : ils tour-
nèrent les yeux dans cette direction et aperçurent
un nain monté sur un cheval haut et gros, aux
larges naseaux, dévorant l'espace, fort et vaillant;
le nain tenait à la main un fouet ; près de lui était
une femme sur un cheval blanc pale, parfait, au
pas uni et fier, et vêtue d'un habit de paile d'or; à
côté d'elle, un chevalier monté sur un cheval de
guerre de grande taille, à la fiente abondante,
couvert, lui et son cheval, d'une armure lourde et
brillante. Ils étaient bien sûrs de n'avoir jamais vu
cheval, chevalier et armure dont les proportions
leur parussent plus belles. Ils étaient tous les trois
près l'un de l'autre. « Gereint, » dit Gwenhwyvar,
« connais-tu ce grand chevalier là-bas ?» — « Non,
je ne le connais pas, » répondit-il ; « cette grande
armure étrangère ne laisse pas apercevoir sa figure
et sa physionomie. » — « Va, pucelle, » dit
Gwenhwyvar, « et demande au nain quel est ce
chevalier. » La pucelle se dirigea vers le nain ; la
voyant venir, celui-ci l'attendit. « Quel est ce che-
valier? »luidemanda-t-elle. — «Je ne le dirai pas,»
répondit-il. — « Puisque tu es trop mal appris pour
me le dire, je vais le lui demander à lui-même. »
— « Tu ne le lui demanderas point, par ma foi. »
128 LES MABIKOGION
— « Pourquoi ?» — « Parce que tu n'es pas d'un
rang à parler à mon maître. » La pucelle tourna
bride du côté du chevalier. Aussitôt, le nain lui
donna du fouet qu'il avait à la main à travers le
visage et les yeux, au point que le sang jaillit
abondamment. La douleur du coup arrêta la pu-
celle, qui retourna auprès de Gwenhwyvar en se
plaignant de son mal. « C'est bien vilain, » dit
Gereint, « ce que fa fait le nain. Je vais moi-
même savoir quel est ce chevalier. » — « Va, »
dit Gwenhwyvar.
Gereint alla trouver le nain. « Quel est ce che-
valier ? » lui dit-il. — « Je ne te le dirai pas, »
répondit-il. — « Je le demanderai au chevalier lui-
même. » — « Tu ne le demanderas point, par ma
foi ; tu n'es pas d'un rang à t'entretenir avec mon
maître. » — « Je me suis entretenu avec quelqu'un
qui vaut bien ton maître. » Et il tourna bride du
côté du chevalier. Le nain l'atteignit et le frappa
au même endroit que la jeune fille, au point que
le sang tacha le manteau qui couvrait Gereint.
Gereint porta la main sur la garde de son épée ;
mais il se ravisa et réfléchit que ce n'était pas
une vengeance pour lui que de tuer le nain (1), et
(1) Un chevalier ne pouvait, sans déshonneur, porter la main
sur un écuyer, un valet, sauf le cas de légitime défense (Paulin
Paris, Les Romans de là Table Ronde, V, p. 109). La conduite
prudente de Gereint me paraît contraire au caractère cellique.
Gomme il en est de même dans l'Erec de Chrestien de Troyes, les
deux romans ici reproduisent sans doute un archétype français.
GEREINT ET EMD 129
que le chevalier aurait bon inarclié de lui, privé
qu'il était de son armure. Il retourna auprès de
Gwenliwyvar. « Tu as agi en homme sage et pru-
dent, » dit-elle. — « Princesse, » répondit-il, « je
vais aller après lui, avec ta permission ; il arrivera
bien à la fin à quelque lieu habité où je trouverai
des armes, en prêt ou sur gage, de façon à pou-
voir m'essayer avec lui. » — « Va, » dit-elle, « et
n'en viens pas aux mains avec lui avant d'avoir
trouvé de bonnes armes. J'aurai grande inquiétude
à ton sujet avant d'avoir reçu des nouvelles de toi. »
— « Si je suis vivant, si j'échappe, demain soir,
vers nones, tu auras de mes nouvelles. » Il se mit
aussitôt en marche.
Le chemin que suivirent les inconnus passait
^plus bas que la cour de Kaerllion. Ils traversèrent
le gué sur la Wysc, et marchèrent à travers une
terre unie^ belle, fertile, élevée, jusqu'à une ville
forte. Ils aperçurent, vers l'extrémité de la ville, des
remparts et un château et se dirigèrent de ce côté.
Comme le chevalier s'avançait à travers la ville,
les gens de chaque maison se levaient pour le
saluer et lui souhaiter la bienvenue. Gereint, dès
son entrée dans la ville, se mita jeter les yeux dans
chaque maison pour voir s'il ne trouverait pas
quelque connaissance à lui, mais il ne connaissait
personne et il n'y avait personne à le connaître,
personne par conséquent dont il put attendre le
service de lui procurer des armes en prêt ou sur
gage. Toutes les maisons étaient pleines d'hommes,
II 9
1,30 LES MABINOGION
d'armes, de chevaux, de gens en train de faire
reluire les boucliers, de polir les épées, de net-
toyer les armures, de ferrer les chevaux. Le che-
valier, la femme à cheval et le nain se rendirent
au château. Tout le monde leur y fit bon accueil:
aux créneaux, aux portes, de tous côtés, on se rom-
pait le cou à les saluer et à leur faire accueil.
Gereint s'arrêta pour voir si le chevalier s'y attar-
derait. Quand il fut bien sûr qu'il y demeurait, il
jeta les yeux autour de lui et aperçut, à quelque dis-
tance de la ville, une vieille cour (1) tombant en
ruines et toute percée de trous. Comme il ne con-
naissait personne en ville, il se dirigea de ce côté.
En arrivant devant, il n'aperçut guère qu'une
chambre d'où partait un pont de marbre ; sur le
pont était assis un homme aux cheveux blancs, aux
vêtements vieillis et usés. Gereint le regarda fixe-
ment longtemps. « Valet, » dit le vieillard, « à quoi
songes-tu ?» — « Je suis songeur, » répondit
Gereint, « parce que je ne sais où aller cette nuit.»
— « Veux-tu venir ici, seigneur ? On te donnera
ce qu'on trouvera de mieux. » Gereint s'avança et
le vieillard le précéda à la salle. Gereint mit pied
à terre dans la salle, y laissa son cheval et se diri-
gea vers la chambre avec le vieillard. Il y aperçut
une femme d'un certain âge, assise sur un coussin,
portant de vieux habits de paile usés ; si elle avait
été dans sa pleine jeunesse, Gereint pensait qu'il
(i) Cour, dans le sens de demeure seijjneuriale, traduit le gal-
lois llys : voir tome I, p. 320, note 3.
GEREINT ET ENID 131
eût été difficile de voir femme plus belle ; à côté
d'elle était une pucelle portant une chemise et un
manteau déjà vieux et commençant à s'user : jamais
Gereint n'avait vu jeune fille plus pleine de perfec-
tions du côté du visage, de la forme et de la beauté-
L'homme aux cheveux blancs dit à la pucelle : « Il
n'y aura d'autre serviteur que toi ce soir pour le
cheval de ce jeune homme. » — « Je le servirai,»
répondit-elle, « demon mieux, lui et son cheval.»
Elle désarma le jeune homme, pourvut abondam-
ment son cheval de paille et de blé, puis se rendit
à la salle et revint à la chambre. « Va maintenant
à la ville,» lui dit alors le vieillard,* et fais appor-
ter ici le meilleur repas, comme nourriture et bois-
son, que lu trouveras. » — « Volontiers, seigneur. »
Et elle se rendit à la ville.
Eux causèrent pendant son absence. Elle revint
bientôt accompagnée d'un serviteur portant sur le
dos un cruchon plein d'hydromel acheté, et un
quartier de jeune bœuf ; elle avait, elle, entre les
mains, une tranche de pain blanc, et dans son man-
teau, une autre de pain plus délicat. Elle se rendit à
la chambre et dit: «Je n'ai pu apporter de meilleur
repas, et je n'aurais pas trouvé crédit pourmieux. »
— « C'est bien assez bon, » répondit Gereint. Et
ils firent bouillir la viande. Leur nourriture prête,
ils se mirent à table. Gereint s'assit entre l'homme
aux cheveux blancs et sa femme; la pucelle les ser-
vit. Ils mangèrent et burent.
Le repas fini, Gereint se mit à causer avec le
132 LES MABINOGION
vieillard et lui demanda s'il était le premier à avoir
possédé la cour qu'il habitait. « Oui, c'est moi, »
répondit-il ; « je l'ai bâtie ; la ville et le chateau
que tu as vus m'ont appartenu. » — « Oh ! dit
Gereint, et pourquoi les as-tu perdus ?» — « J'ai
perdu, en outre, un grand comté, et voici pourquoi:
j'avais un neveu, un fils à mon frère. Je réunis ses
Etats aux miens. Lorsque la force lui vint, il les
réclama. Je les gardai ; il me fit la guerre et con-
quit tout ce que je possédais. » — « Voudrais-tu
m'expliquer la réception qu'ont eue à leur entrée
dans la ville le chevalier de tout à l'heure, la femme
à chevalet le nain, et me dire pourquoi toute cette
activité à mettre les armes en état ?» — « Ce sont
des préparatifs pour la joute de demain que fait
faire le jeune comte. On va planter dans le pré là-
bas deux fourches, sur lesquelles reposera une
verge d'argent ; sur la verge on placera un éper-
vier qui sera le prix du tournoi. Tout ce que tu
as vu dans la ville d'hommes et de chevaux et d'ar-
mures y sera. Chacun amènera avec lui la femme
qu'il aime le plus; autrement, il ne sera pas admis
à la joute. Le chevalier que tu as vu a gagné l'éper-
vier deux années de suite ; s'il le gagne une troi-
sième fois, on le lui enverra désormais chaque
année, sans qu'il vienne lui-même, et on l'appel-
lera le Chevalier à l'Epervier. » — « Quel avis me
donnerais-tu, gentilhomme, au sujet de ce cheva-
lier, et de l'outrage que son nain nous a fait à moi
et à la pucelle de Gwenhwyvar, femme d'Arthur?»
GEREINT ET ENID 133
Gcreint raconta alors à riiommc aux cheveux
blancs l'histoire de Toutrage. « Il m'est difficile, »
répondit-il, « de te donner un avis, car il n'y a ici
ni femme ni pucelle dont tu puisses te déclarer le
champion. Tu irais te battre avec lui que je t'offri-
rais les armes que je portais autrefois, ainsi que
mon cheval, si tu le préfères au lien. » — « Dieu
te le rende ; je suis habitué à lui ; je me conten-
terai de mon cheval et de tes armes. Me permet-
trais-tu de me déclarer le champion de cette pucelle,
la fille, dans la rencontre de demain? Si j'échappe
du tournoi, la pucelle aura ma foi et mon amour,
tant que je vivrai. Si je n'en reviens pas, elle sera
aussi irréprochable qu'auparavant. » — « Volon-
tiers. Eh bien, puisque c'est à cette résolution que
tu t'arrêtes, il faut que demain, au jour, ton che-
val et tes armes soient prêts. Le chevalier fera
faire en effet une publication : il invitera la femme
qu'il aime le plus à venir prendre l'épervier: «c'est
à toi, dira-L-il, qu'il convient le mieux ; lu l'as eu
Tannée dernière, deux années de suite, cl s'il se
trouve quelqu'un à te le disputer de force, moi, je
te le maintiendrai. » Il faut donc que tu sois là,
dès le jour ; nous aussi, nous y serons avec toi,
tous les trois. » Ce fut à quoi on s'arrêta, et aus-
sitôt on alla se coucher.
Ils se levèrent avant le jour, et se vêtirent. Quand
le jour vint, ils étaient tous les quatre sur le talus
du champ clos. Là se trouvait aussi le chevalier
de l'épervier qui fit faire la proclamation cl invita
134 LES MABINOGION
sa maîLiesse à aller prendre l'épervier.» — «N'y va
pas, » s'écria Gereint: « il y a ici une pucelle plus
belle, plus accomplie, plus noble que toi et qui le
mérite mieux. Si tu soutiens que l'épervier lui
revient, avance pour te battre avec moi. » Gereint
s'en alla à Textrémité du pré, couvert, lui et son
cheval, d'armes lourdes, rouillées, sans valeur. Ils
se chargèrent et brisèrent un faisceau de lances,
puis un second, puis un troisième et cela tour à
tour. Ils les brisaient à mesure qu'on les leur appor-
tait. Quand le comte et ses gens voyaient le che-
valier de l'épervier l'emporter, ce n'étaient de leur
côtéquecris,joie, enthousiasme, tandis quel'homme
aux cheveux blancs, sa femme et sa fille s'attris-
taient. Le vieillard fournissait Gereint de lances à
mesure qu'il les brisait, et le nain, le chevalier de
l'épervier. Le vieillard s'approcha de Gereint.
« Tiens, » oit-il, « prends cette lance que j'avais
en main le jour où je fus sacré chevalier, dont la
hampe ne s'est jamais rompue depuis, et dont le fer
est excellent, puisque aucune lance ne te réussit. »
Gereint la prit en le remerciant. Ausitôt le nain
apporta une lance à son maître : « En voici une, »
dit-il, « qui n'est pas plus mauvaise. Souviens-toi
que tu n'as laissé debout aussi longtemps aucun
chevalier. » — « Par moi et Dieu,» s'écria Gereint,
« à moins que mort subite ne m'enlève, il ne se
trouvera pas mieux de ton aide.» Et, partant de
loin, il lança son cheval à toute bride, chargea son
adversaire en l'avertissant, et lui lança un coup dur
GERÈINT ET EMD 135
et cruel, rude, au milieu de l'écu, à tel point que
l'écu et l'armure, dans la même direction, furent
fendus, que les sangles se rompirent et que le che-
valier avec sa selle fut jeté à terre par-dessus la
croupe de son cheval.
Gcreint mit pied à terre, s'anima, tira son épée
et l'attaqua avec colère et impétuosité. Le cheva-
lier de son côté se leva, dégaina contre Gereint, et
ils se battirent à pied, à l'épée, au point que l'ar-
mure de chacun d'eux en était rayée et bosselée,
et que la sueur et le sang les aveuglaient. (Juand
Gereint l'emportait, le vieillard, sa femme et sa
fille se réjouissaient; c'était le tour du comte et
de son parti, quand le chevalier avait le dessus.
Le vieillard voyant que Gereint venait de recevoir
un coup terrible et douloureux, s'approcha vive-
ment de lui en disant ; « Seigneur, rappelle-toi
l'outrage que tu as reçu du nain; n'est-ce pas pour
le venger que tu es venu ici ? rappelle-toi l'outrage
fait à Gwenhwyvar, femme d'Arthur. »
En entendant ces paroles, Gereint revint à lui ;
il appela à lai toutes ses forces, leva son épée et,
fondant sur le chevalier, il lui déchargea un tel
coup sur le sommet de la tète, que toute l'armure
qui la couvrait se brisa, que la peau et la chair fu-
rent entamées, que l'os du crâne fut atteint et que le
chevalier fléchit sur ses genoux et, jetant son épée,
demanda merci à Gereint. « Trop tard, » s'écria-
l-il, « mon fdcheux orgueil et ma fierté m'ont per-
mis de te demander merci ; si je ne trouve un peu
130 LES ilABINOGlON
de temps pour me remettre avec Dieu au sujet de
mes péchés, et m'entretenir avec des prêtres, ta
grâce me sera inutile. » — « Je t'accorde grâce, »
répondit Gereint, « à condition que tu ailles trou-
ver Gwenhwyvar, femme d'Arthur, pour lui donner
satisfaction au sujet de l'outrage fait à sa pucelle
par ton nain, car pour celui que j'ai reçu de toi et
de ton nain, le mal que je t'ai fait me suffit ; tu ne
descendras pas de cheval avant de t'ètre présenté
devant Gwenhwyvar pour lui offrir telle satisfac-
tion qu'on décidera à la cour d'Arthur. » — « Je
le ferai volontiers ; maintenant, qui es-tu ?» — « Je
suis Gereint, fils d'Erbin ; et toi? » — « Je suis
Edern, fils de Nudd (1). » On le mit sur son cheval
et ils partirent pour la cour d'Arthur, lui, la femme
qu'il aimait le plus et son nain, menant grand deuil
tous les trois. Le récit de son aventure à lui s'ar-
rête là.
Le jeune comte et sa troupe se rendirent alors
auprès de Gereint, le saluèrent et l'invitèrent à venir
avec eux au château. « Je n'accepte pas, » dit Ge-
reint ; « oil j'ai été hier soir, j'irai ce soir, » —
« Puisque tu ne veux pas d'invitation, tu voudras
bien que je ne te laisse manquer de rien, autant
qu'il est en mon pouvoir, à l'endroit où tu as été
hier soir. Je te ferai avoir un bain, et tu pourras
te reposer de ta fatigue et de ta lassitude. » —
« Dieu te le rende ; je m'en vais à mon logis. »
(1) V. tome I, p. 262.
GEREINT I;T ENID 137
Gereint s'en alla avec le comte Ynywl, sa femme et
sa fille. En arrivant à la chambre, ils y trouvèrent
les valets de chambre du jeune comte occupés au
service, en train de mettre en état tous les appar-
tements, de les fournir de paille et de feu. En peu
de temps, le bain fut prêt ; Gereint s'y rendit, et on
lui lava la tête. Bientôt arriva le comte avec des
chevaliers ordonnés, lui quarantième, entouré de
ses vassaux et des invités du tournois. Gereint re-
vint du bain, et le jeune comte le pria de se rendre
à la salle pour manger. « Où sont donc, » dit Ge-
reint, « le comte Ynywl, sa femme et sa fille ? »
— « Ils sont à la chambre là-bas, » dit un valet
de la chambre du comte, « en train de revêtir les
vêtements que le comte leur a fait apporter. » —
« Que la pucelle ne mette que sa chemise et son
manteau jusqu'à son arrivée à la cour d'Arthur, où
Gwenhwyvar la revêtira de l'habit qu'elle vou-
dra. » La pucelle ne s'habilla pas.
Tout le monde se rendit à la salle. Après s'être
lavés, il se mirent à table. A un des côtés de Gereint
s'assit le jeune comte, puis le comte Ynywl ; de
l'autre, prirent place la pucelle et sa mère ; ensuite
chacun s'assit suivant son rang (1). Ils mangèrent,
eurent riche service, quantité de mets différents,
et se mirent à causer. Le jeune comte invita Gereint
pour le lendemain. « Par moi et Dieu, » dit Gereint,
(1) Les lois galloises déterminent avec le plus grand soin les pla-
ccsassignées à la table du roi à chaque officier (Ancien^ Liios, 1,10).
13S
LES MABINOGION
« je n'accepte pas ; demain je me rendrai, avec
cette pucelle, à la cour d'Arthur. J'aurai assez à
faire tant que le comte Ynywl sera dans la pauvreté
et la misère ; j'irai tout d'abord lui chercher
d'autres moyens de subsistance. » — « Seigneur, »
dit le jeune comte, « ce n'est pas ma faute à moi
si le comte Ynywl est sans domaines. » — « Par
ma foi, il ne restera pas sans ses domaines, à moins
que mortsubite ne m'enlève. » — « Seigneur, pour
ce qui est du différend entre moi et Ynywl, je suis
prêt à me conformer à ta décision, car tu es désin-
téressé dans le redressement de nos griefs. » —
« Je ne réclame pour lui que son droit et une com-
pensation pour ses pertes depuis Tenlèvement de
ses domaines jusqu'à ce jour. » — « Je le ferai
volontiers pour l'amour de toi. » — « Eh bien !
que tous ceux de l'assistance qui doivent être vas-
saux d'Ynywl lui fassent hommage sur-le-champ.»
Tous les vassaux le firent. On s'en tint à ces con-
ditions de paix : on rendit à Ynywl son château,
sa salle, ses domaines et tout ce qu'il avait perdu'
même l'objet le plus insignifiant. « Seigneur, »dit
Ynywl alors, « la jeune fille dont tu t'es déclaré le
champion pendant le tournoi est prête à faire ta
volonté; la voici en ta possession. » — « Je ne veux
qu'une chose,» répondit-il « c'est que la jeune fille
reste comme elle est jusqu'à son arrivée à la cour
d'Arthur. Je veux la tenir de la main d'Arthur et
de Gwenhwyvar. » Le lendemain, ils partirent pour
la cour d'Arthur. L'aventure de Gereint s'arrête ici.
GEREINT ET ENID D^O
Voici maintenant comment Arthur chassa le
cerf. Les hommes et les chiens furent divisés en
partis de chasse, puis on lâcha les chiens sur le
cerf. Le dernier qui fut lâché était le chien favori
d'Arthur, Cavall. Il laissa de côté tous les chiens
et fît faire un premier crochet au cerf ; au second,
le cerf arriva sur le parti d'Arthur. Arthur se ren-
contra avec lui et lui trancha la tête avant que
personne n'eùtpu leblesser. On sonna le cor, annon-
çant la mort du cerf, et tous se réunirent en cet
endroit. Kadyrieith vint à Arthur et lui dit : « Sei-
gneur, Gwenhwyvar est là-bas, n'ayant pour toute
compagnie qu'une servante. » — « Dis à Gildas, »
répondit Arthur, « et à tous les clercs, de retour-
ner, avec Gwenhwyvar, à la cour. » Ce qu'ils firent.
Tousse mirent alorsen marche, discutant au sujet
de la tête du cerf, pour savoir à qui on la donne-
rait : l'un voulait en faire présent à sa bien-aimée,
un autre à la sienne; la discussion tourna à l'aigre
entre les gens de la maison d'Arthur et les cheva-
liers jusqu'à leur arrivée à la cour. Arthur et Gwenh-
wyvar l'apprirent. Gwenhwyvar lui dit : « Voici
mon avis au sujet de la tête du cerf : qu'on ne la
donne à personne avant que Gereint, fils d'Erbin
ne soit revenu de son expédition. » Et elle exposa
à Arthur le motif de son voyage. « Volontiers, »
dit alors Arthur ; « qu'on fasse ainsi. » On s'arrêta
à cette résolution.
Le lendemain, Gwenhwyvar fit mettre des guet-
teurs sur les remparts. Après midi, ils aperçurent
140 LES MABINOGION
au loin un petit homme tassé et courbé sur un che-
val; à sa suite, à ce qu'il leur semblait, une femme
ou une pucelle, et, après elle, un chevalier de haute
taille, un peu courbé, la tête basse, l'air triste, l'ar-
mure fracassée et en très mauvais état. Avant qu'ils
ne fussent arrivés près du portail, un des guetteurs
se rendit auprès de Gwenhwyvar et lui dit quelle
sorte de gens ils apercevaient et quel était leur
aspect. « Je ne sais qui ils sont, » ajouta-t-il. —
— « Je le sais, moi, » dit Gwenhwyvar; « voilà
bien le chevalier après lequel est allé Gereint, et il
me semble bien que ce n'est pas de bon gré qu'il
vient. Gereint l'aura atteint et aura, tout au moins,
vengé l'outrage fait à la pucelle. » A ce moment,
le portier vint la trouver. « Princesse, » dit-il, « un
chevalier est à la porte; je n'ai jamais vu personne
qui fasse plus mal à voir. Son armure est fracas-
sée, en très mauvais état, et on en aperçoit moins
la couleur que le sang qui la couvre. » — « Sais-tu
qui c'est? » — « Je le sais: il a dit être Edern, le
fils de Nudd. Pour moi, personnellement, je ne le
connais pas. » Gwenhwyvar alla à leur rencontre
jusqu'à la porte.
Le chevalier entra : il eût fait peine à voir à
Gwenhwyvar, s'il n'avait gardé avec lui son nain si
discourtois. Edyrn salua Gwenhwyvar. « Dieu te
donne bien, » dit-elle. — « Princesse, » dit-il, «je
te salue de la pajt de Gereint, fils d'Erbin, le meil-
leur et le plus vaillant des hommes. » — « T'es-tu
rencontré avec lui? » — « Oui, et non pour mon
GEREINT ET ENID l'A
bonheur ; mais la faute n'en est pas à lui, mais bien
à moi. Gereinl te salue ; il m'a forcé à venir ici non
seulement pour te saluer, mais pour faire ta volonté
au sujet du coup donné par le nain à ta pucelle.
Pour celui qu'il a reçu lui-même, il me le pardonne
en raison du mal qu'il m'a fait: il pensait que
j'étais en danger de mort. C'est à la suite d'un choc
vigoureux et vaillant, courageux, guerrier, qu'il m'a
forcé à venir ici le donner satisfaction, princesse. »
— « Et où s'est-il rencontré avec toi? » — « A un
endroit où nous étions à jouter et à nous disputer
l'épervier, dans la ville qu'on appelle maintenant
Kaerdyff (Cardiff). Il n'avait avec lui que trois per-
sonnes à l'extérieur assez pauvre, délabré: un
homme aux cheveux blancs d'un certain âge, une
femme âgée, une jeune fille d'une beauté accom-
plie, tous portant de vieux habits usés ; c'est en se
donnant comme amant de la pucelle que Gereint a
pris part au tournoi pour disputer l'épervier. Il a
déclaré qu'elle le méritait mieux que cette pucelle-
ci qui m'accompagnait. Là-dessus nous nous som-
mes battus, et il m'a laissé, princesse, dans l'état
où tu me vois. » — « Ouand penses-tu que Gereint
arrive ici? » — « Je pense qu'il arrivera demain,
princesse, avec la jeune fille. »
Arthur, à ce moment, vint à lui. Le chevalier le
salua. Arthur le considéra longtemps et fut effrayé
de le voir dans cet état. Comme il croyait le recoi>-
naître, il lui demanda : « N'est-tu pas Edern, fils
de Nudd ?» — « Oui, c'est moi, mais atteint par
142 LES MABINOGION
très grande souffrance et blessures intolérables. »
Et il lui raconta toute sa mésaventure. « Eh bien, »
dit Arthur, « d'après ce que je viens d'entendre,
Gwenhwyvar fera bien d'être miséricordieuse envers
toi. » — « Je lui accorderai merci de la façon que
tu voudras, seigneur, puisque pour toi l'humiliation
est égale, qu'un outrage m'atteigne, moi, aussi bien
que toi-même. » — « Voici ce qu'il y a de plus
juste: le faire soigner jusqu'à ce qu'on sache s'il
vivra ; s'il vit, qu'il donne telle satisfaction qu'au-
ront décidée les principaux personnages de là cour;
prends caution à ce sujet. S'il meurt, c'est déjà trop
que la mort d'un homme comme Edern pour l'ou-
trage fait à une pucelle. » — « Cela me convient, »
dit Gwenhwyvar.
Arthur se porta comme répondant pour lui, avec
Kradawc,fils de Llyr ; Gwallawc,fils de Lleenawc (1 ) ;
Owein, fils de Nudd; Gwalchmei et bon nombre
(1) Gwallawc alj Lleenawc est un des personnages les plus con-
sidérables de la légende galloise. Un poème du Livre Noir lui est
consacré (Skene, II, 58, xxxir) ; il est question de sa mort dans le
dialogue entre Gwynn ab Nudd et Gwyddno (ibid., p. 55, 22). Sa
tombe est à Karrawc {ibid., p. 29, 9). C'est un des héros favoris de
Taliesin : « Il n'a pas vu un homme», s'écric-t-il, « celui qui n'a pas
vu Gwallawc » (Skene, II, p. 150, 16 ; cf. ibid., p. 149, xi). Le théâ-
tre de ses exploits paraît avoir été surtout le Nord {ibid., p. 192, 30 ;
V. sa généalogie. Y Cymmrodor, IX, I, p. 173). Llywarch Hen le
mentionne aussi (Skene, II, p. 271, 7). Dans les Triades, c'est un
des trois aerveddawc, un de ceux qui se vengent du fond de leur
tombe {Triades mab'., p. 30-4, d). C'est aussi un des trois /)05^-cad
ou piliers de combat,- les deux autres sont Dunawd ab Pabo et
Cynvelyn Drwsgl {Myv. arch., p. 407, 71). Avec Uryen et deux
GEREINT ET ENID 143
d'autres outre ceux-là. Il fit appeler Morgan Tut (1),
le chef des médecins. « Emmène avec toi », dit-il,
« Edern fils de Nudd ; fais-lui préparer une cham-
bre ; fais-le soigner aussi bien que moi si j'étais
blessé, et, pour ne pas troubler son repos, ne laisse
entrer dans sa chambre personne autre que toi et
ceux de les disciples qui le traiteront. » — « Je le
ferai volontiers, seigneur, » répondit Morgan Tut.
Le dislein dit alors à Arthur : « Seigneur, où faut-il
mener la jeune fille ?» — « A Gwenhwyvar et à
ses suivantes, » répondit-il. Le distein la leur confia.
Leur histoire à eux deux s'arrête ici.
Le lendemein, Gereint se dirigea vers la cour.
Gwenhwyvar avait fait mettre des guetteurs sur les
remparts pour qu'il n'arrivât pas à l'improvisle. Le
guetteur vint la trouver. « Princesse, » dil-il, « il
me semble que j'aperçois Gereint et la jeune fille
avec lui : il est à cheval avec un habit de voyage ;
pour elle, elle m'apparaît toute blanche; elle sem-
ble porter quelque chose comme un manteau de
toile. » — « Apprêtez-vous toutes, femmes, » dit
Gwenhwyvar ; « venez au-devant de Gereint pour
lui souhaiter la bienvenue et lui faire accueil. »
Gwenhwyvar se rendit au-devant de Gei-eint et de
la pucelle. En arrivant auprès d'elle, il la salua.
« Dieu te donne bien, » dit-elle ; « sois le bienvenu.
autres chefs, il lutte contre les successeurs d'Ida (Voir II, p. J, la
note à Owein ab Urycn).
(1) V. plus haut, p. 34, note.
144 LES MABINOGION
Tu as fait une expédition féconde en résultats, favo-
risée, au succès rapide, glorieuse. Dieu te récom-
pense pour m'avoir procuré satisfaction avec tant
de vaillance. » — « Princesse, » répondit-il, « mon
plus vif désir était de te faire donner toute la satis-
faction que tu pouvais désirer. Voici la pucelle qui
m'a fourni l'occasion d'effacer ton outrage. » —
« Dieu la bénisse; il n'est que juste que je lui fasse
bon visage. » Us entrèrent. Gereint mit pied à terre,
se renditauprès d'Arthur et le salua. «Dieu te donne
bien, » dit Arthur; « sois le bienvenu en son nom.
Quoique Edern, fils de Nudd, ait reçu de toi souf-
frances et blessures, ton expédition a été heureuse. »
— « La faute n'en est pas à moi, » répondit Gereint,
« mais à l'arrogance d'Edern lui-même, qui ne vou-
lait pas avoir affaire à moi. Je ne voulais pas le
laisser avant de savoir qui il était ou que l'un de
nous deux fût venu à bout de l'autre. » — « Eh
bien, où est la pucelle dont j'ai entendu dire que tu
es le champion?» — « Elle est avec Gwenhwyvar,
dans sa chambre. »
Arthur alla voir la pucelle et lui montra joyeux
visage, ainsi que tous ses compagnons et tous les
gens de la cour. Pour chacun d'eux, c'était assuré-
ment la plus belle pucelle qu'il eût vue, si ses res-
sources avaient été en rapport avec sa beauté. Ge-
reint la reçut de la main d'Arthur et il fut uni avec
Enid, suivant l'usage du temps. On donna à choi-
sir à la jeune fille entre tous les vêtements de
Gwenhwyvar. Quiconque l'eût vue ainsi habillée lui
GEREINT ET ENID 145
eût trouvé un air digne, agréable, accompli. Ils pas-
sèrent cette journée et cette nuit ayant en abon-
dance poésie et musique, présents, boissons variées,
jeux divers. Lorsque le moment leur parut venu,
ils allèrent se coucher. Ce l'ut dans la chambre où
était le lit d'Arthur et de Gwenhwyvar qu'on dressa
le lit de Gereint et d'Enid : ce fut la première nuit
qu'ils couchèrent ensemble.
Le lendemain, Arthur combla les solliciteurs, au
nom de Gereint, de riches présents. La jeune femme
se familiarisa avec la cour d'Arthur et s'attira tant
de compagnons, hommes et femmes, qu'il n'y eut
pas, dans toute l'île de Bretagne, une fille dont on
parlât davantage. Gwenhwyvar dit alors: «J'ai eu
une bonne idée, au sujet de la tête du cerf, en deman-
dant qu'on ne la donnât pas avant l'arrivée de Ge-
reint. On ne saurait mieux la placer qu'en la don-
nant à Enid, la fille d'Ynywl, la plus illustre des
jeunes femmes, et je ne crois pas que personne la
lui dispute, car il n'y a, entre elle et tous ici, d'au-
tres rapports que ceux de l'amitié et du compagnon-
nage.»Tou\. le monde applaudit, Arthur le premier,
et on donna la tête à Enid. A partir de ce moment,
sa réputation grandit encore, ainsi que le nombre
de ses compagnons. Gereint se prit de goût pour
les tournois, les rudes rencontres, et il en sortait
toujours vainqueur. Une année, deux années, trois
années il s'y livra, à tel point que sa gloire vola
par tout le royaume.
Arthur tenait cour une fois à la Pentecôte à
II 10
146 LES MABINOGION
Kaerllion. Arrivèrent auprès de lui des messagers
sages et prudents, très savants, à la conversation
pénétrante. Ils le saluèrent. « Dieu vous donne
bien, » dit Arthur; « soyez en son nom les bien-
venus. D'où venez-vous? » — « De Kernyw, sei-
gneur, » répondirent-ils ; « nous venons, comme
ambassadeurs, de la part d'Erbin, fils de Kusten-
hin (1), ton oncle, c'est toi que regarde notre ambas-
sade. 11 te salue comme un oncle salue son neveu
et un vassal son seigneur. 11 te fait savoir qu'il
s'alourdit, s'affaiblit, qu'il approche de la vieillesse,
et que les propriétaires, ses voisins, le sachant,
empiètent sur ses limites et convoitent ses terres
et ses Etats. Erbin te prie donc, seigneur, de
laisser aller Gereint pour garder ses biens et con-
naître ses limites, et de lui représenter qu'il vaut
mieux pour lui passer la fleur de sa jeunesse et
de sa force à maintenir les bornes de ses terres
que dans des tournois stériles, malgré la gloire
qu'il peut y trouver. » — « Eh bien, » dit Arthur,
« allez vous désarmer, mangez et reposez-vous de
vos fatigues. Avant de vous en retourner, vous
aurez une réponse. » Ils allèrent manger.
Arthur réfléchit que s'il ne pouvait sans peine
laisser aller Gereint loin de lui et de sa cour, il ne
lui était guère possible non plus ni convenable
d'empêcher son cousin de garder ses domaines et
(1) V. plus bas, triade 10, note à G-wrtheyrn. Il y avait un manoir
de Trev-erhyn en Saint-Austell (Cornwall); le nom existe encore.
GERKINT ET ENID 147
seslimilcs, puisque son père ne le pouvait plus. Le
souci et les regrets de Gwcnhwyvar n'étaient pas
moindres non plus que ceux de ses femmes, dans
la crainte qu'Enid ne les quittât. On eut tout en
abondance ce jour et cette nuit-là. Arthur annonça
à Gereint la venue des ambassadeurs de Kernyw et
le motif de l'ambassade. « Eh bien, » dit Gereint,
« quoi qu'il puisse m'arriver ensuite de profit ou
de perte, je ferai, seigneur, ta volonté au sujet de
cette ambassade. » — « Voici, à mon avis, ce que
tu as à faire, » dit Arthur. « Quoique ton départ
me soit pénible, va vivre sur tes domaines etgar-
der les limites de tes terres. Prends avec toi, pour
Raccompagner, la suite que tu voudras, ceux que
tu préfères de mes fidèles et qui t'aiment, les che-
valiers, tes compagnons d'armes. » — « Dieu te
le rende, » répondit Gereint ; « j'obéirai. » —
« Qu'est-ce que tout ce tracas de votre part ? »
dit Gwenhwyvar. « Est-ce au sujet des gens qui
accompagneraient Gereint jusqu'à son pays? » —
« C'est de cela qu'il s'agit, » répondit Arthur. —
« Il me faut donc aussi songer, » dit Gwenhwyvar,
« à faire accompagner et pourvoir de tout la dame
qui est en ma compagnie. » — « Tu feras bien, »
dit Arthur. Et ils allèrent se coucher. Le lende-
main, on congédia les messagers, en leur disant
que Gereint les suivrait.
Le troisième jour après, Gereint se mit en route.
Voici ceux qui raccompagnèrent : Gwalchmei,
ills de Gwyar; Riogonedd, fils du roi d'Iwerddon;
148 LES MABINOGIO.N
Ondyaw, fils du duc de Bourgogne; Gwilym, fils
du roi de France; Howel, fils d^'Emyr Llydaw;
Elivri Anaw Kyrdd ; Gwynn, fils de Tringat ;
Goreu, fils de Kustennin; Gweir Gwrhytvawr ;
Garannaw, fils de Golithmer ; Peredur, fils d'Evrawc ;
Gwynn Llogell Gwyr, juge de la cour d'Arthur;
Dyvyr, fils d'Alun Dyvet; Gwrei Gwalstawt lei-
thoedd; Bedwyr, fils de Bedrawt; Kadwri, fils de
Gwryon ; Kei. fils de Kynyr; Odyar le Franc, ysli-
wnrl (stewarî) de la cour d'Arthur. « Et Edern,
fils de Nudd, » dit Gereint, « que j'entends dire
être en état de chevaucher, je désire aussi qu'il
vienne avec moi- » — « Il n'est vraiment pas
convenable,» répondit Arthur, «que tu l'emmènes,
quoiqu'il soit rétabli, avant que paix n'ait été faite
entre lui et Gwenhwyvar. » — « Mais Gwenhwyvar
pourrait le laisser venir avec moi sur cautions. »
— « Si elle le permet, qu'elle le fasse en le tenant
quitte de cautions; c'est assez de peines et de
souffrances sur cet homme pour l'outrage fait par
le nain à la pucelle. » — « Eh bien, dit Gwenh-
wyvar, « puisque vous le trouvez juste, toi et
Gereint, je le ferai volontiers. » Et aussitôt elle
permit à Edern, fils de Nudd, d'aller en toute
liberté. Bien d'autres, outre ceux-là, allèrent con-
duire Gereint.
Ils partirent, formant la plus belle troupe qu'on
eût jamais vue, dans la direction de la Havren (1).
(1) La Severn.
GEREINT ET ENID 149
Sur I'aulrc rive étaient les nobles d'Erbin, fils de
Kustennin, et son père nourricier à leur tête, pour
recevoir amicalement Gercint. Il y avait aussi
beaucoup de femmes de la cour envoyées par sa
mère au-devant d'Enid, fille d'Ynywl, femme de
Gereint. Tous les gens de la cour, tous ceux des
Etats furent remplis de la plus grande allégresse
et de la plus grande joie à l'arrivée de Gereint,
tellement ils l'aimaient, tellement il avait recueilli
de gloire depuis son départ, et aussi parce qu'il
venait prendre possession de ses domaines et faire
respecter leurs limites. Ils arrivèrent à la cour. Il y
avait là à leur intention abondance, profusion
somptueuse de toute espèce de présents, boissons
diverses, riche service, musique et jeux variés.
Pour faire honneur à Gereint, on avait invité tous
les gentilhommes des Etats à venir voir Gereint.
Ils passèrent cette journée et la nuit suivante dans
les délassements qui convenaient. Le lendemain
matin, dans la jeunesse du jour, Erbin fit venir
Gereint et les nobles personnages qui Tavaient
escorté, et lui dit : « Je suis un homme alourdi,
Agé; tant que j'ai pu maintenir les domaines pour
toi et pour moi, je l'ai fait. Toi, tu es un jeune
homme, tu es dans la fleur de la vigueur et de la
jeunesse: à toi à présent de maintenir tes Etats.»
— « Assurément, » répondit Gereint, « s'il avait
dépendu de moi, tu n'aurais pas remis en ce moment
entre mes mains la possession de tes domaines, et
tu ne m'aurais pas emmené de la cour d'Arthur. »
150 LES MABINOGION
— « Je les remets entre tes mains; prends aujourd'hui
l'hommage de tes vassaux. » Gwalchmei dit alors :
« Ce que tu as de mieux à faire, c'est de satisfaire
aujourd'hui les solliciteurs et de recevoir demain
les hommages. »
On réunit les solliciteurs. Kadyrieith se rendit
auprès d'eux pour examiner leurs vœux et deman-
der à chacun ce qu'il désirait. Les gens d'Arthur
commencèrent à donner ; puis aussitôt vinrent les
gens de Kernyw, qui se mirent aussi à faire des
dons. La distribution ne dura pas longtemps, telle-
ment chacun était empressé à donner. Personne
de ceux qui se présentèrent ne s'en retourna sans
avoir été satisfait. Ils passèrent cette journée et la
nuit suivante dans les plaisirs convenables. Le
lendemain, dans la jeunesse du jour, Erbin pria
Gereint d'envoyer des messagers à ses vassaux
pour leur demander si cela ne les contrariait pas
qu'il vînt recevoir leur hommage, et s'ils avaient à
lui opposer sujet de colère, ou dommage, quel
qu'il fût. Gereint envoya des messagers à ses hom-
mes de Kernyw pour leur faire ces demandes. Ils
répondirent qu'ils n'éprouvaient d'autre sentiment
que la joie et l'honneur le plus complets à la nou-
velle que Gereint venait prendre leur hommage.
Gereint prit aussitôt l'hommage de tous ceux d'en-
tre eux qui se trouvaient là. La troisième nuit, ils
la passèrent encore ensemble.
Le lendemain les gens d'Arthur manifestèrent
le désir de s'en aller. « Il est trop tôt pour partir, »
GEREINT ET ENID 151
dit Gereint. « Restez ici avec moi jusqu'à ce que
j'aie fini de prendre l'hommage de ceux de mes no-
bles qui réussiront à se rendre auprès de moi. » Ils
restèrent jusqu'à ce qu'il eût fini, puis ils partirent
pour la cour d'Arthur. Gereint et Enid les accom-
pagnèrent jusqu'à Dyganhwy (1). En se séparant,
Ondyaw, fils du duc de Bourgogne, dit à Gereint:
« Va tout d'abord eux extrémités de tes domaines
et examine minutieusement tes limites. Si tes em-
barras devenaient trop lourds, fais-le savoir à tes
compagnons. » — « Dieu te le rende, » dit Gereint ;
« je le ferai. »
Gereint se rendit aux extrémités de ses Etats,
ayant avec lui, comme guides, les nobles les plus
clairvoyants de ses domaines, et prit possession
des points les plus éloignés qu'on lui montra.
Comme il en avait l'habitude pendant tout son sé-
jour à la cour d'Arthur, il rechercha les tournois,
fit connaissance avec les hommes les plus vaillants
et les plus forts, si bien qu'il devint célèbre dans
cette région comme il l'avait été ailleurs, et qu'il
enrichit sa cour, ses compagnons et ses gentils-
hommes des meilleurs chevaux, des meilleures ar-
mes et des joyaux en or les plus magnifiques. Une
cessa que lorsque sa gloire eut volé par tout le
royaume. Mais lorsqu'il en eut conscience, il com-
(1) Dyganhwy est sur la Conway, dans le nord du pays de Galles.
Il est donc probable que le scribe ici sest trompé. C'est un en-
droit célèbre (V. Annales Cambriae aux années 812, 822. Cf. Livre
Noir, 23, 11). Le fragment de Hcngwrt donne Dyngannan.
152 LES MABINOGION
mença à aimer son repos et ses aises : il n'y avait
plus personne à lui résister un moment. Il aima sa
femme, le séjour continu à la cour, la musique,
les divertissements, et resta ainsi assez longtemps
à la maison. Bientôt il aima la retraite dans sa
chambre avec sa femme, à tel point qu'il perdait
le cœur de ses gentilshommes, négligeant même
chasse et divertissements, le cœur des gens de sa
cour, et qu'il y avait secrètement des murmures
et des moqueriesà son sujet, pour se séparer aussi
complètement de leur compagnie par amour pour
une femme. Ces propos finirent par arrivera l'oreille
d'Erbin. Il répéta ce qu'il avait entendu à Enid, et
lui demanda si c'était elle qui faisait agir ainsi Ge-
reint et qui lui mettait en tète de se séparer de sa
piaison et de son entourage. — « Non, par ma foi, »
répondit-elle, « je le déclare devant Dieu ; et il
n'y a rien qui me soit plus odieux que cela. » Elle
ne savait que faire ; il lui était difficile de révéler
cela à Gereint ; elle pouvait encore moins négliger
de l'avertir de ce qu'elle avait entendu. Aussi en
conçut-elle un grand chagrin.
Un matin d'été, ils étaient au lit, lui sur le bord,
Enid éveillée, dans la chambre vitrée. Le soleil
envoyait ses rayons sur le lit. Les habits avaient
glissé de dessus sa poitrine et ses bras ; il dor-
mait. Elle se mit à considérer combien son aspect
était beau et merveilleux, et dit : «Malheur à moi,
si c'est à cause de moi que ces bras et cette poi-
trine perdent toute la gloire et la réputation qu'il»
GEREINT ET ENID 153
avaient conquise. » En parlant ainsi, elle laissait
échapper d'abondantes larmes, au point qu'elles
tombèrent sur la poitrine de Gereint. Ce fut, avec
les paroles qu'elle venait de dire, une des choses
qui le réveillèrent. Une autre pensée le mit en émoi:
c'est que ce n'était pas par sollicitude pour lui
qu'elle avait ainsi parlé, mais par amour pour un au-
tre qu'elle lui préférait, et parce qu'elle désirait se
séparer de lui. L'esprit de Gereint en fut si troublé,
qu'il appela son écuyer. « Fais préparer tout de
suite, dit-il, mon cheval et mes armes, et qu'ils
soient prêts. Toi, » dit-il à Enid, « lève-toi, ha-
bille-toi, fais préparer ton cheval et prends l'habit
le plus mauvais que tu possèdes pour chevaucher.
Honte à moi, et si tu reviens ici avant d'avoir ap-
pris si j'ai perdu mes forces aussi complètement
que tu le dis, et si tu as autant de loisirs que tu
enavaispour désirer te trouver seule avecThomme
auquel tu songeais. » Elle se leva aussitôt et re-
vêtit un habit négligé. « Je ne sais rien detapen-
sée, seigneur, » dit-elle. — « Tu ne le sauras pas
maintenant, » répondit-il. Et il se rendit auprès
d'Erbin. « Seigneur, » dit-il, < je pars pour une
affaire, et je ne sais pas trop quand je reviendrai ;
veille donc sur tes domaines jusqu'à mon retour.»
— « Je le ferai, » répondit-il ; « mais je m'étonne
que tu partes si subitement. Et qui ira avec toi ?
car tu n'est pas un homme à qui il convienne de
traverser seul la terre de Lloegyr. » — « Il ne vien-
dra avec moi qu'une seule personne. » — « Dieu
154 LES MABINOGION
te conseille, mon fils, et puissent beaucoup de gens
avoir recours à toi en Lloegyr.» Gereint alla cher-
cher son cheval, qu'il trouva revêtu de son armure
lourde, brillante, étrangère. Il ordonna à Enid de
monter à cheval, d'aller devant et de prendre une
forte avance. « Quoi que tu voies ou entendes, »
ajouta-t-il, « ne reviens pas sur tespas, et, à moins
que je ne te parle, i . me dis pas un seul mot. » Et
ils allèrent devant eux.
Ce ne fut point la route la plus agréable ni la
plus fréquentée qu'il lui fit prendre, mais bien la
plus déserte, celle où il était le plus certain de
trouver des brigands, des vagabonds, des bêtes
fauves venimeuses. Ils arrivèrent à la grand'route,
la suivirent et aperçurent un grand bois à côté d'eux.
Us y entrèrent, et, en sortant du bois, ils virent
quatre cavaliers. Ceux-ci les regardèrent, et l'un
d'eux dit : « Voici une bonne aubaine pour nous:
les deux chevaux, la femme avec, nous aurons le
tout sans effort pour ce qui est du chevalier là-bas,
seul, à la tête penchée, affaissée et triste. » Enid
les entendait, et, par crainte de Gereint, ne savait
que faire : si elle devait le lui dire ou se taire. « La
vengeance de Dieu soit sur moi, » dit-elle enfin,
« si je n'aime mieux la mort de sa main que de la
main d'un autre. Dût-il me tuer, je l'avertirai plu-
tôt que dele voir frappé de mort à l'improviste. »
Elle attendit Gereint, et, quand il fut près d'elle :
« Seigneur » lui dit-elle, « entends-tu les propos
de ces hommes là-bas à ton sujet ?» 11 leva la tête
GKREINT ET ENID 155
et la regarda avec colère:* Tu n'avais autre chose
à faire qu'à observer l'ordre qui t'avait été donné,
c'est-à-dire te taire. Ta sollicitude n'en est pas une
pour moi non plus que ton avertissement (1); quoi-
que tu desires me voir tuer et mettre en pièces par
ces gens-là, je n'ai pas la moindre appréhension. »
A ce moment, le premier d'entre eux mit sa lance
en arrêt et s'élança sur Gereint.Gereint lui tint tête,
et non en homme amolli. Il laissa passer le choc
de côte, et, s'élançant lui-même sur le chevalier,
le frappa à la boucle de son écu au point quel'écu
se fendit, que l'armure se brisa, qu'une bonne
coudée de la hampe de la lance lui entra dans le
corps et qu'il fut jeté mort à terre par-dessus la
croupe de son cheval. Le second chevalier l'atta-
qua avec fureur en voyant son compagnon tué ;
d'un seul choc, Gereint le jeta à terre et le tua
comme l'autre. Le troisième le chargea et Gereint
le tua de même. De même aussi, il tua le qua-
trième.
Triste et peinée, Enid regardait. Gereint mit
pied à terre, enleva aux morts leurs armures, les
mit sur les selles^, attacha les chevaux ensemble
(1) A comparer Glircsticn de Troves (Erec et Enidc, éd. Foers-
ter), vers 3000
El ne porqiianl 1res bien snvoie
Que vos çfueires ne me prisiez
C'est servises mal anploiiez
Que je ne vos an sai nul gré,
Einz sachiez que plus vos an he.
156 LES MABINOGION
par le frein et remonta à cheval. « ^^oici, » lui
dit-il, « ce que tu vas faire ; tu vas prendre les
quatre chevaux et les pousser devant toi ; tu iras
devant, comme je te l'avais commandé lout à
l'heure, et tu ne me diras pas un mot avant que je
ne t'adresse la parole. Je le déclare devant Dieu,
si tu ne le fais pas, ce ne sera pas impunément. »
— « Je ferai mon possible, seigneur, » dit-elle,
« pour te satisfaire. »
Ils s'avancèrent à travers le bois, et de là, il
passèrent dans une vaste plaine. Au milieu, il y
avait un taillis à tête épaisse, embroussaillé ; et ils
virent venir vers eux, du côté de ce bois, trois che-
valiers montés sur des chevaux bien équipés, et
couverts, eux et leurs montures, d'armures de haut
en bas. Enid les observa avec attention. Quand ils
furent près, elle les entendit dire entre eux: « Voici
une bonne aubaine qui ne coûtera pas d'efforts :
nous aurons à bon marché les quatre chevaux et
les quatre armures, pour ce qui est de ce chevalier
triste et abattu là-bas, sans compter la pucelle. »
— « Ils disent vrai, » se dit-elle ; « il est fatigué
à la suite de sa lutte avec les hommes de tout à
l'heure. La vengeance de Dieu soit sur moi si je
ne l'avertis pas. » Elle attendit Gereint, et quand il
fut près d'elle : « Seigneur, » dit-elle, «n'entends-
tu pas la conversation de ces hommes là-bas à ton
sujet ?» — « Ou'est-ce, » répondit-il ? — «Ils sont
en train de dire qu'ils auront tout ceci comme butin
à bon marché. » — « Par moi et Dieu, ce qui est
r, i:reint et emd 1')7
plus pénible pour moi que la conversation de ces
gens-là, c'est que tu ne te taises point vis-à-vis de
moi et que tu ne te conformes pasàmon ordre.» —
« Seigneur, je ne veux pas qu'on te prenne à l'im-
proviste. » — « Tais-toi désormais. Ta tendresse
n'en est pas une pour moi. » A ce moment, un des
chevaliers, baissant sa lance, se dirigea vers Ge-
reint, et s'élança sur lui avec succès, pensait-il.
Gercint reçut le choc tranquillement, d'un coup le
fit passer à côté, et se jeta en plein sur le chcva-
valier. Tel fut le choc de l'homme et du cheval,
que le nombre des armes ne servit de rien au che-
valier, que la pointe de la lance sortit de l'autre
côté, qu'il eut une bonne partie de la hampe dans
le corps, et que Gereint le précipita à terre de toute
la longueur de son bras et de sa lance par-dessus
la croupe de son cheval. Les deux autres cheva-
liers chargèrent tour à tour et n'eurent pas meil-
leure chance,
Lajeune femme s'était arrêtée et regardait. Elle
était anxieuse dans la crainte que Gereint ne fût
blessé dans sa lutte avec ces hommes, et aussi
joyeuse en le voyant avoir le dessus. Gereint des-
cendit, amarra les trois armures dans les trois
selles, et attacha les trois chevaux ensemble par
le frein, de sorte qu'il avait avec lui sept che-
vaux. Puis il remonta, et commanda à la jeune
femme de les pousser devant. « 11 vaut autant que
je me taise, » ajouta-t-il, « car tu ne te conforme-
ras pas à mon ordre. » — « Je le ferai, seigneur,»
■158 LES MABINOGION
dit-elle, « dans la mesure du possible; seulemeiiL
je ne pourrai te cacher les propos menaçants et
terribles que je puis entendre à ton sujet de la part
d'étrangers, comme ceux-ci, qui rôdent à travers
les pays déserts. » — « Par moi et Dieu, ta ten-
dresse n'en est pas une pour moi. Tais-toi désor-
mais. » — « Je le ferai, seigneur, autant que pos-
sible. » La jeune femme alla en avant, les chevaux
devant elle, et garda son avance.
Du taillis dont nous avons parlé un peu plus
haut, ils firent route à travers une terre décou-
verte, d'une agréable élévation, heureusement unie,
riche. Au loin, ils aperçurent un bois, et, s'ils en
voyaient la partie la plus proche, ils n'en distin-
guaient ni les côtés ni l'extrémité. Ils s'y rendirent,
et, en sortant (1), ils virent cinq chevaliers ardents
et vaillants, forts et solides, sur des chevaux de
guerre gros et robustes, à l'épaisse ossature, dévo-
rant Tespace, tous parfaitement armés, hommes
et chevaux. Lorsqu'ils furent tout prêts, Enid les
entendit dire entre eux : « Voici pour nous une
bonne aubaine : nous aurons à bon marché, sans
nulle peine, tous ces chevaux et ces armures, ainsi
que la pucelle, pour ce qui est de ce chevalier là-
bas, affaissé, courbé, triste.» Enid fut très inquiète
en entendant les propos de ces hommes, au point
qu'elle ne savait au monde que faire. A la fin, elle
(1) Le texte paraît altéré : au lieu de en sortant, d'après ce qui
suit, il faudrait : en entrant {y'r coet au lieu de o'r coet.)
GEREIiNT ET ENID 151)
se décida à avertir Gereint. Elle tourna bride de
son côté. « wSeigncur, » lui dit-elle, « si tu avais
entendu la conversation de ces liommes là-bas
comme je l'ai entendue, tu ferais plus attention
que tu ne lefais.» Geraintsouritd'un air contraint,
irrité, redoutable, amer, et dit: « Je t'entends tou-
jours enfreindre toutes mes défenses ; il se pour-
rait que tu eusses bientôt à t'en repentir. » Au
même moment les chevaliers se rencontrèrent avec
lui, et Gereint les renversa victorieusement, super-
bement tous les cinq. 11 mit les cinq armures dans
les cinq selles, attacha les douze chevaux ensem-
ble par le frein et les confia à Enit. « Je ne sais
pas, » dit-il, « à quoi il me sert de te donner des
ordres. Pour cette fois que mon ordre te serve d'a-
vertissement. » La jeune femme s'avança vers le
bois et garda l'avance, comme Gereint le lui avait
commandé. Il eût été dur pour Gereint de voir une
jeune femme comme elle obligée, à cause des che-
vaux, à une marche aussi pénible, si la colère le
lui eût permis.
Ils cheminèrent dans le bois qui était profond;
la nuit les y surprit. « Jeunefemme,» dit-il, « il ne
nous sert pas de chercher à marcher. » — « Bien,
seigneur, » répondit-elle ; « nous ferons ce que tu
voudras. » — « Ce que nous avons de mieux à
faire, c'est de nous détourner de la route dans le
bois pour nous reposer, et d'attendre le jour pour
voyager. » — « Volontiers. » C'est ce qu'ils firent.
Il descendit de cheval et la mit à terre. « Je suis si
160 LES MABINOGION
fatigué,» dit-il, « que je ne puis pour rien au monde
m'empêcher de dormir. Veille, toi, les chevaux,
et ne dors pas. » — « Je le ferai, seigneur. » Il
dormit dans son armure et passa ainsi la nuit. Elle
n'était pas longue à cette époque de l'année. Quand
Enid aperçut les lueurs de l'aurore, elle tourna ses
yeux vers lui pour voir s'il dormait. A ce moment
il s'éveilla. « Je voulais déjà te réveiller, il y a pas
mal de temps, » dit-elle. Par lassitude, Gereint ne
dit rien, quoiqu'il ne l'eût pas autorisée à parler.
Gereint se leva et dit : « Prends les chevaux, va
devant, et garde ton avance comme tu l'as fait hier. »
Le jour était déjà un peu avancé quand ils quit-
tèrent le bois et arrivèrent à une plaine assez nue.
Il y avait des prairies des deux côtés et des fau-
cheurs en train de couper le foin, et, devant eux,
une rivière. 11 y fit descendre les chevaux, et, lors-
qu'ils eurent bu, ils gravirent une pente assez
élevée. Là, ils rencontrèrent un tout jeune homme,
assez mince, ayant autour du cou une serviette
avec quelque chose dedans, ils ne savaient quoi,
et, à la main, une petite cruche bleue et un bol
dessus. Le valet salua Gereint. « Dieu te donne
bien, » dit Gereint ; « d'où viens-tu ?» — « De la
ville qui est là-bas devant-toi. Trouverais-tu mau-
vais, seigneur, que je demande d'oîi tu viens toi-
même ?» — « Non, » dit Gereint ; « je viens de tra-
verser ce bois là-bas. » — « Ce n'est pas aujour-
d'hui que tu l'as traversé. » — « Non, dit-il : j'ai
passé la nuit dernière dans le bois. » — « Je sup-
GEREINT ET ENID 161
pose bien que la situation n'aguèredù être bonne
hier soir et que tu n'as eu ni à manger ni à boire.»
— « Non, certes, par moi et Dieu ! — « Veux-tu
suivre mon conseil ? Accepte de moi ce repas.» —
« Quel repas ? » — « Le déjeuner que j'apportais
à ces faucheurs là-bas, c'est-à-dire du pain, de la
viande et du vin (1). Si tu veux, seigneur, ils n'en
auront rien.» — « J'accepte, » dit Gereint; « Dieu
te le rende. » Gereint descendit de cheval. Le va-
let mit Enid à terre. Ils se lavèrent et prirent leur
repas. Le valet coupa le pain par tranches, leur
donna à boire, les servit complètement. Lorsqu'ils
eurent fini, il se leva et dit à Gereint : « Seigneur,
avec ta permission, je vais aller chercher à manger
aux faucheurs. » — « Va à la ville, » répondit Ge-
reint, « tout d'abord pour me retenir un logement
dans l'endroit le meilleur que tu connaisses et où
les chevaux soient le moins à l'étroit ; prends le
cheval et l'armure que tu voudras en récompense
de ton service et de ton présent. » — « Dieu te le
rende ; cela eût suffi à payer un service autrement
important que le mien. »
Le valet alla à la ville, retint le logement le meil-
leur et le plus confortable qu'il connût pour Ge-
reint ; puis il se rendit, avec son cheval et ses
armes à la cour, auprès du comte, et lui raconta
toute l'aventure. « Seigneur, » dit-il ensuite, « je
(1) Le vin pour des faucheurs ne peut guère être une boisson cel-
tique. Glireslien y ajoute fromage gras et gâteaux (de huen fro-
mant), {Erec et Enide, v. 3132).
I' 11
102 LES MABINOGION
vais retrouver le chevalier pour lui indiquer le lo-
gement. » — « Va, 2> dit le comte ; « s'il le désirait,
il trouverait ici bon accueil. » Le valet retourna
auprès de Gereint et l'informa qu'il aurait bon ac-
cueil de la part du comte dans sa cour même. Ge-
reint ne voulut que son logement. Il trouva, en y
arrivant, chambre confortable, avec abondance de
paille et d'habits, et endroit ample et commode
pour les chevaux. Le valet veilla à ce qu'ils fus-
sent bien servis. Quand ils furent désarmés, Ge-
reint dit à Enid : « Va de Tautre côté de la cham-
bre et ne passe pas de ce côté-ci. Fais venir, si tu
veux, la femme de la maison. » — « Je ferai, sei-
gneui', » répondit-elle, « comme tu dis. » A ce
moment l'hôtelier vint auprès de Gereint, le salua,
lui fit accueil, et lui demanda s'il avait mangé son
souper. Il répondit que oui. Le valet lui dit alors:
« Désires-tu boisson ou autre chose, avant que je
n'aille voir le comte? » — «En vérité, je veux bien,»
répondit-il. Le valet alla en ville et revint avec de
la boisson. Ils se mirent à boire ; mais, presque
aussitôt, Gereint dit : « Je ne peux m'empêcher de
dormir. » — « Bien, » dit le valet ; « pendant que
tu dormiras, j'irai voir le comte. » — « Va, et
reviens ici ensuite. » Gereint s'endormit ainsi
qu'Enid.
Le valet se rendit auprès du comte, qui lui de-
manda où logeait le chevalier. « Il ne faut pas que
je tarde, » dit le valet, « à aller le servir. » —
« Va, » dit le comte, « et salue-le de ma part. Dis-
GEREINT ET EMU 163
lui que j irai le voir bientôt. » — « Je le ferai. » Il
arriva lorsqu'il était temps pour eux de s'éveiller,
lisse levèrent et allèrent se promener. Lorsque le
moment leur parut venu, ils mangèrent. Le valet
les servit. Gereint demanda à l'hôtelier s'il avait
chez lui des compagnons qu'il voulût bien inviter
à venir près de lui. — « J'en ai,» dit-il. — « Amène-
les ici pour prendre en abondance, à mes irais,
tout ce qu'on peut trouver de mieux à acheter dans
la ville. » LMiôtelier amena là la meilleure société
qu'il eût pour festoyer aux frais de Gereint. Sur
ces entrefaites, le comte vint avec des chevaliers
ordonnés (1), lui douzième, faire visite à Gereint.
Celui-ci se leva et le salua. « Dieu te donne bien, »
dit le comte. Ils allèrent s'asseoir chacun suivant
son rang. Le comte s'entretint avec Gereint et lui
demanda quel était le but de son voyage. — « Pas
d'autre,» répondit-il, « que celui de chercher aven-
ture et faire ce que je jugerai à propos. » Alors le
comte considéra Enid avec attention, fixement. Ja-
mais, pensait-il, il n'avait vu une jeune fille plus
belle ni plus gracieuse qu'elle ; il concentra tout
son esprit et ses pensées sur elle (2). « Veux-tu me
permettre, » dit-il à Gereint, « d'aller m'entretenir
avec cette jeune femme là-bas, que je vois en quel-
que sorte comme séparée de toi ? » — « Très vo-
lontiers, » dit Gereint. 11 se rendit près d'Enid et
(1) V. notes critiques. C'est là un trait purement français.
(2) Ghreslien de Troyes, Erec, v, 3288 :
Tot son pansé an li avoit
164 LES MABINOGION
lui dit : « Jeune fille, il n'y a guère de plaisir pour
toi, dans un pareil voyage, en compagnie de cet
homme. » — « Il ne m'est pas désagréable, » ré-
pondit-elle, « de suivre la route qu'il lui plaît de
suivre. » — « Tu n'auras à tes ordres ni serviteurs
ni servantes.» — «J'arme mieux suivre cethomme
que d'avoir serviteurs et servantes. » — « Veux-tu
un bon conseil ? Reste avec moi, et je mettrai mon
comté en ta possession. » — « Non, par moi et
Dieu, cet homme est le premier et le seul à qui
j'aie jamais donné ma foi, et je ne lui serai pas in-
fidèle. » — « Tu as tort. Si je le tue, je t'aurai tant
que je voudrai, et quand je serai fatigué de toi, je
te jetterai dehors. Si tu consens pour l'amour de
moi, il y aura entre nous accord indissoluble, éter-
nel, tant que nous vivrons. » Elle réfléchit auxpa-
roles du comte, et trouva plus sage de lui inspirer
une confiance présomptueuse au sujet de sa de-
mande. « Seigneur, » dit-elle, « ce que tuas de mieux
à faire pour ne pas m'attirer trop de honte, c'est
de venir ici demain m'enlever, comme si je n'en sa-
vais rien. » — « Je le ferai, » répondit-il. Sur ce,
il se leva, prit congé et sortit, lui et ses hommes.
Pour le moment, elle ne parla pas à Gereint de
son entretien avec le comte, de peur d'accroître sa
colère, ses soucis et son agitation. Ils allèrent se
coucher quand il fut temps. Elle dormit un peu au
commencement de la nuit. A minuit, elle s'éveilla,
mit les armes de Gereint en état toutes ensemble,
de façon à ce qu'il n'eût qu'à les vêtir, et, avec
.^^Jl
GEREINT ET ENID 165
beaucoup d'appréhension et de crainte pour sa
démarclic, elle alla jusqu'au bord du lit de Gereint
et lui dit à voix basse, doucement : « Seigneur,
réveille-loi et habille-toi. Ecoute l'entretien que
j'ai eu avec le comte et ses intentions à mon
égard. » Elle révéla à Gereint toute la conversation.
Quoiqu'il lut irrité contre elle, il tint compte de
l'avertissement et s'habilla. Elle alluma de la chan-
delle pour l'éclairer pendant qu'il s'habillait.
« Laisse là la chandelle, » dit-il, «et dis au maître
de la maison de venir ici. » Elle obéit. L'hôtelier
se rendit auprès de Gereint. « Sais-tu combien je
te dois ? » lui dit-il. — « Peu de chose, je crois,
seigneur. » — « Quoi qu'il en soit de ma dette,
prends onze chevaux et onze armures. » — « Dieu
tele rende, seigneur; mais je n'ai pas dépensé pour
toi la valeur d'une seule de ces armures. » —
« Qu'importe ! Tu n'en seras que plus riche. Veux-
tu me guider hors de la ville ?» — « Volontiers ;
et de quel côté comptes-tu aller?» — « Je voudrais
aller du côté opposé à celui par lequel nous som-
mes entrés en ville. » L'hôtelier le conduisit
aussi loin qu'il le voulut. Alors Gereint ordonna
à Enid de prendre de l'avance comme auparavant.
Elle le fit et partit devant elle. L'hôtelier retourna
chez lui.
Il venait à peine de rentrer qu'il entendit venir
sur sa maison le plus grand bruit qu'il eût jamais
entendu. Lorqu'il regarda dehors, il vit quatre-
vingts chevaliers complètement armés et le comte
166 LES MABINOGION
Dwnn (1) à leur tête. « Où est le chevalier ? »
s'écria-t-il. — « Par ta main, seigneur, » dit l'hô-
telier, « il est déjà à une certaine distance d'ici ;
il est parti depuis pas mal de temps. » — « Pour-
quoi, vilain, l'as-tu laissé aller sans m'avertir ? »
— « Seigneur, tu ne me l'avais pas commandé; si
lu l'avais fait, je ne l'aurais pas laissé aller. » —
« De quel côté crois-tu qu'il soit allé ?» — « .Je ne
sais ; seulement, c'est la grand'rue qu'il a prise. »
Ils tournèrent bride vers cette rue, aperçurent les
traces des pieds des chevaux, les suivirent et arri-
rivèrent à la grand'route.
Enid, quand elle vit le jour poindre, regarda
derrière elle, et aperçut comme un brouillard et un
nuage qui approchait de plus en plus. Elle s'en
inquiéta, pensant que c'étaient le comte et sa suite
lancés à leur poursuite. A ce moment, elle vit un
chevalier apparaître hors du nuage. « Par nia foi,»
dit-elle, « je l'avertirai, au risque d'être tuée par lui.
J'aime mieux mourir de sa main que de le voir tuer
sans l'avoir prévenu. Seigneur, » lui dit-elle, « ne
vois-tu pas cet homme se diriger vers toi suivi de
beaucoup d'autres ?» — « Je le vois, » répondit-
il. « On a beau te commander le silence, tu ne te
tairas jamais. Ton avertissement ne compte pas
pour moi ; ne m'adresse plus la parole. » Il se
retourna contre le chevalier, et, du premier assaut,
le jeta sous les pieds de son cheval. Il continua à
1 1) Dwnn signifie brun.
GEREINT ET EMD 1G7
les culbuter au premier choc, tant qu'il resta un
seul des quatre-vingts chevaliers. Le vaincu était
toujours remplacé par un plus fort, le comte res-
tant apart. Le comte vint le dernier. Il brisa contre
lui une première lance, puis une seconde. Gereint
se tourna contre lui, et, s'élançant, le frappa de sa
lance au beau milieu de son bouclier, si bien que
le bouclier se brisa, ainsi que toute l'armure, dans
cette direction, et qu'il fut jeté lui-même par-des-
sus la croupe de son cheval à terre, en péril de
mort. Gereint s'approcha de lui; le bruitdes sabots
du cheval fit revenir le comte de son évanouisse-
ment. « Seigneur, » dit-il à Gereint, « ta merci. »
Gereint lui accorda merci. Par suite de la dureté
du sol sur lequel ils avaientété précipités et de la
violence des assauts qu'ils avaient eus à subir, pas
un d'eux ne s'en alla sans avoir reçu de Gereint un
saut mortellement douloureux, amenant de cuisan-
tes blessures et brisant le corps.
Gereint s'en alla devant lui, suivant la route sur
laquelle il se trouvait. La jeune femme garda son
avance. Près d'eux ils virent une vallée, la plus
belle qu'oneùt jamais vue, traversée parunegrande
rivière, un pont sur la rivière, et une route con-
duisant à la rivière ; plus haut que le pont, de l'au-
tre côté, il y avait une ville forte, la plus belle du
monde. Comme il se dirigeait vers le pont, Gereint
vit venir de son côté, à travers un taillis épais de
peu d'étendue, un chevalier monté sur un cheval
gros et grand, au pas égal, fier et docile. «Cheva-
168 LES MABINOGION
lier, » lui dit-il, « d'où viens-tu ?» — « Je viens, »
répondit-il, « de cette vallée là-bas.» — « Oui pos-
sède cette belle vallée et cette belle ville forte ? »
— « Je vais te le dire : les Francs et les Saxons
l'appellent Gwiffret Petit, et les Kyinry le Petit
Roi (1). » — « Puis-je aller à ce pont et à la grand'
route qui passe le plus près sous les murs de la
ville ? » — « Ne mets pas les pieds sur la terre qui
est de l'autre côté du pont, si tu ne veux avoir
afîaire à lui; c'est son habitude que pas un cheva-
lier ne passe sur ses terres sans se rencontrer avec
lui. » — « Par moi et Dieu, je suivrai cette route
malgré lui. » — « S'il en est ainsi, je crois bien
que tu auras honte et affront. » Gereint, d'un air
furieux, avec résolution et colère, se dirigea vers
la route qu'il avait auparavant l'intention de sui-
vre. Et ce ne fut pas celle qui menait à la ville
par le pont qu'il prit, mais celle qui menait à une
eminence au sol dur, solide, élevée, à la vaste vue.
Il vit aussitôt venir avec lui un chevalier monté
sur un cheval de guerre fort et gros, à la démar-
che vaillante, au large sabot, au large poitrail :
jamais il n'avait vu d'homme plus petit ; il était
complètement armé, lui et son coursier. En attei-
gnant Gereint, il s'écria : « Dis, seigneur, est-ce
par ignorance ou par présomption que tu as cher-
ché à me faire perdre mon privilège et à violer ma
(1) Cet épisode indiquerait un pays où les trois langues se par-
laient, c'est-à-dire, les marches de Galles, et surtout le Corn^^al!.
GEREINT ET EMD 109
loi ?» — « Non, » répondit Gereinl, «je ne savais
pas que le chemin fût fermé à personne. » —
« Comme tu le savais, viens avec moi à ma cour
pour me donner satisfaction. » — « Je n'irai point,
par ma foi ; je n'irai même pas à la courdetonsei-
gneur, à moins que ce ne soit Arthur. » — « Par
la main d'Arthur, j'aurai satisfaction de toi ou souf-
france extrême. » Et ils s'attaquèrent immédiate-
ment.
Un écuyer à lui vint les fournir de lances à me-
sure qu'ils les brisaient. Ils se donnaient l'un à
l'autre, sur leurs ecus, des coups durs, violents, au
point que les ecus en perdirent toute leur couleur.
Gereint ne trouvait guère agréable de se battre
avec lui, à cause de sa petitesse, de la difficulté
de le bien voir, et de la violence des coups qu'il
donnait lui aussi. Ils ne cessèrent de frapper que
lorsque les chevaux s'abattirent sur leurs genoux,
et qu'enfin Gereint l'eut jeté à terre, la tête la pre-
mière. Alors ils se battirent à ])ied. Ils se donnè-
rent l'un à l'autre des coups rapides et irrités, rudes
et vaillants, forts et cuisants. Ils trouèrent leurs
heaumes, entamèrent leurs cervelières, détraquè-
rent leurs armures, si bien qu'ils étaient aveuglés
par la sueur et le sang. A la fin Gereint entra en
fureur, appela à lui toutes ses forces, et avec co-
lère, rapidité, cruellement, solidement, il leva son
épée et lui déchargea sur la tête un coup mortelle-
ment violent, pénétrant comme le poison, furieux,
amer, au point qu'il brisa toute l'armure de la
170 LES MABINOGION
tête, la peau, la chair,qu'il entama l'osetque l'épée
du petit roi fut lancée au bout le plus éloigné du
champ. Il demanda au nom de Dieu à Gereintgrâce
et merci. — « Tu l'auras, » dit Gereint, «malgré ton
manque de courtoisie et de politesse, à condition
d'être mon compagnon, de ne jamais rien faire con-
tre moi désormais, et, si tu apprends que je suis
dans la peine, de venir m'en délivrer. » — « Je le
ferai, seigneur, avec plaisir. » Quand il lui en eut
donné sa foi, il ajouta : « Et toi, seigneur, tu vien-
dras sans doute avec moi à ma cour, là-bas, pour
te remettre de tes fatigues et de ta lassitude. » —
« Je n'irai point, par moi et Dieu, » répondit Ge-
reint. Gwiffret le Petit aperçut alors Enid: il trouva
dur de voir une créature aussi noble qu'elle sup-
porter tant de souffrances. « Seigneur, » dit-il à
Gereint,«tuas tort de ne pas te laisser aller au délas-
sement et au repos. S'il te survient, dans cet état,
une aventure difficile, il ne te sera pas facile d'en
venir à bout. » Gereint ne voulut que continuer
son voyage.
Il remonta à cheval, couvert de sang et souf-
frant. La jeune femme reprit son avance. Ils mar-
chèrent vers un bois qu'ils apercevaient à côté
d'eux. La chaleur était grande, et les armes, par
la sueur et le sang, collaient à sa chair. Arrivés
dans le bois, il s'arrêta sous un arbre, pour éviter
la chaleur. Ladouleur de ses blessures se fit alors
sentir plus vivement à lui qu'au moment où il les
avait reçues. Enid se tenait sous un autre arbre.
GEREINT ET ENID 171
A ce moment, ils entendirent le son des cors et le
tumulte d'un grand rassemblement: c'était Arthur
et sa suite qui descendaient dans le bois. Gereint
se demandait quelle route il prendrait pour les
éviter, lorqu'un piéton l'aperçut : c'était le valet
du dislein de la cour. Il alla trouver le distein et
lui dit quelle sorte de chevalier il avait vu dans le
bois. Le dislein fit équiper son cheval, prit sa lance
et son bouclier, et se rendit auprès de Gereint.
« Chevalier, » lui dit-il, « que fais-tu ici ? » — «Je
suis au frais sous cet arbre, et j'évite l'ardeur du
soleil et de la chaleur. » — « Oui es-tu et quel
est le but de ton voyage ?» — « Chercher des
aventures et aller où il me plaît. » — « Eh bien,
dit Kei, « viens avec moi faire visite à Arthur,
qui est ici près. » — « Je n'irai point, par moi et
Dieu. » — « Il te faudra bien venir. » Gereint re-
connaissait Kei, mais Kei ne reconnaissait pas Ge-
reint. Kei chargea Gereint du mieux qu'il put. Gereint
irrité, le frappa du bois de sa lance sous le men-
ton et le jeta à terre, la tête la première : ce fut
tout le mal qu'il lui fit. Kei se leva, tout hors
de lui, remonta à cheval et se rendit à son logis.
De là, il se rendit au pavillon de Gwalchmei.
«Seigneur, un de mes serviteurs vient de me dire
qu'il a vu dans le bois, là-haut, un chevalier blessé,
avec une armure en très mauvais état. Tu ferais
bien d'aller voir si c'est vrai. » — « Cela m'est
égal, » répondit Gwalchmei. — « Prends ton cheval
et une partie de tes armes, car j'ai appris qu'il
172 LES MABI>'0G10N
n'est guère aimable pour ceux qui vont le trou-
ver. >
Gwalchmei prit sa lance et son bouclier, monta
à cheval et serendit auprès de Gereint. « Chevalier,»
lui dit-il, « quel voyage fais-tu ?» — « Je voyage
pour mes affaires et je cherche aventure par le
monde.» — « Diras-tuqui tues et viendras-tu faire
visite à Arthur, qui est ici près ?» — « Je ne veux
pas entrer en relation avec toi pour le moment, et je
n'irai pas voir Arthur. » 11 reconnut Gwalchmei,
mais Gwalchmei ne le reconnut pas. « 11 ne sera
pas dit, » s'écria Gwalchmei, « que je t'aie laissé
aller avant d'avoir su qui tu étais. » Il le chargea
avec sa lance et frappa son écu au point que sa
lance fut brisée et leurs chevaux front à front.
Gwalchmei le regarda alors avec attention et le
le reconnut. « Oh ! Gereint, » s'écria-t-il, «est-ce
toi ? » — « Je ne suis pas Gereint, » répondit-il.
— « Tu es bien Gereint, par moi et Dieu. C'est une
triste et déraisonnable expédition que la tienne. »,
En jetant les yeux autour de lui, il aperçut Enid,
la salua et lui montra joyeux visage. « Gereint, »
dit Gwalchmei, « viens voir Arthur, ton seigneur
et ton cousin. » — « Je n'irai pas, » répondit-il ;
« je ne suis pas dans unétat à me présenter devant
qui que ce soit. » A ce moment, un des écuyers
vint après Gwalchmei pour chercher des nouvel-
les. Gwalchmei l'envoya avertir Arthur que Gereint
était blessé, qu'il ne voulait pas le voir et que c'é-
tait pitié de voir l'état dans lequel il se trouvait.
GEREINT ET EIVID 173
et lout cela sans que Gereint le sût, à part, à voix
basse : « Recommande à A.rthur, »ajouta-t-il,« d'ap-
procher sa tente de la route, car il n'ira pas le voir
de bon gré, et il n'est pas facile de l'y contraindre
dans le triste état où il est. » L'écuyer alla rap-
porter tout cela à Arthur, qui fit transporter son
pavillon sur le bord de la route. L'àmed'Enid alors
en fut réjouie. Gwalchmei essaya de faire enten-
dre raison à Gereint tout le long de la roule, jus-
qu'au campement d'Arthur, à l'endroit où les pa-
ges étaient en train de tendre son pavillon sur le
bord de la roule. « Seigneur, » dit Gereint, « porte-
toi bien. » — « Dieu le donne bien, » répondit
Arthur ; « qui es-lu ?» — « Gereint, » dit Gwal-
chmei ; « de sa propre volonté, il ne serait pas
venu te voir aujourd'hui. » — « En vérité, » répon-
dit Arthur, « il n'est pas dans son bon sens. » A
ce moment, Enid arriva près d'Arthur et lui offrit
ses souhaits. — « Dieu le fasse bien, » répondit-
il ; « que quelqu'un la mette à terre», ce que fil un
des pages. « Hélas, Enid, dit-il, quel voyage est
celui-ci ?» — « Je ne sais, seigneur, » dit-elle ;
« seulement, mon devoir est de suivre la même
roule qu'il lui plaira de suivre lui-même. » —
« Seigneur, » dit Gereint, « nous allons nous met-
tre en roule, avec ta permission. » — « Où cela?
Tu ne peux partir maintenanlà moins que tu veuil-
les acheter ta perle. » — « Il ne voulait pas
mepermetlre à moi-même de l'inviter , » dit Gwal-
chmei. — « 11 me le permettra bien à moi, »
174 LES MABINOGION
dit Arthur ; « et, de plus, il ne s'en ira pas d'ici
qu'il ne soit guérit. » — « Je préférerais, » dit Ge-
reint, « que tu me laissasses aller. » — « Je n'en
ferai rien, par moi et Dieu. » 11 fit appeler les pu-
celles pour Enid et la fit conduire à la chambre du
pavillon deGwenhwyvar.Gwenhwyvar et toutes les
dames lui firent bon accueil. On la débarrassa de
son habit de cheval et on lui en revêtit un autre.
Arthur appela Kadyrieith, lui ordonna de tendre
un pavillon pour Gereint et ses médecins, et le
chargea de ne le laisser manquer de rien de ce
qu'il lui demanderait. Kadyrieith le fit ; il amena
Morgan Tut (1) et ses disciples à Gereint. Arthur et
sa cour restèrent là à peu près un mois pour soi-
gner Gereint.
Quand Gereint sentit ses chairs solides, il alla
trouver Arthur pour lui demander la permission
de se mettre en route. « Je ne sais pas, moi, » dit
Arthur, « si tu es encore bien guéri. » — Je le suis
assurément, seigneur,» répondit-il. — « Ce n'est
pas à toi que je me fierai là-dessus, mais aux mé-
decins qui t'ont soigné. » Il fit venir les médecins
et leur demanda si c'était vrai. « C'est vrai, » dit
Morgan Tut. Le lendemain Arthur lui permit de
s'en aller. Il partit pour terminer son expédition.
Le même jour Arthur se mit en route.
Gereint ordonna à Enid de prendre les devants et
1. Sur Morgan Tut, v. J. Loth. Contrib. ît l'étude des Romans
de la Table Ronde, page 31; cf. plus haut, p. 34, noie.
GEREINT ET ENID 175
de garder l'avance, comme elle l'avait fait aupa-
ravant. Elle se mit en marche et suivit la grand'
route. Comme ils alla lent a insi,ils entendirent les cris
les plus violents du monde près d'eux. « Arrête ici,
toi, » dit Gereint à Enid, « et attends. Je vais voirce
que signifient ces cris. » — « Je le ferai, » répon-
dit-elle. 11 partit et arriva à une clairière qui était
près de la route. Dans la clairière, il aperçut
deux chevaux, l'un avec une selle d'homme, l'autre
avec une selle de femme, et un chevalier, revêtu
de son armure, mort. Une jeune femme, revêtue d'un
habit de cheval, se lamentait, penchée sur le che-
valier. « Dame, » dit-il, « que t'cst-il arrivé ?» —
« Nous voyagions par ici, moi etl'homme que j'ai-
mais le plus, lorsque vinrent à nous trois géants^
qui, au mépris de toute justice, le tuèrent. » —
« Par oi^i sont-ils allés ?» — « Par là, par la
grand'route. » Il retourna vers Enid : « Va, » lui
dit-il, « auprès de la dame qui est là-bas, et attends-
moi là, si je reviens. » Cet ordre lui fit de la peine ;
elle se rendit cependant auprès de lajeunc femme,
qui faisait mal à entendre. Elle était persuadée
que Gereint n'en reviendrait pas.
Pour lui, il partit après les géants et les attei-
gnit. Chacun d'eux était plus grand que trois hom-
mes et avait sur l'épaule une énorme massue. Il
se précipita sur l'un d'eux et letraversade sa lance.
Il la retira du corps et en frappa le second de même
façon. Mais le troisième se retourna contre lui et
le frappa de sa massue, au point qu'il fendit le
176 LES MABIjNOGION
bouclier, entama l'épaule, que toutes ses blessures
se rouvrirent et qu'il se mit à perdre tout son sang.
Alors il tira son épée, ' fondit sur le géant et le
frappa d'un coup dur, rapide, énorme, violent,
vaillant, sur le haut de la tête, si bien qu'il lui fen-
dit la tête et le cou jusqu'aux deuxépauleset l'abat-
tit mort. Il laissa les morts ainsi, alla jusqu'à
l'endroit où était Enid, et à sa vue, tomba sans vie
de dessus son cheval. Enid poussa des cris terri-
bles, perçants, continuels, douloureux. Elle accou-
rut à l'endroit où il était tombé et se jeta sur son
corps. A ses cris, aussitôt vinrent le comte Limw-
ris (1) et sa suite, qui suivaient cette route ; ils ac-
coururent à travers la route. « Dame, » dit le comte
à Enid, « que t'est-il arrivé? > — « Seigneur,» ré-
pondit-elle, « il est tué l'homme que j'aimais et
que j'aimerai toujours le plus. » — « Et à toi, »
dit-il à l'autre dame, « que t'est-il arrivé ? « —
« Celui que j'aimais le plus moi aussi, » dit-elle,
« est tué. » — « Qui les a tués ?» — « Les géants
avaient tué mon plus aimé. L'autre chevalier est
allé à leur poursuite et est revenu d'auprès d'eux
dans l'état que tu vois, perdant excessivement de
sang. Je ne crois pas qu'il les ait quittés sans
avoir tué quelqu'un d'eux et peut-être tous. » Le
(1) Le comte, dans Chrestien, amène Erec au château de Limors
{Erec, V. 4717). La graphie Limioris (dans Limivris, i est voyelle
irrationnelle) est galloise mais suppose une forme française Limours.
Le comte chez Chrestien s'appelle Oringlesiv. i9il : Li cuens Orin-
gles de Limors).
GEREIiNT ET EMD 177
comte fit enterrer le chevalier qui avait été laissé
mort. Pour Gereint,il supposait qu'il y avaitencore
en lui un reste de vie. Pour voir s'il en revien-
drait, il le fit transporter avec lui à sa cour, sur
une bière, dans le creux de son bouclier. Les deux
jeunes femmes l'y accompagnèrent.
Lorsqu'on y fut arrivé, on plaça Gereint, toujours
dans sa bière, sur une table placée de front dans
la salle (l). Chacun se débarrassa de ses habits de
voyage. Le comte pria Enid d'en faire autant et
de prendre un autre habit. « Je n'en ferai rien, par
moi et Dieu, » dit-elle. — « Dame, » dit-il, « ne
sois pas si triste. » — « Il est bien difficile de
me raisonner sur ce point. » — « Je ferai en sorte
que tu n'aies pas lieu d'être triste, quoi qu'il
arrive de ce chevalier, qu'il meure ou qu'il vive.
J'ai un bon comté : tu l'auras en ta possession,
et moi avec lui. Sois joyeuse, heureuse désor-
mais. » — « Je ne le serai pas, j'en prends Dieu à
témoin, tant que jevivrai désormais. » — « Viens
manger. > — « Je n'irai point, par moi et Dieu. »
— « Tu viendras, par moi et Dieu. » Et il l'em-
mena à table, malgré elle, et lui demanda avec insis-
tance de manger. — « Je ne mangerai pas, j'en
atteste Dieu, jusqu'à ce que mange celui qui est
sur la bière là-bas. » — « Voilà une parole que
(1) Chrcstien, Erec v.4742 :
Anmi la sale sur un dois
Ont le cors mis lot estanda,
Lez lui sa lance et son escu.
II 12
178 LES MABINOGION
tu ne pourras tenir : cet homme n'est-il pas, autant
vaut dire, mort ?» — « J essaierai. » Alors il lui
proposa une coupe pleine. « Bois cette coupe, et
tes sentiments changeront. » — « Honte à moi, »
répondit-elle, « si je hois avant qu'il ne boive lui-
même! » — « En vérité, » s'écria le comte, «je ne
suis pas plus avancé d^être aimable à ton égard que
désagréable! » Et il lui donna un soufflet (1). Elle
jeta un cri perçant^ violent. Elle éprouvait une dou-
leur plus grande que jamais en pensantque si Gereint
avait été vivant, on ne l'aurait pas souffletée ainsi.
A ses cris, Gereint sortit de son évanouissement,
se mit sur son séant, et, trouvant son épée dans
le creux de son bouclier, s'élança jusqu'auprès du
comte et lui déchargea un coup furieux et perçant,
cuisant comme le poison, vigoureux et assuré, sur
le haut de la tête, si bien qu'il le fendit en deux et
que l'épée entama la table. Tout le monde aban-
donna les tables et s'enfuit dehors. Ce n'est pas
tant la crainte de l'homme vivant qui les saisissait
que le spectacle du mort se levant pour les frap-
per. Gereint jeta les yeux sur Enid, et une double
douleur lepénétra envoyant qu'Enidavait perduses
couleurs et son air habituel, et par la conscience
qu'il avait de son innocence. « Dame, * dit-il,
(1) Chez Ghrestien de Troyes, le chevalier force Enide à accepter
sa main; le lendemain, il donne un repas de noces, et, par un
raffinement de cruauté, place en face le corps d'Erec sur une
bière. La scène, pour le reste, ne diffère ^'uère de celle de notre
roman.
GEREINT ET EMD 179
« sais-tu OÙ sont nos chevaux ? » — « Je sais où
est le tien, mais je ne sais où est allé l'autre. Le
tien est à cette maison là-bas. » Il y alla, fît sortir
son cheval, monta, et, enlevant Enid de terre, la
plaça entre lui et l'arçon de devant, et s'éloigna.
Pendant qu'ils chevauchaient ainsi entre deux
haies, la nuit commençant à triompher du jour,
ils aperçurent tout d'un coup derrière eux, entre
eux et le ciel, des hampes de lances, et entendirent
un bruit de sabots de chevaux et le tumulte d'une
troupe. « J'entends venir derrière nous, » dit
Gereint ; « je vais te déposer de l'autre côté de la
haie. ;> A ce moment, un chevalier se dirigea sur
lui, la lance baissée. Et le voyant, Enid s'écria :
« Seigneur, quelle gloire auras-tu à tuer un homme
mort, qui que tu puisses être? » — « Ciel, » dit-il,
« serait-ce Gereint ?» — « Assurément, par moi
et Dieu ; et qui es-tu toi-même ?» — « Je suis le
Petit Roi ; je viens à ton secours, parce que j'ai
appris que tu étais dans la peine. Si tu avais suivi
mon conseil, tu n'aurais pas éprouvé tous ces
malheurs.» — «Onne peutrien, » réponditGereint,
« contre la volonté de Dieu ; grand bienpeut cepen-
dant venird'un bon conseil. » — « Assurément, et
je puis t'en donner un bon dans les circonstances
présentes : tu vas venir avec moi à la cour d'un
gendre d'une sœur à moi, tout près ici, pour te faire
traiter par les meilleurs médecins du royaume. »
— « Volontiers, allons,» répondit-il. On fit monter
Enid sur le cheval d'un des écuyers, et ils se ren-
180 LES MABINOGION
dirent à la cour du baron. On leur fit bon accueil.
Ils y trouvèrent attentionset service. Le lendemain
matin, on se mit en quête de médecins : ils ne
tardèrent pas à arriver, et ils le soignèrent jusqu'à
complète guérison. Entre temps, il avait chargé le
Petit Roi de faire remettre ses armes en état, de
sorte qu'elles étaient aussi bonnes que jamais. Ils
restèrent là un mois et quinze jours. Le Petit Roi
lui dit alors : « Nous allons nous rendre à ma cour
à moi maintenant, pour nous reposer et prendre
nos aises. » — « Si tu le voulais bien, » dit Gereint,
« nous marcherions encore un jour, et ensuitenous
reviendrions. » — « Volontiers; ouvrela marche.»
Dans la jeunesse da jour, ils se mirenten route.
Enid se montrait avec eux plus heureuse et plus
joyeuse qu'elle ne l'avait jamais été. Ils arrivèrent
à la grand'route et virent qu'elle se divisait en deux.
Sur un deschemins, ils aperçurentun piéton venant
à eux. Gwiffret lui demanda : « Piéton, de quel
côté viens-tu ?» — « De ce pays là-bas, » répon-
dit-il, « défaire des commissions. » — « Dis-moi,»
dit Gereint, « lequel de ces deux chemins vaut-il
mieux que nous prenions ?» — «Tu feras mieux
de prendre celui-ci ; si tu vas à l'autre, là-bas, tu
n'en reviendras pas. Là-bas est le clos du Nuage,
et il yades jeuxenchantés. De tous ceux qui y sont
allés, pas un n'est revenu. Là est la cour du
comte Owein (1) ; il ne permet à personne devenir
(1) Chreslien de Troyes l'appelle Evrain. Sui* cet épisode connu
GEREINT ET EiMD 181
prendre logis en ville, à moins qu'on n'aille à sa
cour. » — « Par moi et Dieu, c'est par ce chemin
que nous irons. ». Et alors, suivant cette route, ils
arrivèrent à la ville.
Ils prirent leur logement dans l'endroit de la
ville qui leur parut le plus beau et le plus agréa-
ble. Comme ils y étaient, un jeune écuyer vint à
eux et les salua. « Dieu te donne bien, » répondi-
rent-ils. — « Gentilshommes, quels préparatifs
sont les vôtres ici ?» — « Nous prenons un loge-
ment et nous restons ici cette nuit. » — « Ce n'est
pas l'habitude de l'homme à qui appartient cette
ville de permettre à aucun gentilhomme d'y loger,
à moins qu'il n'aille le trouver à sa cour. Venez
donc à la cour. » — « Volontiers, » dit Gereint.
Ils suivirent l'écuyer. On les accueillit bien à la
cour. Le comte vint à leur rencontre dans la salle,
et commanda de préparer les tables. Ils se levèrent
et allèrent s'asseoir : Gereint, d'un côté du comte,
et Enid, de l'autre ; le Petit Roi tout à côté d'Enid
et la comtesse à côté de Gereint ; chacun ensuite
suivant sa dignité. Gereint se mit à réfléchir aux
jeux, et, pensant qu'on ne le laisserait pas y aller,
il cessa de manger. Le comte le regarda et crut
que c'était de peur d'aller aux jeux. Ils se repentit
de les avoir établis, quand ce n'eût été qu'à cause
de la perte d'un homme comme Gereint. Si Gereint
chez Chrestien sous le nom de la Joie de la cour, v. E. Philipot,
un épisode d'Erec et Enide {Romania, XXV).
182 LES MABINOGION
lui avait demandé d'abolir ces jeux à jamais, il
l'eût fait volontiers. Il dit à Gereint : « A quoi
penses-tu, que tu ne manges pas ? Si tu appréhen-
des d'aller aux jeux, tu obtiendras de moi de n'y
point aller, et même que personne n'y aille plus
jamais, par considération pour toi. » — « Dieu te
le rende : je ne désire rien tant que d'y aller et de
m'y faire guider. » — « Si tu le préfères, je le fera^
volontiers. » — « Oui, en vérité, » répondit-il. Ils
mangèrent. Ils eurent service complet, abondance
de présents, quantité de boissons. Le repas ter-
miné, ils se levèrent. Gereint demanda son cheval
et ses armes, et se harnacha, lui et son destrier.
Toutes les troupes se rendirent à la limite du clos.
La haie s'élevait à perte de vue dans l'air. Sur
chacun des pieux qu'on apercevait dans le champ,
il y avait une tête d'homme, deux pieux exceptés(l),
et on y apercevait des pieux de tous côtés. « Quel-
qu'un pourra-t-il accompagner le prince,» dit alors
le Petit Roi, « ou ira t-il tout seul ? > — « Per-
sonne, » répondit Owein. — « Par quel côté entre-
t-on ? » demanda Gereint. — « Je ne sais, » dit
Owein. « Va par le côté que tu voudras et qui te
paraîtra le plus commode. » Et sans crainte, sans
hésitation, il s'avança dans la nuée.
En en sortant, il arriva dans un grand verger, avec
un espace libre au milieu, où il aperçut un pavil-
(1) Chez Chrestien, un seul pieu est vide, ce qui paraît plus pri-
mitif (cf. E. Philipot, loc. cit., p. 5).
GEREINT ET ENID 183
Ion depaile ausommet rouge. La porte était ouverte.
En facede la porte était un pommier(l),etun grand
cor d'appel était suspendu à une branche de l'ar-
bre, Gereint mit pied à terre et entra : il n'y avait
qu'une pucelle assise dans une chaire dorée ; en
face d'elle était une autre chaire vide- Gereint s'y
assit. « Seigneur, » dit la jeune fille, «je ne te con-
seille pas de t'asseoir dans cette chaire.» — « Pour-
quoi ?» — « Celui à qui elle appartient n'a jamais
permis qu'un autre s'y assît. » — « Il m'est fort
égal qu'il trouve mal que je m'y assoie. » A ce
moment un grand bruit se fit entendre à Tentour
du pavillon. Gereint alla voir ce que cela signifiait,
et il aperçut un chevalier monté sur un cheval de
guerre, aux naseaux orgueilleux, ardent et fier,
aux os forts ; une cotte d'armes divisée en deux le
couvrait, lui et son cheval, et il y avait dessous une
armure complète. « Dis, seigneur, » demanda-t-il
à Gereint, « qui t'a prié de t'asseoir là?» — « Moi-
même. » — « Tu as eu tort de me causer pareille
honte et pareil affront. Lève-toi de là pour me
donner satisfaction pour ton manque de courtoi-
sie. » Gereint se leva, et aussitôt ils se battirent,
Ilsbrisèrentun assortiment dé lanccs,puis un second,
puis un troisième. Ils se donnaient l'un à l'autre
des coups durs et cuisants, rapides et violents. A
(1) Chrestien ne précise pas l'espèce d'arbre. Le roman gallois
suit évidemment la tradition. Sur un verger semblable dans le
Livre d'Arias, cf. E. Philipot, loc. cit., p. 17.
184 LES MABINOGTON
la fin, Gereint s'irrita, lança son cheval à toute
bride, se jeta sur lui et le frappa juste au milieu
de son écu, si bien qu'il le fendit, que la pointe de
la lance pénétra dans son armure, que toutes les
sangles se rompirent, et qu'il fut jeté à terre, par-
dessus la croupe de son cheval, de toute la longueur
de la lance et du bras de Gereint, la tcte la pre-
mière. « Oh ! seigneur, » dit-il à Gereint, « ta
merci, et tu auras tout ce que tu voudras. » — « Je
ne veux qu'une chose, » répondit-il ; « c'est qu'il
n'y ait plus jamais ici pareil jeu (1), ni champ de
nuage, ni enchantement et magie comme jusqu'à
ce jour. » — «Je te l'accorde volontiers, seigneur. »
— « Fais disparaître la nuée. » — « Sonne de ce
cor là-bas, et, aussitôt que tu sonneras, la nuée dis-
paraîtra pour toujours : elle ne devait pas disparaî-
tre avant que n'en sonnât un chevalier qui m'eût
terrassé. »
Triste et soucieuse était Enid à l'endroit où elle
était restée en pensant à Gereint. Alors Gereint
alla sonner du cor, et, au premier son qu'il en tira,
la nuée disparut. Toutes les troupes se réunirent,
et tout le monde fît la paix. Le comte invita Gereint
et le Petit Roi pour cette nuit-là. Le lendemain
matin, ils se séparèrent. Gereint se rendit dans
(1) Les jeux d'enchantement et magie (hut a lledrilh) parais-
sent avoir été l'essence du théâtre gallois (v. gall, guaroimaou,
gl. theatra ; my. gâU. gwarwyva, hrelon goariva) ; un poète du xii»
siècle s'accuse d'avoir fréquenté les gwarwyvaeu.
GEREINT ET ENID 185
ses Etats (i). II les gouverna à partir de là d'une
façon prospère ; sa vaillance et sa bravoure ne ces-
sèrent de lui maintenir gloire et réputation désor-
mais, ainsi qu'à Enid.
(1) Chez Chrcstien de Troves, Erec, après sa victoire sur le
chevalier Mabonagrain, reçoit la nouvelle de la mort du roi Lac,
on père. Il se fait couronner roi à Nentcs par Arthur. \oirInlro-
uction, I, p. 54, 56.
NOTES CRITIQUES
Notes critiques à Owein et Lunet
ou la Dame de la Fontaine
Page 162, 1. 5, trad. p. 3; lady Guest : el si on pouvait
dire qu^il y avait un portier. Cyt a le sens de quoique
V. Zeuss, Gr. Celt., 2^ éd., p. 730 ; cf. iMab., 99, 1. 2),
excepté dans quelques cas où il est pour cyhyd et a le
sens de aussi longtemps que (pour ce sens, cf. Daf. ab
Givil, p. 282 ; Ancient laïcs, I, p. 718). — L. 9 ; lady
Guest : les recevoir avec honneur, au lieu de : leur faire
les premiers honneurs (dechreu eu hanrydedu, « commen-
cer à les honorer»). — L. 10 et 11: lady Guest traduit yr
neh a dylyei {ceux qui avaient droit à), comme s'il y avait
yr neh a delei, ceux qui venaient.
Page 163, 1. 7, trad. p. 4 : talu vy ymdidan, « payer
mon récit. » Talu s'explique ici par le contexte, mais l'au-
teur n'aurait-il pas été influencé par le français conter, qui
avait les deux sens de compter Qi conter ? — L. 14 : lady
Guest inexactement : Je ne pensais pas quHl y eût au
monde d'entreprise trop grande pour moi. — L. 17: lady
G\iesiirad\iii eithavoed by ty extrémités du monde, par ré-
188 LES MABIjNOGION
gions éloignées. — L. 19, trad. p. 5 ; au lieu de reç/eclaioc. Visez
redegawc. — L. 21 : au lieu de ar parth arall a gerdeis,
je lis : ar parth arall yr avon a gerdeis, leçon qui se re-
trouve p. 171, 1. 1, dans le récit du même voyage fait par
Owein. Lady Guest a suivi la lettre du texte, et compris
qu'il s'agissait de la vallée, tandis qu'il s'agit de la rivière.
— L. 30, trad. p. 6 : ae saelheu ac eu pelydyr. Pely-
dyr ou peleidyr (pluriel de paladyr, paladr) a le sens de
hampe, fût et aussi de lance). Les détails du contexte mon-
trent qu'il s'agit plutôt de hampes de flèches. Pen, 4 (L.
Rh., 225) a : a saelheu ac eu peleidyr.
Page 164, 1. 3, trad. p. Q : yn nodeu udunt. Nod a le
sens de marque caractéristique, et même de renom : L.
Aneurin, F. a B., Il, 71.28; achubei gwarchatwei not ; cî.
76.9gwyrnot, etc. Le texte de Pen.4,Z,./?/i.,225,estaltéré:
a chyllell a llafneu eureit udunt o askwrn morvil ympoh
un or deu not. Le texte est sûrement altéré: il manque un
mot avant askwrn. — L. 10 et 11, trad. p. 6 : au lieu de
a chyfarch gwell a wneuthum idaiv, je lis : a chyfarch
gwell a vynnxon ou wneuthwn l'c/aîo, leçon justifiée par le
passage correspondant du roman, p. 171, 1 6, et par le
ontexte ici ; lady Guest a traduit littéralement : je le
saluai; or, à la ligne suivante, nous voyons que c'est le
maître du château qui le salue le premier. Dans Peredur,
p. 243, 1. 4, on trouve aussi tonaei/i faussement pour l'î/n-
nawd. — L. H *. 2/ t'-'^/^o/, mot à mot sa science. — L.24,
trad. p. 6 : roi est traduit par lady Guest par « vase»; Davies
le traduit par magis^ « pétrin. » — L. 30, trad. p. 7 : gor-
ffowys I je lis gorfroys pour orfroys, du français orfroys
(Pen. 4, L. Rh., 226 : orffreis). L. 30 : tynnu, « tendre,
étendre » ; lady Guest : placer.
Page 165, 1. 20 et 21, trad. p. 7 et 8 : lady Guest : «je
NOTES CRITIQUES 189
dis que j'étais heureux de trouver quelqu'un pour s'entre-
tenir avec moi, et que ce n'était pas considéré comme un
grand crime à cette cour, pour les gens, de s'entretenir les
uns avec les autres. » Lady Guest eût évité ce contre-sens,
en se reportant à cet autre passage du roman, p, 189,
1. 1 : ac ny ivelas Owein bel kymeinl yno a Ihrislyt y
dynyon. Elle a traduit, p. 163, hei par défaut, sens exact,
et p. 189, comme s'il y avait a vei, qui fût.
Page 166, I. 5, trad. p. 9 : y fford ydwyl; lady Guest
n'a pas traduit ydwyl. — L. 14 : lady Guest : et ce n'est
pas un homme avenant, comme s'il y avait hygar, tandis
qu'il y a anhegar, ce qui est tout le contraire. — L, 17,
trad, p, 9 : gwrthgroch ; plus bas, p. 167, 1. 1 , on a
</i(;r//î^/oc/iet/f/; il est probable qu'il faut là aussi gwrlhgro-
chedd (justifié par Pen. 4, L. Bh., gxvrlhgroched); lady
Guest traduit par brièvement, ce qui est en tout cas inexact.
— L. 23 et 24, trad. p. 10 : lady Guest : je fas trois fois
plus étonné du nombre des hâtes sauvages que ne me
Uavait dit Vhomme. Ce qui a induit eu erreur lady Guest,
c'est son texte, ae dywaivt. Ce sont les animaux qui lui
paraissaient trois fois plus nombreux que n'avait dit
l'homme.
Page 167, 1. 1 : lady Guest : il me parla seulement en
réponse à mes questions ; v. note à la page 166; ye saluai
r homme noir: ce passage, se trouve seulement dans Pen. 4
(L. Rh., 229). — L. 8: a hynny n'est pas traduit par lady
Guest. — L. 11, trad. p. 10 : adoli idaxo ; lady Guest tra-
duit : ils lui firent hommage ; adoli est l'équivalent gal-
lois du vieux français aorer (adorer), qui a non seulement
le sens d'adorer et prier Dieu, mais aussi de témoigner son
respect à. — L. 26, trad. p. 12 : tivryf ne signifie propre-
ment que bruit, mais il a aussi le sens de tonnerre. Ce
190 LES MABINOGION
sens, d'ailleurs, est justifié par le passage correspondant
du Chevalier au Lion.
Page 168, 1. 20, trad. p. 13: y haryflen; lady Guest tra-
duit : la partie supérieure du bouclier. Il semble plutôt
qu'il s'agisse de la housse de l'écu.
Page 169, 1. 4, trad. p. 14 : beth a hut ii ymi ; a hut
est peut-être pour a archut ; si a hut était pour aut du
verbe aller, il faudrait atlafi (ma traduction est justifiée
par Pen. 4, L. Rh., 232, beth a holut ymi). Pour beth,
dans le sens de pourquoi, cf. p. 221, 1.5. — L. 5: au lieu
de ac ym kyf bylh a lonaethost, je lis ac ym kyfoeth beth
a wnaethost {beth dépend de ivnelut). Le texte de lady
Guest donne kyfoeth, mais byth; elle a traduit comme s'il
y avait eu beth (Pen. 4 {L. Rh., 232) : ac ym kyfoeth a
lonaethost hediw). — L. 10 : ac arivyd o vliant purdu
ymdanaiu ; au lieu de ymdanaiv, il faut probablement
ymdan y waew, « autour de sa lance ; » arivyd a le sens
propre de signe, insigne, et répond plus bas à gonfanon.
Lady Guest traduit par labard, « cotte d'armes. » —
L. 19, trad. p. 14: ryued na thodeis ynUynntawd; cette
expression se retrouve ailleurs : Rees, Welsh saints,
p. 169. — L. 28 : a mygen = gallois moderne myngen,
« crinière ; lady Guest a lu a mygeu, ce qui ne donne rien
de satisfaisant, et traduit par naseaux.
Page 171, 1. l,trad. p. IQ: ar parth arall y r avon n'est
pas traduit par lady Guest ; v. la note à la page 163, 1. 21.
— L. 1 : au lieu de dyffrynn, il faudrait maes: v. p. 163,
1. 22. — L. 6 : lady Guest : Owein ne l'eut pas plutôt
salué qu'il fut salué par lui. » Contresens évident qui
s'explique parce que lady Guest a voulu ramener ce pas-
sage au passage correspondant, p. 16i, 1. 10, tandis que
le premierest manifestement altéré. — L. 17, trad. p. 17:
NOTES CRITIQUES 191
lady Guest : et je suis à la recherche du chevalier de la
fontaine, comme s'il y avait ac yn keissaw y marchawc,
tandis qu'il y a«ac ynymgeissawarmarchawc.vy mot,-»
Page 172, 1. 12, trad. p. 18 : lady Guest traduit /îen^es-
lin par head-piece, et pengivch piorqivin par visière.
Penffeslin semble bien avoir eu le sens propre de serre-
lêle (Pour le sens primitif, cf. penfest aradar, plough-
head, Ane. L., 1,308) et répond à la coiffe de nos romans,
tantôt faite de toile ou de peau, et alors sous-jacente au
camail de mailles, tantôt de mailles, auquel cas c'est
une coiffure de mailles ou de plaques de fer enveloppant
la partie supérieure du crâne. Dans les Lois {Ancient
laws, I, p. 'iO A) pen festin est traduit par basnet ; ce serait
alors la calotte de fer battu, posée sur le camail. Ce mot
est pris aussi dans le sens général de casque en compre-
nant la coiffe {Myv. arch., 481.1) : a gosot ar Avarthaf
y penfeslyn ae hollty yn dwyran. Dans le passage corres-
pondant d'un manuscrit plus ancien, on lit : y helyni:
hyny holltes yr helyni ar penfeslyn (Myv. arch., 481.1 ;
Nod, p. 559.79). Dans le Brut Tysilio {Myv. arch.,
438.1): ar warthaf y henffesting ai holldi (cf. Myv. arch.,
491.2 : penffestyn dans le sens de casque). Penquwch,
mot à mot bonnet ou capuchon, désigne probablement la
venlaille, pièce dépendant du haubert, et descendant sur
la poitrine quand on ne la remontait pas sur le visage
pour l'attacher à la coiffe du haubert. Elle finit par être
remplacée par la visière dépendant du casque (v. Paulin
Paris, Les Romans de la Table Ronde, IV, notes). Pwrq-
îom; on trouve la même expression dansBown o Hamtwn:
am y benn y dodet penguch bivrkwm{Bwrgwin?)a /fay_
tel ac ar warthaf hynny helym eureit (p. 127, t. X). Dans
les Ane. laws, I, p. 39 i, on trouve percguyn traduit par
192 LES MABINOGION
crest ; pwrgwin peut signifier de Bourgogne, mais le mot
seuln'apas le sens de hourguignotie,C3Lsqu.e léger de Bour-
gogne, comme le suppose M. Gaidoz [Zeitschrift. f. Celt.
rhil.,l, p. 37). — L. 22, trad. p. 18: pardwgyl y kyfrwy;
lady Guest traduit simplement par selle. Pardwgyl (pour
perdwngyl) est le vieux gallois par tu ncul, gloses d'Oxford,
glosant fémorale. Dans ces mêmes gloses, on remarque
corhum [cor'v). Ducange donne corhus dans le sens d^ar-
çon de la selle {3. Rhys, Beitragede Kuhn, VII, p. 466-467.
— L. 29, trad. p. 19 : cyssiollt; lady Guest traduit par
ouverture ; cysswllt a proprement le sens de jointure.
Page 173, 1. 2 : giointas; lady Guest: souliers. II s'agit
dé souliers hauts, de brodequins. Dans les Lois {Ancient
laïus, II, p. 888), gwintas est traduit par cothurni. — L. 9,
trad. p. 19 ; cares; il est bien probable qu'il faudrait tra-
duire par concubine. Dans les Lois {Ancient laws, II,
p. 874), concubinatus est traduit par karad ; c'était un
état aussi légal que chez les Romains; le concubinatus est
compris parmi les novern conjunctiones immunes. Cariat-
wraic a le sens de concubine dans le Brut y Tywysogion,
Myv. arch., p. 162. — L. 15, trad. p. 20 : or lleon ; il se
décompose en or lie {h) on, et pratiquement paraît équiva-
lent à drachefn : L. Rouge, Mah. '211 , 1. 6 : dyret ynna
drachevyn ; Pen. 6, L. Rh., 214 : dyret y ma or llehon ;
mot à mot : reviens ici de cet endroit ; Pour lie Aon, cf.
Pen. 4, L, Rh. 4 ; an kynnadyl yma yn y llehon ; Mab.
L. Rouge, p, 3, 1. 131 yn y lie honn.
Page 174, 1. 21, trad. p. 21 : gra ; lady Guest traduit
par fourrure ; Richards, d'après Lhwyd, par ysgarlad
gwynn.
P. 175, 1. 29, trad. p. 2i: lady Guest: Dieu sait qu'elle
ne t'aimera pas peu ; le texte porte : qu'elle ne Vaime ni
NOTES CRITIQUES 193
peu ni même pas du tout. Na... iia a le sens de soit, soil,
et une valeur affirmative, mais non dans une proposition
subordonnée de ce genre (pour sûiù, cf. Ancient laws, I,
p. 56, p. 64 ; pour na, dans le même sens qu'ici, cf., entre
autres exemples, Mal)., 215, 1. 15).
Page 176, I. 6, trad. p. 24 : pour canawl, v. tome I,
p. 428, note à p. 153. — L.8:au lieu de acodi/naclyrchavel
a crue y vorwi/n,]e lis : ac odyna dyrchavel y bwrd a oruc
y voncya. Oa ne voit pas pourquoi la jeune fille se lève-
rait : elle n'est pas assise. Dyrchavel y Incrd, « dresser la
table », est une expression qui se retrouve ailleurs, et qui
paraît traduite du français. Lady Guest s'en est tenue à
la lettre du texte. — L. 19: a hlyghau aaruc; lady Guest
traduit : elle s'inclina vers elle. Il est clair qu'elle a lu
plyrjau, « plier », du latin plicare, mot avec lequel bly-
ghàu, « s'irriter », n'a aucun rapport. Son texte cepen-
dant ici est correct. — L. 21, trad. p. 24 : py wyneh
yssyd arnat li ; lady Guest traduit : quel changement
s^ est produit en toi; wyneh a le sens de honneur, v.Mab.,
trad, fr., I, p. 127, n. 2. J'y ajoute ce proverbe: o gadw
dy air y cedwi dy wyneh, « en gardant ta parole tu gar-
deras ton honneur. » — L. 22 : ac a oed itli, paraît de
trop, ou il manque quelque chose. — L. 26 et 27 ; lady
Gue-t : est-ce bien à toi de te lamenter sur la mort de ce
gentilhomme, ou pour autre chose que tu ne peux avoirl
well (mieux) n'a pas été compris, non plus que ennill. —
L. 30: lady Guest a traduit comme s'il y avait </^u'r hagyr:
même un homme laid serait aussi bien ou meilleur que
lui ; contre-sens ingénieux, mais contre-sens. Le texte, le
sien môme, donne givrha gwr : lu pourrais épouser un
homme qui... Pour gwrha, aujourd'hui généralement
gwrhau, v. p. 17S, 1. 28: kanhadu idi gwra o le arall.
H 13
194 LES MABIJNOGION
Page 177, 1. 2 : ivrlhmun : forme plus récente ivrthun.
Page 178, 1. 6, trad. p. 26 : a minneu a haraf ysgyva-
Ihau y dref erbin hynny ; lady Guest traduit : ysgyva-
Ihau par assembler, ce qui est à peu près exactement le
contraire du sens réel ; GrufT. ab Cynan, Arch. Canibr.,
XII, p. 126 ; i le dirgel ysgyvala, solitarium locum ; cf.
Ystoria de Carolo magno, éd. Powell, Y Cymmrodor,
p. 59; ysgyvala, « securus, vacuus, otiosus (Davies) ;
cf. Bown o Harntwn,p. 119, t. I : a niver ysgyvala ggl
ace/.
Page 180, 1. 1, trad. p. 29 : lady Guest : el le service
des pucelles leur parut à tous surpasser tout service qu'ils
eussent déjà rencontré ; bei, « défaut x, n'est pas traduit.
— L. 3, je lis : ac nyt oed ivaeth gwasanaeth ar gweisson
y meirch... noc vydei ar Arthur. — L. 14, trad. p. 29 :
cjovut est traduit par lady Guest par advantage, ce qui
semble une faute d'impression: govut signifie souffrance,
affliction. — L. 27, trad. p. 30 : ac yna pebyllyaw a oruc
y marchawc, « et alors le chevalier tendit son pavillon » ;
lady Guest : et alors le chevalier se retira.
Page 181, 1. 2 : A'a7?i y m byrywyt ' lady Guest : quoi-
que faie été renversé. Elle semble avoir lu : kan ym
byrywyt, mais kan, qui ici irait parfaitement, a le sens de
parce que. — L. 16, trad. p. 30 : au lieu de iarll y ran-
gyw, je lis : iarll yr Angyxv. — L. 19 : lady Guest : et
aucun d'eux ne fut capable de, ce qui est inexact, agos
signifiant près de.
Page 182, 1. 27, trad. p. 32 : enneint est traduit encore
ici inexactement. V. la note à Kulhwch, tome 1, notes cri-
tiques à la page 141.
Page 183, 1.7, trad. p. 33 : cytgyfedachwyr est traduit
par lady Guest par amis. — L. 12, trad. p. 33: ae vyghen
NOTES CRITIQUES 195
a gp.lfei ; lady Guest traduit par couvert d'écume ; ce qui
n'a aucun rapport avec cette expression ; myghen a le
sens de crinière, et ç/a/fei est l'imparfait du verbe caffel
ou ca/fael. Pour caffel, dans le sens de tenir, saisir, v.le
mabin. de Manawyddan ab Llyr, p. 54, 1. 24. Peut-être
caffiei, de cafflo, « caresser ?» mais cette correction n'est
pas nécessaire. — L. 16 : mevyl ar dy varyf ,' lady
Guest : honte sur l'homme sans barbe ! Elle a traduit dy
vary f comme s'il y avait eu di-varyf, « sans barbe ». —
L. 29, trad. p. 34 : llynn h oed yn y parc hyt ar gyfeir
y chanawl : lady Guest traduit : un étang qui était au
milieu du parc ; y chanawl suffit, par la spirante ch, à
montrer que son milieu se rapporte non à parc, qui est
masculin (on eût eu y ganawl), mais à llynn, qui est fémi-
nin (v. Mab., p. 201, 1. 27).
Page 184, 1. 3, trad. p. 3i : sef y gwelynt gwythi yn
llawn arnaw' lady Guest: elles virent quHl y avait encore
de la vie en lui. La traduction exacte serait : elles virent
des veines pleines sur lui. Mais il faut lire gwychi au lieu
de gwythi ; gwychi, « scories, teignes, » v. Kulhwch et
Olwen, p. 121, 1. 27, trad. p. 304. — L. 15 : yn kossi
y vreicheu, « gratter ses bras » ; lady Guest : remuer
ses bras : elle a trouvé, sans doute l'expression shoc-
king .
Page 185, 1. 3, trad. p. 36: neur golles oil' lady Guest
donne à neu un sens interrogatif qu'il ne semble pas avoir
ici. — L. 4 : atneiryau ; lady Gaesl: pardonner ,' le sens
est reprocher. V. Silvan Evans, Welsh did. — L. 5 ;
diryeit ; lady Guest ; il est triste pour moi (je regrette).
Dirieid est traduit quelquefois par malheureux, mais il
paraît bien avoir ici le sens de inutile, et être équivalent
à direid. — L. 6 : yny vo diwall o gwbyl ' lady Guest :
196 LES MABINOGION
jusqu'à, ce qaHl soit rétabli ; sens satisfaisant, mais qui
ne paraît pas le vrai ; diwall, étymologiquement sans
défaut, ne s'applique pas à la santé, au moins dans les
Mah. — L. ]"2 : gwynnach oed y gnaivt noc y huassei ;
lady Guest a reculé devant la lettre : sa peau devint plus
blanche qu'' auparavant, et traduit : il devint même plus
charmant. — L. 20 : pei gallwn est remplacé dans
Pen. 4 (L. Rh. 253) par : val y gallivn, version que j'ai
adoptée.
Page 186, 1. 19, trad. p. 37 : a chxvhyl oe heur ae haryant
ae thlysseu ae givystlon ar hynny ; lady Guest a compris
qu'il s'agissait de l'or, de l'argent, des joyaux et des otages
du comte ; le Ih pour / après le possessif montre qu'il
s'agit de ce qui appartient à la comtesse; ae givystlon est à
corriger en a givystlon (Pen. 4,L. Rh. 254: a). — L. 20 et
21 : ae ivahawd a wnaeth y iarlles idaiv ef ae holl gyfoelh.
Il semble qu'il manque ici quelque chose : la comtesse
Vinvita [et lui offrit elle-même] et tous ses domaines ; ce
qui est confirmé par le passage correspondant du Cheva-
lier au Lion : lady Guest, Mab., I, p. 173, col. 2. Cepen-
dant Kyfoeth peut se comprendre dans le sens de : vas-
saux. Pen. 4 (L. Rh.2Di) n'a pas idaw mais simplement ef;
si on adopte cette leçon, il faut traduire kyfoeth par vas-
saux.
Page 187, 1. 16, trad. p. 38 : kaeriiurch, dans les dic-
tionnaires souvent karwiwrch ; mais Ancient laws, I,
p. 732, caeriwrch. — L. 28, trad. p. 39 : lleslyr o vaen,
mot à mot, vase de pierre; l'auteur semble avoir traduit
le français chapele, sorte de vase, pour chapel, prison, lieu
secret; ou plutôt le texte français qui a été la source por-
tait vaissel qui a non seulement le sens de vase, mais de
cercueil.
NOTES CRITIQUES 197
Page 189,1. 1, trad. p. 40 tac nywelasOwein beikymeint
ynoa thristy l y dyny on iladyGuesl: Owein n'avait jamais
vu de tristesse comparable à celle de ces gens. V. la note
à la page 165, 1.20 et 21.
Page 190, 1. i, p. i2 : val y givelil y holl amysgar yn
llithraw ohonaw;lady Guest a encore reculé devant le
mot exact : et son cœur fut mis à nu !
Page 191, l. 19, trad. p. 43 : an gwneuthur yn redw,
« on nous enivra » ; lady Guest: et nous fûmes jetées dans
un état de stupeur !
Page 192, 1. 1, trad. p. 4i : ymadoydi, probablement
composé de y m et de adoed : annf ac adoet. V, mah. de
Kulhwch et 01wen,p. 1 15.1.6. — L.2 : Ymdihavarchu ac ef.
Dihafarch a le sens d'intrépide, qui attaque sans hési-
ter ; ymdihavarchu semble avoir eu le sens de : faire ce
qu'on veut de quelqu'un, en prendre à son aise avec
quelqu'un, iîru/. Gr. ap Ar^/i.(Myv. arch. 573, note 354):
il s'agit des 11.000 vierges capturées par des pirates :
gwedy gwelet onadunt tecced y morynyon keissaw a
ivnaethant ymdiavarchu ac ivynt ac eilenwi y godi-
neb. — L. 20, trad. p. 45 : sef oed hynny {y gyfoeth, ses
vassaux) trychant cledyf kenverchyn ar yraaAes ; lady
Guest : c'était V armée des trois cents corbeaux que Ken-
verchyn lui avait laissée /c'est contraire au texte ; de plus,
nous savons, par une triade, le sens exact de Kenverchyn,
Dans le curieux morceau connu sous le nom de Bonhed
qioyr y Gogled, « noblesse ou généalogie des hommes du
Nord, » imprimée par Skene en appendice à ses Four
ancient books of Wales, I, p. 45 i, nous lisons qu'Uryen,
père d'Owein, était de la tribu de Kynvarch, puis plus
bas : « trois cents épées de Kynvarch {Kynvarchiens^ en
quelque sorte), trois cents boucliers des Kynnwydyon (les
198 LES MABINOGION
enfants de Kynnwyt Kynnwydyon), et trois cents épées
de Coel : à quelque affaire qu'ils allassent ensemble unis,
ils ne la manquaient jamais.» Pour la troupe de corbeaux
d'Owen, v. le Songe de Ronabwy.
Notes critiques à Peredur ab Evrawc
Page 193, 1. 2, trad. p. 17 : j'avais supposé oe (jyvoe-
Iheii : Pen. 14 {L. B/u, 286) a : oe gyfoeth. — L. 9, trad,
p. 48 : au lieu de kymel, qui ne paraît pas exister, je lis
kymhen ou kymen, qui signifie éloquent (Myv. arch.,
p. 760, col. 2), et aussi inlelligent: nid carach gan Duwy
diddeall naW cymmen; [Myv. arch., p. 750, col. 1).
Pen. 14 {L. Rh., 286) a pwyllaivc, intelligent, réfléchi ;
Pen. 4 (L. Eh. 117) a kymen. — L. 14 : ny ellynt ; lady
Guest traduit par qui n'étaient pas accoutumés, ce qui est
inexact ; l'expression revient au français : incapables de.
— L. 16 : lie y clywei y mah ; lady Guest traduit : où
était l'enfant. Clywed a le sens d'entendre et aussi de sen-
tir, comme en breton.
Page 194, I. 5, trad, p, 49 : yghot, « tout près d'ici »,
n'est pas traduit par lady Guest. — L. 15: au lieu de ran-
nassei yryr aualeu, il faut lire : rannassei ar yr aualeu,
ou rannassei yr aualeu.
Page 195, 1. 1, trad. p. 50: y kyfryw a ovynny (Pen. 4,
L. Rh. 119, id.). J'ai traduit comme s'il y avait: y kyfryw
dyn : ce qui est justifié par Pen. 14, L. Rh. 286 : y ryiv
dyn. — L. 4, trad. p. 50 : marchogyon urdoiyon ; lady
Guest: d'honorables chevaliers. Urdoiyon, dérivé de urdd,
du latin ùrdo, a la valeur propre de ordonnés, sacrés. —
200 LES MABINOGION
L. 10 : au lisu de y kyweirdahei, je lis : y kyweirdaheu ;
au lieu de nieir, nieirch. — L. 20, trad. p. 51 : diaspat
ivreic annat diaspal or hyt ; lady Guest n"a pas compris
annat, et traduit : surtout si c'est un cri de femme. —
L. "22 : kynnyth vynno ; pour le sens, cf, p. 215, 1. 16 :
... na charafidydi ac nath vynnafyn dragywydaivl, trad,
p. 83), — L. 23 : ylh icna, « elle t'estimera ». (V. sur le
sens de cet idiotisme la note au Songe de Ronabwy,
p. 144. 1. 19 : Notes critiques.). Lady Guest ne l'a pas
compris, et traduit : tu te rendras ainsi...
Page 196, 1. 10, trad. p. 53 : melvoch ; lady Guest tra-
duit par sanglier ; le dictionnaire d'Owen Pughe donne
le sens de cochon de lait et de ours. — L. 12 : Pen. 14
(L. Bh. 287) a Incrd au lieu de bicyl du L. Rouge; j'ai
préféré bicrd. J'ai aussi introduit dans ma traduction le
passage suivant de Pen. 14 : yr Jncrd yd aeth Peredur. —
L. 24, 25, trad. p. 54 : a vu ef yennyt ti n'est pas traduit
par lady Guest ; le mot harm ne traduit pas non plus
anvod, « contrainte ».
P. 197, 1. 14, trad. p. 55: au lieu de y march, je lis y
marchaivc. — L. 19, trad. p. 55: ac yn anhydwf yn
llys hyfurd a honno ; lady Guest : et il traversa la cour
dans toute sa longueur; il n'y a rien de cela dans le
texte.
Page 198, 1. 31, trad, p, 56 : lady Guest traduit vedru
yn drwc par être mal appris, sens que donnent, en effet,
les dictionnaires, mais qui ne paraît pas le sens habituel
(cf. p. 199, 1. 4,1. 6, etc.).
Page 199, 1. 16, trad. p. 58: Tym yw gennyf pany oho-
naxv e hunan pan henyw n'est pas traduit par lady Guest;
elle se contente de : malgré tous mes efforts. Tym est
peut-être à corriger en tyh. On pourrait aussi songer à
^OTES CRITIQUES 201
I'irlandciis moderne Urn, crainle, lime, id. (Dinneen, Jr.-
Emjl. Diet.). Le sens serait moins satisfaisant ; de plus,
le mot ne se trouve pas ailleurs. Ma traduction pour le
reste est justifiée par Pen. 4, L. Rh. 125 : ny <hnv byth
y peis kayarn bon y amdanatv ; ohonaxv ehiin yd henyw.
Ilanvod a parfois le sens de faire partie de. — L. 21,
trad. p. 55 : au lieu de durdaw, leg. urdaiv, à moins qu'on
ne suppose une contraction, pour dy-urdaiv.
Page 200, 1. 4, trad. p. 59 : iaivn lie ydivyt yn ymar-
deliv ar Arthur ; lady Guest : un bon service, vraiment,
est celui d'Arthur ' iaivn lie n'est pas compris non plus
que ymardehv ; le mot à mot est : c'est bien le lieu
pour toi de te réclamer d'Arthur. Pour le sens de occa-
sion, bon moment pour (avoir lieu de), cf. Geraini ah
Erbin, p. 270, 1. 23. Ici la phrase est ironique. — L. 6 :
le herwr ou homme ar herw est une sorte à'outlaw : cf.
Mab. p, 144, 1. 14. — L. 15 : ac a oruc. Il manque un
verbe, ce que confirment les mss. Pen. 4, 1 i et 4 ; Pen. i,
L. Rh. 126, ac a venegis; Pen. 14, L. Rh. 269 : aca veneyis
cwhijl or damwein' Pen. 7 ,L. Rh. 609 : ac a venegis yno
a erchis Pcredur idaw oil.
Page 201, 1. 2 : au lieu de ffyryfdan (Pen. 4, L. Rh.
127 : ffyryftan), Pen. 7, {L. Rh. 610) a : a ffrifdan, et un
feu de premier ordre (prif-dan) ; Pen. 14 (L. Rh. 290) a:
a ffreslnn? Ffyryfdan paraît assuré par un autre passage,
Mabin. p. 234 : yd oed ffyryfdan mawr ynllosgi ; ffyryf
pour ////ry vient du latin firmus. — L. 10, trad. p. 61 : na
wnn... nas (jwypwn, « je ne sais si je ne le saurais pas •».
Pour ce sens de na (si ne), cf. My v. arch., p. 4 i6, col. 1 ; nad
ymrodassei,^ s'il ne s'était adonné à ». J'ai mis aivypei...
dans la bouche du vieillard. Pen. 7^ (L. Rh., 610), con-
firme cette hypothèse. — L. 12 : Pen. 4, L. Rh. 126, au
202 LES MABINOftION
lieu de na deuaf a : na sageif y lys, « que je ne foulerai
pas le sol de sa cour » {sagaf ziz sangaf).
Page 203, 1. 6, trad. p. 64 : brodoryon ; on s'atten-
drait à: hrodyr ymni, mi ar rjwr ; il est en effet, comme
l'autre, oncle de Peredur, un frère de sa mère. Mais hro-
dorion a parfois le sens de frères (Ane. L. 7, p. 540 ;
Myv. arch., 252.1). Le sg. brodor est moderne. — L. 9,
trad, p. 64 : or mwn, lady Guest traduit : du bout de la
lance. Miun a proprement le sens de cou, mais la traduc-
tion de lady Guest est justifiée par la page 232, 1. 30 : o
vlaen y gwaew. — L. 28, trad. p. 65 : vyggovit a geveis;
lady Guest a traduit comme si govit était sujet, et comme
si geveis était une troisième personne, tandis que c'est la
première. On pourrait traduire aussi : « tu n'as guère con-
tribué jamais à alléger nos maux. » Ce sens est confirmé
par la leçon de Pen. 3. L. Rh. 613 : bichan gioaret cm
diasbedeyn a geveis i genit ti
Page 204, 1. 1, trad. p. 66 : gicaeiv, « un glaive » (de
douleur); lady Guest traduit par angoisse. L'auteur gal-
lois semble avoir traduit ici quelque chose comme an
glaive de douleur, et avoir pris glaive dans le sens où oa
le trouve souvent au moyen âge, de lance (gwaew). Davies
lui donne un sens figuré; au pluriel surtout givaew a fré-
quemment le sens de douleur aiguë. — L. 9, trad. p. 66 :
j'ai adopté au lieu de : anawd vydei y m y orvot la leçon de
Pen. 4 (L.Rh., 131 j : nys gorvydwn by th. — L. 17. Irad.
p. 66 : iawn lie : v. la note critique à la page 200, 1. 4. —
L. 26: au lieu de vyt, \eg.vyth{Ptn.l,L. nh.,6li: vyth).
P. 205, 1. 3-4, trad. p. 67 (cf. Pen. 7, L. Rh., 614, a
en plus après vyth yr llys tra va kei yma : nyt a kei : j'ai
traduit d'après ce texte). — L.9, trad. 67 : je traduis alanol
par animaux. Pen. 4 (L. Rh., 133) donne alafoed qui n'a
NOTES CRITIQUES 203
habituellement que le sens de richesses, mais dont le sens
primitif est bélail{v. irl. alam: v. tome I, p. 260, note 1).
Page "206, 1. 17, trad. p. 69 : a gyghivn i ilti ; il faut
corriger en a gyghonvn ni itti (cf. Pen. 4, L. fih., 134).
— L. 21 : niivi heb achaics eiryoet a givr : lady Guest :
je rCai été jamais jusquHci la dame des pensées d^ aucun
chevalier. Achaws a le sens, ici, de coitus, rapport char-
nel (V. Ancient laios, I, p. 86, en parlant d'un enlève-
ment : kin hod achaus a hi ; cf. Myv. arch., p. 457, col. 2 :
ni hy achos rofi a gu^r). Ici on peut traduire exactement:
« je n'ai jamais eu affaire à aucun homme. »
Page 207, 1. 2, trad. 70 ; yn veu ; lady Guest a traduit :
comme leur chef ; yn veu signifie en propre, comme bien
particulier. V. Mab., p. 125, p. 208. — L. 18 : dihenyd a,
dans les dictionnaires, ordinairement le sens de mort ;
mais il a un sens plus général : celui de traitement cruel.
On peut, comme lady Guest l'a fait, traduire ici par des-
tin (cf. Y Seint Greal, p. 316, 183). — L. 23, trad. p. 70 :
Kynny wnekvyf dim oc a dywedy dy ; lady Guest tra-
duit : jusqu'à ce que j'aie fait ce que lu dis. Kynny n'a
pas le sens qu'elle lui attribue ; il a le sens de quand
même... ne, quoique... ne. Cf. Mab., p. 44, p. 195, p. 214;
Ancient laws, I, p. 22, etc. Le contexte, d'ailleurs, ne jus-
tifie même pas cette violation de sens.
Page 209, 1. 9, trad. p. 73 : ar kyuoth pour ar Uyvoeth.
Pen. 4, L. Rh., 137, est plus explicite : yn pen leyrnget
a daryslygedigaelh yr vorwyn teir wythnos. A givedy y
chyweiraw ae gwastattau ar y chyvoeth. — L. 26, 27 :
drive wyt ar deulu wrlh y vorwyn ; lady Guest traduit
d'une façon fantaisiste par ; tu n'as pas mérité de ta
famille. Il faut vraisemblablement lire : arddelw ou ar
arddelw. Cependant ar deulu paraît avoir un sens à peu
204 LES MABINOGION
près équivalent d'après le Songe de Ronahwy, tome I,
p. 349, note à page du texte, 145, 1. 1.
Page 210, 1. 4, trad. p. 74 : pour ywrthaw, cf. Mabin.,
p. 270. 1. 20. — L. 16 : ac nyl nés an clianc ni erhyn y
clyd noc udunl yn lad ;\ady Guest :sf nous ne nous échap-
pons pas avant le jour, nous serons tués. Cf. un idiotisme
analogue, Mah., p. 76, 1. 18 : nyt kynt noc y kavas hi
yr ymadrawd y hanvones at Gronw Bebyr. — L. 24,
trad. p. 75 : cjiviUwr ; il faut probablement lire, comme
l'a fait lady Guest : gwilwr, veilleur, pour gicyliwr
(Pen. 4, L. Bh., 13'J : gwylwr ; Pen. 7, L Bh., 621 : un
or gwylwyr).
Page 212, 1. 5, trad. p. 7 7 : ergyt y icrlhaiv : lady Guest
a pris ergyt dans le sens ordinaire de coup ; il a ici,
comme en maint endroit, le sens de distance d'un coup,
portée de lance ou de trait ; v. Mab., p. 128, 1. 9 et la
note critique. — L. 14, trad. p. 78 : yr givelet y pennyal
oed ambenn Kei ; lady Guest : en voyant le concours qui
se faisait autour de Kei ; il est probable que penyal est
à rapprocher de l'irl. cend-gal, a striking, pressing or
crusAi/i^ ? (K.^Ieyer^ Contrib.); ci. Myv. arch., 149.2. —
L. 19 : herwyd y avwyneu (secundum Aa/jenas jn'est pas
traduit par lad}- Guest ; avivyn vient de abêna.
Page 213, 1. 14, trad, p. 79 : yn chueric n'est pas tra-
duit par lady Guest. — L. 30 : gwynder. Il faut rétablir
le texte ainsi (cf. plus bas, p. 216) : yn gynhebic gwyn-
der y chnawt yr eira.
Page 214, 1. 25, trad. p. 81 : no nini, « que nous » ;
lady Guest semjjle avoir lu : no mivi, « que moi ».
Page 215, 1. 18, trad. p. 83 : au lieu de ei, je lis eir =
geir. (Pen. 4, L. Bh. lib: eir). — L. 26 : au lieu de icnael,
je lis wnaei (mieux, ivnaeth: Pen.4, L. Bh. 145: ivnaeth).
NOTES CRITIQUES 205
P. 216. 1. 17, trad. p. 8i : au lieu de yd ael, je lis: yd
aelh. (Pen. 4, L. Rh. 149 : yd aelh).
Pà'^e 217, 1. 30, trad. p. 86 : Kan nys rodassani idaw
ef ; lady Guest : car nous nous livrons entre ses mains.
Elle a traduit comme s'il y avait eu kanys, ce qui ne suf-
firait d'ailleurs pas à justifier sa traduction.
Page 219, 1. 9, trad. p. 87 : au lieu de nyt atwaey, leg.
nyl alwaeney. (Pen. i, L. Rh. 150 : alicaenal). — L. 13,
trad. p. 80 : heh ymalliala ac ef ; lady Guest : sans s'ar-
rêter. Ymattiala est à décomposer en ym-atdiala, « sans
se revenger de ». — L, 16, 18 : yr na allai ; lady Guest :
qui ne pouvait, comme s'il y avait a'r ny allei ; yr a le
sens de quoique et parce que. — L. 23, trad. p. 88 : Père-
dur est à supprimer de ce passage. C'est le chevalier, le
provocateur, qui abat son adversaire, et qui continue ainsi
pendant une semaine, comme le montre clairement le
contexte (Pen. 4, L. Rh, 180, n'a pas Peredur). Peredur
emprunte les armes et le cheval d'Arthur, et finit par
l'abattre. Lady Guest a suivi la lettre du texte.
Page 220, 1. 8, trad. p. 89 : a ordinhaawd ; lady Guest:
éperonna. Gor-ddinaxo a proprement le sens de répandre
à flots, verser ; il semble donc qu'ici, au figuré, cela signifie
lancer son cheval à fond, à toute bride (cf. Mali., p. 254,
1.26 : cjordinaw y varch ; j'ai supposé y varch qui se trouve
dans Pen. 4, L. Rh. 158). Gorddin paraît aussi. avoir le
sens d'oppression, violence (F. a. B., II, p. 279.6 : 306.
16 ; 76.18, 25 clw.). — L. 11, trad. p. 89 : ergit mnwr
a, cette fois, été bien traduit par lady Guest. V. note
à la page 128, 1. 9. — L. 18 : Kyn nys gellych ; lady
Guest : si tu le pouvais. Kyn, ny n'a pas le sens de si,
mais bien de quoique, quand même, même si... ne. V. la
note à la page 207, 1. 23. Pour d'autres sens différents de
206 LES MABINOGION
kyn ny, v. J/a/).214, 1.4 : a diryved oed kyn nyhei da...\
ibid. 128,1. 24,nyt g-Avenith... kynny cheisych...\ihid. 78,
1. 9 : ny wybydir... mivy no chynn elei.
Page 221, 1. 3, trad. p. 89 : //et^/n'c; lady Guest traduit:
banc. Ce mot, qui représente le latin lectica, a plusieurs
sens (V. Richards, Welsh Diet.). D'après l'étymologie, il
semble indiquer une sorte de couche^ de divan, trône. —
L. 8, trad. p. 90 : Pei na bei hyt ytt ; lady Guest n'a pas
traduit, mais imaginé : si tu étais assez hardi pour. En
réalité, il y a une faute évidente du copiste : hyt (lon-
gueur) est à corriger en byt : s'il n'était dangereux pour
toi. Byt est régulièrement ici pour py t. V. un exemple de
bot pyt, « être dangereux», Mah.,p. 235, 1. 12, — L.20:
aryfhau ; lady Guest traduit par ponder, ce qui n'est pas
exact; aryfhau a habituellement la forme arafhau, « aller
doucement, se calmer, s'adoucir. » Pour aryf au lieu de
ara/, cf. yn ary/", « doucement », Seint Greal, p. 224, 112.
Page 222, 1. 18, trad. p. 91 : Ira vych yn dywedut '
lady Guest : pourvu que tu dises, ce qui est inexact ; tra
vych signifiant proprement pendant que ; le contexte,
d'ailleurs, est d'accord avec la grammaire : il le tue aus-
sitôt qu'il a su ce qu'il voulait ; au lieu de pun, leg. pwy
(écrit d'abord pui). — L. 30, trad. p. 92 : lady Guest n'a
pas traduit depuis mi a rt/a/" jusqu'à y dyd... ; la phrase
manque dans son texte.
Page 224, 1, 1, trad. p. 9i : ?/ niyun a oed, suppléez :
y niywn gerwyn a oed (Pen. 4, L. Rh. 155 : y inywn ker-
wyn). — L. 6 : dywygyat a wnaeth ; lady Guest : les
traita. Dywyc signifie proprement amender, réparer. —
L. 22, trad. p. 87 : llechwaew, voir la note à Kulhwch et
Olwen, p. 118, 1.24.
Page 225, 1. 16 : hydgant, troupeau de cerfs : cf. pedit-
NOTES CRITIQUES 207
kanl, troupe de fantassins, gros^ groupe de fantassins
{Myv. Arch., 545.1).
Page 226, 1. 27, trad. p. 97 : no Ihi : on attendrait no'r
leu • cf. Pen. 17, L. ]}h. Oi2 :... y a wry mi mivy no mi-
nheu ylty, hangl micy vyngkyvoelh nor leu... « comme
homme à moi plutôt que moi à toi, car mes domaines ne
sont pas plus grands que les tiens. »
Page 227, 1. 16, trad. p. 98 : ar nos honno kyscu a
iDwieth, et à partir de ce moment elle devint l'épouse
d'Ellym, dit lady Guest ; ce qui est conforme à son habi-
tude d'atténuer ou de supprimer les crudités du texte.
Page 228, 1. 17, trad. p. 99 : au lieu de ar eu, leg. ar
eir « sur parole »: n'est pas traduit par lady Guest. Pen. 4
(L. lih. 161) : ar eur, c'est-à-dire en or. Eur ici ne peut
aller ; les scribes ont eu devant les yeux ar eir, lu par
celui du L. Rouge ar eu, développé par l'autre en ar eur
D'après l'usage actuel, ar eir pourrait signifier exactement :
d'après ce que vous indiquerez.
Page 229, 1, 10, trad. p. 100 au lieu de kangl reit idi
hi da du L. Rouge et de Pen. 4, Pen. 7 {L. Rh. 645) a :
kanyt reit idi hi ivrth da, qui est plus net.
Page 230, 1. 2, trad. p. 101 : mynyhyr; lady Guest tra-
duit par edge ; mynyhyr représente exactement le latin
manubrium, et signifie manche, — L, 22, trad. p. 102 :
loharyawd, « joua », dans le sens de jouter, est peut-être
une expression traduite du français. — L. 23, trc.u. p. 102:
M. Gàïdoz {Zeitschrifl fur celt. Phil. VI, p. 181 : La ara-
paudine) traduit ce passage ainsi : Peredur se joua d'eux
de bonne façon; il les fil lier comme on lie des chevreaux
et jeter dans le bief du moulin. Pen. 7, col. 647 porte
rwymaw rwym y wrwch (pour ywrch)ar bob un onadunt.
J'îy adopté sa traduction en ce; qui concerne le rwymat
208 LES MABIXOGION
iwrch : c'est plus littéral, Ea revanche, wharyaiid ac ivynt
ne peut avoir le sens de se joua d'eux. En ^^allois, comme
en breton, chwareu {choari) s'emploie dans le sens dou-
ble que j'ai indiqué : jouer a le sens de s'amuser et de se
battre, avec une nuance d'ironie ou de plaisanterie : cf.
Peredur (L. Rouge, p. 199, 1. 2 et 3 : ny chwaryei iveis-
son vy mam a mivi velly ; minneu a chwaryaf a thitheu
val hynn. Pour le sens de jouter et se battre, cf. ihid.,
p. 201, 1. 10, 16, 20. Dans ce même passage (1. 9, 24),
chivare est remplacé par //ac^ et même ligne 11 par ymlad.
Aussi J. M. Edwards {Mabinogion II, p. 45) que cite
M. Gaidoz pour rwymat iwrch, a-i-'û traduit en gallois
moderne wharyawd ac wynt yn da par : ymladdodd yn
dda à hiuy, suivant en cela, comme en nombre de pas-
sages, lady Charlotte Guest. La nuance de sens ici cepen-
dant n'est pas rendue. Pour le sens de jouter, cf. encore,
Mabin., p. 260, 1. 9. En traduisant par clos dans ma pre-
mière édition, je n'ai pas entendu, cela va sans dire, assi-
miler clawdd, fossé, tranchée, à ce mot ; j'avais songé à
un endroit délimité par un fossé avec talus, comme le
Clud Gurlhiern du Gart, de Quimperlé qui comprenait
l'enceinte du minihi du saint Gurthiern (J. Loth, Chres-
tomathie, p. 198). — L. 26 : gan dy gennyat, et plus bas :
a chymryt kennat. Pen. 4, L. Rh. 164, distingue mieux
les deux mots : ar dy gennat, mais : a chymryt caiihat.
Kennat a le sens de message, messager; canhat(canyat),
le sens de permission. Les deux sont assez souvent con-
fondus. — L. 28, trad. p. 102 : yn y gyveir gyntaf y
deulh... Lady Guest : « dans la chambre la plus à l'inté-
rieur »; c'est contraire au texte et au contexte. L'expres-
sion yn y gyveir se trouve avec le sens de : droit devant,
tout droit (Cf. Mabin., p. 141, 1. 19) ; mais ici, la traduc-
NOTES CRITIQUES 209
tion que j'ai donnée est justifiée quelques lignes après
(p. 231, 1. i-5) :... nyl oed un gyveir ar y pebyll a vei-
waeth y gyweirdeb noe gilyd, kany wydynlhwy pyle yd
eistedei ef.
Page 231, 1. 15, 16, trad. p. 102 lewinpryf, «ongle de
serpent ou de dragon » ; pryf a proprement le sens de
insecte (cf. breton armor, prenv, amp rev an ; amprevan a
aussi le sens de bêle venimeuse), et au«si, en gallois, de
serpent (cf. Seint Great, p. 46, 19). Page 230, le pry f est
unaddanc, (castor, crocodile) : cf. trad. p. 192, note 2. Pryf
s'applique aussi, d'après le diet. d'Owen Pughe, à des ani-
maux sauvages, tels que le lièvre. Dans les Lois, il a le
sens de castor, martre {Ancient laws, II, p. 448).
Page 232, 1, 17, trad. p. 104: Kyckir par kyc-hir? de
cicg, <:< action de projeter » (v. Owen Pughe), et hir long?
ou peut-être cyrjn-hir, noueux et long? — L. 19 : keuynt
pour kevyn. Cf. p. 249, 1. 2, dra chevynt ; cf. Ancient
laws, I, p. 154, trois fois yaunt pour yawn, etc.
Page 233,1.22, trad. p. l06 : amgen, « autrement »; lady
Guest a traduit comme s'il y avait nyt amgen, ce qui est
contraire au texte et au sens général. — L. 30 : a thrawst
0 lassar glas; pour cette couleur et le prix de l'écu ainsi
peint, V. Ancient laws, I, p. 726; trois couleurs sont indi-
quées pour les ecus : doré, argenté ou llassar ; ibid., II,
p. 805, coloratuni glauco est glosé par calch lassar ; le
calch lassar est à traduire par émail bleu ou verdâtre.
Page 234, 1, 13 : ac nyt ymganlynassant y gyf ; lady
Guest : el ils ne le suivirent pas tous -les deux, ce qui est
inexact; il ne s'agit pas du chevalier pour Peredur.
Page 235, 1. 21, trad. p. 108 : peilwch; lady Guest tra-
duit par taisez-vous ; peidio, aujourd'hui, n'a guère que le
sens de cesser; dans les Mah., il a quelquefois le sens
Il li
210 LES MABINOGION
plus étymologique de durer, rester (v. J. Loth, mots
latins, p. 194) ; ici il signifia ou restez, arrêtez, ou
cessez. Pour peiclio, rester, endurer, v. Kulhwch, p. 109,
1. 20.
Page 236, 1. 17, trad. p. 110 : ar yr ochelforcld tncy y
coet ; il faut faire dépendre ces mots de gerdaivd ; lady
Guest a traduit : la route de traverse allait à travers ce
bois.
Page 237, 1. 10 : ae minneu : leg. ac minneu (a minneu).
— L. 27, trad. p. 103 : au lieu de hyt, leg. hyd ; pour
cette orthographe, cf. reit pour reid {raidd), Kulhwch,
p. 129, 1. 25 (Pen. 4, L. Rh., 172 : y hyd).
Page 238, 1. 20, trad. p. 112 : a chy gadarnet yw a bre-
nhin ; il faut probablement lire aV brenhin.
Page 239, 1. 28, trad. p. 114 ; mwy... noc ydym ni yn
y geissaw ; lady Guest a été ici trompée par son texte: noc
y dymmyny geissaw ; elle a vu dans dymmyny (y dym
ni yn y) le verbe dymuno, «désirer », et traduit par : «ton
entreprise est trop grande pour que tu puisses souhaiter
la poursuivre »,
Page 240, 1. 16, trad. p. 1 15 : oed wed y kefjit y clawr
n'est pas traduit par lady Guest.
Page 241, 1. 10, trad, p, 116 ; bric y coet ac a vo o well;
lady Guest traduit : les branches des meilleurs arbres ;
son texte porte evo au lieu de a vo, ce qui ne donnerait
pas de sens satisfaisant. — L. 17 : ny lyvasswys dyn :
personne n^a osé ; lady Guest traduit : il n'a permis à per-
sonne.
Page 242, 1. 11, trad. p. 1 17 : lech ; lady Guest traduit,
non sans raison, mais je ne sais pourquoi, par cromlech.
— L.27, irad. p. 97 : hyt y dwrn pourrait signifier : jus-
qu^k la poignée, mais le sens est assuré par le passage
NOTES CRITigUES 211
correspondant de la page 233, 1. 2 : ac o vlaen y gwae-\v
dafyn o waet a hwnnw yn rydec yn raeadyr hyt yn dwrn
y mackwy.
Page 243, i. i. 6, trad, p. 119 : lladd... a wnaelh ; je
lis: Had a vynawd : (elle voulut tuer), au lieu de elle tua ;
elle tua est en contradiction avec les mots suivants: Pere-
dur l'en empêcha. Pour la ligne 8, il est difficile de dire
s'il faut wnaeth ou vynawd.
Notes critiques à Gereint et Enid.
Page 244 : le sous-titre : Uyma mal y Ireythir o ysto-
rya Gereint ah Erhin manque dans le texte de lady Guest.
— L. 2, trad. p. 122 : ar unlu n'est pas traduit par lady
Guest. — L. 14, trad. p. 122 : le texte porte y... franc;
je supplée: Odyar franc : v. p. 265, L 19; il était stewart
de la cour ; lady Guest a traduit : les Francs. — L. 18,
trad. p. 122 : ac nyt anghei... ; lady Guest traduit : el il
n'y avait pas d'antre arrangement que. Elle n'a pas com-
pris le verbe, qui signifie être contenu, se renfermer dans.
Cf.il/a7j., p. 28: nyt eyngassei Vendigeit Vran myivn ty;
ibid., p. 37 : nyt ei\n\gwys ; ty y geingho e/"; Seint
Gréa/, p. 90 : nyt eynghei eu pechodeu...y inywn yndunt ,'
ibid., p. 291 : îiyt anghei y gorff meivn daear.
Page 245, 1. 10. trad. p. 123 : caeraivc ; lady Guest tra-
duit : diapred ; Davies le traduit par scutulatus ; le sens
paraît être : damassé. — L. 28, 29, trad. p. 124 : lady
Guest a lu : arryfuerys et arelivri / il faut faire porter
rybud sur ar et couper : ar Ryfuerys, ar Elivri. Elivri
se retrouve p. 246, 2 ; cf. 265, 14 (Pen. 4, L. Rh., 194 : ar
ryfuerys).
Page 246, 1. 18, 19 : Cadyrieith; lady Guest : Cadyr-
nerth — A^nihren tab Bedivyr ; lady Guest : Ambren vab
Bedwar.
NOTES CRITIQUES 213
Page 247, 1. 13, trad. p. 126 : helyclei {Pen. i, L.Rh.,
389 : helyglei) est composé de hely, chasse, et de clei,
habituellement cleu^ rapide, pressant (continu, qui ne s'in-
terrompt pas, en parlant de la pluie, par exemple). L.
noir, F. a. B., II, p. 18.13; L. Aneurin, 105.27 ; Myv.
arch., 151.1). — L. 14 : gicyneu, leg. gicineii; lady Guest
y a vu un dérivé de gicyn, « blanc ». — L. 19, trad,
p. 126 : gyssonuyr n'est pas traduit par lady Guest ; ce
mot semble bien un composé de cy.sson, « harmonieux,
cadencé », et de hyr, « court », au trot bref et cadencé.
— L. 27 : goreu vn kedymdeith... ivyt ti o was ieuanc ;
lady Guest a fait de o ivas ieuanc une exclamation : ô
jeune homme! — L. 30 : au lieu de y mi, je lis yni à cause
des pluriels suivants, 1. l,p. 248 (Pen. 4, L. Bh., 389:
Page 248, 1. 7, trad. p. 127; mas iuehyn;']e lis : maes-
ivehyn. Cf. \hyyhyr-ive hyn, L. Rouge, ap. Skene, Four
anc bocks of Wales, II, p. 234, vers 11. D'ailleurs Pen. 6
L. Bh., 211, répond à masiuehynn du L. Rouge, p. 273,
1. 23, par : maeswehyn. — L. 12, trad. p. 127 : lomlyt ;
lady Guest ne le traduit pas ; Zeuss, Gr. Cell., p. 891, le
traduit par lululentus ; au point de vue de la composi-
tion, c'est exact, mais lom a le sens propre de fumier.
March torn signifie cheval de labour, ce qui n'est pas le cas.
Page 249, 1. 9, trad. p. 128 : vn enryded, leg. yn enry-
ded. — L. 18, trad. p. 129 ; yn y gael yn rat n'est pas
traduit par lady Guest. — L. 28 : auory cher, pour auory
ucher ; cf. Pen. 4, L. Bh., 392 : yvorucher.
Page, 250, 1. 15, trad. p. 130 : yd ymdoruynnyglynt,
mot à mot : ils se rompaient le cou ; lady Guest traduit :
ils risquaient leurs cous. L'expression est ici figurée.
Page 251, 1. 18, trad. p. 151 : lra'"-gwyd ; je lis
214 LES MABINOGION
trawsglwyd{Ven. 4, L. Bh., 394 : iraivsglwyd). — L.25,
trad. p. 121 : un coesset ; lady Guest traduit par : une
quantité de; coesed, d'après Richards, qui suit un auteur
du XVII» siècle, aie sens de pain hlanc, pain mollet ; coesed
paraît dérivé de coes, « jambe », et indiquerait la forme
du pain ; cf. en français moderne, une flûte. Cependant
Pen. 4, L.Rh., 394, a: talym o vara gwynn ac ouuyt coes-
set yn y llenllicin, et un morceau de pain blanc et de nour-
riture de choix dans son manteau. Faut-il lire coethet ?
Page 252, 1. 12, trad. p. 132 : a chynuydu, leg. a chyn-
nydu ; lady Guest traduit : et il m'arracha. Le sens pro-
pre est : et il conquit, il ajouta à ses états. Cf., dans la
iliî/ï;.,la pièce intitulée: C y nnydd Llewelyn mab Gruffudd,
p. 20, entre autres vers, le suivant : Poivys pan y cyn-
nydwys; cf. Mab., p. 89; Myv. arch., p. 472, col. 1 ; 760,
col. 1 ; Ancient laios, I, p. 444, etc. (Pen. 4, L. /?/i.,395:
a chynnydu).
Page 253, 1. 5, trad. p. 133 : y delut y ymivan ac ef, se
rapporte à ce qui suit ; lady Guest le rapporte à ce qui
précède, et traduit comme s'il y avait y ymivan amdanei
ymardelwych o honei ; elle le traduit inexactement par
appartenant à toi. V. plus bas, p. 262, 1. 17.
Page 254, 1. 6, trad. p. 13 i : au lieu de ymda, leg. ym-
dan (Pen. 4, L. Bh., 397: y m dan. — L. 7 : fo, « fais-
ceau, liasse » (Cf. Paulin Paris, Bomans de la Table
ronde, I).
Page 255, 1. 15 : il manquait un mot au texte du L.
Rouge; il est donné par Pen. 4, L.Bh., 398: Dyvot cofa
oruc y Ereint... — L. 21, trad. p. 135 : a rywyr z^ a ry
hwyr, « et trop tard » ; cette expression n'a pas été com-
priï^e par lady Guest; cf. rywyr ydym yn kerdel, Bown
o Ilamtwn, p. 167, 1. 1.
NOTES CRITIQUES 215
Page 256, \. 4 : y byrywyl e/", « on le jeta sur » ; lady
Gueat : il se jela.
Page 257, I. 12, trad. p. 138: gan dy uol yn gyffre-
din... n'est pas traduit par lady Guest.
Page 258, 1. 28, trad. p. 139 : yd edyw a le même sens
que ethy,o, « il est allé. »
Page 259, 1. 4: au lieu de godrumyd, j'avais proposé
godrernmyd (Richards, Welsh Diet., vue, aspect); mais
Pan. 4 (L. Rh. 403) a aussi godrumyd (avec r pointé). Si
on adopte godrumyd, c'est un composé du préfixe go,
avec sens diminutif, et de trumyd, dérivé de trum, dos,
arête, dos de colline. Go-dumyd serait composé de tum,
courbe : c'est une interprétation, peut-être, ou conjecture
du scribe. Godrumyd peut être adjectif ou substantif;
comme substantif, il signifierait petit tertre arrondi. —
L. 21, trad. p. 140 : lady Guest met dans la bouche de
Gwenhwyvar les mots : nyt atwaeii inhea ef, ce qui n'est
pas exigé par le sens. — L. 25, trad. p. 140 : pei na attei;
lady Guest traduit : quoiguHl fût accompagné ; pei ne
saurait avoir ce sens.
Page 260, 1.26, trad. p. 142 : rygyhurd pour rygyhwrd
(Pen. 4, L. Ph., 405 : rygyhwrd).
Page 261, 1. 2, trad. p. 142 : kywilyd est répété à une
ligne d'intervalle dans le L. Rouge ; Pen. 4, L. Rh., 406,
donne correctement : yn gymeint gywilid y ti arglwyd
kyhyrdu gvarthaed a myvi athyhun. J'ai traduit d'après
ce texte. — L. 6, trad. p. 132 : au lieu de : os marxo vyd
ynt, leg. os marw vyd ynten (Pen. 4, L. Rh., 406 : os
marw vyd ynteu). — L. 9, trad. p. 142 : yn oruodawc ;
pour le sens précis de ce mot, v. Ancient laws, I, p. 134,
138, 430, 702, etc. — L. 19 : gorchymun, confier, ordon-
ner de mener à, faire conduire à (cf. Ystoria de Carolo
•^IG LES MABINOGION
magno, p. 17 : a orchymynmcys y garchar). — L. 29,
trad. p. 143 : wraged in ; in paraît de trop (Pen. 6, L. Bh.,
204 : Avraged, heb y Gwenhwyvar, ni a awn.
Page 262, 1.4, trad. p. 144 : hyrrwyd, prob. pour hy-
ricyd. — L. 8 : au lieu de dy ivarthrud, le manuscrit
Pen. 6, L. Rh., -lOi, porte, avec raison, (fi/ diwarthrudyaiv.
— L. 16, trad. p. 144 : nat ymgystlynei ; lady Guest tra-
duit : c'' est pour V arrogance d' Edern... que nous ne fûmes
pas ami's. Pour le sens que nous donnons à ce mot, v. plus
bas, p. 285, 1. 6. — L. 18, trad. p. 144 : ardehv; v. An-
cient laïcs, I, p. 122, 150, 158, 162. 250, etc.; cf., plus
haut, ymardelwych ohonei. — L. 23, trad. p. 144 : kytret-
^ei ; manuscrit de Hengwrt : kyhyttrei ; le sens, que l'on
adopte l'un ou Tautre, est à peu près le même. — L. 25
ar ricym a icneyit yna, cf. Pwyll, p. 21, 1. 18. — L. 26
deicis ar holl iciscoed ; lady Guest traduit inexactement
et les habits de choix.
Page 263, 1. 1, trad. p. 145 : Pen. 4, L. Bh., 408 :
amraval wirodeu ; Pen. 6, L. Bh., 204 : amryfal wiro-
deu. — L. 4 : ar nos honno gyntaf y hysgassant y gyt;
lady Guest traduit : et, k partir de ce moment, elle devint
sa femme. — L. 6 : a cheneuinaii: a oruc... ar llys, « elle
fixa sa demeure dans la cour; » cynnefino a le sens propre
de s'habituer à. — L. 18, trad. p. 145 : caru carw ; il
faut lire caru seul; le manuscrit que le scribe avait sous
les yeux devait portera tort deux fois caru; le manuscrit
Pen. 6, L. Bh. 205, a caru seul.
Page 264, 1. 4 : camderwynu, leg. camdervynnu ; le
contexte montre qu'il s'agit des bornes des Etats. (Pen. 6.
L. Bl., 205, hamtervynnu). Cet exemple, avec beaucoup
d'autres, montre que le scribe avait sous les yeux un ma-
nuscrit où u représentait iv et / (i= v). — L. 14, 15, trad.
NOTES C lu T 1 g L' E S
217
p. l-iG : nal oed haiccl... ni/t oed hawd, « s'il ne lui était
pas facile de..., il ne lui était pas facile non plus » ; cf.,
p 262, nal y m;/... nyt ijniadawn. Pour nad, dans le sens
de si... ne, cf. Myv. arch., p. 466, nad ymrodassei; cf.
Ancient laivs, I, p. 152. — L. 16, trad. p. 1 i6 : le texte
de Pen. 6 (L. Bh., p. 205), justifie ma traduction : ludyas
y gevynderw y (jynhal y cjyfoelh ac y (jadw y lervyneu.
— L. 26 : dyhir, « pénible » ; pour le sens, cf. Math ab
Math, Mab., p. 71, 1. 19.
Page 265, 1. 3, trad. p. 147 : ac am hehryncjyeit ; je
lis comme lady Guest, ae (Pen. 4, L. Rh., 206 : ae). —
L. 17 : Elivri anawkyrd ; lady Guest a mal lu Elivri et
Nawkyrd. — L. 20, trad. p. 148 : lady Guest rattache
ac Edern uab Nud à l'énumération ; le contexte montre
clairement que c'est Gereint qui parle. — L. 30, trad.
p, l48 : a digawn y ani hynny : lady Guest ne traduit
pas y am hynny.
Page 266, 1. 13, trad. p. 149 : au lieu de ehalaelhrwd,
leg. ehalaelhrivyd. — L. 17; au lieu de y ymweleint, leg.
y y mice let (Pen. 4, L. Bh. 413 : y ymicelef). — L. 28,
trad. p. 149 : nu y roda/ ; il faut lire : mv y rodaf ; nw
est une particule verbale indiquant le présent ou le futur,
dont il y a, dans le Livre Noir particulièrement, plusieurs
exemples. Le scribe a encore eu ici une écriture nu pour
nu\ qu'il n'aura pas su interpréter, cette particule étant
hors d'usage de son temps. Il semble que, dans d'autres
passages, nu ait bien la valeur de maintenant.
Page 267, 1. 3 : ac y ovyn y hawb ; lady Guest : et
chacun demanda, ce qui est contraire à la construction
(et pour demander à chacun). — L. 14, trad. p. 150 :
ae bar ae enniwet, n'est pas traduit par lady Guest. —
L. 23, 24, trad, p. 151 : or a erkytlyo onadunt dyuol
218 LES MARINOGION
altaf ; lady Guest : qui sont convenus de venir vers moi.
Pour le sens d'erkytlyo, v. Kulhwch et Ohven, note à la
page 103, ligne 20.
Page 268, 1. 1 : ac o'/- gorthrijmha. gouul arnat ; lady
Guest : el si lu as quelque embarras ; gorlhrymhu a un
sens beaucoup plus fort ; v. la note à Kulhwch, p. 104,
1. 5, sur gurlhrwm. — L. 4 : ^ chyvarwydyl o oreuguyr;
lady Guest traduit : el des guides expérinxentés el les
principaux. . . comme s'il y avait a au lieu de o. — L. 15,
trad. p. 152 : a dalei aruot yn y erhyn ; lady Guest : qui
valût la peine d'être combattu, comme si dalei était pour
talhei. Aruot n'est pas traduit; ce mot a le sens de moment
opportun, temps, occasion, et aussi un sens analogue à
gorvod, « vaincre ». Pour le sens que j'ai adopté, cf. Mab.
p. 191, ligne 4 (cf. diarvot, Myv. arch.. 527.2). — L. 20: ae
hela ae digrifwch ne semblent pa= à leur place à cet
endroit : ils devaient venir après namyn hynny avec
quelques mots perdus.
Page 260, 1. 15, trad. p. 153 : lady Guest a traduit
kyffroes comme s'il y avait eu de ff roes. — L. 17 :
yscaualwch hehdaxv ef ' lady Guest : el la société d'un
autre. Pour le sens d\yscavalwch, v. la note à Owen et
Lunet, p. 17S, 1. 6. Le sens paraît être : vie solitaire, en
dehors de lui. — L. 26, Irad. p. 153; ac y gyt a hynny
or hyd ; lady Guest : et alors il te sera facile..., traduc-
tion impossible à justifier, qui supposerait ac yna y hyd
au lieu de ac y gyt a hynny or hyd. Kyn ysgaualhet
est aussi inexactement traduit par : il le .sera facile de... ;
ysgavalwch, 1. 27, n'est pas traduit.
Page 270, 1. 6, trad. p. 153 : ivrlh nal ivyl icr di ; lady
Guest : parce que lu n'es pas assez fort pour, paroles peu
vraisemblables dans la bouche d'Erbin ; de plus, le sens
NOTES CRITIQUES 219
littéral ne s'y prête pas. — L. 8 ; alh gyghoro nu mab,
leg. alh gyghoro uu mah : un = vy ou : ath g-yghoro
nu vy mah. — L. 30, trad. p. 154: au lieu de a chyt ymlado
a mi, leg. achyl y m laclo i ; Pen. 4, L. Rh. 419 : a chyt
y m latho mi ; Pen. 6, L. Rh. 210 : a chyt am lladho mi.
Page 271, 1. 6; y leu : lady Guest y a vu une deuxième
personne du futur du verbe teioi, ce qui e-t difficile et
contraire à la construction (Peu. 4, L. Rh. 419 ; Pen, 6,
L. Rh., 210, ont: y /eu, aussi). Teu, comme verbe, est une
3^ pers. du sg. On le trouve comme 2"^ pers. : ony deu di
{Ystoria de Carolo magno, p. 80). Cf. Pen. 4 (L. Rh.i'21) ;
na theu di. Pen. 6 (L. Rh., p. 21 1 : na thewy ti). Mais
ici, il n'y a pas le moindre doute qu'il ne s'agisse du pro-
nom possessif ; y teu ; v. traduction, p. 155.
Page 272, 1. 20, trad. p. Ibliy teu ; lady Guest traduit
comme précédemment, p. 146, 1. 6. — L. 22: au lieu de
ysgaelu, leg. ysgaelus. (Pen. 4, L. Rh., 421 : yscaylus).
Page 273, 1. 13, trad. p. 158 : y teu, même contresens
de lady Guest que p. 272, 20 ; 271, 6. — Au lieu de bel-
lac, \eg. hellach. — L. 23 : au lieu de ffroeuolldrut, leg.
ffroenvolldrut. — L. 26 : au lieu de dyvol, Pen. 6, L.
i?A. 212, a c/oi'of, qui est préférable. CL Mah., p.22, 1. 11.
Page 274, 1. 14, trad. p. 159 : ar un iveilh honn ar
ureint ryhud itt mi ae gorchymynnaf ; hidy Guest: et
celte fois je te t'ordonne d^une façon toute spéciale. Ar
vreint ne paraît pas avoir ce sens : cf. ar vreint porthawr,
« comme portier ». Mab., p. 162, 1. 8. — L. 16 : alhost
oed (il eût été dur) ; lady Guest : et il lui était pénible.
Oed, dans le sens conditionnel, est d'un emploi fréquent;
ce sens, ici, est déterminé par pei as galtei. — L. 18 :
j'adopte la leçon de Peu. 6. L. Rh. 212: ar coel a cferdas-
sant. — L. 22: Irossi y r coet ;la(iy Gaesi-.sortir du bois,
220 LES MABINOGION
contresens évident ; il eût fallu, pour cela, Irossi o^r coel.
— L. 29, Irad. p. 160 : a phan welas hi aur dyd,leg.
wawrdyd. (Pen. 6, L. Bh. 274; icaivr dyd).
Page 275, 1. 15, trad. p. 160 : ac ny icydynt helh ;
ajoutez oed, comme le portent Pen. 4 et 6.
Page 277, 1. 1, trad. p. 162 : au lieu de kynn dyuynet,
leg. kynn vy mynel (Pen. 4, L. Bh. 477 ; Pen. 6, L. Bh.
214 : kynn vy mynet). — L. 2 : yd aet, leg. yd aelh. —
L. 7 : pan ercheisi ytli dyuot paraît de trop ici : Pen. 6
ne l'a pas (L. Rh., p. 214). — L. \\, \1 : y chwinsaf ;
lady Guest : ce soir. Les dictionnaires donnent, en effet,
ce sens aussi à ce mot (cf. Bown, p. 145, XXVII) : mais
le sens de bientôt, que donne entreautresledict.de Sales-
bury, paraît ici plus naturel. — L. 14 : ?/ gics, leg. y gwas.
(Pen. 4, L. Bh. i-21 : gwas). — L. 24, trad. p. 163 :
urdawl a ici un sens précis ; il a le sens de sacré (che-
valier) : cf. Peredur, Mab., p. 197, 1. 23 : vymam a erchis
y mi dyvot y m urdaiv yn varchawc urdawl.
Page 278, 1. 5, trad. p. 163 : megis ar didaicl ; lady
Guest ne traduit pas megis. — L. 9 : gennyf i nu gerdei;
nu paraît de trop; Pen. 6 ne l'a pas ; le scribe a eu peut-
être sous les yeux genniu uu. — L. 17, trad. p. 164 : ac
nyt anwadalaf ; le texte de lady Guest n'avait pas nyt,
ce qui l'a obligée à donner à l'expression un tour excla-
matif.
Page 279, 1. 16, trad. p. 165 : nu a dylyych ; voy.,
pour nu, la note à la page 266, 1. 28 ; le texte de lady
Guest porte uu ; elle n'a pas traduit ces mots.
Page 280, 1. 2 : Dwnn ; lady Guest : Dwrni. — L. 3 :
ar dalym odyma n'est pas traduit par lady Guest. —
L. 21, trad. p. \5d : yr a ostecker arnat li , lady Guest :
en dépit de mes ordres ; gostegu a le sens propre d'im-
NOTES CRITIQUES
221
poser silence et aussi de proclamer. Cf. traduction, 3,
p. 50 et notes critiques, — L. 22 : Pen. 4, L. Bh. 4, 432,
a correctement en plus : nyl rybud genyf y leu a thaxv
ivrthyf{Pen. 6, L. Bl. p.216, lU). Je l'ai introduit dans
ma traduction. — L. 30, trad. p. 167 : yn y gyveir honno,
n'est pas traduit par lady Gh. Guest.
Pa-e 281, 1. 23, trad. p. 168: ae ; Pen. 6, L. Bh.,m,
porte ac. — L. 25, trad. p. 168 : ar y dwrr : leg. ar y clir
(Pen. 6, L. Bh. '2\1 ar y clir). — L. 26 : ony mynynny,
leg-, ony mynny ou ony mynny di.
Page 282, 1. 4 : erdrym ; lady Guest traduit : rabo-
teux ; erdrym a plutôt le sens de beau à voir : dwy a.'el
erdrym, Daf. ab Gwilym, édit. de Liverpool, 1873, p. 10.
— L. 23, trad. p. 169 : amprytuerth ; lady Guest : diffi-
cile. — L. 24 : a chalellel y dyrnodeu a rodei ynteu ;
lady Guest : malgré tous les efforts qu'il pouvait faire;
il est clair qu'il s'agit des coups que donnait Gwiffret.
Page 285, 1. 6, trad. p. 172 : nyt ymgystlynaf wrihyt
ti ; lady Guest : je ne ferai pas alliance avec toi ; voy.,
sur ce mot, Bévue celtique, VII, p. 406, note 5.
Page 286, 1. 2, trad. p. 173 : a chynnhivyllaiv... arhyt
y ffordd; lady Guest : et il le conduisit le long de la route;
il faut probablement lire cymhwyllaiv, « raisonner, argu-
menter » ; V. fr. araisoner ; Kymhwyllaw a aussi le sens
de mentionner, parler de (Pen. 7, L./?A., 625 ; cf. L. Rouge,
p. 217). — L. 7, trad. p. 173 : hed, leg. hediw. (Pen. 6, L.
Bh. : hediw). — L. 21, trad. p. 174 : au lieu de y unncyn,
leg. y uorynyon, leçon de Pen. 6, L. Bh., 220. — L. 30 :
a phan oed gadarn y gnawt ; lady Guest inexactement :
el quand il fut complètement rétabli.
Page 287, 1. 7, trad. p. 174 : ynteu serait à remplacer
par Gereint ou à supprimer. — L. 26, trad. p. 164 : ac
LES MABIÎNOGION
arho ui ijno y deuaf ; je lis avec Pan. 6, L. Rh. p. 221 :
ac arho ui yno, or deuaf.
Page 288, 1. 21, trad. p. 176 : ac a gaf, leg. ac a garaf
(Pen. 4, L. Rh. 442 : a garaf).
Page 289, 1. 4 : au lieu de ively,Pen. 6, L. Rh. p. 222 a
velly. — L. 8, trad. p. 177 : au lieu de a naiod, leg.
anhawd (Pen. 6, L. Rh. 222 : anhaïud). — L. 20, trad.
p. 178 ; mi a hrofaf y allu ; lady Guest : je prouverai
que je le puis ; profi a plutôt ici le sens à^ essayer, mettre
à V épreuve.
Page 290, 1. 27, trad. p. 179 : j'ai traduit comme s'il y
avait govut arnat : arnat manque dans le L. Rouge, mais
se trouve dans Pen. 4, L. Rh., 445, et Pen. 6. L. Rh., 223.
— L. 29, trad. p. 179 : ny ellir dim ivrth uynno Duw ;
lady Guest inexactement .• rien ne peut arriver sans la
volonté de Dieu.
Page 291, 1. 13, trad. p. 180 : a phenewnos, leg. a phe-
theivnos {Pen.6, L. Rh.,'22-i). — L. 27, trad. p. 180, au lieu
de honno, d'après le contexte, il faut lire hon, et à la place
dey honn, y honno (cf. Pan. '6, L. Rh., 223: goreu
itt gerdet hon, heb ef ; ot ey yr hon issot....).
Page 293, 1. 1 : dyn oth enryded ditheu ; lady Guest ;
personne de ton rang.
Page 294, 1. 28, trad. p. 184 : ac yny canei ef varchawc
am byryei ; lady Guest : à moins qu^il ne soit sonné du
cor par le chevalier qui m'a vaincu. Yny a le sens de
jusqu^à ce que.
APPENDICE
I
Les triades historiques et légendaires
DES Gallois
(Cf. Ma/)., 1, p. 76-77).
Les triades jusqu'ici publiées peuvent se clas-
ser en trois familles distinctes. L'une est formée
par les triades du Livre rouge ; elles ont été
publiées en entier par John Rhys dans le Cymmro-
dor, tome III p. 52-63, et reproduites diplomati-
quement à la suite des Mabinogion, dans Fédition
des Mabinogion du Livre Rouge, de la page 297
à la page 309. On les trouve aussi dans la 2" édi-
tion de la Mijv. Arch., de la page 395 à la page 399 :
les triades concernant les noms de l'île de Breta-
gne, de ses îles et des îles adjacentes, de ses
cités, ont été laissées de côté. Les triades de la
Mgv. Arch., 2° éd., de la page 891 h la page
224 L E s M A B I N O G 1 0 N
394, du numéro 46 au numéro 77, moins les tria-
des 47, 51, 52, 54, 56, 57, 58, 61, 62, 73, 74, sont
d'une source très voisine de celle des triades du
Livre Rouge, mais se présentent dans un ordre
difterent ; les triades 87 et 9i remontent aussi à
la même source que le Livre Rouge. Celles que
M. EgertonPhillimore a publiées dans le Cymmro-
dor, VII, II, p. 123-124, 126-132, sont identiques
à celles du Livre Rouge; le manuscrit deHengwrt,
n» 202, d'où elles sont tirées, est du commence-
ment du xiv« siècle.
A la seconde famille appartiennent les triades
imprimées par Skene, en appendice au tome II de
ses Four ancient books of Wales, p. 456-465,
avec traduction, d'après un manuscrit du xiv siè-
cle. On doit ranger dans la même famille les
triades de la Myv. Arch., 2" édit., p. 388-391, du
n° 7 au n"" 46, en exceptant les numéros 18, 27, 42,
43, 44.
La troisième famille se compose des triades
imprimées dans la Myv. Arch., 2" éd., de la page
400 à la page 417 ; il y en a 126 sur les 300 que
contenait l'œuvre primitive. Ces triades ont été
extraites, en 1601, d'un manuscrit connu sous le
nom de livre de .Jeuan Brechva (mort vers 1500),
et d'un autre manuscrit appelé très improprement
\e Livre de Caradoc deLancarvan, plus récent pro-
bablement que le premier. Ce sont les plus récen-
tes et celles qui offrent le plus de traces de rema-
niements.
APPENDICE 225
Les plus importantes sont celles àw Livre Rouge
et celles qui ont été publiées par Skene. Elles tra-
hissentccpendant, elles aussi, en plusieurs endroits,
l'influence de Gaufrei de Monmouth, comme le
commentaire le montrera. La première rédaction
d'une bonne partie de ces triades a été probable-
ment antérieure à Gaufrei, mais aucune des copies
que nous en possédons ne nous l'a fidèlement con-
servée.
En maint endroit, je renvoie aux Annales Cam-
brix. Lorsque je n'avertis pas, je reproduis le texte
du Harleian manuscrit 3.859 , publié par Egerton
Phillimore dans le Cijnimrodor, IX, I, p. 152-169 ;
ces annales vont jusqu'à l'année 977. Le manus-
crit est du commencement du xii® siècle ; mais
il est absolument sur que la rédaction de ces An-
nales ne peut avoir été faite plus tard que la fin
du x« siècle (1). On peut en dire autant des généa-
logies de princes gallois que M. Egerton Phil-
limore a publiées à la suite des Annales Cani-
briœ {y Cymmrodor,lX, L p. 169-183). Ce sont des
documents d'une haute valeur, qui ne le cèdent
point en importance aux Annales Canibriœ (2).
Pour éviter des redites, j'ai pris comme base le
texte du Livre Rouge, en reproduisant en note les
(1) Yoy.y Cijmmrodor, IX, I, p. lU, 146, 147. Egerton Philli-
more en donne d'excellentes raisons. La langue, à elle seule, des
noms gallois suffirait. Le copiste du xii" siècle n'était pas un
Gallois.
(2) V. appendice II.
II 15
226 LES MABINOGION
leçons des triades de source différente. A la tra-
duction des triades du Livre Rouge, j'ai joint la
traduction de celles des triades de Skene et de la
Myv. Arch., qui avaient un caractère indépendant
et ne pouvaient pas en être considérées comme
des variantes. Le texte des triades du Livre Rouge
est, en certains endroits, altéré ; celui des autres
triades n'a jamais été reproduit d'une façon sûre
et avec critique. Aussi ai-je bien regretté de n'avoir
pas à ma disposition l'édition des triades annoncée
par MM. Rhys et Evans. Elle m'eût épargné bien
des hésitations et sans doute plus d'une erreur.
Le commentaire de ces triades est, pour bien des
raisons, extrêmement laborieux et plein d'écueils.
Les écrivains et commentateurs gallois sont très
souvent des guides peu sûrs, et il n'est malheu-
reusement pas toujours possible de contrôler leurs
assertions, ce que j'ai toujours essayé de faire.
Je renvoie souvent aux notes de ma traduction
des Mabinogion, avec l'abréviation Mab., I ou II ;
le chiffre qui suit indique la page. Lorsque le lec-
teur Retrouvera aucune indication à des personna-
ges dont il n'a pas été question, c'est que le com-
mentateur n'a trouvé rien à dire. Pour les autres,
ils sont l'objet de renvois. S'il y avait quelque
omission, l'index général placée la fin du volume II
la réparerait et guiderait le lecteur.
APPENDICE 227
TRIADES DES CHEVAUX DU LIVRE NOIR
DE CAERMARTHEN (1).
1. Trois chevaux de butin de l'île de Prydein (2) ;
Carnavlawc (3), cheval d'Owein ab Uryen ; Bu-
cheslwin (i) Seri, cheval de Gwgawn Cleddyv-
rudd (5);Tavautir Breichir (6), cheval de Kadwal-
lawn ab Kadvan (7).
2. Trois torn eddijslr (8) (chevaux) de l'île de
(1) Skene, Four ancient books of Wales, II, viii. Cf. Facsimile
of the Black book of Caermarlhen, par J. GAvenogfryn Evans, Ox-
ford, 1888, fol. 14 ; du même auteur: The Black Book of Carmar-
then, Pwllheli, 1907, p. 27-28. Pour ces triades, cf. plus loin les
Triades correspondantes du Livre Rouge, n°' 57-63. Les personna-
ges dont il est ici question se retrouvent plus loin et, sont l'objet
de notices ou de renvois à des notes ou passages des Mabinogion.
J'emploie la même orthographe que pour les Mabinogion.
(2) Voy. Mabinogion (traduction, tome I, p. 273, n. 5).
(■i) Carnavlawc, aujourd'hui dans les dictionnaires a le sens de
pied fourchu (carnavlauc = carn-gavlauc).
(4) Bucheslwm : Bûches a le sens de parc à bétail, lioni, le sens
de nu, dépouillé. Peut-être faut-il lire Bucheslawn (pins h&s tr. 59:
Bucheslomf, « qui a un grand parc, riche en bétail ».
(5) Cleddyv-rudd, à l'épée rouge.
(6) Tavautir doit-être lu Tavawt Hir, < langue longue, » et Brei-
chir, Breich Hir, « bras long. »
(7) Le manuscrit donne simplement Kadwallawn fdius K. (avec
l'ubréviatiou latine ordinaire pour filius).
(8) Les dictionnaires traduisent march lom par c/ieuai de corvée.
Ce sens neparaîtguère satisfaisantici. Dans XeMabinogiàa Gereint
ab Erbin, Edern ab Nudd est monté sur un coursier iomlyl, mot à
mot, à la fiente abondante, épithcte évidemment louangeuse dans
228 LES MABINOGION
Prydein : Arvwl iMelyn (1) ; cheval de Pascen ab
Uryen; Duhir Tervenhydd (2), cheval de Selyv ab
Kynan Garwyn, Drudlwyd (3), cheval de Rydderch
Hael.
3. Trois coursiers pétulants de l'île de Prydein :
Gwyneu Godwff Hir (4), cheval de Kei ; Ruthyr
Ehon Tuth Bleidd (5), cheval de Gilbert Kadgyffro;
Keincaled (6), cheval de Gwalchmei.
4. Trois coursiers alertes de l'île de Pry-
dein ; Lluagor (7), cheval de Karadawc Breich-
l'idéede l'auteur, si on se rapporte au contexte. Il est probable que
cela équivaut à bien nourri, vigoureux.
(1) Je lis arvivl (ms. arwul); Aruu'f aie sens de très grand, très
fort ; cf. V. ir. ad-bol, fort. C'est le nom de l'épée de Trystan ab
Talhvch (v. Silvan Evans, Welsh Did.). — Melyn, «jaune ».
(2) Ms terwenhil, qui, orthographiquement, en gallois moderne,
équivaut à tervenydd. Tervenydd indique le moment du rut
pour le bétail : se dit, d'après Davies, d'une vache en rut. Du hir
signifie noir long.
(3) Drudlwyd : drud, « vaillant > ; hvyd, « gris, blanchâtre ».
(4) Gwyneu pourrait être un dérivé de gwyn, «blanc», mais est
probablement ici pour gwineu, « brun, bai». Godwff Hir équivaut
àgwddwv hir, «cou long», auiourd'hmgwddf .gwddw ou gwddwf.
D'après l'orthographe habituelle du Livre noir on attendrait plu-
tôt Gutuff ou Gutuw.
(5) Ruthyr (= rhuthr), « élan impétueux » ; chona. sans peur »;
tuth bleidd, « trot de loup ». Skene donne à tort blet ; le manus-
crit a bleit = bleidd.
(6) Kein, « beau » ; caled, «dur ». Peut-être : au dos dur ; Kein
peut être dialectalement pour cevn. C'est le Gringalet français
(Geingalet):ll y a peut-être eu un doublet Grin-galet (Crin-galet,
sec et dur).
(7) Paraît être composé de llu, « armée, troupe », et d'agor,
« ouvrir. » Ayor, en parlant des animaux, désigne aussi les mem-
APPENDICE 229
vras (1) ; Melynla.s (2), cheval de Kaswallawn ab
Bely (3).
TRIADES DU LIVRE ROUGE.
5. Trois hommes ont eu la force d'Addav (Adam) :
Ercwlf le Fort (Hercule) ; Ectorle Fort (4) ; Somp-
son le Fort : ils étaient tous les trois aussi forts
qu'Addav lui-môme.
6. Trois hommes ont eu la beauté d'Addav ;
Absolon, fils de David ; Jason, fils d'Eson ; Paris,
fils de Priav (Priam) : ils étaient tous les trois aussi
beaux qu'Addav lui-même.
7. Trois personnes ont eu la sagesse d'Addav :
Cado Hen (Caton l'Ancien) ; Beda et Sibli Doeth
(Sibli la Sage, la Sibylle) : ils étaient tous les trois
aussi sages qu'Addav lui-même.
8. Trois femmes se partagèrent entre elles trois
labeautéd'Eva.-Diadema, l'amante d'EneasYscwyd-
bres : y pedwar agor, « les quatre jambes de quadrupèdes » ; mais
agor peut être pour angor, ancre. C'est une métaphore fréquente
(L. noir, 59. II ; Myv arch., 210. I, L. Aneurin 101,7.
(1) Le manuscrit ne donne que Karadawc B.
(2) iMelynlas, « jaunc-bianc, ou jaune-verdâtre. » LeLivre Rouge
porte meinlas, « mince- blanchâtre >.
(3) Voy. plus bas, triade 57.
(4) Ces souvenirs troyens indiquent une rédaction postérieure à
Gaufrci de Monmouth. Il est très remarquable que les généalogies
du Ilarleian ms. de la fin du x° siècle, fabuleuses en abordant
l'époque romaine, ne remontent jamais à des ancêtres troyens.
230 LES JIABINOGION
wyn(l) ; Elen Vannawc (2), la femme à cause de
laquelle futdétruite Troia (Troie), et Polixena, fille
de Priav le Vieux, roi de Troia.
Quand une armée s'en alla en Llychlyn(Scandinavie).
9. Un secours s'en alla avec Yrp (3) Lluyddawc
(le chef, l'amasseur d'armées) jusqu'en Llychlyn.
Cet homme vint, du temps de Cadyal (4), deman-
der la permission d'emmener une levée de troupes
decette île-ci. Il n'avait avec lui queMathuthavar (5),
son serviteur. Voici ce qu'il demanda à chacune
des trente principales villes fortes que contient
cette île : qu'il lui fût permis de sortir de chacune
(1) Yscwydwyn a été traduit de diverses façons. La plus simple
paraît être bouclier blanc. On 3- a vu yscwydd-wyn, « qui a l'épaule
blanche. » Taliesin Williams lit ystgwydd-ddwyn, « qui porte sur
ses épaules » : ce serait une épithète qu'aurait méritée Enée, en
portant son père Anchise sur ses épaules. On a fait remarquer
contre cette hypothèse par trop ingénieuse, que cette épithète est
appliquée à d'autres personnages de la légende galloise qui n'ont
pas eu assurément l'occasion de se distinguer par le même trait
de piété filiale (voy. Skene, Four ancient books, II, p. 425). Dia-
dema remplace ici Deidamia : chez Davydd ab Gwilym, les trois
beautés sont : Polixena, Diodenia et Elen Vannawc {l' éd., p. 36,
odeXXLX).
(2; Bannawc, « élevé, remarquable . »
(3) Yrp. Les Triades de Skene (Four ancient books of Wales,
II, p. 462, n" XXXII) commencent plus naturellement : « Trois
levées de troupes partirent de l'ile de Bretagne... »
(4) Skene : Cadyal, fils d'Erynt. Le texte du Livre Rouge, avant
erchi, < demander », porte byry, qui paraît de trop.
(5) Myv. arch., p. 102, n. 4 : Mathatta vawr, «Mathatta le Grand.
Les Chwedlau y Doethion {Mo mss., p. 96) portent Malhavar. Il
faut probablement lire pour le Livre Rouge : Malhutta vawr .
APPENDICE 231
d'elles avec deux fois autant d'hommes qu'il jaserait
entré ; dans la première, il se présenterait seul
avec son serviteur. Les gens de cette île, sans y
réfléchir ( l),le lui accordèrent,et ce fu t l'armée la plus
complète qui s'en soit allée de cette île. Avec ces
guerriers, il fut le maître partout où il alla. Il s'éta-
blit dans deux îles sur les bords de la mer de
Grèce : Glas et Avena (2).
La seconde expédition alla avec Elen Lluyddawc
et Maxen Wledic (3) jusqu'en Llychlyn : ils ne
revinrent jamais dans cette île (4).
La troisième expédition partit avec Kasswal-
(1) Ac y bu ardiistur : il faut en deux mots:ar diystyr.Ce sens
est assuré par une triade semblable {Myv. arch,, p. 402 tr. 14 : ac
ar ddiyslyrdod y bu gan genedt y Cymry roddl hyny iddaw).
(2) Skene, Gals ; Myv. arch., la terre de Galas (vague réminis-
cence de la Galatie ?).
(3) Voy. Mah., 1, 211, n. 1. Pour Elen. voy. ibid., 224, n. 2.
La légende des conquêtes d'Elen est certainement postérieure
au x" siècle, et doit être attribuée à l'école de Gaufrei de Mon-
moutli. Voici, en effet, ce qu'on lit dans les généalogies du Ilar-
leian nis., 3S59, copie d'un manuscrit de la fin du x' siècle :
« Constantin! magni et Helen liiicdaiic (leg. liiildduc) que de
Brittania exivit ad crucem Christi querendam usque ad Jerusa-
lem, et inde attulit usque ad Constantinopolin, et est ibi usque
in hodiernum diem (Y Cymmrodor, IX, i, 171, col. 2).
(4)NenniusdonneàMaximusladominationsur l'Europe entière, et
ajoute que les troupes bretonnes ne revinrent jamais en Bretagne
(Hisl Bril. ,XKlll}. Il y a eu confusion de noms et de personnages
entre Maxiinus, Maxenlias et Maynentius (voir Mabin., l, p. 21 1,
n. 1). Elle se retrouve chez Tigornach. On lit, à l'année 350 (O'Con-
nor, Rerum hibernic. script., II, p. 71) : « J/.^gcen<^us posteà arri-
puit imperium,apud Augustodunum, et continuo per Galliam, Afri-
can! Italiamque perrexit. »
232 LES 5IABIN0GI0N
lawn (1), fils de Beli, Gwennwynnwyn et Gwanar,
fils de Llia\vs(2) ab Nwyvre, et Aryanrot (3), fille
de Beli, leur mère. Ces hommes étaient originai-
res d'Erch et Heledd(4). Ils allèrent avec Kasswal-
lawn, leur oncle, à la poursuite des Césariens
chassés de cette île. Ils sont restés en Gwasgwyn
(Gascogne). Le nombre des hommes qui partirent
dans chacune de ces expéditions fut de vingt et
un mille. Ce furent les trois aryanllii (5) de l'île de
Prydein (6).
(1) Voy. Mab., I, 146, n. 3. Il faut bien se garder de le confondre
avec Cas^valla^vn Law Hir (longue main), fils d'Eniawn Yrth ab
Cunedda, d'après les généalogies du Harleian ms. (V. appendice
II) ; il faudrait, d'après ce dernier texte, lire : Cadwallawn Law
Hir. Voy. plus bas, triade 65, 47, 111.
(2) Ms. Lliaw ; Skene et Myv., Lliaws. Il y a un autre Gwen-
wj-nnwyn ab Nav, dont il est question dans les Mab,, I, 264.
(3) Voy. Mab., I, 191, n. 1.
(4) On n'est pas d'accord sur l'identification de ces lieux plus ou
moins fabuleux. Les uns y voient les Orcades, d'autres les Hébri-
des. Northwich porte, en gallois, le nom de Heledd Ddu, et
Nantvyich celui de Heledd Wen {heledd, endroit où on fait du/
sel, d'après Owen Pughe). Le poète Cynddelw (1150-1209) men-
tionne Erch et Heledd dans l'élégie funèbre d'Owain de Gwynedd
{Myv. arch., p. 152, col. 2). Skene donne Arllechwedd ; la Myv.,
Arllchwedd Galedin, dont il sera question plus bas.
(5) Skene : « On les appelle ainsi parce qu'elles (ces armées)
emportèrent avec elles l'argent et l'or de cette île, et qu'on avait
choisi les soldats en allant toujours du plus brave au plus brave
{ae heihol wynteu o oreu y oreu : Skene traduit à contre sens :
le plus qu'ils purent); aryanllu, armée d'argent,
(6) La triade correspondante de la Myv. arch. (p. 401, n° 14) est
plus développée. Le nombre des soldats d'Yrp est de soixante-qua-
APPENDICE 233
10. Il y a eu trois hommes de déshonneur dans
l'île de Prydein. Le premier est Avarwy, fils de
Lludd ab Beli (1). C'est lui qui fil venir Julius
César et les Romains pour la première fois dans
cette île, et fit payer chaque année aux Romains
un tribut de trois mille livres d'argent, par oppo-
sition à son oncle Kaswallawn. Le second fut Gwr-
theyrn Gwrtheneu qui, le premier, donna des ter-
res dans cette île aux Saeson (Saxons); le premier,
il épousa une femme de cette nation ; il fit tuer
par trahison Kustennin Vychan (Constantin le
Petit), fils de Kustennin Bendigeit (Constantin le
Béni), força les deux frères de Kustennin, Emrys
Wledic et Uthur Penndragon, à s'exiler en Llydaw
(Armorique), et, par tromperie, prit pour lui la
couronne et la royauté. A la fin, Uthur et Emrys
tre mille. Arrivé à la dernière ville forte, Yrp se trouvait avoir le
droit d'emmener plus de soldats qu'il n'y en avait dans l'île entière.
Les hommes de la seconde expédition sortaient d'Arllechwedd
Galedin (v. plus bas), d'Essyllwg (Gwent), et des tribus associées
des Bylwennwys (nom énigmatique dans lequel le traducteur des
triades du Cambro-Brilon, I, p. 88, a vu le Boulonnais). Il faut
rapprocher ce nom de hulgion, dans Blatohulgion. Plusieurs
noms de lieu, en Anglesey, rappellent ce nom. Sur Blalobiilgion,
voy. Rhys, Celtic Britain. Une partie d'entre eux se fi.xa dans la
terre de Gely Llydaw (chez les Gaulois d'Armorique, dit le traduc-
teur du Camhro-Brilon ). La troisième expédition part avec Elen
et Kynan, sei;4;neur de Meiriadawc (partie nord-ouest de PoAvys).
Les soldats étaient originaires de Meiriadawc, Seisylhvg (Cardi-
gan, Gwyr (Gower) et |de Gorvvennydd (partie du Glamorgan
voisine de Gower).
(1) Voy. Mab., 1, 23, n. 1 et 2.
234 LES MABINOGIOX
brûlèrent Gwrtheyrn (1) dans Castell Gwerthryny-
(1) Uurtiffcrn. pour employer la forme la plus ancienne, d'après
Gildas, appelle les Saxons à son aide contre les Pietés et les
Scots, et c'est tout (XXUl). D'après Nenuius, dès son avènement
au trône, il se trouve inquiété par les Pietés et les Scots, par les
Romains et par Ambrosius (Hist. Br Ut., XXVIII). Uurtigern ap-
pelle les Saxons et donne à Horsa et à Hengist Tîle de Tanet,
en 447 ùbid., XXIX) Il devient amoureux de la fille d'Hengist,
la prend comme femme et cède à Hengist le pays de Kent, où
régnait Guoirangon [ihid., XXXVI II). Il donne au fils de Hengist
et au beau-frère du fils les pays voisins du mur d'Adrien (ibid.,
XXXVIII). Il épouse sa propre fille etena un enfant qu'ilattribue
à saint Germain (XXXIX). Pressé par les Saxons, il se retire en
Galles et bâtit une citadelle dans les monts Heriri (Snowdon). Tout
s'écroule. D'après ses mages, il faut que les fondements soient
arrosés du sang d'un enfant sans père. On cherche : on en trouve
un en Glewissinçf (pays entre la Teivi etTUskj. Au moment où il
va être sacrifié, il pose aux mages diverses questions auxquelles
ils ne peuvent répondre. Il révèle son nom ; il s'appelle Ambro-
sius el son père est un consul romain. Uurtigern lui donne l'ouest
de la Bretagne et se retire au nord {ibid., XL-XL V). Après la
mort de Gvorthemir son fils, les Saxons, ses amis, reviennent ;
il compose avec eux. Mais il est trahi pendant un banquet. Ses
nobles sont égorgés, et, pour sauver sa vie, il leur cède les pays
auxquels ils ont donné les noms d'Essex, Sussex, Middlesex {ibid.,
XLVII, \LVIIIj. 11 se retire dans sa citadelle de Din Guortigern,
en Dimet (Dyved) avec ses femmes (aujourd'hui Craiff Gwrtheyrn
sur la Teifi, actuellement en Carmarthenshire un peu au-dessus de
Llandyssil(Eg. Phillimore, Ou'en'sPembrofc. II, p. 328, note l.)A la
prière de saint Germain, le feu du ciel tombe sur le fort, et il
périt dans les flammes avec les siens {ibid., L). Il avait eu quatre
fils : Guorthemir, Gattegirn, Pas|;;ent qui régna en Buellt avec la
permission d'Ambrosius Aurelius, roi de ces régions, et Faustus
né de son inceste avec sa fille. Faustus fut saint et fonda un mo-
nastère près du fleuve Rhemory (entre le Glamorgan et le Mon-
mouthshire). Il est à remarquer que les généalogies du x' siè-
APPENDICE 2155
awn (1), sur les bords de la Gwy (la Wyc), avec
cle, publiées dans 1; Cymmrodor (IX, I, p. 179), font de Catte-
girn, père de Pascent, un fils de Gatel Durnhvc, tige des rois de
Powys, et non de Vortigern, dont elles ne font pas mention.
Ces généalogies n'ont en rien été influencées par l'œuvre de Nen-
nius. L'histoire de Uurtigcrn a été très remaniée par Gaufrei de
Monmouth. Uurlig-^rn est consul des Gcwissei (Saxons occiden-
taux). Voulant s'emparerdela royauté, il réussit à trahir et à faire
tuer Constans, fils de Constantin, frère d'Aldrocn, roi d'Armo-
ri'que, et d'une dame romaine. Les deux frères de Constans, Au-
rclius Ambrosius et Uther Pendragon fuient en Armorique. Vor-
tigern s'allie aux Saxons pour se défendre des Pietés et des fils
de Constantin. 11 épouse la fille d'Hengist, RoAven ou Ron^ven.
dont Nennius ne donne pas le nom. Ses trois fils Vortimer, Kate-
gern et Pascent se brouillent avec lui. Il cède le Kent à Hengist
et le nord de l'Angleterre au fils de Hengist. Rétabli sur le trône
à la mort de Vortimer, il est trahi par les Saxons à Gaer Cara-
dawc (Salisbury) ; c'est le complotdit des couteaux ; trois cents no-
bles bretons y sont tués dans un festin par les Saxons, qui
avaient caché leurs couteaux(cf. Nennius Hist., LIX). Il se retire
en Cambrie. La légende de la citadelle et de l'enfant sans père
est reproduite comme dans Nennius, avec cette importante diffé-
rence que l'enfant est, chez Gaufrei, Merlinus Ambrosius. Les fils
de Constans, Ambrosius Aurelius et Uther Pendragon, reviennent
d'Armorique. Ambrosius est couronné roi ; il attaque Vortigern
dans sa citadelle et y met le feu. Tout périt dans les flammes (VIII,
1-2). On voit que la triade qui nous occupe suit Gaufrei de Mon-
mouth. Constantin le Petit est le Constans de Gaufrei. Pour Cons-
tantin le Grand, il a été confondu avec le Constantin de Gaufrei.
L'idée de cette fable de Constantin et de Constans parait avoir
été inspirée à Gaufrei par un fait réel. En 407, un Constantin se
fait empereur en Bretagne (Prosper d'Aquitaine). D'après Bède
Hist, eccl , I, 11), il aurait été tué à Arles par le comte Constan-
cius, envoyé par Honorius. Suivant Orose (VU, 40), Constantin
aurait fait, de moine, général, son fils Constans qui mourut en
Espagne. Il aurait été, de moine, fait César et tué à Vienne, d'a-
près Jornandes, De Get. or., c. 32. Il est à remarquer que le roi
236 LES MABINOGION
le château lui-même, pour venger leur frère. Le
troisième, le pire de tous, fut Medrawt (1), quand
Arthur lui laissa le gouvernement de l'île de Pry-
dein, pour aller au delà de la mer à la rencontre de
Lies, empereur de Rome, qui lui avait envoyé des
ambassadeurs jusqu'à Kaer Llion (2) réclamer de
cette île le tribut tel qu'il avait été payé par Kat-
wallawn, fds de Beli, et depuis lors jusqu'au temps
de Kustennin Bendigeit, grand-père d'Arthur. Ar-
thur avait répondu que les gens de Rome n'avaient
pas plus de droit à un tribut de la part des Bretons
que les Bretons n'en avaient à un tribut de la part
Gonstans, frère d'Am'orosius et d'Uther, de Gaufrai, aurait été fait
moine par son père Constantin, et mis sur le trône par Vortigern
(IV, 5, 6).
(1 delà page précédente) Gu)erthryniaivn,mieuxGwrtheyrniawn,
plus anciennement Wrtigerniawn, nom dérivé de Gwrtheyrn
( Wrtigern), est actuellement un cymmwd du Radnorshire, près de
Buellt. Au IX* siècle, G^vrtheyrnion et Buellt formaient un
royaume (Eg. Phiiimore, Owen's Pembrokeshire, p. 203 note 1).
(1) Pour Medrawt et Arthur, voy. Mab., I, 269, n. 2. La forme
Modred, employée par Gaufrei pour ce nom est comique, mais
non galloisî. Elle peut être armoricaine auxxu^-xiii* siècles. En vieil
armoricain, au ix° siècle, on l'a dans le Cart, de Redon sous la
forme Modrot (p. 78, 100). En ce qui concerne la parenté d'Arthur,
les pures traditions galloises sont déjà troublées dans les Mabino-
gion par l'influence de Gaufrei de Monmouth (voir plus basl'mdex
à Arthur). Les généalogies du x* siècle ne mentionnent qu'un
Arthur, fils de Petr (Petrus), lequel Petr est petit-fils:de Gwortepir,
le Vortiporius de Gildas, roi des Demelae [Y Cymmrodor, IX, i,
p. 171). Giit Arthur est père de Nougoy, dont la fille, Sannan,
épouse Elisse, roi de Powys, vers Tan 700.
(2) Voy. Mab., 1, 223, n. 3.
APPENDICE 237
des Romains : Bran, fils de Dyvynwal, et Kusten-
nin, fila d'Elen, avaient été empereurs à Rome ;
or, ils étaient tous les deux originaires de cette
île. A la suite de cette réponse, Arthur emmena
les guerriers d'élite de ses Etats au delà de la mer
contre l'empereur. Ils se rencontrèrent de l'autre
côté de la montagne de Mynneu. Il y eut le jour
même une quantité innombrable d'hommes de tués
de chaque côté. A la fin, Arthur joignit l'empe-
reur et le tua ; mais il perdit les plus vaillants de
ses guerriers. En apprenant que l'armée d'Arthur
était ainsi affaiblie, Medrawt se tourna contre lui.
Il s'allia aux Saxons, aux Pietés, aux Scots, pour
défendre l'abord de l'île à Arthur. A ces nouvel-
les, Arthur revint avec ce qui survivait de ses sol-
dats, et, malgré Medrawt, il réussite aborder dans
cette île. Alors s'engagea la bataille de Camlan(l)
entre Arthur et Medrawt. Arthur tua Medrawt,
mais il fut blessé mortellement. Après sa mort,
il fut enseveli dans l'île d'Avallach (2).
(1) V. Mah., I, 269, note 2.
(2) Avallach ou Avallon, Glastonbury, d'après les écrivains gal-
lois ; Cf. Myv. arch., p. 403, n" 21 ; daprès cette triade, le tribut
aurait été refusé pour la première fois par Owain ab Macsen
Wledic. Les Romains en profitèrent pour se faire donner, par
compensation, les meilleurs soldats de l'île. Ils les renvoyèrent
guerroyer jusqu'en Arabie et ailleurs. Les Romains de lîle re-
tournèrent en Italie et ne laissèrent en Bretagne que des fem-
mes et des enfants. Gwrtheyrn tue Gystennin le Béni. Sa femme
la fille d'Hengist, s'api)clle Alia Ronwen, ce qui fait qu'on appelle
les rois de Londres les enfants d'Alis ! Il aurait cédé l'île au lils
238 LES MABINOGION
Ici commencent les triades :
11. Les trois prisonniers les plus éminents de
l'île de Prydein sont : Llyr Lledyeith ; Mabon, fils
de Modron, et Geir, fils de Geiryoedd. Il y en eut
un de plus eminent que ces trois-là, et qui fut trois
nuits dans une prison enchantée sous Llech Echy-
meint : c'était Arthur. C'est le même homme qui
le délivra de ces trois prisons : Goreu, fils de Kus-
tennin, son cousin-germain (1).
12. Trois rois bénis de l'île de Prydein : Owein,
filsd'Uryen(2); Run (3), fils de Maelgwn; Ruawn(4)
Pebyr, fils de Dorarth Wledic.
13. Trois bardes peu sérieux (5) de l'île de Pry-
qu'il avait eu de Ronwen, Gotta. La Triade appelle Medrawd, fils
de Llew ab Gynvarch. Sur la généalogie des membres de la
famille de Gynvarch, voir Noblesse des hommes du Nord (appen-
dice III ; Généalogies du Harleian ms. 3859, Y Cymmodor. IX, I,
p. 173, col. 2). Arthur, dans les Mabinogion, est donné comme
cousin de March ab Meirchiawn Or, Merchiawn est père de
Gynvarch et grand-père d'Uryen. Meirchiawn serait donc un Bre-
ton du Nord. Dans les documents auxquels je renvoie pour la
généalogie de Gynvarch, il n'est pas question de March. Il est
très probable qu' Avallon ou Avallach a désigné d'abord une ré-
gion mystérieuse, une sorte de paradis celtique, et n'a été identi-
fié qu'assez tard avec Glastonbury. Voir Ferd. Lot, Glastonburg
et Avalon, Romania XXIV, 530-573.
(1) Gette triade est plus complète plus bas ; voir triade 56. Pour
Goreu, v. Mab 1, p. 3 21.
(2) V. Mab., II, p. 1, n. 1.
(3) V. Mab., I, 376.
(4) Y. Mab , 1, 262, note 6. Il est question plus bas de Ruawn ab
Avyddno .
(5) On explique cette singulière épithète en disant que ces trois
héros avaient été inities au bardisme et étaient devenus bardes,
APPENDICE 239
dein : Arthur ; Raawt (1), fils de Morgant; Katwal-
lawn (2), fils de Katvan.
14. Trois choses qu'on fit bien de cacher : la tête
mais qu'ils n'avaient, en réalité, suivi d'autre carrière que celle
des armes, ce qui était peu conforme aux principes du bardisme,
au moins d'après une école moderne.
(1) Il est question plus bas de son cheval, triade 61. La triade
corresp. de la Myv. arch., p, 411, 423, le fait fils de Morgant Mor-
gan wg.
(2) Kadwallawn ab Kadvan (vieux gallois, Gatguolaun map Cat-
man) est un roi du nord du pays de Galles bien connu. Allié de
Penda, roi de Mercie, il bat et tue Edwin, roi de Northumbrie à
Haethfelth (Hatfield, en Yorkshire), en 633 (Bède, //. E., II, 20;
c'est la bataille de Meicen, dans les Ann. Cambriae, portée à
l'année 630). Après avoir été quelque temps maître du royaume
de Northumbrie, il est, à son tour, battu et tué par Oswald de
Northumbrie, à Hefenfelth, en 634 ou 635 (Bède, //. E., Ill, 2).
Cotte bataille s'appelle Catscaul, dans Nennius, et Cantscaul, dans
les Ann. Camhriae, qui la mettent à l'année 631). La généalogie
de Cadwallawn est une des mieux connues et des plus sûres ; la
voici d'après le Ilarleian ms. 3S59 : « Catguollawn mab Catman
mab lacob map Beli map Hun map Mailcun map Gatguolaun Lau-
hir map Eniaun girt maj) Cuneda map Aetern map Patern Pesrut
(à la robe rouge) map Tacit, etc.,. » Parmi ses descendants figure
. Howel dda. On a retrouvé l'inscription funéraire de son père Catman
à Llangadwaladr, en Anglesey : Calamanus Rex sapientissinius
opinatissinius omnium regiim (Hiibner, Inscript. Brit. Christ. ;
cf. Rhys. Lectures, 2« éd., 160, 161, 364). Les ancêtres de Cad-
wallawn jusqu'à Cuneda sont connus (V. plus bas Généalogie,
appendice II). Gaufrei a ajouté à l'histoire beaucoup de détails
légendaires. Cadwallon est élevé à la cour de son père Cadvan
avec Edwin, lils d'Actholfritli, de Northumbrie : la mère dEdwin
avait été chassée par Aethclfrith. On les envoie parfaire leur édu-
cation chez Salomon (1) d'Armorique. De retour en grande Breta-
tagne, ils se font la guerre, Cadwallon n'ayant pas voulu permet-
tre à Edwin déporter la couronne de Northumbrie. Cadwallon est
240 LES MABINUGION
deBendigeit Vran (l)(Bran le Béni), fils deLlyr(2),
qui fut cachée dans Gwyn Vryn (la Colline Blanche),
à Llundein (Londres), le visage tourné vers la
France: tant qu'elle resta ainsi, les Saxons ne vin-
rent pas opprimer cette île. La seconde, ce furent
les dragons cachés par Lludd, fils de Beli (3),
dans Dinas Emreis (4). La troisième, ce furent les
ossements de Gwerthevyr Vendigeit (5), cachés
d'abord battu et se réfugie en Irlande,puis en Arnoorique. Il revient
avec des secours de Salomon, bat et tue Edwin, après avoir sou-
mis Peanda à Hevcnfeld ; il tue ensuite Osric, successeur d'Edwin ;
est vainqueur d'Oswald à Burne : permet à Peanda de faire !a
guerre à Oswiu de Northurabrie, mais Peanda est battu et tué ;
Cadwallon intervient et ménage la paix entre Oswiu et Wulfred,
fils de Peanda ; il meurt tranquillement, chargé d'ans et de gloire.
Dans ce tissu de fables, l'épisode de réducation en commun deCad-
wallawn et d'Edwin a pu être inspiré à Gaufrei par une ancienne
tradition galloise. On lit en effet, dans les Ann. Camhr..k l'année 626 1
Etguin baptizatus est et Ran filius Crgen baptizavit earn (de
même dans Nennius). Bède attribue, il est vrai, le baptême d'Ed-
win à Faulinus (H. E., II, 14). Gaufrei n'aura fait que dévelop-
per et enjoliver une tradition galloise plus ou moins fondée. Les
exploits de Gadwallawnont été célébrés par Llywarch Hen (Skene,
Four anc. books of Wales, II, 277.) — Pour remplacement de Mei-
cen, voir plus bas, triade 20.
(1) V. Mab., I, 119, n. 1 ; 333.
(2) V. Mab-, I, 120, n. 3.
(3) V. Mab., I, 231-241.
(4) V. Mab., I, p. 239, n. 1.
(5) D'après Nennius, Gwerthevyr (en vieux gallois Gnorlemir),
est fils de Gortigern. Il ne suit pas son père dans ses alliances
avec les Saxons, repousse Hengist jusqu'à Tanet, le bat trois fois,
et, malgré des renforts de Germanie, le met en fuite quatre fois de
suite. Il assiste au synode de Gwerthriniaun convoqué par saint
APPENDICE 241
dans les principaux ports de cette île : tant qu'ils
étaient caches, il n'était pas à craindre que les
Saxons vinssent dans cette île.
15. Ce furent les trois mauvaises découvertes
quand on les découvrit. Gwrtheyrn Gwrtheneu
découvrit les os de Gwerthevyr Vendigeit pour
l'amour d'une femme, Ronnwen la païenne. Ce fut
lui aussiquidécouvrit les dragons(l). Ce futArthur
qui enleva la tête de Bendigeit Vran de la Colline
Germain, et demande pardon au saint de l'accusation infâme por-
tée par son père contre lui (voy. plus haut, triade 10, note à
(jwrlheyrn). Il reprend le cours de ses exploits, tue Horsa et pour-
suit les Saxons jusqu'à la mer. Au moment de mourir, il ordonne
de l'enterrer dans un port, assurant que si on le faisait, les Saxons
disparaîtraient de lile. On ne lui obéit pas ; on l'enterre à Lin-
coln. Aussi bientôt les Barbares, amis de Gurtigern, reviennent
{Ncnnius, Ilisl hrii., XLVI-XLVIlt, LUI). Gaufrei suit à peu près
Nennius(Vl, 12-14). Il fait cependant empoisonner Guortemir par
Rowen, fille d'Hengist, sa belle-mère. Bède, sans nommer Gwor-
temir, dit que Horsa fut tué par les Bretons el que son tombeau
existait encore de son temps dans l'est du pays de Kent (H. E.,
I, 1 j). Il n'y a guère de doute que le Vortimer de Nennius ne
soit le Vortiporios, roi des Denietae, contre lequel Gildas, dans
son Espilola, lance ses imprécations. Les généalogies du Cymm-
rodor donnent eu elfot, la forme de Giuorlepir , correspondant e.xac-
lementà Vortiporios, el le font fils d'Aircol = Agricohi (v. appen-
dice. II).
(1) Skene, Four une, books, II, app. p. 464 ; Myr. nrch., p. 406,
53 : Gwrlheyrn découvre les dragons pour se venger des mauvai-
ses dispositions desGymry à son égard et appelle les Saxons sous
prétexte de faire la guerre aux Gaels Pietés ; il découvre les os
de Gwerthevyr par amour pour Rhonwen. Tant que les dragons
resteraient cachés, aucune invasion n'était à craindre pour l'ile de
Bretagne {Mab. Irad. I, p. 237).
u 16
242 LES MABINOGION
Blanche : il ne trouvait pas beau de garder cette
île par une autre force que la sienne (1).
16. Trois charges de cheval (2) de l'île de
Prydeinrla première fut celle de Du y Moroedd (3),
cheval d'Elidyr Mwynvawr (4) (le généreux), qui
porta sept hommes et demi sur son dos du sommet
de Llech Elidyr, au Nord, jusqu'au sommet de
(1) La triade 53, p. 406 de la Myv. arch., réunit en une les tria-
des 14 et 15. D'après cette triade, c'est Owen ab Macsen Wledig
qui cache la tête de Bran ; les dragons furent enfouis à Dinas
Pharaon, dans les rochers de l'Eryri.
(2) Le mot march-lwyth peut s'interpréter de plusieurs façons,
llwyth ayant à la fois le sens de faix et de tribu. Ce qui m'a fait
adopter le sens de charge de cheval, c'est le texte de la triade
correspondante de la Myv. arch., p. 394, n. 1, où ce sens est seul
possible.
(3) Du, noir ; y moroedd, dos mers. Il y a peut-être ici une faute
de texte. Le Mabinoyi de Kulhvvch et Ohven mentionne Du, le
cheval de Moro Oerveddaivc (Mah., l. 254).
(4) Les lois de Gwynedd nous donnent sur celte expédition et
ce personnage d'intéressants renseignements(Anc. laws, I, p. 104).
Elidyr Mwynvawr vient du Nord et est tué en Gwynedd. Les chefs
de son pays viennent le venger, entre autres : Clydno Eiddin,
Nudd Hael ab SenyUt,. Mordav liael ab Servari (leg. Serwan),
Rydderch Hael ab Tudwal Tudglyt. Ils s'avancent en Arvon et
dévastent cette région parce que c'était là, à Aber Mewydus,
qu'Elidyr arait été tué: Run abMaelgwnetles hommes de Gwynedd
s'avancent contre eux jusqu'à la rivière de Gwerydd (la Wear ?),
dans le Nord. Les gens d'Arvon se distinguent particulièrement
dans l'expédition victorieuse de Run. L'endroit où tomba Elidyr
porte le nom d'Elidyr Bank. On conjecture que l'expédition d'Eli-
dyr fut entreprise pour réclamer le trône de Gwynedd, Run
étant, d'après certaines traditions, fils naturel de Maelgwn, mort
en 547. La femme d'Elidyr, Eurgain, a été mise au rang des sain-
tes et elle a donné son nom à Llan-Eurgain, dans le Flintshire.
APPENDICE 243
Llech Elidyr, en Mon (Anglesey). Ces hommes
étaient : Elidyr Mwynvawr ; Eurgain, fille de
Maelgwn, sa femme ;GwynnDa Gyvedd(l); Gvvynn
Da Reimat ; Mynacli Navvmon, son conseiller ;
Petrylew X'yncstyr (2), son échanson ; Aranvagyl,
son serviteur; Albeinwyn, son cuisinier, qu'ilatta-
cha par les deux mains (o) sur la croupe de son
cheval : ce fut là le demi-homme. La seconde charge
est celle que porta Corvann (4), le cheval des
enfants d'Eliffer Gosgorddvawr ; il porta Gwrgi et
Peredur (5). Personne ne l'atteignit, si ce n'est
Dinogat, fils de Kynan Garwynn (6), monté sur
(1) : Da gyvedd, bon compagnon : il est probable que reimal est
aussi à corriger en Geimal (ceimat, champion).
(2) iiyneslyr ou meneslr, a le sens de serviteur et d'échanson ;
c'est un emprunt français. Petrylew (de petry-ylew) peut signifier,
très vaillant. Aranvagyl pour aryanvagyl : l'homme à la crosse
d|argent,
(3) Le texte porte noeves ; on pourrait peut-être lire noees, de
noe, gamelle, plat (inf. noeo) et traduire : il mil dans un plat?
(4) Taliesin le nomme (Four une. books of Wales, II, p. 176,
vers 15 et 16). Skene a lu Kornan.
(5) V. Mab., II, p. 47, n. 1. Eliffer Gosgorddvawr (vieux gallois
Elcuther Cascordmaur), est rangé parmi les treize princes du Nord,
dont parle Taliesin (Four ancient books, II, p. 293). Il est fils de
Gwrgwst Lethvm ab Ceneu ab Coel, cousin de Dunawd ab Pabo
abCenouabCoel. de Gwallawcab Llaenawc abMasguic Glop (Gloff)
ab Geneu ab Goel(v. plus bas, appendice II), et, par conséquent,
apparenté à Uryen de Reged, Llywarch Hen, Clydno Eiddin,
Gwenddolau. Rydderch Hael, etc. (Four ancient books. Il, p. 454).
Les Annales Camhriae placent la mort de Gwrgi et de Peredur à
l'année 580.
(6) Le texte porte Diuogat, faute évidente du copiste, pour
Dinogat. Dinogat figure à la bataille de Cattraelh (Aneurin, Godo-
244 LES MABINOGION
Kethin Kyvlym (1), ce qui lui valut d'être caracté-
risé etdéshonoré depuis lors jusqu'aujourd'hui (2) ;
il portait aussi Dunawt, fils de Pabo(3), et Kynve-
lyn Drwsgyl (4), qui allaient voir la colonne funé-
din, éd. de Th. Stephens, Londres, 1883, p. 333, 334). Un autre
lils de Gynan, Selyv (vieux gallois Selim) est mieux connu. Il est
tué à la bataille de Chester en 613 (Ann. Cambriae). Pour Kynan,
voy. Mab.. I, 372, n. 2. Une ode de Taliesin lui est adressée (Four
anc. hooks, II, p. 172). 11 est aussi question de lui dans la vie de
saint Beuno (Rees, Lives of the Carnbro-Briiish saints, p. 15).
Aneurin ne dit pas de qui Dinogad est fils. Aussi est-il fort pos-
sible qu'il ne s'agisse pas d'un fils de Kynan Ganvyn.
(1) Kethin, « noir, sombre, effrayant » ; Kyvlym, « rapide »,
D'après Taliesin, Kethin est le cheval de Keidaw (Four ancient
hooks, II, 176, V. 21).
(2) Cette flétrissure semble s'adresser à Dinogat ; il est possible
cependant qu'il s'agisse de Gorvann.
(3) Dunawt est fils de Pabo ab Geneu abCoel{v.plus bas, appen-
dice II). Il meurt en 595 (Ann. Cambr.). Llywarch Hen nous le
montre en guerre avec les fils d'Urjen (Four anc. books, II, 27 1,
272). Dans Télégie sur la mort d'Uryen, Llywarch s'écrie :
Dunawd, le fils de Pabo, ne fuit pas (Four anc. hooks, II, p. 267).
On l'a confondu avec l'abbé deBangor dont parle Bède, Dinoot =
Dunawd (du latin Donatus). On a supposé que chassé du Nord, il
aurait trouvé un asile en Galles, aurait embrassé la vie religieuse
et fondé le monastère de Bangor, sur la Dee, dont il serait devenu
l'abbé. Or, le Dinoot de Bangor vivait encore en 599. En qualifiant
Dunawt de rex, les Ann. Cambr. ont voulu, sans doute, le distinguer
de l'abbé du même nom. Dunawd était un des rois des Bretons
du Nord. Le district de Dunodig, sur la côte de Merioneth et la
partie adjacente de Caernarvon, tire son nom de Dunawd, mais
très probablement de Dunawd ab Gunedda.
(4) Cynvelyn (Ginbelin) Drwsgyl (le grossier, le rude) est fils de
Dumucigual JHen (Dyvnwal) et père de Glitno Eidin (Clydno Eid-
din). Dyvynwal est delà tribu de Kynwyd (Ginuit).
APPENDICE 245
raire de rarmce deGweiiddoleu à Arderydd (1). La
troisième charge fui celle que porla Erch, le che-
val des enfants de Grythmwl \Medic (2) ; il porta
Achleu et Archanat vers Riw Vaelawr en Kere-
digyawn, pour venger leur père (3).
(1) Les Annal. Canib. mettent cette Ijataillc en l'an 573 'bellum
Armterid). D'après un manuscrit plus récent des Ann. Canihr.,
de la fin du xiii" siècle, la bataille eut lieu entre les fils d'Eliffer
et Gwenddolcu ab Ceidiaw (Pctrie, Mon. hisl hril.). Gwenddoleu
était leur cousin j,^ermain (Four anc. hooks, II, 454). Stephens,
dans son édition du Gododin [The Gododin of Aneurin, London
1888), a supposé que cette bataille avait été le triomplie définitif
du christianisme représenté parRhydderch Hael, Maelg-\vn, Urien,
Gwallawc, Nudd Hael et d'autres, sur le paganisme défendu par
Aeddan ab Gavran, Gwenddoleu ab Ceidiaw, Morgant ab Sadyr-
nin, et les fils d'Elifl'er. C'est aller trop loin. D'après la vie de
saint Kcntigern, Rhydderch aurait été chassé de ses États, en
même temps que Kentigern de son siège, par Morgant ab Sadyr-
nin. C'est tout ce que nous savons. Cette bataille d'Arderydd est
une bataille entre Bretons, pour des motifs peu connus, plus
sérieu.Y sans doute que ceux que donnent les Triades (triade 79 1,
D'après une autre triade (triade 12, note 6), Aeddan aurait été
ennemi réellement de Rhydderch. Voy. la note à Aeddan,
triade 19. Il est question de Gwenddoleu dans le L. Noir {F . a. B,
II', p. 19. 11 est question également dans le Livre noir (F. a. B. II,
p. 3-5) de la bataille d'Arderydd, des sept fils d'Eliffer, de Kynve-
lyn et d'autres personnages.
(2) Il est donné plus bas comme penhijnaiv, « ciief des anciens »
d'Arthur, à Pcnryn Rionedd, triade 71. Le Livre Noir met sa
tombe à Kelii Vriavael, ou bois de Briavael, probablement Saint-
Briavel's Castell, dans la forêt de Dean, à l'ouest de la Severn
dans le Gloucestershire.
(3) Dans la triade 1, p. 394 de la Myv. arch., les fils de Gyr-
thmwl, qui n'est pas nommé, sont Gweir, Gleis et Arthanat. Ils
vont à Allt Vachvr, venger leur père. Le texte, dans les deux tria-
des, semble altéré. Le meurtrier aurait été Maehvr de Rhiw ou
246 LES MABINOGION
17. Trois flottes de piraterie de l'île de Prydein :
la flotte de Llary (1), fils d'Yryv ; la flotte de
Digniv, flls d'Alan ; la flotte de Solor, fils d'Ur-
nach (2),
18. Trois furieux soufflets de l'île de Prydein :
l'un fut donné par Matholwch le Gwyddel (le Gael)
à Branwen, fille de Llyr (3) ; le second, par
Gwenhwyvach (4) à Gwenhwyvar, ce qui causa
dans la suite la bataille de Kamlan ; le troisième,
par Golyddan Vardd (le barde) à Katwaladyr Ven-
digeit (5).
Allt Vaehvr. Il avait l'habitude de ne jamais fermer la porte de sa
demeure à une simple charge de cheval.
(1) Les Mah. mentionnent un autre Llary ab Gasnar Wledic,
Mab., I, 267, note 5.
(2) Myv. arch., p. 408, 86 :... La flotte de Digniv ab Alan, la
flotte de Divwg ab Alban, la flotte de Dolor ab Mwrchath, roi de
Manaw (Man). La triade 72 de la page 392 de la Myv. donne Llawr
ab Eiriv au lieu de Llary ah Yryv. Les Mab. mentionnent un
Llawr ab Erw (I, 267, note 2) .
(3) Voy. Mab., I, 133. Myv. arch., p. 405, 49 : Bronwen ; cf.
y Cynimrndor, Vil, p 123, 13. Stephens, qui fait parfois preuve
d'une imagination par trop riche dans son interprétation du Go-
dodin. s'efforce d'identifier Bradwen du Gododin avec Branwen
et Mathonwy avec Adonwy.
(4) Les Mab. en font une sœur de Gwenhwyvar {Mab., I, 283).
Le Camhro-Briton, III, p. 388, je ne sais sur quelle autorité, en
fait la femme de Medrawd.
(5) t)'après la triade 36, Golyddan est puni de ce soufflet par
un coup de hache.
Gadwaladyr, fils de Cadwallawn ab Cadvan, meurt, d'après les
Annales Cambriae, en 682, en Galles, une année où il y eut
grande mortalité. C'est à Gaufrei de Monmouth qu'il doit son
surnom de béni. D'après Gaufrei, Cadwaladr, fils de Cadwallon
APPENDICE 247
19. Trois coûteuses (1) expéditions de pillage de
l'île de Prydein. La première eut lieu quand Mc-
drawtalla à la cour d'Arthur t\ Kelliwic (2) en Ker-
nyvv (Gornouailles) : il ne laissa ni nourriture ni
boisson dans la cour ; il consomma tout ; il tira
Gwenhwyvar de sa chaire royale et la souffleta (3).
La seconde, ce fut quand Arthur se rendit à la
cour de Medrawt : il ne laissa ni nourriture ni
et d'une sœur de Penda, pressé par les Saxons, se rend en Ar-
morique auprès d'Alan, fils de Salomon (!). Là, un ange lui com-
mande d'aller à Rome, où il mourra en odeur de sainteté ; les
Bretons ne seront maîtres de l'île qu'après avoir repris ses osse-
ments bénis. Plusieurs poèmes de prétendus bardes du vi» siè-
cle font mention de cette éventualité. Toute l'histoire du voyage
à Rome, avec ses détails, a été empruntée par Gaufrei à
celle de Gacdualla, roi de Wessex (Bède, //. E., V, 1). Ce Cae-
dualla meurt en odeur de sainteté, à Rome, en 689. On aurait
pu croire, pour Cadwallon peut-être, à une erreur de Gaufrei ;
il aurait pu y avoir confusion entre Gaedualla, forme saxonisée
de Gadwallo[n],fils de Gadvan, père de Gadwaladr, et Gaedualla, roi
de Wessex. Gaufrei n'aurait fait que puiser à une source déjà
troublée. Mais il est clair, par les expressions dont il se sert et
les détails qui accompagnent la mort de Gadwaladr, qu'il avait
sous les yeux le texte même de Bède ; il a eu l'aplomb de lui
emprunter jusqu'au jour de la mort du roi saxon Gaedualla : sa
mauvaise foi est évidente.
(1) Le mot gallois drud pourrait se traduire par vaillanl, terri-
ble, folle, mais le sens que j'adopte est recommandé par la triade
correspondante de la Myv- arch., p. 406, 52 : on les appelle drud
parce que les Gymry furent obligés de donner des compensations
pour tous les méfaits commis.
(2) Voy. Mab.. 1, 269, n. 2.
(3) La triade 52, p. 406, de la Myv. arch, ajoute qu'il eut des
rapports criminels avec elle. (Gf. Y Cymmrodor, VU, p. 123, 14).
248 LES MABINOGION
boisson dans la cour ni dans le cantrev (1). [La
troisième, ce fut quand Aeddan Vradawc (2) (le
traître) alla en Alclut à la cour de Rydderch Hael:
après lui, il ne resta ni nourriture ni boisson, ni
bête en vie.]
(1) Voy. Mah., p, 82, n. 1.
(2) Le fragment de Hengwrt, publié dans le Gymmrodor, VU,
p. 123, 14, s'arrête comme notre texte, après la deuxième expé-
dition, ce qui montre, comme d'autres passages d'ailleurs, qu'il
appartient à la même source. Mais une main plus récente y a
ajouté ce que nous traduisons entre crochets. Cf. Myv. arch.,
p. 391, 46 ; 406, 52 : ces deux triades ajoutent qu'Arthur ne laissa
en vie ni bête, ni créature humaine.
Aeddan ab Gavran, roi de Dalriada, en Ecosse, en 574, meurt
en 606 d'après Tigernach, et en 607 d'après les Ann. Cambriae.
D'après Bède, il fut battu en 603 par Aelhelfrid, roi de Northum-
brie, à Degsastane, dans une sanglante bataille où Theobald,
frère d'Aethclfrid, périt avec toutes ses troupes (H. E., Ill, 34 ;
cf. O'Connor, Rerum Hibern. script., II, p. 175.) Les Annales
de Tigernach mentionnent plusieurs guerres de lui ; il est vain-
queur, en 581, dans ]e praelium Mannense ; en 570, bataille de
Lethrigia ; en 596, bataille de Rath na ndruadh et d'Ardsendoin ;
plus tard, bataille de Circhind, où il est battu, et ses fils Brian,
Domangart, Artur et Eocbadh, tués (Tigernach ap. O'Connor
Rerum hib. script., II). Stephens identifie la bataille de Degsas-
tane avec celle de Catraeth, 11 est fait, en effet, mention d'Aeddan
dans le Gododin; il est présent àla bataille de Cattraeth; ils'enfuit
avec son bouclier brisé (Stephens, Gododin, LXI). Suivant les.4jin.
Ult. (O'Connor, Rerum hib. script., p. 29, à l'année 579) il entre-
prend sur mer une expédition de piraterie. C'était le sixième roi
des Scots d'Ecosse depuis Fergus. Voy. plus haut la note 7, à la
triade 16. Gaufrei de Monmouth le fait tuer par Cadwallon, dans
la même bataille où Osric, fils d'Edwin, périt (XII, 9). 11 est pro-
bable que son surnom de bradawc, « traître, » lui est venu d'une
confusion avec Aeddan ab Blegywryd, prince gallois qui, en 996.
appela les Danois en Dyved (Brut y Tywys. Myv. arch., p. 693).
APPENDICE 549
20. Trois missions eurent lieu de Powys (1).
L'une consista à aller cherchcrMyngan de Meigen
pour l'amener à Llan Silin recevoir le lendemain,
dans la matinée, les instructions de Katwallawn le
Béni (2), après le meurtre de leuav et de Griffri.
La seconde fut d'aller chercher Griffri pour l'ame-
ner le lendemain matin jusqu'à Brynn Griffri, au
moment où il se retournait vers Et\vin{3). La troi-
(1) Voy. Mah., 1,178, n. 2.
(2) L'épithète de béni s'applique habituellement à Cadwaladr,
fils de Cadwallawn ab Cadvan; v. note 1 à la tr. 18. Le Cadwallawn
de la Triade est probablement Cadwallawn ab Jeuav, prince de
Gwynedd. 11 voulut tuer ses deux cousins .lonaval et Edwal. Edwal
seul échappa. Cadwallawn fut battu et tué, en 985, par Meredudd
ab Owen, prince du sud-Galles (Brut y Tywysogion, ap. Pétrie,
Mon. hist, bril., année 985). Llan Silin est en Edeyrnion, Merio-
nethshire. Meifjen est situé près du fleuve Rhymni, en Glewyssing
(lolo ms., p. 18). C est à Meigen qu'a eu lieu la bataille dans la-
quelle Cadwallawn ab Cadvan tua Edwin de Northumbrie, et,
d'après Nennius, ses deux fils Osfrid et Eadfrid. Bède, mettant
cette bataille à Haethfelth, qu'on identifie avec Hatfield en
Yorkshire, on a identifié Hatfied et Meigen. 11 est cependant peu
probable que Meigen, le lieu de la bataille entre Cadwallawn et
Edwin, soit diilérent du Meigen do Glcwyssyng, à en juger par
un passage d'un poème du Livre Rouge, sur les exploits de
Cadwallawn {Four anc. hooks. H, p. 227) Les écrivains gallois ont
probablement confondu deux batailles différentes : l'une à Meigen
en Galles ; lautre, décisive, à Haethfeld en Yorkshire. Qu'est-ce
que Myngan et même ici Jeuav et Griffri ? C'est assez difficile à
dire ; le texte paraît d'ailleurs altéré.
(3) 11 est difficile de dire quel est ce Griffri. 11 y a un Griffri
ab Cyngen qui fut tué, en 814, par la trahison de son frère Elisse;
mais il ne saurait, dans ce cas, avoir eu des rapports avec Edwin,
qui paraît bien être un fils d'Howel Dda. Cet Edwin meurt en
952, tué probablement à la bataille de Llanrwst livrée par les
250 LES MABINOGION
sième fut d'aller chercher, de Maen Gwynedd (1)
jusqu'en Keredigiawn, Howel, fils de leuav, pour
se battre avec leuav et lago (2).
Voici des triades :
21. Trois principales dames de la cour d'Arthur:
Gwenhwyvar, fille de Gwryt Gwent ; Gwenhwy ver,
fille de [Gwythyr] ab Greidiawl (3) ; Gwenhwyvar,
fille d'Ocvran Gawr (4) (le géant).
22. Ses trois maîtresses étaient : Indec, fille
d'Arwy Hir (le long); Garwen (jambe blanche), fille
de Henen Hen (5) (le vieux) ; Gwyl, fille d'Endawt(6).
fils d'Idwal Voel à ceux d'Hovvcl Dda (Brut y Tywys.ap. Pétrie,
Mon. hist. hrit.).
(l)Le texte porte Owein Gwynedd, faute évidente pour Maen
Gwynedd, endroit des collines de Berwyn, enti-e Llanrhaiadr ym
Mochnant et Llandrillo yn Edernion (Egerton Phillimore, Y
Cymmrodor, Vil, 11, p. 98),
(2) Howel ab Jcuav, en 972, bat son oncle lago, roi de Gwy-
nedd, pour venger son père leuav, dépossédé et aveuglé par ce
dernier, et s'empare de ses États. En 972, il batet tue Constantin,
fils de lago. 11 est tué, en 984, par trahison, par les Saxons (Brut
y Tywys. ap. Pétrie, Mon. hisf. hrit.; cf. The Bruts, éd. Rhys-
Evans.) Letexte est encore altéré en cet endroit. 11 y a sans doute
un mot de passé, ou il faut supprimer leuav.
(3j Pour Gwythyr, voy. Mah., I, 284, 329, 331-332.
(4) Voy. MaJb., I. 259, n. 3, 283 ; II, 2, 3, 15, 55, 125. Pour cette
triade, cf. }' Cymmrodor, Vit, p. 126, 16. Myv. arch., p. 410, 109 :
au lieu de Gwryt Gwent, Gawrwyd Ceint ; au lieu d'Ocvran,
Ocjyrvan. Je supplée Gwythyr, d'après cette triade et divers pas-
sages des Mabinogion.
(5) Le Livre Noir mentionne la tombe de Carwen verch Hennin
(Garwen, fille de Hennin) et celle de Hennin qu'il qualifie de Hen-
ben {Four anc. books, II, p. 35).
(6) Cf. yCi/m/nroJor VII,p, 410, 110: Garwen, fille de Henyn te gyrn
APPENDICE 251
23, Trois amazones (mot à mot : hommes-jeunes
filles) de l'ile de Prydein : Llewci, fille de Seit-
wedd ; Rore, fille d'Usber, et Mcderei Badell-
vawr (1).
24. Trois clans au caractère généreux de l'île de
Prydein : celui de Mynyddawc (2), à Katraetli ; ce-
lui de Drcon Lew (le brave), au gué d'Arderydd ;
celui de Belyn de Lleyn Erythlyn en Ros (3).
(chef) de Gwyr et d'Ystrat Tywy; Gwyl, fille d'Ëntaw à Caer VVor-
gon;Indeg. fille d'Avarwy Hir dcMaclienydd {cantref de Powys).
(1) Cf. Y Ci/mmrndor, VII, p. 126, 18. Padell vaior, « au grand
plat ou à la j:;rande poêle. » Padell, joint au mot glin (genou),
désigne la rotule ; joint à ymenydd, « cervelle, » il désigne le
crâne
(2) MynyddaAvc Eiddin, roi d'Edimbourg, est le généralissime
des troupes bretonnes à Gatlraeth, que Stephens identifie avec
Degsastane. Voy. Stephens, The Gododin of Anevrin, p. 33, 79
80, 81, 161-163, 179, 218, etc., etc.
(3) Le texte porte Melyn ; mais, d'après d'autres triades et un
passage d'un poème d'Owen Gyveiliawc, le princebarde de Fowys
(1150-1197), dans lequel il fait allusion à la suite vaillante de
Belyn (Myv., nrch., p. 191), il n'y a pas à hésiter : il s'agit bien
de Belyn. Un Belin meurt d'après les Ann. Cambr., en 627 ;
Lleyn est un cantrev de Gwynedd, aujourd'hui un district du
Garnarvonsliire. Pour Rhos, deux cantrevs portent ce nom, l'un
en Gwynedd, dans la partie appelée y herveddwlad, le pays du
milieu, un autre en Dyved. Erythlyn est probablement de trop;
il y a un endroit de ce nom dans la paroisse d'Eglwys Fach.
Chez Skene (Four nnc. boohs, II, p. 46"i, 28), les clans sont ceux
de Mynyddawc Eiddin, de Melyn (leg. Belyn). fils de Cynvelyn,
de Dryan, fils de Nudd. Belyn, fils de Cynvelyn, était chef dans
l'armée de Caradoc ab Bran, d'après la triade 79 de la page 408 de
la Myv. arch. C'est là un souvenir de Gaufrei de Monmouth. Be-
linus, chez Gaufrei, est chef des troupes de Cassibellaunus (//is<,.
25^ LES MABINOGION
25. Trois premières magies de Tîle de Prydein :
celle de Math (1), fils de Malhomvy, qui l'apprit à
Gwydyon (2), fils de Don ; celle d'Uthur Penndra-
gon, qui l'apprit à Menw (3), fils de Teirgwaedd :
celle de Ruddlwm Gorr(le nain), qui l'apprit àKoll,
fils deKollvrewi (4), son neveu.
26. Trois premiers ministres del île de Prydein :
Gwydar, fils de Run ab Beli (5) ; Ywein, fils de
Maxen Wledic (6) ; Kawrdav (7), fils de Kara-
dawc.
IV, 3 ; IX, 16, 17 . Skene a lu gosgord adwy et a traduit par :
clan de passage. Dans la triade 27 de Skene, Melyn devient Belyn
de Lleyn et se bat contre Etwin à Brj-nn Etwin en Ros.
(1) V. Mah., I, 173 et suiv., n. 1.
(2) V. Mab., I, 176. n. 3. ''
(3) Y. Mab., I, 289, n- 1.
(4) V. Mah., I, 173. n. 1. Cf. Y Cymmrodor. VII, 116,10. Myv.
ârch., p. 409, 90 : Ruddlwm Gawr apprit sa magie à Eiddilic
Gorr et à Coll, fils de Collvrewi. Skene {Four anc. books, II,
p. 461, 25) au lieu de Ruddlwm, donne Gwyddelyn Gorr, qui
paraît être une variante de Gwiddolwyn Gorr(V. Mab , I, 284,309.)
(5) Il y a un autre Run, fils d'Uryen. 11 est probable qu'il faut
lire ici Run, fils de Maelgwn. Les généalogies du x" siècle font
de Beli, père de lago, mort en 613, et grand-père de Cadvan,
mort en 616, le fils de Run ab Maelgwn (appendice II).
(6) V. Mab., I. p. 211, n. 1.
(7) V, Mab., I, p. 375, n. 2. Pour cette triade, cf. Y Cymmrodor
VII, 127, 21. Skene, Four anc. books, II, triade 12 ; Myv. arch.
p. 405, 41 : Karadawc ab Bran à la place de Gwydar, ce qui est
conforme à un passage dos Mab. (I, 135). La triade de la Myv.
ajoute que c'étaient trois fils de bardes, qu'on les appelait
cynweissat, parce que tous les Bretons, depuis le roi jusqu'au
serf, leur prêtaient hommage volontairement, et que, lorsqu'ils
APPENDICE 253
27. Trois dc'wniawc (1) de l'île Prydein : Ri-
wallawn Wallt Banhadlcn (2) (aux cheveux de ge-
nêt) ; Gwalchmei (3), fils de Gwyar,etLlacheu (4),
fils d'Arthur.
28. Trois mauvaises résolutions de l'île de Pry-
dein : donner à Ulkessar (Jules César) et aux Ro-
mains de la place pour les sabots de devant de
leurs chevaux sur la terre à Pwyth Meinlas (5) ;
laisser Horst, Heyngyst et Ronnwen entrer dans
cette île (6) ; la troisième fut celle d'Arthur, quand
il divisa trois fois ses troupes avec Medrawt (7) à
Kamlan.
allaient à la guerre, personne n'hésitait à les suivre. On pourrait
traduire cyntoeissat par ancien ministre, mais il est fort possible
que ce soit un dérivé cynwas = * Ciinovassos, ministre élevé.
Taliesin mentionne les trois cymoeissat qui gardèrent le pays
(Four ancient books, II, 156).
(1) Probablement inventeurs, qui devinent la nature des choses
(de la même racine que devnydd matière, susbtance). Il n'y
avait rien, dit la Myv. arçh., dont ils ne connussent la matière,
l'essence, etc. (p. 407, 70 ; cf. Y Cymmrodor, Vil, 127, 21).
(2) Il est difficile de dire quel est ce Riwallawn, peut-être le fils,
d'Uryen ?.
(3) V. Mab., I, 288 n. 1. Notre texte, ainsi que le fragment de
Hengwrt, ne p(jrte que Gioall ; il est clair qu'il faut corriger en
Gwalchmei (cf. Skene, Four anc. books., II, p. 456 : IV).
(4) V. Mal)., I, 374, n. 1. La version galloise du Greal, comme
Perlesvaus, le fait tuer traîtreusement par Kei.
(5) Myv. arch., p. 405, 951 : Pwyth min y Glas en Tanet ; cf. Y
Cymmrodor, Vll, 126, 22.
(6) v. la uote à Gwrthcyrn, triade 10.
(7) Gaufrei montre Medrawd divisant ses troupes en trois corps
à Camlan, tandis qu'Arthur les partage en neuf (Hist., XI, 2).
254 LES MABINOGION
29. Trois taleithiawc (porte-diadèmes) de l'île de
Prydein : Gweir (1), fils de Gwystyl ; Kei (2), fils
de Kynyr, et Drystan (3), fils de Tallwch (4).
30. Trois ruddvoawc, (rouges batailleurs) (5) de
l'île de Prydein : Run, fils de Beli ; Llew Llawgyf-
fes (6), et Morgan Mwynvawr (7). Il y avait quel-
qu'un qui l'était encore plus qu'eux : il s'appelait
Arthur. Pendant une année, ni herbe ni plante ne
poussait là où ils marchaient, tandis que c'était
pendant sept années, là où passait Arthur.
(1) V. Mab., 1. 373.
(2) V. Mab., I, 256, n. 1.
(3) V. Mab., l, 373, n. 2.
(4) Chez Skene, les trois taleithiawc sont : Trystan, Hueil ab
Kaw et Kei ; il y a un taleithiawc au-dessus d'eux : Bedvvyr, fils
de Pedrawt ; de même dans la Myv. arch., p. 407, 69 ; cf. Y
Cymmrodor, Vil, 127, 23.
(5) Cf. Y Cymmrodor, VU, 127, 24. Rhuddvoawc a été confondu
avec ruddvaawc {qui fait le sol rouge) mais rhuddvoawc est assuré
par de nombreux textes (L. Noir, 51.29; L. Tal. 149.5; Myv. arch.
237.2 ; 251.2 ; 257.2) ; il est composé de rudd rouge et d'un dérivé
de bâg, combat, {irl. bàg.)\ boawco-bàgàc : cf. irl. bkgach, bel-
liqueux. La Myv. arch., porte rhuddvannogion, qui ont, ou font
des marques ou places rouges, des taches rouges ; ce sont : Ar-
thur, Run et Morgant ; quand ils allaient à la guerre, dit la
triade, personne ne voulait rester à la maison. Cette glose doit
se rapporter à une autre triade. Chez Skene, triade 18, les trois
ruddvoawc, soat aussi Arthur, Run ab Beli et Morgant.
(6) V. Mah. I, 195, n. 1.
(7) Morgan le Généreux ou Morgan Morganwg a donné son nom
au Glamorgan. Il vivait au vi" siècle ; il est contemporain de Ber-
thgw^yn, évéque de Llandaf (V. Liber Land., p. 625, 626); il est
fils d'Atroys, appendice II, 182 ; cf. lolo ms., p. 3). On le con-
fond souvent avec un roi du x* siècle ; voy. triade 127.
APPENDICE 255
31. Trois chefs de flotte de l'île de Prydein :
Gereint, fils d'Erbin (1) ; March (2), fils de Meir-
chyori; et Gwennwynnwyn, fils de Nav (3).
32. Trois princes de la cour d'Arthur : Gronw,
fils d'Echel ; Ffleuddwr Fflam (4), fils de Godo, et
Kadyrieith (5), fils de Seidi (6).
33. Trois princes taureaux de combat de Tîle de
Prydein : Addaon, fils de Talyessin (7) ; Kynhaval,
fils d'Argat, et Elynwy, fils de Kadegyr (Kate-
girn ?) (8).
(1) V. Mab., n, p. 121.
(2) V. Mab., I, 361.
(3) V. ilfai)., I, 264, n. 6. Le texte porte A^aio, graphie du xii" siè-
cle pour Nav; Skene, triade 13, et la Myv. arch., p. 407, 68, ont
Nav. D'après la Myv. arch., chacune des flottes se composait de
cent vingt navires montés chacun par cent vingt hommes (cf. Y"
Cymmrodor, VII, 127, 25).
(4) V. Mab., I, 262, 375.
(5) V. Mab.. I, 375-376.
(6) Skene, Four anc, books, II, app. n° ix : Goronwy, Kadreith,
fils do Porthavi'r Gadu (leg. Gandwy), Ffleiddur Fflam. Myv. arch.,
p. 410, 114 : Ffleiddur ab Godo ; ces trois chefs se trouvent plus
honorés de rester comme simples chevaliers à la cour d'Arthur
que d'aller gouverner leurs domaines,
(7) V. Mab , I, 144, 3 ; 358, 375.
(8) Cf. Y Cymmrodor, vu, 127, 27. Skene, Four anc. books,
II, app., n° VII : Elmwr, fils de Kadeir ; Kynhaval, fils d'Argat ;
Avaon. fils de Taliesin ; c'étaient trois fils de bardes. Myv. arch.,
p. 408, 73 : Elmur, fils de Cibddar ; pour le reste, rien à remar-
quer ; mais la triade 72 de la page 407 donne comme taureaux de
combat ; Cynvar (leg. Gynvarch) Cadgadwg, fils de Cynwyd
Cynwydyon, Gwenddoleu ab Ceidiaw l't Urien ab Gynvarch.
Chez Skene, il y a une triade correspondante, no vi ; le texte de
256 LES MABINOGION
34. Trois princes de Deivyr et Brjneicli (1), tous
les trois bardes et fils de Dissy vyndawt ; ce furent
eux qui commirent les trois bons meurtres. Diffei-
dell, fils de Dissyvyndawt, tua Gwrgi Garwlwyt (2),
qui tuait tous les jours un Kymro (Gallois), et en
tuait deux chaque samedi pour n'avoir pas à en
tuer le dimanche; Sgavynell, fils de Dissyvyn-
dawt (3), tua Edefflet Ffleissawr (4), roi de Lloe-
gyr ; Gall, fils de Dissyvyndawt, tua les deux oi-
seaux de Gwenddoleu qui gardaient l'or et l'argent
de leur maître, et mangeaient chaque jour deux
hommes à leur dîner et autant à leur souper (5).
35. Trois hommes violents de l'île de Prydein
et qui commirent les trois mauvais meurtres: Llof-
Skene porte caduc, qui se trouve aussi (cadduc). Gwenddoleu y
est roi du côté de la forêt de Celyddon.
(1) A peu près les territoires du Northumberland et d'York.
Les lolo ms. (p. 86) étendent Deivr et Bryneich d'Argoet Derwen-
nydd (Derwent VVoodj jusqu'à la rivière Trenn (la Trent).
(2) Garwlwyd, rude et gris.
(3) Dans les Chwedlau y Doelhion (propos des Sages), ce nom
s'écrit Dysgyvundawt.
(4) C'est l'épithète qu'il porte aussi dans Xennius : « Ealdric
(fils d'Ida) genuit Aelfret : ipse est Edlferd Flesaur, » épithète
qu'on traduit habituellement par ravageur (Nennius, Geneal., ap.
Pétrie, Mon. hist, brit., p. 74, 76). C'est Aethelfrith, roi de Nor-
thumbrie de 593 à 616.
(5) Cf. Y Cymmrodor, VII, 12", 2s, Skene, Four anc. hooks,
II, app., a" XXIX : le père des trois héros s'appelle Disgyvedawt ;
les oiseaux de Gwenddoleu portaient un joug d'or: cf. Myv. arch.,
p. 404, 39; d'après la triade 46 de la page 405, Gwrgi aurait épousé
la sœur d'Edelfflet. Celui-ci enlevait, chaque soir, deux nobles
galloises, les violait et, le matin, les tuait et les mangeait.
APPENDICE 257
van (= Llovan) Llaw Divro (1), qui tua Uryen (2),
fils de Kynvarcli ; Llongat Grwm \'argot Eiddin,
qui tua Avaoïi, fils de Tclyessiu ; lieidden, fils
d'Euengat, qui tua Aneirin Gwawtrydd (3), chef
des bardes.
36. [Trois coups de cognée de l'île de Prydein]:
l'homme qui mettait chaque jour pour Talhearn (4)
la valeur de trois cents vaches, en argent, dans une
baignoire, le frappa d'un coup de cognée à la
tète (5); ce fut là un des trois coups de cognée. Le
second fut celui que déchargea un bûcheron d'Aber-
fraw sur la tète de Golyddan Vardd. Le troisième,
celui que reçut [lagoj, fils de Beli, sur la lète^ de
la main de son vassal même (7).
(1) Llysvarch Hen, dans l'élùj^ie funèbre d'Uryen, attribue la
mort du héros à Llovan Law Divro (à la main sans pays) {Four
anc. books, II, p. 272.)
(2) Voy. Mab., II, p. 1, n. 1.
(3) Aneirin, auquel est attribué le célèbre poème connu sous le
nom de Gododin, llorissait vers le milieu du vi* siècle (Ncnnius,
Geneal. ap. Pétrie. Mon. hist, bril., p. 75). Pour sa vie, voy. Ste-
phens, The Gododin, p. 1 et suiv. Gwawdrydd a le sens de : au
panégyrique, au chant de louange abondant.
(4) La Généal. de Nennius (Pétrie, Mon. hist, bril., p. 75) le si-
gnale comme un barde qui florissait au milieu du vi« siècle : c'est
le barde d'Urien de ileged, d'après les lolo mss., p. 77, 78.
(5) Je corrige yn Talhearn en y Talhearn ; merch ley m heirdd,
en mechleyrn beird et yn y phenn en yn y benn. Yn y phenn
indiquerait une femme. Le copiste ayant écrit merch, « fille »,
a logiquement commis cette erreur. Skene, Four une. boolis, II,
app., n" XXX : EidJyn ab Einygan tue Aneirin ; Llawgat Trwm-
bargawt Eiddin tue Avaon ; Llovan Law Divro tue Uryen. La
Myv. arch., p. 405, 47, est d'accord avec la triade de Skene.
((i) D'après la Myv. arch., p. 405, 48, Golyddan est frappé pour
II 17
258 LES MABINOGION
37. Trois aerveddawc (1) de Tile de Prydein :
Selyv (2), fils de Kynan Garwyn ; Avaon, fds de
Talyessin ; Gwallawc, fils de Lleenawc (3). On les
appelait ainsi parce qu'ils vengeaient leurs torts
même de leurs tombes.
38. Trois piliers de combat de l'île de Prydein :
Dunawt, fils de Pabo ; Kynvelyn Drwsgyl (le rude,
le grossier) ; Uryen, fils de Kynvarch (4).
39. Trois hommes généreux de l'île de Prydein :
Rydderch Hael, fils de Tutwal Tutclyt ; Nudd
Hael (5), fils de SenuUt ; Mordav Hael, fils de Ser-
wan (6). .
venger le coup qu'il avait donné lui-même à Cadwaladr le Béni
(v. plus haut, triade 18). lago ab Beli, roi de Gwynedd, mourut
en 613 (Ann. Camhr.). D'après la Myv. arch., ce vassal aurait été
Gadavael Wyllt, le furieux, le sauvage. On a quelquefois iden-
tifié ce Gadavael avec le Catgnbail Catguomedd de Nennius
(Pétrie, Mon. hisl., p. 76), qui semble avoir régné après Gadwa-
ladr.
(1) Aerveddawc, « qui combat du tombeau », ou peut-être* qui
est maître du champ de_ bataille » (aer et meddawc ?). Gf. Y
Cymmrodor, VII, p. 128, 30.
(2) Voy. Mab., I, 372, n. 1.
(3) Voy. Mab., II, 142. Gwallawc (Guallauc map Laenauc) est
petit-fils de Keneu ab Goel. Il joue un grand rôle dans les luttes
des Bretons du Nord (Voy. Stephens, The Gododin, p. 6, 66, 70,
71, 73, 74, 152, etc.).
(4) Cf. y Cymmrodor, VII, p. 128, 31. Myv. arch., p. 407, 71 :
au lieu d'Uryen, Gwallawc ab Lleenawc.
(5) Nudd ab Senyllt paraît avoir été un roi breton du nord.
Voy. Stephens, The Gododin, p. 66, 71, etc.
(6) Un Serguan ab Letan est nommé dans les généalogies du
X» siècle (Y Cymmrodor, IX, I, p. 175) ; mais Mordav n'y paraît
pas. Ce Serguan (= Serwan) est père de Caurtam {Cawrdav),grand-
APPENDICE 259
40. Trois vaillants de l'île de Prydcin : Grudnei,
Henben et Aedenawc ; ils ne revenaient jamais du
combat que sur leurs civières. Ils étaient tous les
trois fils de Glessiar du Nord par Haearnwedd Vra-
dawc, leur mère (1).
41. Trois orgueilleux de l'île de Prydein ; Gwi-
bei Draliaawc (l'orgueilleux), Sawyl Benn-uchel (2)
(à la tête haute), et Ruvawn Pebyr(3) l'Orgueilleux.
42. Trois princes obliques (4) (princes sans Têtre,
père de Run ab Nwython, Cf., pour cette triade, Y Cymmrodor,
XII, 128, 32. Mi/v. arch., p. 404, 30.
(1) Notre te.vtc porte Ilenbrien ; Skene, Four anc. books, II,
app., n" XX: Grudnei, Henpen, Edenawc ; y Cymmrodor, Vil,
128, 33 : Henben. Les Chwedlaa y Doethion font de Haearnwedd
Vradawc un guerrier {lolo mss., p. 56).
(2) H y a dans Gaufrei de Monmouth (III, 17) un roi des Bretons,
avant l'arrivée de César, du nom de Samuel Penissel (à la tète
basse). Il est fils de Rederch et père de Pir. C'est un personnage
historique que Gaufrei a été prendre probablement dans d'anciens
textes. Les généalogies du x* siècle mentionnent un Samuil Pen-
nissei, fils de Pappo Post Priten, par conséquent vivant au vi° siè-
cle après Jésus, Christ. Il est donc de la famille de Coel (V. appen-
dice II). C'est le personnage des triades. Un auteur de triades
aura trouvé qu'il y avait contradiction entre l'épithète d'orgueil-
leux et le titre de têle baissée, et aura voulu faire disparaître cette
anomalie en transformant penntssei en penn-uchel, « tête haute ».
Différentes généalogies donnent Sawyl Bennuchcl comme fils de
Pabo et frère de Dunawd (v. Stephens, The Gododin, p. 174).
(3) Voy. Mab., I, 262, 293, 356, 373. Cf., pour cette triade, Y
Cymmrodor, VII, 128, 38. Skene, Four anc. books. Il, app,,
n» XXI ; Myv. arch., p. 403, 71 : Sawyl Bennuchel, Pasgen ab
Urien, Rhun ab lîiniawn. Suivant la Myv., ils se seraient alliés
aux Saxons.
(4) On traduit souvent par désintéressés.
260 LES MABINOGION
évitant la royauté) de l'île de Prydein : Manawyd-
dan (1), fils de Llyr ; Llywarch Hen (2), et Gwgon
Gwron(3),fils de Peredurab Eliffer. On les appelait
ainsi parce qu'ils ne cherchaient pas de domaines, et
que personne pourtant n'aurait pu les en empêcher.
43. Trois maîtres es machines de l'île de Pry-
dein : Greidyawl Gallovydd (4), maître en mécani-
que ; Drystan,fils de Tallwch, et Gwgon Gwron (5).
(1) V. Mah., I, 151, n. 1.
(2) La Noblesse des hommes du Nord le donne comme fils
d'Elidir Lydanwyn ab Meirchavvn et descendant de Goel (v. appen-
dice III). Dans l'élégie sur la mort d'Uryen ab Gynvarch, Llywarch
appelle Urycn son cousin germain (Four anc hooks, II, p. 269).
Le Livre Noir nous donne les noms de plusieurs de ses enfants
{Four anc. books, II, p. 30, vers 2 ; 50, 19 : 60, XXXIX). C'est
surtout dans le Livre Rouge, dans les poèmes qui lui sont attri-
bués, que l'on trouve sur lui de précieux renseignements. Dans
une fort belle élégie (Four anc. books, II, p. 264), il se montre
vieux, abandonné, lui qui a été un vaillant guerrier, aimant sur-
tout la fille de l'étranger et les chevaux, qui a eu vingt-quatre
fils. Il célèbre Urien ab Gynvarch, père d'Owein, Gadwallawn ab
Cadvan {Four anc. books, II, XV), Gereint ab Erbin (iLtd., XIV).
Un de ses fils, Pyll, périt à la bataille de Gattraeth (Stephens,
The Gododin, p. 220, vers 334). Un autre, Keneu, délivre Aneu-
rin de la captivité (ibid., p. 251, 252, vers 467-471). Il semble qu'il
ait été de bonne heure vers l'Ouest et le Sud, ce qui explique
ses rapports avec Gadwallawn et Gereint. Il a séjourné en Powys,
comme le prouve son élégie de Cynddylan (Four ancient books,
II, p. 279 ; XVI). Il le dit d'ailleurs formellement {ibid., p. 259,
XIj. Cf. J. Lolh, Revue Celt., XXI, 23, 328.
(3) Cf. y Cymmrodor, VII, 123, 35. Myv. arch. : Gwgav^'n Gwron
ab Elcuver Gosgorddvawr. Il y a un autre Gwgawn Gleddyvrudd
qui paraît différent, v. I, 372. Gwron signifie vaillant,
(4) V. Mab., 1, 261, n. 2.
(5) Cf. y Cymmrodor, VII, 129, 36. Skene, Four anc, books, II,
APPENDICE 201
44. Trois esgemydd aereii (1) de l'île de Prydein :
Morvran (2), fils de Tegit ; Gwgon Gleddyvrud (3)
(à 1 epée rouge), et Gilbert, fils de KadgyfTro (4).
45. Trois porlhawr (5) de la bataille du Verger
de Bangor : Gwgon Gleddyvrudd ; Madawc, fils de
Run (6), et Gwiawn (7), fils de Kyndrwyn. II y en
app. n° XVII ; Myv. arch., p. 404, 32 : Greidiawl, Envael ab Adran
et Trystan ab Tallwch. Skene n'a pas compris le mot yallovydd;
pour le sens, cf. la g-lose à Mart. Capella : guo-ga.llon, çl. fulcris.
La forme la plus ancienne est ffall-ovydd.
(1) Les dictionnaires traduisent esgemydd par banc, escabeau ;
esgemydd aereu signifierait donc hancs de batailles. La Myv.
arch., p. 404, 33, donne une explication de ce terme : les trois
héros sont Grudneu, Henpen et Eidnew ; « ils ne revenaient du
combat que sur leurs civières, lorsqu'ils ne pouvaient plus remuer
la langue ni un doigt. » L'islomid du Gart. de Redon est prob. à
corriger en iscomid.
(2) V. Mah., I, 269, n. ].
(3) V. Mah., I, 372.
(4) V. Mah., I, 375.
(5) Porlhawr a habituellement le sens de portier, mais le mot
pourrait bien ici avoir le sens de soutien, qui supporte ; cf. por-
thi, € soutenir, supporter ». Cette bataille de Bangor est la célè-
bre bataille de Chester, livrée en 613, d'après les Ann. Garnir.,
dans laquelle Selim ab Cinan tSelyv ab Cynan) périt (cf. Ann^
Tiger n. ; Bède, //. E., Il, 2).
(6) C'est de ce Madawc qu'il est probablement question dans le
Gododin ; son nom y est en effet rapproché de celui de Gwiawn
et de Gwgawn (Stephens, The Gododin, p. 220, v. 334, 335).
(7) Il est question d'un Gwiawn à deux reprises dans le Gododin
(Stephens, The Gododin, p. 220, v. 335; p. 321, v. 795). Quanta
Gyndrwyn, c'est un prince de Powys, père de Cynddylan, chanté
par Llywarch lien. Le poète mentionne comme fils de Gyndrwyn,
outre Cynddylan, Gynon, Gwion et Gwynn (Four anc. books of
Wales, II, p. 283). On a identifié avec apparence de raison Cyn-
262 LES MABINOGION
avait trois autres du côté des Lloegrwys (les Saxons
et leurs alliés): Hawystyl Drahaawc (l'orgueilleux),
Gwaetcyn Herwuden, et Gwiner.
46. Trois cadavres d'or (1) de l'île de Brydein :
Madawc,fils de Brwyn; Keugan, fils de Peillyawc,
et Ruawn Pevyr, fils de Gwyddno (2).
47. Trois familles avec entraves (3) de l'île de
Brydein : la famille de Katwallawn Llawhir (4)(lon-
dylan avec le Condidan que la Chronique anglo-saxonne dit avoir
été tué avec deux autres rois bretons, à la bataille de Deorham,
en 577, bataille qui livra aux Saxons Balh, Gloucester et Ciren-
cester (Green, Making of England, p. 128, 206).
(1) Myv. arch., p. 408, 77: on les appelait ainsi parce que les
mains qui les avaient tués devaient rendre leur poids en or. Y
Cymmrodor, VII, 129, 39 : Kengan Peillyawc. On ne sait de quel
Brwyn il est ici question. Il y en a un qui est qualifié par Talies-
sin de bro bradawc, « traître à son pays » (Four anc. books, ÏI,
p. 176, n. 18).
(2) On l'a souvent identifié avec Ruawn Pebyr ab Deorthach.
Il y a encore un Rumawn (=r Ruvawn) ab Cunedda (v. appen-
dice II), un Rumaun ab Enniaun (Ibid.). Voy. les notes à Rua\vn
ab Deorthach, Mab., I, 262, 373.
(3) Cf. Y Cymmrodor, VII, 129, 40. Myv. arch., p. 403, 27 : au
lieu de hualogion, hneilogion, que l'auteur semble avoir compris
dans le sens de chef .souverain, maître ; ce serait un dérivé de
hnail, auquel je ne sais pourquoi Owen Pughe donne le sens de
vice-roi, gouverneur ; l'auteur ajoute, en effet, qu'on leur don-
nait ce nom parce qu'ils ne reconnaissaient ni chef ni roi dans
toute retendue de leurs domaines : ils n'étaient soumis qu'à la loi
du pays et de la nation,
(4) Cadwallawn Lawhir (Catguolaun Lauhir, en vieux gallois)
est père de Maelgwn et petit-fils de Cunedda (d'après les généa-
logies du X" siècle, appendice II). La triade est ici l'écho d'un
fait historique important. Nennius nous dit que Cunedag vint,
avec ses fils, du pays des Ottadini (Manau Guotodin) en Gwy-
APPENDICE 263
gue main) ; ils s'étaient mis chacun aux pieds les
entraves de leurs chevaux pour se battre avec Se-
rygei le Gwyddel à Kerric y Gwyddyl (les Rochers
des Gaels) en Mon. La seconde était celle de Riwal-
lawn, fils d'Uryen, quand elle voulut se battre
avec les Saxons ; la troisième, celle de Belcn de
Lleyn, quand elle voulut se battre avec Etwin à
Brynn Etwin en Ros.
48. Trois familles (clans) fidèles de l'île de Pry-
dein : la famille de Katwallawn, lorsqu'elle se mit
des entraves ; la famille de Gavran, fils d'Aed-
dan (1), quand eut lieu sa disparition complète; la
famille de Gwenddoleu, fils de Keidyaw, à Arde-
rydd, qui continua la lutte un mois et quinze jours
nedd (m regione Guenedolae), et qu'ils en chassèrent les Scots
(les Irlandais), après en avoir fait un grand massacre, et que
ceux-ci n'y revinrent plus. Nennius donne huit fils à Cunedag ;
les généalogies du x» siècle lui en donnent neuf, mais un d'eux
serait resté dans son pays d'origine (v. plus bas appendice II).
D'après Nennius, l'émigration de Cunedag aurait eu lieu cent
quarante-six ans avant le règne de Maelgwn (Mailcuni (Pétrie,
Mon. hist, brit., p. 75), par conséquent vers la fin du iv» siècle
ap. Jésus-Christ (Mailcun meurt en 547, d'après les Ann. Cambr.).
D'après les lolo mss. (p. 80), ^erigi était roi de Mon et de Gwy-
nedd (voy. la triade 111).
(1) Il faut probablement lire Acddan ab Gavran (voy. triade 19).
Ce qui a pu donner lieu à cette fable, c'est une expédition sur
mer d'Aeddan ab Gavran, en 579, mentionnée par les Ann. Ult.
^O'Connor, Rerum hihern, script., IV, p. 29), à moins, comme
Stephens le suppose, que ce ne soit la mort en mer de Conang,
fils d'Aeddan : < Conangus regis Aidani filius mari demersus > (Ti-
gernach, à Tannée 622, d'après Stephens, The Gododin, 286, notej
287, note).
264 LES MABINOGION
après que son seigneur eut élé tué. Le nombre des
combattants de chacune de ces familles était de
cent vingt (1).
49. Trois familles infidèles de Tile de Brydein :
la famille de Goronwy Pevyr (2) de Penllyn, qui
refusa à son seigneur de recevoir à sa place le coup
du javelot empoisonné de Llew Llawgyffes ; la fa-
mille de Gwrgi et de Peredur (3), qui abandonna
ses seigneurs à Kaer-Greu, lorsqu'ils devaient se
battre le lendemain avec Eda Glingawr (4), ce qui
amena leur mort à tous deux ; la famille d'Alan
Fergan (5), qui abandonna son seigneur, en ca-
(1) Cf. y Cymmrodor, VII, 129, 41. Myv. arch., p. 408, 80: la
famille de Gadwallawn ab Cadvan, qui fut sept années avec lui
en Iwerddon et ne réclama jamais ni son salaire ni son dû, de
peur d'être obligée de l'abandonner ; la famille de Gavran ab Aed-
dan, lorsque eut lieu la disparition complète. (Le reste comme
dans le Livre Rouge, avec quelques détails insignifiants.) La ver-
sion de Skene, Four anc. books, II, app., n° XXVI, est celle de
la Myv. arch,
(2) Voy, Mab , I. 209, n. 1.
(3) Voy. Mab , I, p. 209, n. 1 ; 373 ; II, 47.
(4) Ida, fils d'Eoppa, roi de Northumbrie, de 547 à 559, est sou-
vent confondu avec un de ses descendants, Eata, fils de Leod-
wald, père d'Eadbert qui commença son règne en 738 (Chron.,
anglo sax., ap. Pétrie, Mon. hist. brit.). Nennius donne à Eata
le surnom de GUn-maur, « au grand genou » (Nenniusap. Pétrie,
Mon. hist, brit., p. 75) ; Glingawr signifie genou de géant. Guurci
et Peretur étant morts, d'après les Ann. Cambr., en 580. la triade
porte à faux. Ils n'ont pu périr dans un combat ni avec Ida,
mort en 539, ni avec Eata, qui a dû vivre vers la fin du vu» et le
commencement du viii« siècle.
(5) Voy. Mab.. I. 209, n. 1.
APPENDICE 265
chctte, dans sa marche vers Kamlan. Le nombre
des hommes de chaque famille était de cent
vingt (1).
50. Trois hommes aux entraves d'or de l'île de
Brydein : Riwallawn Wallt Banhadlen, Run (2),
fils de Maelgwn, et Katwaladyr Vendigeit. Voici
pourquoi on les appelait ainsi : comme on ne trou-
vait pas de chevaux qui leur allassent à cause de
leur grande taille, ils se mettaient des entraves
d'or autour du bas des jambes relevées derrière
leur dos sur la croupe de leurs chevaux et, sous
les genoux, un plateau d'or. C'est de là qu'est
venu au genou le nom de padellec (3).
51. Trois fantômes taureaux (4) de l'île de
fl) Cf. y Cymmrodor, VU, 129, 42. Skene, Four anc. books, II,
app., n"> XXVIl : la famille de Goronwy l'abandonne à Llech-
0^o^^v}•, vers Blaen Cynvael ; Eda est appelé GIiIlma^^T. La Myv.
arch,, p. 408, 81, est d'accord avec Skene.
(2) Voj-. Màh,, I, 376, n. 1. Les généalogies du x» siècle le men-
tionnent: Run, fils de Mailcun moi't en 547, et père de Beli
(Y Cymmrodor, IX, I, p. 170).
(3) Cf. y Cymmrodor, VII, 43. Skene, Four anc. hooks, II, app.,
n" XV. Myv. arch., p. 403. 28 : on leur accorda de porter des
chaînes d'or autour des bras, des genoux et du cou, et avec cela
on leur conférait privilège de royauté dans toute contrée et do-
maine de l'île de Bretagne. Padellec : on dit couramment, en
gallois, padell y glin pour la rotule Padell est emprunté au latin
patella. Le Livre Rouge porte hualo eur, à corriger en hualoc eur.
(4) Notre texte porte tri chario ellyll, ce qui signifierait trois
cerfs-fanlomes ; mais la Myv. arch., p. 409, 94, donne tri tharw,
ce qui paraît plus vraisemblable. En rapprochant l'expression' <ri
tharw ellyll de tri tharw unbenn, « trois princes taureaux de
bataille », on est amené à supposer que le « taureau » est pris ici
266 LES MABINOGION
Prydein : le fantôme de Gwidawl, le fantôme de
Llyr Marini (1), le fantôme de Gyrthmwl Wle-
dic (2).
52. Trois fantômes sauvages de l'île de Prydein :
le fantôme de Manawc, le fantôme d'Ednyveddawc
Drythyll (le fougueux, le licencieux), le fantôme de
Melen (3).
53. Trois hôtes libres et contre leur volonté de
la cour d'Arthur : Llywarch Hen, Llemenic (4) et
Heledd (5).
54. Trois femmes chastes de l'île de Prydein :
Arddun, femme de Catgor ab Gorolwyn ; Eveilian,
femme de Gwydyr Drwm (le lourd) ; Emerchret,
femme de Mabon ab Dewengen (6).
au figuré, dans le sens de terrible, impétueux. Le texte du Cymm-
rodor, VII, 130, 44, a tri tharw.
(1) Voy. Mab., I, 360.
(2) Voy. plus haut, triade 16.
(3) Myv. arch., p. 409, 93 : Melan au lieu de Melen ; Bannawc
au lieu de Manawc. Y Cymmrodor, VII, 130, 43 : Bannawc.
(4) Llemenic est célébré dans le Gododin (Stephens, The Godo-
din, p. 201, V. 287). Le Livre Noir mentionne sa tombe à Llan Ehvy
ou Saint-Asaph (Fouranc. books, II, p- 33. vers 6), et Taliesin, son
coursier (Four anc. hooks, II, p. 176, v. 24). Llywarch Hen l'ap-
pelle fils Je Mahawen. Stephens {(The Gododin, y». 203) l'identifie,
à tort probablement, avec Llyminawg, qui aurait corpbattu les
Irlandais de Mon (Four anc. hooks, II, p. 20S, v. 17).
(5) Cf. Y Cymmrodor, VII: 130. 46. Myv. arch., p. 410, 412. Au
lieu de Heledd, Heiddyn Hir : Heiddyn est peut-être le guerrier
célébré dans le Gododin (Stephens, The Gododin, p. 308-311).
(6) Myv. arch., p. 410, 104: Catgor ab Colhvyn ; Eviliau, Emer-
chret fille de Mabon ab Devein Hen. Y Cymmrodor, VII, 130, 47 :
APPENDICE 267
55. Trois hommes à la lance rouge (1) de l'île de
Prydein : Degynelw (2), barde dTwein ; Arovan,
barde de Sclyv ab Kynan ; Avanverddic, barde de
Katwallawn ab Katvan (3).
56. Trois prisonniers cminents de l'île de Pry-
dein : Llyr Lledyeith (4), Mabon ab Modron (5),
Gweir, fils de Gweiryoedd (6). Il y en eut un de
plus eminent qu'eux trois, qui fut trois nuits en
prison à Kaer Oeth et Anoeth (7), trois nuits en
Eveilian. J'ai préféré Eveiliun à VEneillian du texte. Ce nom est
resté assez commun en Galles : vers 1031, Ardden, fille d'Evilian
(leg. Evilian], femme de Rhotpert ab Seissyllt, est violée par les-
tin ab G\vrgan(Brut y Tyw., Myv, arch., p. 695).
(1) Suivant une traduction des Triades, dans le Camhro-Briton,
I, p. 36, on les appelait ainsi, parce que, contrairement aux lois
bardiques, ils versaient le sang ; cette idée est moderne, car les
bardes à l'époque de l'indépendance appartenaient à l'aristocratie
guerrière.
(2) Le fils de Kynddehv, le barde d'Owein, roi de Gwynedd
(1137-1169), s'appelait Dygynnelw {Myv. arch., p. 11851.
(3) Cf. y Cymmrodor, VII, 130, 48. Myv. arch., p. 404, 40 : Trist-^,
vard, barde d'Uricn de Reged; Degynelw, barde d'Owein ab Urien;
Avan Verddic, barde de Kadwallawn ab Gadvan : c'étaient trois
fils de bardes. Skene, Four anc. hooks, II, app., n° XI, a lu Mian-
verddic. Son texte ajoute, après avoir énuméré les trois bardes :
a RyhawteiL Morgan^, c'est-à-dire : « et Ryhawt, fils de Morgant.»
Skene traduit : ei ils étaient fils de Morgant ! Notre texte porte
Avan Veddic. Je n'ai pas hésité à adopter la leçon Avan Verddic;
elle est assurée par un poème de Kynddehv, barde qui vivait
entre 1150 et 1200 ; il se compare à Avan Verddic et à Arovan
{Myv. arch., p. 189, col. 1). Berddic est un dérivé de bardd,
(4) Voy. Mab., I, 120, n» 3.
(5) Voy. Mab., I, 312, 327, n° 1.
(6) Il y a plusieurs autres Gweir ; voy. l'Index.
(7) Voy. Mab., I, 255, n» 2.
268 LES MABINOGION
prison du fait de Gwen Pendragon, trois nuits dans
une prison enchantée sous Llech Echymeint :
c'était Arthur. Ce fut le même homme qui le déli-
vra de ces trois prisons : Goreu (1), fils de Kus-
tennin, son cousin germain.
Voici les triades des chevaux.
57. Trois chevaux donnés en cadeau de l'île de
Brydein : Meinlas, cheval de Kaswallawn ab Beli ;
Melyngan Gamre, cheval de Llew Llawgyffes ;
Lluagor, cheval de Karadawc Vreichvras (2).
5S. Trois principaux chevaux de l'île de Bry-
dein : Du Hir Tynedic (3), cheval de Kynan Garwyn ;
(1) C'est le nom de Kustennin qui a poussé l'auteur de la triade
à faire de Goreu le cousin d'Arthur ; il a identifié Custennin le
berger a%'ec Custennin Vychan, le Constantin de Gaufrei, père
d'Uthur Pendragon, grand-père d'Arthur (voy. triade 10,1a note à
Gwrtheyrn). D'après le Mabinogi de Kulhwch et Olwen, la femme
de Custennin le berger est la tante de Kulhwch. cousin d'Ar-
thur, mais Custennin est fils de Dyvnedic et frère d'Yspaddaden
Penkawr
Le fragment de Heng^vrt {Y Cymmrodor, VU, 130, 49) est d'ac-
cord avec notre texte : il dit de plus que Llyr Lledyeith fut mis
en prison par Eurosy wdd ; cf. la triade 11.
(2) Voy. plus haut, les triades 1,2,3, i.Melyngan, « jaune-blanc;
Meinlas, « mince et pâle ou blanchâtre. » Cf. Y Cymmrodor, VII,
130, 50; Myv. arch., p. 394.9: trois chevaux de bataille de l'île de
Prydein : Lluagor, le cheval de Caradawc Vreichvras ; Melyngan
Mangre, Je cheval de Llew Llawgyffes ; Awyddawc Vreichir, le
cheval de Cynhoret ab Cynon. Camre a le sens de marche d'après
Silvan Evans, Welsh Diet. ; il y a une idée de rapidité de plus
dans re, semble-t-il : à la marche rapide? Cf. Llamrei : jument
d'Arthur {Mah., I, 345).
(3) Du, noir; hir, long; tynedic qui est tendu (qui tire dur'.
APPENDICE 269
Awyddawc Vreich Hir, cheval de Kyhoret ab Ky-
nan (l) ; Hudd Dreon Tutli-blcidd, cheval de Gil-
bert ab KalgylTro (2).
59. Trois chevaux de butin de l'île de Prydein ;
Karnavlawc, cheval d'Ywein ab Uryen ; Tavawt
Hir, cheval de Katwallawnab Katvan ; Bucheslom,
cheval de Gwgnwii Ivleddyvrudd (3).
60. Trois chevaux de labour de l'île de Brydein :
Gwineu Gvvddwv Hir, cheval de Kei; Grei, cheval
d'Edwin; Lluydd, cheval d'Alser ab Maelgwn (4).
61. Trois chevaux d'amoureux de Fîle de
Brydein ; Ferlas (cheville blanchâtre), cheval de
Dalldav ab Kunin (5) ; Gwelwgan (blanc-pàle)
Gohoewgein (vif et beau), cheval de Keredic (6)
(1) Kyhoret est la bonne leçon (cf. Livre Noir. Four anc. hooks,
H, p. 3d vers 9). Awyddawc, avide, ardent ; vreich hir, au bras,
membre long.
(2) Cf. y Cymmrodor, VII, 131, 51; voy. nos quatre premières
triades.
(3) Cf. y Cymmrodor, VIT, 131, 52, et notre triade 1.
(4) Cf. y Cymmrodor, VII, 131, 53, et nos triades 2 et 3. Chez
Taliesin, Grei est le cheval de Cunin (Four anc. hooks, II, p. 176,
V. 14).
(5) Notre texte porte Kimin ; je préfère Cunin, d'après deux
passages de Taliesin, Four anc. hooks, II, p 176, v. 14, p. 182,
V. 23). Pour Dalldav, cf. Mab., I, 263,
(6) Ne pas le confondre avec le Ceretic, fils de Cunedda, venu avec
son père en Galles et qui a donné son nom à Cardigan (Cereli-
ciai07i,plus tard, Ceredigiawiv. Un Ccredic paraît dans le Gododin
(Stephens, p. 204, 205, 206). Stephens en a fait le fils de Cunedda,
ce qui semble impossible. Ce Geredic pourrait bien être plutôt le
270 LES MABINOGIOX
ab Gvvallawc ; Gwrbrith, cheval de Raawt (1).
62. Trois chevaux de somme de l'île de Brydein,
qui portèrent les trois charges de chevaux ; leurs
noms sont plus haut (2).
63. Trois grands porchers de l'île de Brydein,
le premier est Pryderi (3), fils de Pwyll Penn An-
nwn (4), qui garda les porcs de Pendaran (5) Dy-
vet (6), son père nourricier; c'étaient les sept porcs
qu'avait emmenés Pwyll Penn Annwvn et qu'il
avait donnés à Pendaran Dyvet, le père nourricier
de son fils. C'est à Glynn Cuch (7), en Emlyn,que
Pryderi les gardait. Voici pourquoi on l'appela un
des trois grands porchers: c'est que personne ne
put rien contre lui ni par ruse, ni par violence.
Le second fut Drystan, fils de Tallwch, qui garda
les porcs de March, fils de Meirchyon, pendant
que le porcher allait en message vers Essyllt (8).
Ills de Gwallawc. que nous savons avoir été un chef du Nord.
Les Ann. Camb. mentionnent à l'année 616 la mort du roi Gere-
tic. Suivant Nennius (Pétrie, Mon hisl., p. 76), Ceretic aurait été
expulsé d'Elmet (la région de Leeds) par Edwin, fils d'AUi, vers
616.
(1) Cf. Y Cymmrodor, VII, 131, 54.
(2) Cf. Y Cymmrodor, VII, 131, 55; voy, triade 16.
(3) Voy. Mab., I, 114.
(4) Voy, Mab., I, 81, n. 1.
(5) Voy. Mab., I, 114, n. 1.
(6) Voy. Mab., I, 311, n. 2.
(7) Voy. Mab., I, 83, n. 2.
(8) Skene, Four anc. books, II, app. no XXIII : ... vers Essyllt
pour lui demander une entrevue.
APPENDICE 271
Arthur, March, Kei et Bedwyr (1) vinrent tous les
quatre, mais ils ne purent lui enlever une seule
truie, ni par ruse, ni par violence , ni par larcin.
Le troisième était KoU (2), fils de Kollvrewi, qui
gardait les porcs de Dallwyr Dallbenn (3) à Glynn
Dallwyr_, en Kernyw. Une de ses truies, du nom
de Henwen, était pleine (4). Or, il était prédit que
l'île de Prydein auraità souffrir de saportée. Arthur
rassembla donc l'armée de l'île de Brydein et cher-
cha à la détruire. La truie alla, en se terrant,
jusqu'à Penryn Avvstin, en Kernyw. Là, elle se
jeta dans la mer avec le grand porcher à sa suite.
A Maes Gwenith (5), en Gwent, elle mit bas un
grain de froment et une abeille ; aussi, depuis lors
jusqu'aujourd'hui, il n'y a pas de meilleur terrain
que Maes Gwenith pour le froment et les abeilles.
(1) Voy. Mab., I, 236, 261, 286, 297, etc.
(2) Voy., plus haut, triade 25. On peut supposer que c'est de ce
GoU qu'il est question dans le House of fame de Chaucer,
(3) Voy. Mab., I, 265.
(4) Cf. Mab , I, 310, n. 1.
(5) Le champ du froment est en Gwent Is Coed, au pied de
Mijnydd Llwyd ou" Greij Hill en Went\vood,et à un mille nord de
réglisc de Llanfair Discoed. Dans la Triade correspondante de la
Myv. arch. (p. 390, 30), partant de la mer, la truie aborde à Aber
Torrogi en Gwent Is Coed. Il faut lire Aber Tarogi, aujourd'hui
Caldicot Pill. Il y a à la naissance du Troggy Brook les ruines
d'un château appelé Cas (castle) Trogi. Coll a la main dans les
crins de la truie et ne les lâche ni sur terre ni sur mer (Egerton
Phillimore, Owen's Pembrok, p. 210 note, p. 237, note).
272 LES MABINOGION
A Llonyon (1), en Pennvro (Pembroke), elle mit
bas un grain d'orge et un grain de froment ; aussi,
l'orge de Llonyon est passé en proverbe. A Riw-
Gyverthwch, en Arvon (2), elle mit bas un lou-
veteau (3) et un petit aigle. Le loup fut donné à
Menwaed (4), et l'aigle à Breat (5), prince du Nord.
Ils eurent à s'en repentir. A Llanveir, en Arvon,
sous Maen Du (la pierre noire), elle mit bas un
chat, que le grand porcher lança du rocher dans
la mer. Les enfants de Paluc (6), en Mon, le nour-
rirent, pour leur malheur. Ce fut le chat de Paluc,
un des trois fléaux de Mon et nourris dans son
sein. Le second fut Daronwy (7) ; le troisième,
Edwin (8), roi de Lloegyr.
64. Trois favoris de la cour d'Arthur et trois
chevaliers de combat: aucun d'eux ne supporta
(1) Le ms. porte Llouyon. La Myv. arch, et Skene ont Llonicen.
Cest Lsinion près Pembroke (Egerton Phillimore, ibid., p. 237,
note).
(2) Voy. Mah., 1,134, n. 3. Rhiw Gyverthwch paraît dans le Re-
cord of Carnarvon, p. 200 (Rywc/yverthwch), mais ce lieu est en
Merionethshire (J. Rhys, Celtic Folklore, II, 506, et 693 (note).
(3) Le texte porte cath, « chat », mais le contexte montre qu'il
s'agit d'un loup. Skene : ceneu hleidd, « un louveteau ».
(4) Le texte porte Beryaed ; Skene : Menwaed d'Arllechwedd,
et ce fut le loup de Menwaed. Menwaed apparaît dans une autre
triade : voy, triade 64, n. 3.
(5) Skene : Brynach Gwyddel (le Gael), du Nord.
(6) La triade de Skene s'arrête à cet endroit. Sur le Chai Palu,
cf. J. Loth, Romania, XXIX, 121.
(7) Voy. Mab., I, 317, n» 2.
(8) Voy. la note 3 à la triade 13. Pour toute la triade 63, cf. Y
Cymmrodor, VII, 132, 56.
APPENDICE 273
jamais de penteula au-dessus de lui. Arthur leur
chanta cet englyn:
Voici mes trois chevaliers de combat :
MenedfJ, Lludd Llurugawc (le cuirassé)
Et la colonne des Kymry, Karadawc (1).
65. Trois cordonniers-orfèvres de l'île de Bry-
dein : Gaswallawn, fils de Beli, quand il alla
chercher Fflur jusqu'à Rome (2) ; Manawyddan,
filsde Llyr, quand un charme fut jeté surDyvet(3);
Llew Llawgyffes, quand il alla avec Gwydyon
chercher à avoir, par surprise, un nom et des
armes d'Aranrot sa mère (4).
QQ. Trois rois furent fils de vilains : Gwryat,
(1) Skene, Four anc. hooks, II, app. n° XVI: Karadawc Vreich-
vras, Menwaed d'Arllcchwedd, Llyr Lluyddawc ; Myv. arch.,
p. 403,29: Caradawc Vreichvras, Mael ab Menwaed d'Arllcchwedd,
Llyr Lluyddawc. Après la prose, cette triade ajoute un englyn
sur le même sujet avec les mêmes noms : Mael est qualifié de
hir, « long», Y Cymmrodor, VII, 132, 57: Meuedd, au lieu de
Menedd .
(2) Cf. Y Cymmrodor, VII, 132, 58. Myv. arch., p. 411, 124...,
« chercher Fflur, fille de Mygnach Gorr (le nain), enlevée par Mwr-
chan Lleidr (le voleur) et livrée par lui à l'empereur Iwl Caisar ;
Caswallawn la ramena dans l'île de Prydein. » L'épisode de Flur
(= Flora) ne se trouve pas dans Gaufrei de Monmouth. Le nom
de Fflur n'apparaît ni dans le Livre Noir, ni dans le livre de Ta-
liesin, ni dans les poèmes du Livre Rouge donnés par Skene. 11
existe dans le nom de Yslrad Fflar ou Strata florida.
(3) Voy. le Mabinogi de Manawyddan ab Llyr.
(4) Voy. Mah., 1, p. 198-199.
H 18
274 LES MABI>iOGIO>'
fils de Gwryon (1), dans le Nord (2) ; Kadavel (3),
fils de Kynvedw, en Gwynedd; Hyveidd (4), fils
de Bleiddic, dans le Sud (5).
67. Trois ew/)es/e«rs de la Havren (Severn): Kat-
wallawn, quand il alla avec Tarmée des Kymry (6)
à la bataille de Digoll (7), tandis qu'Etwin était de
l'autre côté avec Tarmée de Lloegyr(8). Le second
fut le présent reçu par Golyddan d'Einyawn ab
Bedd, roi de Kernyw. Le troisième fut Calam,
cheval d'iddon, fils de Ner, envoyé par Maelgwn.
NOMS DE l'île DE PRYDEIN ET DES ILES ADJACENTES.
68. Le premier nom que porta cette île avant
qu'on ne l'occupât et qu'on ne l'habitât fut celui
(1) II y a un Gwriat mentionné dans le Gododin, à côté d'un
Gwrion (Stephens, The Gododin, p, 212, v. 325). Un Gwryat, fils
de Rodri et père de Gwgawn, est tué en 953 (Brut y Tyw. ap. Pé-
trie, Mon. hist, brit., p. 848).
(2) Voy. Mab., I, 254, n. 1.
(3) Voy. la note 3 à la triade 36.
(4) Voy. Mab., I, 97, n. 2.
(5) Voy. Mab., I, 178, n. 3. Cf. Y Cymmrodor, VII, 132, 59.
Myv.arch., p. 403, 26 : Gwrgai ab G^vl■ein, dans le Nord ; Gada-
vael ab Gynvedw, en Gwynedd; Hyveidd Hir ab Bleiddan le
saint, en Morganwg.
(6) Voy. Mab,, I, 133, n. 1.
(7) Voy. Mab., I, 360, n. 2,
(8) A partir de cet endroit, la triade paraît tronquée. La suite a
dû appartenir à une triade différente. Le Liure Roujre porte Galara,
fille d'iddon, ce qui paraît une faute du copiste : il a substitué
merch, fille, à march, cheval. )' Cymmrodor, VII, 132, 60 : Calam
march...
APPENDICE 275
de Clas Myrddin (1). Après qu'elle eut été occupée
et habitée, elle s'appela Mel Ynys (l'île de miel).
Après sa conquête par Prydein ab Acdd Mawr (le
grand), on l'appela l'île de Prydein (2).
68. Ellea trois principales îles adjacentes; vingt-
sept autres îles adjacentes en dépendent. Les trois
principales sont ; Mon, Manaw (Man) et Gweith
(Wight) (3).
70. Elle a 123 principales embouchures, 54. grands
ports et 33 (4) principales villes fortes ; les voici :
(J) Clas Myrddin, pays ou tribu de Myrddin. Clas, aie sens:
1° de enclos et de communauté, sanctuaire ou cloître ; 2" de pays,
district, tribu. Comme l'irlandais C?ass, chœur, il vient du latin chas-
sis, dans le sens tout au moins de communauté, sanctuaire, cloître.
(2) Cf. Myv. arch., p. 400, 1 ; cf. V Cymmrodor, VII, 124, 111.
(3) Myv. arch., p. 407, 6": Trois principales îles primitives : Ore,
Manaw, Gwyth ; quand la mer rompit la terre. Mon devint île ;
de la même manière, lore (leg. Ore) se brisa en un grand nombre
d'îles (les Orcades); beaucoup d'autres endroits d'Alban et de Cymru
devinrent îles aussi. Le Livre Rouge porte Weir, faute évidente
pour Weith.
(4) Lu Myv. arch,, p. 388, 4, en compte vingt-huit; c'est le chiffre
du catalogue inséré dans Nennius. Mais la version de VHist. Brit.
attribuée à Marc l'anachorète, en compte trente-trois. Voici le
catalogue des vingt-huit cités, d'après le Harleian ms., 3859 (Y
Cymmrodor, IX, I, 183). Je mets entre parenthèses les noms cor-
resi)()ndaiits de la triade de la Myv. arch., lorsque c'est possible .
Gair Guorthigirn ; Cair Guinntguic ; Cair Mincip ; Gair Ligualid ;
Cair Meguaid (G. Mygit ; leg. G. Mygeid ou Mygueid ?) ; Gair
Colun (Gaer Golun) ; Gair Ebrauc (G. Evrawc) ; Gair Gustoeint ;
Gair Garatawc (G. Garadoc) ; Gair Grauth (G. Grant); Gair Maun-
guid ; Gair Lundeiii (G. Lundein) ; Gair Geint (G. Geint) ; Cair Gui-
ragon (G. Wyrangon) ; Gair Péris (G. Beris) ; Cair Daun ; Cair
Legion (G. Lleon) ; Gair Guricon (G. Worgorn) ; Cair Segcint; Gair
Legeion guar Uisc (G. Lion); Gair Guent (G. Went); Gair Brithon ;
276 LES MABINOGION
Kaer Alclut, Kaer Lyr, Kaer Havvydd, Kaer Evrawc,
Kaer Gent, Kaer Wranghon, Kaer Lundein, Kaer
Lirion, Kaer Golin, Kaer Loyw, Kaer Gei, Kaer
Siri, Kaer Wynt, Kaer Went, Kaer Grant, Kaer
Dawri, Kaer Lwyicoet, Kaer Vyrddin, Kaer yn Ar-
von, Kaer Gorgyrn, Kaer Lleon, Kaer Gorcon,Kaer
Cusrad, Kaer Crnas (Kaer Urnac), Kaer Selemion,
Kaer Mygeid, Kaer Lyssydit, Kaer Péris, Kaer
Llion, Kaer Weir, Kaer Gradawc, Kaer Widdawl
Wir (1).
Cair Lerion (C. Lirion); Cair Draitou, Gair Penn-auelcoyt ; Gair
Urnac (C. Urnach) ; Gair Gelemion (G. Solemion) ; Gair Luitcoyt
(G. LAvytcoet). Les noms qui n'ont point de similaire dans le ca-
talogue du Harl. ms. sont :Gaer Alclut, G. Loy\v, G. Seri, G. VVynt,
C. Dawri, G. Vuddei, G. Gwrgyrn, G, Lysidit, G. Weir, G. Wi-
dawhvir, G. Esc. En note, à la triade de la Myv., on ht : certains
livres ajoutent sept autres cités : G. Lyn, G. Ffawydd, G. Gei, G.
Vyrddin, G. Arvon, G. Ennarawd (G. Arianrod ou Anarawd?), C.
Vaddon. Les cités ajoutées par Marc l'anachorète sont: Gair Merd-
din, G. Geri, G. Gloui (Gaer Loyw), G. Teim, G. Gurcoc, G. Guintruis.
Une collation complète et soigneuse de tous les manuscrits de Nen-
nius serait nécessaire pour arriver à la leçon véritable de ces noms.
(1) Plusieurs de ces noms sont difficiles à identifier. Henri de
Huntindon en a identifié un certain nombre avec plus ou moins de
certitude (Hist. Angl., I, Pétrie, Mon. hist, brit., p. 692). Pétrie
suit généralement Usser et Gamden. On trouvera chez Pearson,
Historical Maps of England, London, 1883, p. 20 et suiv.,les diffé-
rentes opinions au sujet de l'emplacement et de l'identification de
ces cités. Voici les opinions courantes d'après Pétrie et Pearson :
Gaer Alclut (Dumbarton, sans aucun doute) : G. Lyr, prob. Gaer Leir :
quelques-uns l'identifient avec Gaer Lerion; Gaer Leir apparaît dans
Gaufrei, II, 9 ; ce serait Leicester ou un Caer sur une rivière du
Lancashire; Gaer Hawydd doit être lu: Gaer Fawydd (suivant Cam-
den, TrefawithJ; G. Evrawc (d'un commun accord York); G. Gent,
leg. G. Geint (Canterbury ou Rochester ; il y a une rivière Caint en
APTENDICE 277
TRIADES DU MANUSCRIT DE HEiNGWRT 536, PURLIÉES
AVEC TRADUCTION PAR SKENE, FoLip aticient books
of Wales, II, p. 454-465.
71 (Skene I). Trois sièges de tril)U (1) de l'ilc de
Anglesey) ; C. Wyrangon ( Worcester, disent les lolo rnss., p. 44) ;
G. Lundcin (Londres); C. Lirion ( Leicester ??); G. Goliin (Colches-
ter) ; G. Loyw (d'un commun accord, Gloucester) ; C. Gei, le Gai-
cester de Gaufrci (Chichester, ou Geynham, près Ludlow, ou C.
Gastell, près Rumney) ; C. Siri (peut-être le Gaer Sidi ? dont il est
question dans Taliesin) ; G. Wynt ( VVinchester) ; G. Went (C.
Went, en Monmouthshire) ; G. Grant (Grantchester, maintenant
Cambridge); G. Dawri (Dorchester?) ; G. Lwytcoet (généralement
Lincoln, en suivant Gaufrei, IX, A; M. Bradley l'a identifié avec
Lichfield {Livytcoet = Lelocêlum de l'Anonyme de Ravenne) ;
d'après un passage des généalogies du x" siècle ( )' Cjimmrodor,
IX, I, 1801, on pourrait supposer que c'est Glastonbury; on lit
après Map Glast:€ unum sunt Glastcnic qui venerunt que vocatur
Loyicoyt ; » il faut probablement lire: « unus est [^eorum] qui ve-
nerunt Glastenic que vocatur Loytcoyt. » Lichfield doit d'ailleurs
être préféré pour dos raisons géographiques ; il est probable qu'il
faut corriger en Letoceto, VEloceto de VIlinéraire d'Antonin. (11
y a un Lotcoit en Gorn-\vall, identique à Llwiitcoet). Pétrie place
Etoceto à Wa.ll en Staffordshire, G. Vyrddin (Gaermarthen) ; Gaer
yn Arvon (Carnarvon); G. Gorgyrn ; G. Llcon (Chester) ; G. Gorcon
(Uriconium, Wroxeler) ; C. Gusrad (on l'identifie quelquefois avec
Gaer Caradawc : il y a un Gaer Garadawc en Shropshire ; Gaufrei
identifie Gaer Garadawc avec Salisbury) ; C, Urnas, leg. Urnac
(d'après Camden, Wroxeter;Wroxeter est certainement Uriconium);
C. Selemion ou Celcmion (Gamalet, ou Cadbury, ou Camcrton, en
Somerset?) ; G. Mygeid : G. Lyssydit?; C. lîeris (Porchcster); C.
Llion(Gaerllion sur Usk); C. Weir( Durham, disent quelques-uns;
Stephens y voit Lancastre ; c'est plutôt Wear mont h); G. Gradawc
pour C, Garadawc (voy. à C. Gusrad); G. Widdawlwir?
(1) Lleithiclwylh : Ueilhic, du latin leclica, a le sens de couche.
278 LES MABINOGION
Prydein : à Mynyw (1), Arthur est chef des rois,
Dewi (2), chef des évêques, Maelgwn (3) chef des
anciens ; à Kelliwic (4), en Kernyw, Arthur est
divan, et livyth, celui de charge, faix, et aussi de famille, tribu.
Le mot pourrait donc signifier tout aussi bien : charge de siège
ou encore tribu à siège. Cf Myv. arch., p. 407, 34.
(1) Mynyw, St David's.
(2) Voy. plus bas, triade 77.
(3) Maelgwn, un des noms les plus célèbres de riiisloire et de
la légende galloises. C'est le Maglocunus que Giidas, dans son
Epistola, nous montre supérieur aux autres rois par la taille, la
beauté, la puissance, mais chargé de crimes; il a tué et dépossédé
beaucoup de rois ; il a tué, dans sa jeunesse, le roi son oncle,
avec beaucoup de ses vaillants soldats ; accablé de remords, il se
convertit, devient même moine, mais retourne bientôt à sa vie pre-
mière {Epistola Gildae, ap. Patrie, Mon. hist, brit., p, ISetsuiv.).
Nennius le fait régner en Gwynedd au vi" siècle, cent quarante-
six ans après la venue de son bisaïeul Gunedag, en Galles (Pétrie,
Mon. hist, brit , p. 75). Il meurt de la peste en 547, d'après les
Afin. Camhr. ; le Liber Land, le fait mourir de la même façon, à
Llanros, Carnarvonshire. Les Annales de Tigernach signalent une
peste jaune en 550 (O'Connor, Rerum hib. script., p. 139). Gaufrei
le fait succéder à Vortiporius, que Giidas nous donne comme le
contemporain de Maglocunus, et lui attribue la conquête de toute
l'île de Bretagne, de l'Irlande, l'Islande, la Godlandie, les Orcades,
la Norwège, la Dacie (XI, 7). Maelgwn est fils de Catguolaun
Lawhir (Cadwallawn Lawhir) ab Eniaun Girt (Enniawn Yrth) ab
Gunedda ( Y Cymmrodor, IX, 1, 170). Le Livre Noir le célèbre {Four
anc. books, II, p. 3, v. 1 ; 4, v. 8 ; 17, v. lOt. Taliesin chante l'hy-
dromel de Maelgwn de M.oa {Ibid , p. 164, v. 19) ; le même poète
fait allusion à la querelle de Maelgwn et d'Elphm {Ibid., p. 154, v.
20 et suiv. ; voy. la note à Elphin, Mab., 1, 35S, n. 2 ; voy. encore
une autre allusion à Maelgwn de Mon, Four anc. books. Il, p. 167,
V. 20),
(4) Voy. Mab., I, 273.
APPENDICE 279
chef des rois, Bedwini(l), chef des évêques, Kara-
dawc Vrcichvras (2), chef des anciens ; à Pen[ryn]
Rionydd (3), dans le Nord, Arthur est chef des rois,
Kendeyrn Garthwys (4), chef des évêques, Gwr-
thmwl Wlcdic, chef des anciens.
72 (Skene, XIV). Trois hommes à la forte crosse
(ou béquille) de l'île de Prydein : Rineri, fils de
Tangwn ; DinvvaedVaglawc (l'homme à la crosse) ;
Pryder (5), fils de Dolor, de Deivyr et Bryneich.
73 (Skene, XXIV). Trois principaux magiciens
(1) Voy. Mab., I, 283.
(2) Voy. Mab., l, 360, n" 1. Stephens voit dans le Garadoc d'Aneu-
rin, Garadoc Vrcichvras {The Gododin, p. 211-215, 217-221,230-
232, etc ).
(3) Glasgow, à en juger par cette triade, voy. note 5.
(4) Gyndeyrn est la forme moderne de Kentigern. Saint Kenti-
gern est le fondateur de l'évêché de Glasgow, chez les Bretons du
Nord. Retiré en Galles, à la suite de guerres entre les princes du
Nord (voy. la note à Arderydd, triade 16), il établit à St Asaph,
ou LIanehvy, en Flintshire, le siège d'un nouvel évêché. Rappelé
par Ryddercli Hael victorieux, il remet le gouvernement de son
évêché à un de ses disciples, et remonte sur le siège de Glasgow.
Il y a une vie de ce saint par Jean de Tinemouth, mais la plus
importante est celle de Joscelin, moine de Furness (Pinkerton,
Vitae sanctorum Scotiae ; cf. Rees, Welsh saints). Les Annales
Cambr. le font mourir, ainsi que Dubric, en 612 (Conthiqirni obi-
tus). Garthwys : c'est le nom d'un guerrier du Gododin (L. Aneu-
rin F.a. B. 11, p. 90). Kendeyrn Garthwys peut signifier Kendeyrn
de Garthwys (qui serait un nom de pays) ou peut-être fils de Gar-
thwys.
(5) Steplions voit un guerrier du nom de Pryder dans le Godo-
din, tandis que d'autres commentateurs regardent pryder, à cet
endroit précisément, comme un nom commun {pryder, « souci » :
voy. Stephens, The Gododin, p. 323, v. 821).
280 LES BIABINOGION
de l'île de Prydein : Coll, fils de Colvrewi ; Me-
nyw (1), fils de Teirgwaedd ; Dry eh, fils de Gibd-
dar (2).
74 (Skene, p. 464). Trois invasions oppressives
vinrent dans cette île et ne s'en allèrent point: celle
de la tribu des Korannyeit(3), qui vint ici du temps
de Lludd ab Beli et ne s'en retourna pas ; celle
des Gwydyl Ffichti (les Gaels Pietés), qui ne s'en
allèrent point ; celle des Saxons, qui ne s'en allè-
rent pas non plus.
TRIADES DE LA MYVYRIAN ARCHAEOLOGY OF WALES,
2' édition, p. 390-494 (4).
75 {Myv., p. 390, n° 31). Trois hommes de magie
et de métamorphose de l'île de Prydein : Menyw,
fils de Teirgwaedd ; Eiddilic Corr (5) ; Math, fils
de Mathonwy (6),
^^76 {Myv., 391, 42). Trois saintes lignées de l'île
de Prydein : la lignée de Bran, fils de Llyr ; la li-
(1) Mab., I, 289 iMenw), n. 1.
(2) Voy. Mab., 288, n. 1. Skene UL Kiwdar.
(3) Voy. Mab., I, 233.
(4) Ces triades sont de sources diverses (voy. l'append. I, in-
troduction.) Les triades de 1 à 7 paraissent avoir été prises dans
des mss. divers, et se retrouvent toutes ailleurs,
(5) Voy. Mab., I, 173, n. 1.
(6) Voy. plus haut, triade 25.
APPENDICE 281
gncc de Cunedda Wledic, la lignée de Brychan
Brycheiniawc (1).
77 {Myv., 391, 43). Trois hôtes bienheureux de
l'île de Prydcin : Dewi (2), Padarn (3), Teiliaw (4).
(1) Suivant la légende fjalloise, Brychan Brycheiniog aurait été
fils d'Anlach ou Enllech Coronac, roi d'Irlande (souvenir du roi
des Danois de Dublin, vers la fin du x" siècle Anlaf Cuaran) et
de Marchcll, fille de Tevvdric. Il hérita du chef de sa mère Garth
Mattrin, en Morganwg ; cette contrée prit, depuis, son nom :
Bricheiniawc, le pays de Brychan, le Breconshire. Il aurait eu
trois femmes ; ses enfants, tous saints, sont au nombre de cin-
quante, dont vingt-quatre fils et vingt-six filles (lolo mss., p. 111 ;
Rees, Lives of the Camhro-British saints, p, 272 ; les chiffres va-
rient suivant les généalogies). Myv. arc/i., 402, 18 « ce fut Bran
qui apporta, le premier, la foi chrétienne en Bretagne, de Rome
où il avait été emprisonné par la trahison d'Aregwedd Voeddawg
fille d'Avarwy ab Ludd; Cunedda, le premier, donna terres et pri-
vilèges dans l'île à Dieu et à ses saints. » Brochan {Brychan) a été
aussi commun en Armorique qu'en Galles (voy. Cart, de Redon).
(2) DeAvi est la forme régulière ; Davydd est une forme savante
plus récente. Les Ann. Cambriae font mourir saint David en 601.
C'est le fondateur de l'évêché de Mynyw ou St David's. Pour plus
de détails, voy. sa vie par Giraldus Cambrensis, dans ^^'harton,
Anglia sacra. Il y a une autre vie par Ricemarch (Bees, Lives of
the Camhro-British saints) ; une autre par Jean de Teignmouth,
parue dans les Novae Leg. Angliae de Capgrave ; une vie en gal-
lois, publiée par W. J. Rees, Lives of the Cambro-British saints,
p. 102 et suiv. ; cf. le Mystère de sainte Nonn (mère de Devy). Un
grand nombre de chapelles lui ont été consacrées ; Lotivy, en Ar-
morique, porte son nom (au moyen âge, Loc Deiigiii) ; cf.J.Loth
Les noms des saints bretons, Paris, 1910.
(3) Padarn ou Patern passe, dans les légendes galloises, pour
Armoricain et cousin du roi Gadvan et de saint JUtud. Sa vie
est, en grande partie, fabuleuse. On a, sans doute, confondu plu-
sieurs personnages sous ce nom, par exemple, Patern de Van-
nes : voy. Acta SS. Boll,, 5 avril, II, p. 378. La bibliothèque na-
282 LES MAIÎINOGION
78 (Myv., 391, 44). Dieu fit trois corps pour Tei-
liaw(l) ; l'un estàLlandav en Morganwg;le second
tionale possède une vie de ce saint, du xiii* siècle (fonds latin,
5666, p. 13). Plusieurs localités portent son nom en Galles et en
Armorique.
(4 de la page précédente) Teiliaw ou Teilo, comme Dewi, passe
pour un descendant de Cunedda. 11 aurait fondé le monastère de
Llandav et, après la retraite de DyvrJc (Dubricius, mort en 612,
d'après les Afin. dmJbrtae), serait devenu évéque de Llandav. Il se
serait retiré en Cornwall et, de là, en Armorique, où il serait resté
sept ans et sept mois. De retouren Galles, il élève au siège deMynyw
son disciple Ismaël,et transporte le siège de l'archevêché à Llan-
daf . Il meurt en 566. Beaucoup de lieux portent son nom ; il y a
plusieurs Llan-Deilo en Galles ; il y en a même un en Armori-
que; V, J. Loth, Les noms des saints bretons. (Sur sa vie, voy
Liber Land., p. 92, 332; Boll. Act. SS., 9 février, II, p. 303: cette
dernière vie d'après Gapgrave). Myv. arch., p. 402, 19 ; on les
appelait ainsi (hôtes bienheureux) parce qu'ils allaient comme
hôtes dans les maisons des nobles, des bourgeois et des serfs,
sans prendre ni jjrésent, ni salaire, ni nourriture, ni boisson ;
ils apprenaient à tous la foi dans le Christ sans demander de ré-
compense ni de remerciement; aux pauvres, ils donnaient de leur
or, de leur argent, de leurs habits, de leur nourriture. Sur ces
saints, cf. J. Loth, Vie de sainl Teliaiv, Annales de Bretagne, IX,
81, 277, 438 ; X, 60.
(1) La vie du Liber Landav (p. 110) nous expose plus longue-
ment ce prodige. Trois églises se disputant son corps, les concur-
rents s'en remettent à l'arbitrage du Christ et passent la nuit en
prières. Le lendemain matin, au lieu d'un seul corps, on en trouve
trois exactement semblables, reproduisant dans la perfection les
traits du saint. Les trois églises eurent chacune le leur. Pen Alun
est aujourd'hui Penaly, près Tenby, Pembrokeshire ; Llandeilo
Vavs'r est dans le Carmarthenshire ; Llandav est sur la Tav, non
loin de Cardiff. Le même miracle est célébré dans une ode à Teilo
de Jeuan Llwyd ab Gwilym, poète du xV siècle (/o?o mss., p. 296).
APPENDICE 283
à Llandeilo Vavvr ; le troisième à Pen Alun en
Dyvet, comme le dit l'histoire.
79 (Myv., 391, 47). Trois frivoles batailles de Tile
de Prydein : la bataille de Goddeu (1), qui se fit à
cause d'une chienne, d'un chevreuil et d'un van-
neau ; la bataille d'Arderydd, livrée à cause d'un
nid d'alouette ; la troisième, la pire, la bataille de
Gamlann, à la suite de la querelle de Gwenhwy-
var et de Gwenhwyach. C'est parce qu'elles ont
été livrées pour d'aussi futiles motifs qu'on appelle
ainsi ces trois batailles.
80 {Myv., 392, 52). Trois portées bénies de l'île
de Prydein : Uryen et Eurddyl, enfants de Kyn-
varch Hen, qui furent ensemble dans le sein de
(1) Voy. Mal)., l, p. 300, n. 1. Stephens identifie la bataille de
Goddeu avec celle d'Argoed Lhvyvain. Taliesin, dans son poème
sur cette dernière bataille, qui fut livrée par Uryen de Reged à
Flamddwyn (Ida de Northumbrie ou son fils Theodoric), vers le
milieu du vi" siècle, mentionne Goddeu parmi les divisions de l'ar-
mée d'Uryen {Four anc. books, II, p. 1S9, xxxv). Goddeu, en gai-
lois, a le sens d'arbrisseaux avec d'autres sens, et Taliesin a plus
d'une fois joué sur ce mot, ce qui n'a pas peu contribué à donner à
cette bataille un caractère fabuleux. Dans un des poèmes qui lui
sont attribués, dans celui même qui porte le nomde Kat Goddbuou
bataille de Goddeu, il semble bien que nous soyons sur un terrain
purement mythologique (Four anc. bocks. H, p. 137 et suiv., vm);
de même, quand il dit avoir assisté à la bataille de Goddeu avec
Llew et Gwydyon {ibid., p. 154, v. 2 5). Mais dans les autres poè-
mes où il est qu "stion de Goddeu, nous avons affaire à un fait his-
torique, à une bataille toujours associée au nom dUryen de Reged
(ibid., p. 1S7, V. 29? 191, v. 20 ; 1S9, v. 15). Myv. arch., 405, 50 : à
Goddeu, il y eut soixante et onze mille morts ; à Arderydd, qua-
tre-vingt mille, et à Camlann, cent mille.
284 LES MABINOGION
Nevyn (1), fille de Brychan, leur mère ; Owein, fils
d'Uryen, et Morvudd (2), sa sœur, en même temps
dans le sein de Modron, fille d'Avallacli ; Gwrgi,
Peredur et Keindrech (3) Pen Ascell, enfants
d'Eliffer Gosgorddvawr, dans le sein d'Eurddyl,
fille de Kynvarch, leur mère.
81 {Myv., 392, 53). Trois amoureux de l'île de
Prydein : Caswallawn, fils de Beli, amoureux de
Fflur, fille de Mugnach Gorr ; Trystan, fils de Tal-
Iwch, amant d'Essyllt, femme de March, fils de
Meirchia^Yn, son oncle ; Kynon, fils de Klydno
Eiddin (4), amant de jNIorvudd, fille d'Uryen.
82 {Myu., 392, 54). Trois jeunes filles chastes de
l'île de Prydein : Treul Divevyl (sans honte), fille
de Llynghesawl (5) Llawhael ; Gwenvadon, fille de
(1) Voy. Bonedd y Saint (La noblesse des saints, Myv. arch,,
p. 428, col. 2). Eurddyl se maria à Elifîer Gosgorddvawr,et devint
mère de G^v^gi et Peredur.
(2) Voy. kab., l, 2*4, n. 4.
(3) Ceindrych, dans certaines généalogies, est une fille de Bry-
chan Brycheiniog (lolo mss., p. 120). Dans les mêmes généalogies,
c'est Arddun, fille de Pabo et femme de Brochvael Ysgithrawc
qui porte le surnom de Penascell, à la tête ailée (ibid., p. 126j.
(4) Sur Kynon, voy. Mah., II, 2, n. 1 ; sur Clydno, voy. Mah.,
I, 2S4, n. 1. Lîs généalogies du x' siècle mentionnent un Clinog
Eitin, faute de copiste probablement pour Clitnoy, fils de Cin-
belin ap Dumngual Hen {Y Cymmrodor, IX, I, 173). Dumngual
Hen est fils de Cinuit (Cynwj^d), par conséquent d'une des grandes
familles des Breton? du Nord. Pour C3tte triade, cf. Myv. arch.,
410, 102.
(5) Llynghesawl, nom dérivé de Llynghes, flotte ; Llawhael, à
la main généreuse. Greidiawl, dans les Chwedlau y Docthion,
porte le nom de Llynyhesawc (lolo mss., p. 263, 13).
APPENDICE 285
Tutwal Tutclud (l) ; Tegeu Eurvron (2) (au sein
d'or).
84 {Mijv., 392, 57). Trois principales cours d'Ar-
thur : CaerLlion surWysg (Usk), en Kymry (Gai*
les);Kelliwig, en Kernyw ; Penrhyn Rhionedd, dans
le Nord.
84 {Myo., 392, 58). Trois principales fêtes, dans
ces trois principales cours : Pâques, Noël, la Pen-
tecô.te (3).
85 {Myv.y 392, 61). Trois chevaliers de la cour
d'Arthur eurent le Greal : Galaath, fils de Lawnse-
lotdy Lac (Lancelot du Lac);Peredur,fils d'Evrawc
le comte ; Bort, fils du roi Bort. Les deux pre-
miers étaient vierges de corps, et le troisième était
chaste ; il n'avait commis le péché charnel qu'une
fois, succombant à la tentation. C'est alors qu'il
eut [Helian le Blanc] de la fille de Brangor, qui fut
impératrice à Constantinople ; elle fut la tige des
nations lesplus considérables dumonde. Ils étaient
(1) Tudwal Tudclud est le père de Rydderch Hael, appelé, dans
les généalogies du x» siècle, Rydderch Hen (Riderch Hen) ; voy.
Y Cyminrodor, IX, I, p. 173 ; cf. Skene, Four anc. books, II.
app. p. 454, ihb.
(2) Certaines généalogies font d'elle la fille de Xudd Ilael et la
femme de Garadawc Vreichvras. 3fyu. A rc/i., p. 410, 103 : Trywyl,.
fille de Llynghesawl Llaw Hael ; Gwenvron, fille de Tudwal Tud-
clud ; Tegau Eurvron, une des trois dames bénies de la cour
d'Arthur. Elle apparaît dans le conte de Carados et le serpent
(Gaston Paris), /îoman/a, XXVIIl, 214, 3; cf. J. Rhys, Celtic Folk-
lore II, 6S9-690, note page 131.)
(3) Pour les triades 83, 84. cf. Myv. Arch., 419, 411.
286 LES MABINOGION
tous les trois de la race de Joseph d'Arimathie et
de la lignée de David le prophète, comme l'atteste
l'histoire du Greal (l).
86 {Myu., 392, 62). Trois hommes qu'on ne pou-
vait chasser(2) de la cour d'Arthur : Ethew, filsde
(1) Cette triade est fondée sur la version galloise du Greal (Y
seint Greal, Robert Williams, Londres, 1876). Myv. arch., p. 411
et 121 ; les trois chevaliers qui gardèrent le Greal, Gadawg, fils
de G-\vynlliw (Saint Gattwg) : Elldud Varcha^vc (le chevalier,
Saint Illtud) et Peredur ab Evrawc : ibid., triade 122 ; les trois
chevaliers chastes de la cour d'Arthur sont : Cadawc, Illdud,
Bv/rt, fils de Bwrt, roi de Llychlyn (Scandinavie) ; aucun d'eux
ne commit jamais le péché charnel ; ils ne voulaient aucun rap-
port ni union avec les femmes, mais bien au contraire, vivre
vierges. Le Greal, qui paraît avoir été traduit en gallois entre
1422 et 1471 (Stephens, Lit. of the Cymry, p. 494). a été connu de
bonne heure des poètes gallois : « J'ai couru pour te chercher...
comme le Greal, » s'écrie Davydd ab Gwilym. La triade n'est pas
tout à fait exacte en ce qui concerne Peredur ; il avait commis,
en effet le péché charnel d'intention ( }' seint Greal, eh. XXVIII
pour Bort, voy. ch. XXXVII, XXXIX). Le nom du fils de Bort a
été laissé en blanc dans le texte. Je le supplée d'après le Greal
gallois.
(2) Silvan Evans, Welsh Diet, au mot anhuol, cite cette triade.
Il traduit anhuol par ineloquent. La forme du texte est anheol pour
annehol (an + de/ioii, qui me paraît devoir être préférée, à cause du
commentaire de la triade correspondante de la Myr., p. 411, 120
« Eithew ab Gwgawn, Coleddawg ab Gwynn.Gereint Hir ab Cym-
menon Hen ; ils étaient descendants de serfs, mais ils étaient si
prisés pour leur parole, leurs dispositions naturelles pour la dou-
ceur, l'urbanilé, la sagesse, la vaillance, la droiture, l'indulgence,
par tous les talents et toutes les sciences en guerre comme en
paix.quelacour d'Arthur seule avec ses privilèges leur convenait.»
Notre texte porte : Eitheu, fils de Gwrgon ; Gereint Hir, fils de
Gemeirnion Hen.
APPENDICE 287
Gwgon ; Koleddawg, fils de Gwynn ; Gereint Hir,
fils de Cymmenon lien (1).
87 {Myv.y 392,73). Trois dames bénies de l'île de
Prydein : Creir \vy, fille de Ceritwen (2) ; Arian-
rhod (3), fille de Don ; Gwen (4), fille de Cy wryd
ab Crydon.
88 (i:l///y.,393, 74).Troisdames enjouées del'îlede
Prydein: Angliarat ïonvelen (5),filledeRhydderch
Hael; Avan, fille de Meic (6) Mygotwas; Penvyr,
fille de Run Ryveddvawr(7).
89 {Myv., 393, 78). Trois dames éminentes de
la cour d'Arthur : Dyvyr Wallt Euraid (aux che-
(1) On ne sait rien de plus sur Gereint ab Cymmenon. Il y a,
en Armorique, un saint Coledoc (Gart. de Quimperlé ; plus tard,
Gollezeuc, Gart. de Quimper, Bibl. nat., fonds latin 9H91, fol. 39
v», xiv" siècle). Coleddaw, en gallois, signifie chéri, choyé ; c'est
une épithèle appliquée à St Ke {Kequoledoc, ap. Dom Morice
Preuvs, I,104a (année 1278; de même, en Cornwall; A'y-C/aduce.)
(2) Pour Greirvvy, voy. Mab., I, 262, n. 4. Pour Ceri Iwcn, nom
de la muse de l'inspiration, en gallois, à qui appartient le chau-
dron des sciences, voy. le Livre Noir {Four ancienl books, II, p. 5,
V. 21; 6, V. 28); cf. le Livre de Taliesin {ibid., p. 145, 2; 158;
154, 7). Creirwy signifie j'oya», perle ; v. J. Loth, Chrest., p. 97.
(3) Voy. Mab., I, 198 et suiv. La triade est en complète contra-
diction avec le Mabinogi de Math ab Mathonwy.
(4) Pour cette triade, cf. Myv. arch., p. 400, 107.
(5) Angharad Law Eurawc est mentionnée dans le Mabinogi de
Peredur. Tonvclen, à la peau blonde,
(6) Chwedlau y Doelhion mentionnent Mygotwas et vantent sa
science en bardisme {lolo mss,, p. 255, 68).
(7) Myv. arch , 410, 106: Annan, fille de Meig Mygodwas,; Pen-
vyr, fille de Run Rysseddvawr ^le grand querelleur); ryvedd signi-
fie élonnement, étonnant.
288 LES MABINOGION
veux dorés) ; Enit (1), fille d'Yiiiwl ; Tegeu Eur-
vron (2).
90 [Myv., 393, 79). Trois choses vinrent à bout
de Lloegyr : contenir des étrangers, délivrer des
prisonniers, le présent de l'homme chauve (3).
9i {Mijv., 393, sO), Trois chants continuels et
complets de l'île de Prydein ; l'un dans l'île d'Aval-
lach (4) ; le second dans Kaer Karadawc (5) ; le
troisième à Bangor (6). Dans chacun de ces trois
endroits, il y avait deux mille quatre cents reli-
gieux ; ils se relayaient par cent chaque heure de
la journée, priant Dieu et le servant sans défail-
lance (7).
(1) Voy. Mab., II, p. 121, n. 2.
(2) Myv. arch., p. 410, 108.
(3) Cf. Myv. Arch., p. 408. 82. Suivant le traducteur des triades
du Cambro-Briton, cet homme chauve serait Augustin, l'apôtre
des Saxons de Bretagne.
(4i Voy. Mah., II, 237, n. 2.
(5) Salisbury, dit-on généralement; il y a un Caer Caradawc dans
le Shropshire.
(6) Il s'agit de Bangor sur la Dee. Bède, H. E., II, 2, dit que le
monastère était divisé en sept sections, comprenant chacune trois
cents moines, tous vivant du travail de leurs mains.
(7) Myv. arch., 408,84 :« Les trois principaux collèges complets :
le banyor (ou collège, monastère eminent) d'Illtud Varchawc à
Caer Worgorn (Wroxeter); le hangar d'Emrys, à Caer Caradawc;
le bangor wydrin (de verre), dans l'île d'Avallach (appelée aussi
Ynys wydrin, l'ile de verre). Dans chacun de ces bangor, il y
avait quatre cent vingt saints ; ils se succédaient cent par cent,
à chaque heure du jour et de la nuit. » IlUud fut abbé du collège
de Théodose, en Glamorgan ; le collège prit depuis le nom de
APPENDICE 289
92 (.V/yu.,303, 81). Trois principales oppressions
de -Mon et nourries dans son sein : le chat de Pa-
luc ; Daronvvy ; Edwyn roi de Llocgr.
93{Myv., 393, 82). Trois chevaliers à la langue
d'or de la cour d'Arthur : Gwalchmei (1), fils de
Gwyar ; Drudwas (2), fils de Tryphin; Eliwlod, fils
Gwyar ; Drudwas (2), fils de Tryphin ; Eliwlod, fils
de Madawc ap Uthur. C'étaient trois hommes sa-
ges, si gentils, si aimables, si éloquents dans leur
conversation, qu'il était difficile de leur refuser ce
qu'ils désiraient (3).
94 {Miju., 393, 83). Il y avait trois chevaliers
royaux à la cour d'Arthur : Nasiens (4), roi de
Denmarc ; Medrod, fils de Llew ap Cynvarch ; Ily-
wel (5), fils d'Emyr Llydaw. C'étaient des hommes
si aimables, si conciliants, à la conversation si
belle, qu'il était difficile à qui que ce fût de leur
refuser ce qu'ils cherchaient.
95 {Myv., 393, 84). Trois chevaliers loyaux de la
cour d'Arthur : Bias, fils du roi de Llychlyn; Ca-
Bangor lUtyd ou Llaiiilltyd, dont les Anglais ont fait Lantwit Ma-
jor. Il y a ua Lan-ildut en Ai-morique. Pour le collège dEmrys,
voy. la note à Gwaith Emrys, triade 144. 11 y a une paroisse de
Banyor, en l$cllc-llc (Morbiha i) ; sur lUud, v. J. Loth, Les noms
des saints bretons,
(1) Voy. Mah., I, 288, II, 28.
(2) Voy. Mub., I, 265, n. 7.
(3) Cf. Myv. arch., p. 410, 115.
(4) Nasiens ou Naciens est un personnage du Great. La triade
118 de la page 411 de la Myv. arch, a Morgant Mwynvawr au lieu
de Nasiens.
(5) Voy. Ma})., I, 373.
II 19
290 LES MABINOGION
dawc (1), fils de Gwynlliw, le guerrier ; Padrogl
Paladr-ddellt (Patrocle à la lance éclatée). Leur
qualité caractéristique était de défendre les orphe-
lins, les veufs, les jeunes filles contre la violence,
l'injustice et Toppression : Bias, par la loi hu-
maine ; Cadawc, par la loi de l'Eglise ; Pedrogl,
par la loi des armes (2).
96 (Myv., 393, 85). Trois hommes s'échappèrent
de la hataille de Kamlann : Morvran (3), fils de Te-
git ; Sanddev (4) Bryd Angel ; Glewlwyd Gavael-
vawr (5) : Morvran, à cause de sa laideur : chacun,
pensant que c'était un diable, l'évitait ; Sandde, à
cause de sa beauté : personne ne leva la main sur
(1) C'est le saint plus connu sous le nom de Cattwg. Gada^^c,
fils de Gwynllyw appelé Gunleius, dans la vie latine, roi de
Gwynlhvg (Gundliauc), en Glamorgan, aurait voyagé en Irlande^
serait devenu abbé de Lancarvan ; puis, il serait allé en Grèce, à
Jérusalem ; de retour en Bretagne, il se serait retiré dans les îles
de Barren et d'Ethni. 11 aurait eu des différends avec Arthur, avec
Maelgwn, avec Kun, fils de Maelgwn; aurait voyagé en Ecosse, en
Armorique, etc. Rien de plus fabuleux que cette vie (Rees, Lives
of the Cambro- British Saints, p. 22-96 ; cf. Boll, Acta SS., 24 jan-
vier, It, p. 602-606). 11 est fait mention d'une vie disparue de saint
Catuodus (un des noms du saint était Gutvodiii dans le Gartulaire
de' Quimperlé (Bibl. nat., 5283, p. 79j. Les Gallois ont mis sous
son nom un grand nombre de proverbes Ils l'ont confondu avec
Caton (Cato), d'autant plus facilement qu'il existait en celtique une
racine cat- avec le sens de saffe : irl. moy. cath, sage.
(2) Myv. arch., p. 411, 117 : Pedrogl, fils du roi de l'Inde.
(3) Voy. Mah., I, 269, n. 1.
(4) Voy. Mab„ I, 270, n. 1. Un des fils de Llywarch Hen portait
ce nom (Livre Noir, Four anc. books, p. 61, v. 10;.
(5) Voy. Mab., I, 254, n. 3,
APPENDICE 291
lui, croyant que c'était un ange ; pour Glewlwyd,
sa stature et sa force étaient telles que chacun
fuyait devant lui (1).
97 {Mijv., 393, 86), Trois chevaliers de conseil
de la cour d'Arthur : Cynon, fils de Glydno Eid-
din ; Aron (2), fils de Cynvarch ; Llywarch Hen,
fils d'Elidyr Lydanwyn (3).
98 {Mtjv., 393,88). Trois obstinés de l'île de Pry-
dein : Eiddilic Cor ; Gweir Gwrhyt Vawr (4) ; Drys-
tan, fils de Mardi (5).
99 {Mijv., 393, 89). Trois pairs de la cour d'Ar-
thur : Ryhawt, fils de Morgant ; Dalldav, fils de
Gunyn Gov (6) ; Drystan, fils {leg. neveu) de
March (7).
100 {Myv., 393, 96). Les trois hommes les meil-
leurs envers les hôtes et les étrangers étaient :
Gwalchmei, fils de Gwyar ; Gadwy (Garwy) (8),
(1) Cf. Myv. iirch., p. 408, 83.
(2) Le Livre Noir mentionne un Aron, fils de Dewinvin (Four
anc. books, II, p. 33).
(3) Myv. Arch., p. 411, 116 : Kynon, Arawn. J'adopte Kynon,
au lieu de Kynan que porte notre texte.
(4) Voy. Mab., I, 261, n. 2. Il y a plusieurs Gweir: v. Index.
(5) Au lieu de Trystan,^is de March, il faudrait nei'eu de March.
Myv. arc/i., p. 408, 78 : Gweirwerydd Vawr ; Trystan ab Tallwch.
(6) Talicsin dit Gunin Cor {Four anc. books, II, p. 182) ; v.
Mab., tome I, p. 263, n. 1.
(7) Myv. arch., p. 410, 113 : Rhyhawd, fils de Morgant ab Adras,
Trystan mab March ab Meirchion.
(8) Voy. Mab., I, 262, n. 4.
292 LES MABINOGION
fils de Gereint ; Cadyrieith (1), fils de Saidi (2).
101 {My V., 39 A, 92). Trois principaux bardes de
l'île de Prydein : Merddin Emrys (3) ; Merddin (4),
fils de Morvryn ; Taliessin, chef des bardes.
TRIADES DES CHEVAUX [eT DES BOEUFS].
102 {Myv., 394, 8). Trois chevaux de course de
Fîle de Prydein : Torrlydan (ventre large) et
(1) Voy. Mah., I, 375, 376.
(2) Myv. arch., p. 411, 119 : Garwy, au lieu de Gadwy ; Cadeir,
fils de Seithin Saidi, au lieu de Cadyrieith ab Seidi.
(3i Voy. Mah., I. 238, n. 1.
(4) Myrddin est devenu Merlin. Le premier poème du Livre Noir,
qui le concerne, est un dialogue entre lui et Taliesin. Il ne donne,
sur le personnage, aucun renseignement caractéristique. Les poè-
mes XVII et XVIII, du même livre, ne sont point, à mon avis,
interpolés ; ils ont été fabriqués du temps de Henri II ; mais l'au-
teur s'est servi des traditions courantes de son temps sur Myrddin.
Il l'a fait, en conséquence, vassal de Gwenddoleu ab Ceidiaw, tué
à la bataille d'Arderydd (voy. la note à Gwenddoleu), et errant à
la suite de la défaite et de la mort de son maître. Les Annales Gam-
jbriac, fondées sur un ms. du xiii° siècle, après la mention de la ba-
taille d'Arderydd, en 573, ajoutent : « [bellum] inter filios Eliffer et
Gwendolen filium Keidiaw : in quo Gwendoleu cecidit : Merlinus
insanus effectus est. » Gaufrei a [grandement contribué à la répu-
tation de prophète de Myrddin, dont il a fait Merlin (Hist., VI, 17,
18 ; VII, 2, 3, 4; VIII, 1, 10, 12, 16,17,19,20 ; XII, 17,18).Le livre de
Taliesin ne contient qu'une allusion sans importance à Myrddin
{Four anc. hooks, II, p. 124, v. 11) ; Myv. arch., p. 411, 125 :
Merddin ap Madawc Morvryn ; sur Merlin, voy. San-Marte, Die
Merlinsage ; cf. Arthur de la Borderie, Etudes historiques bre-
tonnes, Gildas et Merlin, Paris, 1884; etc.
APPENDICE 293
Gloyii (1), les deux chevaux de Collawn, fils de
Berth ;*et le Cethin Cyvlym (2), cheval de Dinogan
{lefj. Dinogat), fils de Kynan Garwyn.
103 (Myv., 394, 10). Trois principaux bœufs de
l'île de Prydein ; Melyn Gwanwyn ; Gwinau, le
bœuf de Gwlwlyd ; le bœuf Brych Bras (gros), de
Penrhew (3).
104 {Myv., 394, 11). Trois principales vaches de
l'île de Prydein : Brech (la tachetée), la vache de
Maelgwn de Gwynedd ; Tonllwyd (à la peau pâle),
la vache d'Oliver Gosgorddvawr (4) ; Gornillo (5),
la vache de Llawvrodedd Varvawc (le barbu (6).
(1) Glof/n, peut-être Gloyw, « brillant, transparent »; gloyn a
plusieurs sens : celui de « morceau de charbon » (dérivé de glo),
celui de « ve)'-luisant » ; gloyn byw est le papillon.
(2) Voy. la triade 16. Dans le livre de Taliesin, Kethin est le
cheval de Ceidaw {Four anc. books, II, p. 176, v. 21).
(3) Voy. Mat., I, 241. Le texte porte o Benrhew. c'est-à-dire
de Penrhew; il faut lire ou Penrhen, ou Penru^y ; Penren peut
être un nom propre : Taliesin, Four anc. books, 11, p. 154, v. 31 :
« o Penren wleth hyd lluch reon. » Il y a un bouvier du nom
de Benren, triade 143. L'expression bras y penrwy est appliquée
tout justement au bœuf brych par Taliesin : ny wdAnl wy yr
ych brych bras y penrwy. Penrwy a le sens de cordon à serrer la
tête; lien de léle. Il est possible, que, de même, le texte primi-
tif ait porté : Brych, bras y benrwy.
(4) C'est ElifTer (Eleuther) Gosgorddvawr. L'auteur de la triade
a fait une fausse etymologic ; il a rapproché le nom d'Eliffer
d'Olivier, devenu sans doute commun après la conquête normande.
(5) Dérivé ou composé de corn, « curne ».
(6) Voy. Mab., 1, 268, n. 6.
294 LES MABINOGION
TRIADES DE LA MYVYRIAN ARCHEOLOGY OF WALES pro-
venant du livre de Jeuan Brechva et du livre dit
de Caradoc de Nant Carvan (1).
j»
105 {Myv., 400, 2). Trois principales régions de
l'île de Prydein (2) : Cymru (3), Lloegr (4), Alban (5)
(Ecosse) ; chacune d'elles a droit au privilège de
royauté. Elles sont gouvernées monarcliiquement
et suivant le droit du pays, en vertu de la consti-
tution établie par Prydein ab Aedd (6) Mawr. C'est
à la race des Cymry que revient la monarchie su-
prême reposant sur le droit du pays et de la na-
tion, suivant les privilèges, les droits primitifs.
C'est sous l'empire de cette constitution que sont
(1) Ces triades n'ont guère d'intérêt que comme représentatives
d'un état d'esprit spécial aux milieux littéraires et bardiques des
xvi^-xvii» siècles.
(2) Sur Prydein, v. trad. I, i:>. 2"3, note 5.
(3) Voy. Mab., l, 133, n, 1.
(4) Voy. Mab., 1. 153, n. 1.
(5) D'après Gaufrai, à l'arrivée de Brutus, fils de Sylvius et
petit-fils d'Ascagne, l'île s'appelait Albion. Brutus donna son
nom au pays, l'appela Britannia, et ses compagnons, Brittones
(Hist., I, 16 ; cf. Nennius, Hist., III). Les généalogies du x» siècle
font remonter plusieurs des chefs bretons h des ancêtres romains,
mais aucune ne mentionne Brutus. En irl. Alba, génitif Alban
désigne l'Ecosse, mais il semble qu'anciennement ce terme ait dé-
signé l'île de Bretagne. C'est le mot Albion, avec un suffixe un
peu différent (Stokes, Urk. Sprachschatz).
(6) Plusieurs rois des Gaels portent le nom d'Aed.
APPENDICE 295
établis les droits à la royauté dans chaque contrée
de cette île, et toute royauté est soumise au droit
national. De \k l'adage : Le pays est plus fort que le
prince.
106 {Mijv., 400, 3). Trois colonnes de gouverne-
ment de l'île de Prydein : le droit du pays, la
royauté, la justice, suivant la constitution de Pry-
dein ab Aedd Mawr.
107 {Myu., 400, 4). Trois piliers de nation de l'île
de Prydein : le premier est IIu (1) Gadarn (le fort),
qui vint le premier, avec la nation des Cymry,
dans l'île de Prydein ; ils venaient du pays de l'été,
qu'on appelle Deffrobani (2), là où est Constantino-
ple ; ils traversèrent la mer Tawch (3) et parvinrent
dans Tile de Prydein et en Llydaw, où ils s'arrê-
tèrent. Le second fut Prydein ab Aedd Mawr, qui
institua, le premier, un gouvernement et une royauté
en Prydein. Auparavant, il n'y avait d'autre justice
(1) IIu le fort. Le nom de lia paraît bien être le nom vieux
français Hue, au nominatif, confondu avec un nom gallois ; ce qui
suffirait à montrer le peu d'ancienneté de cette légende. Stephens
a déjà fait la remarque que les triades qui font mention de Hu ne
remontent pas plus haut que le xv» siècle (Literature of the Cymry,
428, note).
(2) Ce nom semble se rapporter à peu près à celui de Tapro-
bane, Vue dont parlent Strabon, Ptolémée, VII, 5, Marcianus
d'Héraclée (Pétrie, Mon. hisl. hrit., XVII). Dans un poème reli-
gieux, Taliesin mentionne les saints de Sicomorialis et de l'île
Deprofjani (hour anc. hooks, II, p. J12).
(3) Tawch a le sens de bruineux. Les écrivains gallois y voient
la partie de la mer du Nord qui est entre l'Angleterre, l'Allema-
gne et la Hollande.
296 LES MABINOGION
que celle qui se faisait par bonté, d'autre loi que
celle ci : Que le plus fort force/ Le troisième fut
Dyvnwal Moelmud (1) ; ce fut le premier qui régla
les lois, les institutions, les coutumes, les privilè-
ges du pays et de la nation. Voilà pourquoi on les
appelle les trois piliers de la nation des Cymry.
108 {Myv., 400, 5). Trois tribus au bon naturel
de l'île de Prydein : la première est celle des
Cymry, qui vinrent avec Hu Gadarn dans l'île de
Prydein ; ils ne voulaient pas de pays ni de terre par
combat et lutte, mais bien par accord loyal, et paci-
fiquement. La seconde fut celle des Lloegrwys, qui
vinrent de la terre de Gwasgwyn (Gascogne) et qui
(1) Dyvn-\val Moelmud {moel, chauve, mud, muet), d'après les
généalogies du x° siècle, était pelit-fils de Coel, par conséquent
d'une des grandes tribus du Nord (Y Cymmrodor, IX, I, 174). Les
Lois galloises en font un grand législateur ; ce seraient ses lois
qui auraient été en vigueur jusqu'à Howcl Dda ; il aurait été roi
de Bretagne avant Tarrivée des Saxons : il était fils d'un comte
de Kernyw (ce qui paraît emprunté à Gaufrei) et d'une fille du
roi de Bretagne ; c'est par extinction de la lignée mâle qu'il serait
arrivé au trône (Lois de Gwynedd, Ane. laws, I, p. 183, 184). Les
lois lui attribuent la mensuration de l'île, l'établissement des mesu-
res {ibid., p. 184). D'après les mêmes lois de Gwj'nedd, mais non
d'après le manuscrit le plus ancien, il aurait été fils de Clydno
{ibid , p. 184). Or, dans les généalogies du x' siècle, Clynog Eitin,
qu'il faut probablement corriger en Glytnoy Eitin, est fils de
Dumngual Hen, Dyvnwal le vieux, ainsi nommé pour le distin-
guer de Dumngual map Teudubr {Y Cymmrodor, IX, I, 173). Gau-
frei le fait vivre avant l'arrivée des Romains ; chez lui, il est fils
de Cloteii roi de Cornouailles ; il se soulève contre Ymner. roi de
Loegrie, et le tue. Il bat tous ses ennemis, et établit les lois qu
portent son nom {Hist., II, 17).
APPENDICE 297
tiraient leur origine de la souche primitive des
Cyniry. La troisième fut celle des Brython, qui
vinrent du Llydaw et qui sortaient de la race pri-
mitive des Cymry. On les appelle les trois tribus
de paix, parce que chacune d'elles vint, avec l'agré-
ment de l'autre, en paix et en tranquillité. Ces trois
tribus sortaient de la race primitive des Cymry et
avaient même langue, même parler.
109 {Myv., 400, 6). Trois tribus admises par pro-
tection vinrent dans l'île de Prydein, en paix, avec
la permission de la nation des Cymry, sans se servir
d'armes, sans agression. La première fut la tribu
de Celyddon (1), dans le Nord. La seconde fut celle
des Gwyddyl (2) (Gaels) ; ils habitent en Alban. La
troisième est celle des hommes de Galedin (3), qui
(1' C'est le Caledonius saltus des écrivains latins, et le KaXvi-
ôovto; ûp-jp.(5ç de Ptolémée. Skene a i)robablenient raison de sup-
poser que cette forêt couvrail la région qui s'étend de l'ouest de
Menteitli, dans le voisinage de Loch Lomond, jusqu'à Dunkeld
{Celtic Scotland, I, jj. 86). La forme origmeile de ce nom devait
être, en vieux celtique (groupe brittonique), au nominatif, C<t/(c?o ;
au génitif, Ciilidonos. Le nom est peut-être conservé sous une
forme gaélique dans Dun-Chailden (Dunkeld i: voy. Rhys, Celtic
Britain, p. 224, 283 ; mais on peut supposer, avec Windisch, que
le nom gaélique renferme la racine, cald, bois, v. irl. caill, bois,
gallois, corn, et bret. Kelli.) Dans le Brut Gr. ab Arthur (Myv.
arch., 53, 2) : Llwyn Celyddon, le fourré ou buisson de Celyddon.
(2) Voy. Mab., I, 140, n. 1.
(3) Les lolo mss. font aller le territoire appelé Arllechwedd
Galedin, depuis Dyvnaint (Dovon) et Gwlad yr Hav (Somerset)
jusqu'à Argoed Calchvynydd (le pays qui s'étend entre la Trent
el la Tamise) (lolo mss., p. 86). Mais dans le Brut y Tywysogion,
298 LES MABIISOGION
vinrent sur des barques, sans mai et sans agrès (1),
jusqu'à l'île de Gweitli (Wight), quand leur pays
fut submergé ; ils obtinrent des terres de la nation
des Cymry. Ils n'avaient aucun droit dans l'île de
Prydein, mais terres et protection leur furent ac-
cordées dans de certaines limites; on leur avait
imposé cette condition qu'ils n'auraient pas droit
aux privilèges des vrais Cymry de race primitive,
avant la neuvième génération.
MO {Myv., 401,7). Trois tribus usurpatrices vin-
rent dans l'île de Prydein et n'en sortirent jamais.
La première fut celle des Corraniaid (2), qui vin-
rent du pays de Pwyl. La seconde fut celle des
Gwyddyl Ffichti (Gaels Pietés) qui vinrent en Al-
ban à travers la mer de Llychlyn (3). La troisième
chronique qui s'arrête à 1196, publiée dans la Myv. arch., on lit,
à l'année 1106, que le vent poussa les flots de la mer sur la terre
de Galedin, que les gens du pays s'enfuirent en Angleterre, qu'ils
y commirent beaucoup de méfaits, à la. suite desquels le roi Henri
les envoya en Dyved, dans le pays appelé Rhws (leg. Rhos), qu'ils
y restèrent quelques années, après quoi ils disparurent {Myv.
arch., p. 703). Il s'agit des Flamands, qui s'établirent en effet eu
Rhos, mais qui n'en disparurent pas.
(1) Le texte parle de barques moelion, mot à mot chauves. Je
suppose que moel a ici un sens analogue à celui qu'il a dans l'ex-
pression eidion moel, bœuf sans cornes.
(2) Voy. Mab., I, 233. n. 1.
(3) Bède (H. E.. I, 1) les fait venir de la Scythie, ce qui, pour
lui, paraît bien désigner les pays du nord de l'Europe, Danemark,
Suède et Norvège. La mer qui sépare la Bretagne de la patrie de
Ilengist est appelée Scylhica vallis par Nennius, Hist., XXXVII.
La forme Ffichti n'est pas ancienne. Elle se trouve pour la pre-
APPENDICE 299
fut celle des Saxons. Les Corraniaid sont sur les
bords de l'Hymyr (l'IIumber) et de la mer Tawch.
Les Pietés sont en Alban, sur les bords de la mer
de Llychlyn. Les Corraniaid et les Saxons s'unirent,
obligèrent, par trahison et par force, la race des
Lloegrwys à s'associer à eux, et ensuite enlevèrent
à la nation des Cymry la couronne et l'empire. Il
n'y a plus d'autres Lloegrwys à n'être pas devenus
Saxons que ce qu'on en trouve en Cernyw, dans
le cwmmwd de Carnoban (1) en Deivr et Bryneich
(Deira et Bernicia). La tribu primitive des vrais
Cymry a conservé, son pays et sa langue ; mais elle
a perdu l'empire de l'île dePrydein par la trahison
des tribus protégées et parla spoliation exercée par
les trois tribus d'invasion.
111 {Myv., 401, 8). Trois tribus d'invasion vin-
rent dans l'île de Prydein et en sortirent : la pre-
mière fut celle des Llychlynnwyr (Scandinaves),
après qu'Urb Lluyddawg (2) eut emmené les plus
braves de la nation des Cymry: ils étaient au nom-
bre de soixante-quatre mille combattants connais-
mière fois dans le Livre de Taliesin, dont le ms. est du commence-
ment du xiv» siècle(Four anc. books, II, 168, 26 ; 205, 2). C'est une
forma savante, irlandaise, formée par voie d'analogie, sur Picti.
Sur le nom des Pietés, v. Mab., I, 273, n. 5.
(1) Ce district parait avoir été entre Leeds et Dumbarton, d'où
on peut inférer, dit avec raison John Rhys {Celtic Britain, p. 148),
qu'au XIV» siècle encore (et probablement plus tard), la langue
bretonne n'avait pas totalement disparu du pays entre !a Mersey
et la Clyde.
(2) Voy. triade 9.
300 LES MABINOGION
sant la guerre et les chevaux; les Cymry pourchas-
sèrent les Llychlynnwyr à travers la mer jusqu'au
pays d'Almaen (d'Allemagne), au bout de la troi-
sième génération. La seconde invasion fut celle des
troupes de Ganval le Gwyddel, qui vinrent en
Gwynedd et y restèrent pendant vingt-neuf ans,
jusqu'au moment où ils furent jetés à la mer par
Caswallawn (1), fils de Beli ab Mynogan. La troi-
sième fut celle des Césariens, qui ne restèrent pas
moins de quatre cents ans, par la force, dans cette
île, jusqu'au moment oîi ils allèrent à Rome pour
repousser le torrent de guerre de Tinvasion noire ;
(1) Sur les Gaels en Gwynedd, voy. les notes à Maelgwn, Gu-
nedda, DaronAvy, Cadwallawn Lawhir, Gwydyon, etc. 11 y a ici
une confusion évidente avec Cadwallawn. Comme le fait remar-
quer John Rhys, on a également confondu Cadwallawn, père de
Maelgwn, appelé Llawhir, avec Cadwallawn ab leuav, roi de
Gwynedd, vers 984 {Celtic Brit., p. 245). Les Irlandais (ou plu-
tôt les Irlandais et les Scandinaves d'Irlande) suivant une chro-
nique fort circonstanciée qui s'arrête à l'an 1196, auraient fait
une invasion en Anglesey en 960. C'est lago ab Idwal, roi de
Gwynedd, qui, en 966, les aurait chassés entièrement d'Angle-
sey, de Lleyn et d'Ardudwy, en Gwynedd. Les survivants au-
raient fui vers Cardigan, Gower, Dyved, et auraient été achevés
par Einion ab Owain ab' Hywel Dda. 11 aurait également exter-
miné les Danois venus au secours des Gaels {Myv. arch-, p. 690,
691). Le livre de leuan Brechva signale, vers 943, une invasion du
roidanois Anlaf (Awlaff) avec les Danois de Dublin et les Irlandais,
en Gower. Anlaff fut battu et rejeté en Angleterre par Llywelyn
ab Sitsyll ; aidé des Saxons du roi Edmund, Llywelyn les chasse
entièrement du pays de Galles, après une sanglante bataille (3/yt'.
arch., p. 716). Serygi, comme le fait remarquer M. Rhys, pourrait
bien être une déformation du nom du chef danois Sitric (Rhys,
Cell. Bril., p. 246),
APPENDICE 301
ils ne revinrent plus dans cette île, où ils ne lais-
sèrent que des femmes et des enfants au-dessous
de neuf ans qui devinrent des Cyniry.
112 {Mijv., 401, 0). Trois invasions traîtresses de
l'île de Prydein : la première est celle des Gwyd-
dyl rouges d'Iwerddon, qui vinrent en Alban; la
seconde, celle des Llychlynnwys ; la troisième,
celle des Saxons. Ils vinrent dans cette île, en
paix, avec la permission de la nation des Cymry,
sous la protection de Dieu et de sa vérité, sous la
protection du pays et de la nation. Par trahison et
perversité, ils se jetèrent sur la nation des Cymry,
enlevèrent ce qu'ils purent des domaines du
royaume de l'île de Prydein, et s'unirent en un
seul peuple en Lloegr et en Alban, où ils sont
restés jusqu'à présent. Cela arriva du temps de
Gvvytheyrn G\vrtheneu(l).
113 (/%(;., 401, 10). Trois disparitions complètes
de Fîle de Prydein : la première est celle de Ga-
vran, fils d'Aeddan, et de ses hommes, qui s'en
allèrent sur mer à la recherche des vertes prairies
de Llion (2), et dont on n'entendit plus parler. La
seconde est celle de Merddyn, le barde d'Emrys
Wledig et de ses neuf Cylveirdd (3), qui se dirigè-
(Ij Voy. triade 10, note ù Gwrtheyrn.
(2) Voy. triade 48, n" 5. Llion signifie flots. Il s'agit probable-
ment des îles Fortunées des Celtes, le pays de Teternelle jeunesse,
à la recherche duquel se lança saint Malo adolescent, et dont il
est si souvent question dans les textes irlandais.
(3) On serait tenté d'y voir un pluriel de Collvardd, bardo
302 LES MABINOGION
rent par mer ver's la Maison de \^erre (1) ( Ty Gwy-
drin): on n'entendit jamais dire où ils étaient allés.
La troisième fut celle de Madawg, fils d'Owein de
Gwynedd (2), qui s'en alla sur mer, avec trois cents
hommes, sur dix navires : on ne sait où ils sont
allés.
114 {Myv., 401, 11). Trois oppressions vinrent
dans cette île et disparurent .-l'oppression de March
Malaen (3), qu'on appelle l'oppression du premier
perdu, mais il n'y a qu'une l à cyl. De plus, l'expression se trouve
au singulier. Dans un poème de Cynddehv (Myv. arch. 136.1, cf.
lolo Goch, p. 380j, ce poète dispute à Seissyll la charge de Pen-
cerdd, près de Madawc ab Maredudd, roi de Powys. Une des rai-
sons de Seissyll pour la réclamer, c'est qu'il est bien de la vraie
race bardique, un culvardd. CgsI donc une épithète laudative ;
peut-être faut-il rapprocher cul de l'irl. moj'. côel, sound, music?
(K. Meyer, Contr.).
(1) D'après Nennius, qui ne fait que reproduire ici les légen-
des irlandaises, les fils de Mile (cujnsdam militis), venant d'Espa-
gne, aperçoivent au milieu de la mer une tour de verre ; ils veu-
lent parler aux habitants de la tour : pas de réponse. Ils veulent
enlever la tour : à peine sont-ils débarqués sur le rivage, que la
mer les engloutit. Il n'y eut de sauvés que les trente hommes
qui étaient restés dans une barque en mauvais état. Ce sont ces
trente hommes qui colonisèrent l'Irlande (Nennius, Vil).
(2) Owein, roi de Gwynedd, un des princes les plus remarqua-
bles des Gallois, régna de 1137 à 1169. La disparition de Madawc
a donné lieu aux contes les plus ridicules. Plusieurs écrivains
gallois lui font coloniser l'Amérique; il y aurait, en Amérique, de
ses descendants parlant gallois (Williams, Eminent Welshmen),
Sur cette question, il y a un écrit de Stephens : An Essay on the
alleged discotery of America by Madoc ah Owain Gwynedd.
(3) Un dicton gallois, à propos de tout bien dissipé, dit que c'est
parti sur le cheval de Malaen {Cambro-Drilon, 1, p. 125).
, APPENDICE 303
de mai (1) ; l'oppression du dragon de Prydein ;
l'oppression du magicien. La première venait de
l'autre côté do la mer ; la seconde naquit de la fu-
reur du peuple et de la nation sous la pression de
la rapacité et de l'injustice des rois.DyvnwaliMocl-
mud la fit disparaître en établissant un système
équitable d'obligations mutuelles entre société et
société, princes et princes, contrée et contrée (2).
La troisième eut lieu du temps de Beli, fils de Ma-
nogan : c'était une réunion en vue de la trahison ;
ce fut lui qui la fit disparaître.
115 (ilZ/yt'., 401, 12). Trois contagions effrayantes
de l'île de Prydein : la première fut produite par
les cadavres des Gwyddyl tués à Manuba, au bout
d'une domination de vingt-neuf ans sur Gwy-
nedd(3). La seconde fut la peste jaune de Ros (4),
causée par les cadavres des tués; si quelqu'un était
(1) Voy. Mab., I, 234.
(2) Voy. Mab,, I, 236, n. 1. Il y a ici une tentative d'explication
rationaliste. L"auteur voit, dans le dragon, la personnification des
princes oppresseurs de Bretagne. Il y a été amené d'autant plus
facilement que dragon avait le sens de chef. Gildas appelle lui-
même, dans son Epistola, Maglocunus, insularis draco.
(3) Les lolo niss. signalent, à la suite de plusieurs batailles, en
307, une peste causée par les cadavres restés sans sépulture. Ils
mettent le massacre des Gwyddyl Kfichti à l'année 400 ap. J.-G.,
et, à l'année 410, une peste causée par le fait que les morts par
maladie avaient été si nombreux qu'on n'avait pu enterrer leurs
cadavres {lolo mss., p. 43). Manuba est sans doute pour Manaw
(île de Man), confondue ici avec Mon (Anglesey), probablement.
Les Ann. Cambr. signalent à l'année 682 une grande mortalité,
dont fut victime Gatgualart ab Catguolaun (cf. Bède, H.E,, IV, 12).
(4) Voy. la note à Maelgwn, triade 71.
304 LES MABINOGION
atteint par leurs émanations, il tombait mort sur-
le-champ. La troisième fut la sueur empestée, à la
suite de la corruption du blé causée par l'humidité,
à l'époque de la conquête normande, sous William
Bastardd (le bâtard) (1).
116 {Myv., 401, 10). Trois accidents prodigieux
de l'île de Prydein : le premier est la rupture de
l'étang de LIion, qui causa la submersion de tou-
tes les terres et noya tous les hommes, à l'excep-
tion de Dwyvan et de Dwyvach, qui échappèrent
dans une barque, sans mât ni agrès; et c'est d"eux
que sortit la race de l'île de Prydein. Le second
fut le tremblement (2) du feu torrentiel, quand la
terre se fendit jusqu'à l'enfer et que la plus grande
partie des êtres vivants fut brûlée. Le troisième fut
l'été chaud, quand les arbres et les herbes s'en-
flammèrent sous la violence de la chaleur du so-
leil, et que nombre d'hommes, d'animaux, d'espèces
d'oiseaux, d'insectes, d'arbres et d'herbes périrent
sans qu'on pût l'empêcher (3).
117 {Myv., 4:02,16). Les trois principales souches
de la race des Cymry ; les Gwenhwysson (hommes
(1) Les lolo mss. signalent à l'année 1348 la ])este de la sueur :
un grand nombre de Normands et de Saxons en moururent ; tous
les Cymry pur sang restèrent indemnes [lolo mss., p. 65)
(2) Les Annales Cambriae signalent un grand tremblement de
terre en Eubonia (Man) à l'année 684.
(3) Les .4/ina/es Cambriae signalent à l'année 721 un été très
chaud (Aesfas torrida). 'Siais les lolo mss. signalent à l'année 1419
trois jours d'une telle chaleur, que beaucoup d'hommes, d'ani-
maux et d'arbres périrent (lolo mss., p. 67).
APPENDICE 305
de Gwent) fl), c'est-à-dire les gens d'Essylhvg; les
Gwyndodiaid(Vcnédotiens),c'est-à-direleshonimes
de Gwynedd (2) et de Powys (3) ; la famille de Pen-
daran Dyved (4), c'est-à-dire les hommes de Dy-
ved (5), Gwyr (Gower) et Ceredigiawn (Cardigan).
Chacune de ces tribus parle un cymraeg (langue
galloise) particulier.
118 [Mijv., 402, 17). Trois rois, par la loi, del'île
de Prydein : Caswallawn, fils de Lludd ab Beli ab
Mynogan ; Caradawc, fils de Bran ap Llyr Llediaith ;
Owain, fils de Macsen Wledic. C'est en vertu du
droit du pays et de la nation qu'on les investit de
la monarchie, car ils n'étaient pas les aînés (6).
119 {Alyv., 403, 20). Trois entrevues traîtresses
de l'île de Prydein: l'entrevue d'Avarwy(7), fils de
(1) Voy. Mab., l, 108, n. 1.
. (2) Voy. Mab., I, 174, n. 1.
(3j Voy. Mab., I. 178, n. 2.
(4) Voy. Mab., I, 114, n. 1.
(5) Voy. Mab , I, 81, n. 1. Pour Gower et une étendue v. Eger-
ton Phillimore, Owen's Pembrok, I, p. 201 note.
(6) Pour Caswallawn, ce trait est emprunté à Gaufrei (Hist. Ill,
30). Pour Caradawc ab Bran, voy. Mab., I, 135, n. 1, 147. Maxen
avait un lils, Victor, qu'il avait fait empereur, et qui périt peu de
temps après (voy. Mab.,\.,2[\,n. 1). Gaufrei ne parle pas d'Owein
ab Maxen. En revanche, il mentionne Owein ab Uryen (Eventus
filius Uriani) et il le donne comme successeur de son oncle Angu-
selus, roi d'Albanie (Hist., XI, 1). 11 serait donc fort possible que
nous n'ayons encore ici qu'un souvenir de Gaufrei, avec une
erreur de nom.
(7) Avarioy est l'Androgreus de Gaufrei de MonmouLh ; il est fils
de Ludd. Irrité de voir son oncle Gassibellaunus roi de Bretagne à
sa place, il s'abouche avec Jules César {Hist., Ill, 20 : IV, 3, 8, 9,
" 20
306 LES MABINOGION
Lludd, et des hommes sans foi qui donnèrent accès
aux Romains dans l'île de Prydein, à Pwyth Mein
et Glas, et rien de plus. La seconde fut l'entrevue
des grands de la nation des Cymry et des repré-
sentants des Saxons sur la montagne de CaerCara-
dawc(l), oi^i eut lieu la trahison des longs couteaux,
par la perfidie de Gwrtheyrn Gwrthenau ; c'est par
son conseil et à la suite d'un accord secret avec les
Saxons que les chefs des Cymry y furent tués. La
troisième fut Tentrevue de Medrawd et d'Iddawc
Corn Prydein (2) ; ils s'y entendirent pour trahir
Arthur : d'oij un surcroît de forces pour les Saxons
dans l'île de Prydein.
120 {Myv., 403, 22). Trois trahisons secrètes de
l'île de Prydein: la première eut lieu quand Cara-
10 ; IV', 11). Son nom est Avanvy dans le Brut Tysilio et le Brut
Gruffydd ab Arthur, version galloise de Tœuvre de Gaufrei (Myv.,
p. 449 et suiv.; 497 et suiv.). La substitution par les traductions
de Gaûfrei d'Avarwy à Androgeus semble indiquer que la légende
de la trahison d'Avarwyétait courante en Galles et que Gaufrei n'a
fait que Tarranger.
(1) D'après Gaufrei, Salisbury {Hist-, VIII, 9t. Les /oiomss, mettent
cetévénement à l'an 453. Il aurait eu lieu à Mynydd Arabri (la colline
d'Ambri), qu'on appelle aussi Mynydd Caer Caradawg, la monta-
gne de Gaer Garadawg (lolo mss., p. 45). Or, Ambresbury Hill,
dont Mynydd Ambri paraît la traduction approximative, est au-
jourd'hui Amesbury, dans le Wiltshire, près de Salisburg (Pétrie,
Mon. hist. brit. Index Geographicusi. Gaufrei signale un monas-
tère, auprès de Gaer Garadoc, in monte Ambrii {Hist., VIII, 9).
Nennius, le premier, a raconté cette histoire {Hist., XLVIII, XLIX ■
voy. la note à Gwrtheyrn, plus haut, triade 10).
(2) Voy, Mab., I. 353, n. 1.
APPENDICE «507
dawc, fils de Bran, fut trahi par Aregwedd Voed-
dawg (1), fille d'Avarwy ab Lludd, et fut envoyé
par elle comme captif aux Romains ; la deuxième,
quand Arthur fut trahi par Iddawc Corn Prydein,qui
dévoila son secret ; la troisième, quand Llywelyn,
fils de Gruffudd, fut trahi par Madawc Min (2). Ce
sont ces trois trahisons qui causèrent la défaite
complète de la nation des Cymry ; il n'y avait que
la trahison qui pût venir à bout d'eux.
121 {Myv.,A03, 23). Trois rois vaillants de l'île de
Prydein : Cynvelyn Wledig (3) ; Caradawc, fils de
Bran, et Arthur. Ils battaient tous leurs ennemis,
(1) Voy. Mai)., I, 135, note 1.
(2) Il faut lire Llywelyn ab Sitsyllt. Llywelyn ab Gruffydd, le
dernier dos rois gallois, régna de 1246 à 1282, et périt, après une vie
de combats souvent glorieux, dans une escarmouche, près de
Buellt Radnorshire. Llywelyn ab Sitsyllt, roi de Powys et du sud
de Galles en 998, conquiert le Nord en 1015. Après une guerre vic-
torieuse contre les Irlandais envahisseurs, il périt, en 1021, dans
une bataille contre eux et les fils de son rival, Edwin ab Einion
(Brut y Tywys., Brul leuan Brechva, Myv. arch., p. 694, 718j. Il
aurait été tralù par Madawc Min, évêque de Bangor, fils de Gyw-
rid ab Ednovain Beudew, roi de Tegeingl (district entre la Dee
et la Chvyd, lolo mss., p. 198). Le fils de Llywelyn, Gruffydd,
aurait également été livré par Madawc.
(3)GaulYrei fait de Kymbelinus un roi de Bretagne après Tenuan-
tius, fils de Lud, successeur de Cassibellaunus. Il aurait été élevé
par Auguste. C'était un vaillant guerrier {Ilist., IV, 11). Il y a là
un vague souvenir du Gunobclinos de l'histoire (gallois moderne,
Cynvelyn). Tenuantius est le Tasciovanus historique. Caratacos
et Togodumnos sont les fils de Gunobclinos (Suétone, Vit., chap. 43,
44 ; Dion Gassius, LX, 19-23). Gaufrei a pris son Tenuantius dans
quelque généalogie. Il est très probable qu'il a eu sous les yeux
Tehuuanl. En elTet, parmi les ancêtres du Run, fils de Neithon,
308 LKS MABINOGION
et il était impossil^le de les vaincre autrement que
par trahison.
122 [Myv., 403,24). Trois principaux rois de com-
bat de l'île de Prydein ; Gaswallawn, fils de Beli ;
Gweirydd, fils de Cynvelyn Wledig;Caradawc, fils
de Bran ab Llyr Llediaith.
123 {Myv., 404, 34). Trois rois d'assemblée de l'île
de Prydein : le premier fut Prydein ab Aedd Mawr,
quand une royauté régulière s'établit sur Prydein
et les îles adjacentes. Le second fut Caradawc, fils
de Bran, quand on le nomma chef des guerres de
toute l'île de Prydein, pour arrêter l'attaque des
Romains. Le troisième fut Owein, fils de Macsen
Wledig, quand les Cymry obtinrent de l'empereur
de Rome l'indépendance de leur royauté suivant
les privilèges de leur propre nation. On les appelle
les trois rois d'assemblée, parce qu'ils ont reçu
leurs privilèges de l'assemblée générale de tous les
pays et districts sur toute l'étendue des terres des
Cymry, et qu'ils tenaient réunion dans tout domaine,
cwmmwd, cantrev (1) de l'île de Prydein et de ses
îles adjacentes.
124 {Myv., 404, 35). Trois rois inspirés de l'île de
Prydein: Bran Vendigaid (2), fils de Llyr Llediaith,
qui apporta le premier la foi chrétienne à la nation
dans les généalogies dux' siècle, on remarque Caratauc(Garatâcos),
fils de Ginbelin (Gunobelinos), fils de Teuhant (pour Techiiant ?) :
Y Cymmrodor, IX, I, p. 176.
(1) Voy. Mab., I, 82^ n. 1.
(2j Voy. Mab., l, 119, n. 2.
ATPENDICE 309
des Cymry, de Rome, où il fut sept ans comme
otage pour son fils Caradawc ; celui-ci avait été
emmené en captivité, après avoir été trahi par les
séductions, les tromperies et les plans d^A.regwedd
Voeddawg. Le second fut Lleirwg, fils de Coel ab
Cyllin le saint, qu'on appelle Lleuuer-maivr (grande
lumière), et qui bâtit, à Llandav, la première église
de Prydein et conféra aux chrétiens le privilège de
nationalité, le droit à la justice ef au serment (1).
Le troisième, Cadwaladr Vendigaid (2). fit part de
ses terres et de tous ses biens aux fidèles qui
fuyaient devant les Saxons païens et les étrangers
qui voulaient les tuer.
125 (Mi/v., 404, 33). Trois consolidenrsde royauté
de l'île de Prydein : Prydein, fils d'Aedd Mawr ;
Dyvnwal Moelmud ; Bran, fils de Llyr Llediaith.
La meilleure constitution est celle qu'ils donnèrent
à la royauté dans l'île de Prydein, à tel point qu'on
la juge supérieure à toutes celles qui y furent fai-
tes depuis.
126 [Mijv., 404, 37). Trois ivrognes dans l'àme de
Tîle de Prydein : Ccraint (3) Veddw (l'ivrogne), roi
(1) Bède fait, du roi breton Lucius, rintroducteui* du christia-
nisme en Bretagne, du temps du pape Eleuthorius, en 156 (//. E.,
I, IV). Suivant Nennius, qui donne à Lucius l'épitliète de Leiiver-
mawr (grande lumière), l'cvéncment se serait passé en 164, du temps
du pape Evariste, ce qui est impossible, Evariste ayant occupé le
siège papal de 100 à 100 {Ilist., XVIII). Chez Gaufrei, Lucius est
fils de Goillus (Hisl., IV, 19).
(2) Voy. triade 18. ^
(3) Voy, Mah , I, 275, n. 2.
310 LES MABINOGION
d'Essylhvg (Gwent), qui brûla, dans son ivresse,
tout le blé au près et au loin, jusqu'au sol même ;
après quoi le pain manqua. Le second est Gwrtheyrn
Gwrthenau, qui, étant ivre, donna l'île de Tanet
à Hors, afin de pouvoir satifaire sa passion pour
Rhonwen, fille de Hors ; il donna aussi droit à la
couronne de Lloegr au fils qu'il eut d'elle ; en
même temps, il trama trahison et embûches contre
la nation des Cymry. Le troisième fut Seithynin
Veddw, fils de Seithyn Saidi, roi de Dyved, qui,
dans son ivresse, lâcha la mer sur Canirer Gwae-
lod{\e cantrevdu bas-fond) (i); tout ce qu'il y avait
là de terres et de maisons fut perdu. 11 y avait au-
paravant seize villes fortes, les plus importantes
de toutes les places de Cymru, en exceptant Caer-
llion sur Wysg(2).Ce Canirer Giuae/of/ faisait par-
tie des domaines de Gwyddnaw Garanhir (3), roi
de Ceredigiawn. Cela arriva du temps d'Emrys Wle-
dig. Les hommes qui échappèrent aux flots s'éta-
blirent en Ardudwy (4), dans le pays d'Arvon, les
monts Eryri (5j et d'autres lieux qui n'étaient pas
habités auparavant.
(1) Voy. Mab., I, 305, n. 2.
(2) Voy. Mah., I, 223, n. 3.
(3) Voy. Mab., I, 305, n. 5. Les généalogies du x" siècle men-
tionnent un Gwyddno, fils de Dumngual Hen ap Ginuit ; parmi ses
descendants à la quatrième génération, parait Elfin (Y Cymmrodor,
IX, I, p. 172). Les poètes attribuent généralement à Gwyddno un
fils de ce nom.
(4) Voy. Mab., I, 121, n. 3.
(5) Voy. Mab., I. 220. n. 1.
APPENDICE 311
127 (Myv., 405, 42). Trois rois aux chaînes d'or
de l'île de Prydein : Morgan Mwynvawr (1) ; Elys-
tan Glodrydd (2), entre Gwy et Havren(la Wye et
la Severn), et Gwaithvoed (3), roi de Ceredigion.
On les appelait ainsi, parce qu'ils portaient des
chaînes et non des diadèmes ou couronnes, comme
le faisaientles principaux rois del'îlede Prydein (4).
(1) Ce n'est pas le même que celui de la triade 30. Celui-ci
appelé Morgan Hen ou Morj^an Mawr, ou même Morgan Mwyn-
vawr, roi de Glamorgan, meurt en 972 {Brut y Tywys, ap. Pétrie,
Mon. hist. brit.).
(2) Elystan le Glorieux vivait vers la fin du x« siècle. Sa
fille, Angarad, épouse Jestin ab Gwrgan, roi de Glamorgan de
1043 à 1091, Elystan était roi de Ferylhvg, district entre la Wye
et la Severn dolo mss.^p. 25, 32). Elystan ou Elstan est la forme
galloise d'Aelfstan ou Ealhstan, mais il y a eu confusion avec
Aelhal.slan (Annul. Cambr., an 898, ap. Pétrie, Mon. hist.,
p. 836). C'est même par une confusion de nom avec le grand roi
saxon de Wessen, au x' siècle, que cet obscur principicule a ob-
tenu l'épithète de Clodrydd.
(3) Gwaethvoed, prince de Cibwyr, en Glamorgan, aurait refusé
de se rendre à une sommation du roi Edgar, l'invitant à venir lui
faire hommage à Chester, et à ramer sur sa barque sur la Dee.
Gwaethvoed aurait répondu que, s'il avait su ramer, il ne l'aurait
fait que pour sauver la vie à un homme, roi ou serf. A une se-
conde sommation, il se contenta de répondre : « Que l'on craigne
celui qui ne craint ])ersonne. » Edgar, frappé d'étonnemcnt, alla
le trouver et lui offrit son amitié ( lolo mss., p. 90). A part ce
qui concerne Gwaethvoed, le fait paraît iiistorique. Edgar, roi des
Angles, en 973, se montre sur le Dee, dans une barque dont il te-
nait le gouvernail et dont les rois tributaires maniaient les rames
(Florentii Wiffornensis Chronicon, ap. Pétrie, Afon. hist, brit , p.
578).
(4) Au lieu de : hualau yn holl y gwneleint brif deyrnedd ynys
Prydein, ac nid taleilhiau, sef coro/iau, je lis : hualau ac nid ta-
312 LES MAP.INOGION
i2S {Myv., 405, 43). Trois rois à diadème de l'île
de Prydein : Cadell, roi de Dinevwr ; Anarawt,roi
d'Aberffraw ; Mervyn, roi de Mathraval (1). On les
appelait les trois princes à diadème.
129 {Myv., 405, 44). Trois rois étrangers de l'île
de Prydein : Gwrddyled Gawr, Morien Varvawc(2),
Cystenin Vendigaid(3).
130 (Myv., 405, 45). Trois traîtres dans l'âme,
qui furent cause que les Saxons enlevèrent la cou-
ronne de l'île de Prydein aux Cymry. L'un fut
leithiau, sef coronau, yn ol y gwneleint hrif deyrnedd ynys Pry-
dein, La triade suivante est une explication de celle-ci:!! n'y avait
à pouvoir porter la couronne que les trois rois d'Aberffraw^', de
Mathraval et de Dinevwvr.
(1) Rhodri le Grand (843-877) partagea ses Etats entre ses trois
fils. Il donna à Gadell, Cardigan : à Anarawt, Gwynedd ; à Mervyn
Powys (Brut y Tyw., Myv. arch,, p. 683). Cadell mourut en 909
{Ann. Camhr.) ; Anarawt, en 915 {Ann. Camhr.) ; quantàMervyn,
il fut battu par son frère Cadell et dépouillé par lui en 876, puis
tué par ses vassaux en 892 (Brut y Tyw., Myv arch., p. 689).
Anarawt, après une victoire sur les Saxons, à Conwy, en 880 (Ann.
Cambr.), se tourna contre son frère Cadell, et ravagea, uni aux
Angles, Cardigan et Ystrat Tyw! (en 894 d'après Ann. Cambr.).
Après la mort de son frère, il fut roi de tout le pays de Galles.
(2) Est-ce le même queleMorien Mynawc ouManawc, des Mabi-
nocf ion FVoy. Mah.,l, 373, n. 3. Les lolo mss.(p.42-43',à côté de la ma-
gie des rois étrangers, Urb Lluyddawg de Llychlyn, Gwydyon ab Don
le Gael, signalent celle de Morien ab Argad, vers 380, qui apparaît
sous les traits de Pélasge, dont le nom même est interprété(Morien
= Morigeno-s, « né de la mer »). Une curieuse strophe des Chwe-
dlau y Doethion (lolo mss., p. 263, 20) attribue les succès de G■^^7-
dyon ab Don en Gwynedd aux conseils de Mor ap Morien.
(3) Voy. plus haut tr. 10. C'est le Constantin de Gaufrei, frère
d'Aldroen, roi de la Petite Bretagne (Hist., "VI, 4, 5, 6) ; Cf. triade
10. la note à Gwrtheyrn, et la triade 57.
APPEiNDICE 313
Gwrgi Ganvhvyd, qui, après avoir goûté de la chair
humaine h la cour d'Edelfflct, roi des Saxons, en
devint si friand qu'ilne mangea plus d'autre viande ;
c'est pourquoi il s'allia, lui et ses hommes, avec
Edelfiled, roi des Saxons. Il faisait de continuelles
incursions chez les Cymry et enlevait autant de
jeunes gens mâles et femelles qu'il en pouvait
manger chaque jour; tous les hommes sans foi de
la nation des Cymry le rejoignaient lui et les Sa-
xons, et trouvaient là en abondance butin et dé-
pouilles enlevés à leurs compatriotes de cette île.
Le second fut Medrawt, qui s'unit, lui et les siens,
aux Saxons pour s'assurer la royauté contre Arthur.
C'est à la suite de cette trahison qu'un grand nom-
bre de Lloegrwys devinrent Saxons. Le troisième
fut Acddan le traître, du Nord, qui se fit Saxon,
avec ses hommes, dans toute l'étendue de ses do-
maines, afin de continuer à vivre de désordres et
de rapines, sous la protection des Saxons. C'est à
cause de ces trois traîtresconsommés que les Cymry
perdirent leurs terres et leur couronne en Lloegr.
Sans ces trahisons, les Saxons n'auraient pas pu
enlever l'île aux Cymry (1).
131 {Myv.,406, 54). Trois réglementations violen-
tes de l'île de Prydein: la première fut celle de Hu
Gadarn amenant la nation des Cymry du pays de
l'Eté, qu'on appelle Deffrobani, dans l'île de Pry-
dein ; la seconde est celle de Prydein, fils d'Aedd
(1) Voy. triade 34 ; pour Acddan, voy. triade 19.
314 LES MABl.NOGIO-N
Mawr, qui soumit l'île à un gouvernement et à une
législation; la troisième est celle de RhittaGawr(l)
(le géant), qui se fît une robe des barbes des rois ;
il les fit raser, en punition de leur oppression et de
leurs injustices.
132 {Myv., 406, 55). Trois bons harceleiirs de l'île
de Prydein : Prydein, fils d'Aedd Mawr, pourchas-
sant le dragon d'Oppression, c'est-à-dire l'oppres-
sion, les spoliations, l'injustice qu'on entretenait
dansTile ; Caradawc,fils de Bran ab Llyr, poursui-
vant l'oppression desCésariens; RhittaGawr, pour-
suivant l'oppression, les injustices des rois déréglés.
133 (3/yr'., 406,. 56). Trois bienfaiteurs de la nation
des Cymry : Hu Gadarn, qui montra la façon de
charmer la terre, pour la première fois, à la nation
des Cymry, quand ils étaient au pays de 1 Eté, à
l'endroit où est Constantinoblis maintenant, avant
leur venue dans l'île de Prydein ; Coll (2), fils de
Collvrewi, qui apporta, le premier, froment et orge
dans l'île, où il n'y avait eu jusque-là qu'avoine et
seigle ; Elldud Varcha\vc(le chevalier), le saint du
collège de Tewdws (3) (Theodose), qui améliora la
(1) Mab., I, 302, n. 4.
(2) Voy. triade 63.
(3) Ce monastère est plus connu sous le nom de Bangor Illtyd ou
Llanilllyd Vawr (Lantwit major), en Glamorgan : voy. triade 91,
note. On l'avait appelé le collège de Théodose, parce qu'on le
croyait fondé par Théodose. Le premier monastère bâti en Breta-
gne, diseni les lolo mss., fut Llancarvan, car le collège de l'empe-
reur Theodosius, à Caer-Worgorn (Llanilllyd), était seulement une
école privilégiée [lolo mss., p. 44, à Tannée 430).
APPENDICE 313
façon de charrucr la lerre et apprit aux Gymry à
faire mieux qu'auparavant ; il leur donna la méthode
et l'art de charruer qui existent aujourd'hui, car,
avant le temps d'ElldudjOn ne labourait la terre qu'au
hoyau et avec la charrue avsany (1), comme le font
encore les Gwyddyl.
1:34 (Mijv., 406, 57). Trois premiers instructeurs
{oinjdcl) de la nation des Cymry ; Hu Gadarn, qui
transporta et divisa en clans la nation des Gymry;
Dyvnwal Moelmud, qui organisa lepremierun sys-
tème de lois, dé privilèges, de coutumes pour le
pays et la race; Tydain (2)Tad-awen (père de l'ins-
piration), qui, le premier, soumit à des règles et à
une constitution la tradition et la conservation de
l'art de la musique vocale et de tout ce qui y tou-
che ; c'est de ce système que sortirent, pour la pre-
mière fois, les privilèges et les coutumes réguliè-
res des bardes et du bardisme de l'île de Prydein.
135 {Myv.. 406, 58). Les trois premiers bardes
précurseurs de l'île de Prydein : Plenydd, Alawn,
Gwron (3) ; ce sont eux qui ont imaginé les privi-
(1) Arsanff indique l'action de presser, peser sur. On ne sait pas
au juste de quelle espèce de charrue il est fait ici mention.
(2) Ta.t-a.wen, « père de l'inspiration ; » c'est l'épithète ialaguen,
que donne Nennius à Talhaiarn (Géncal., ap. Pétrie, Mon. hist .
Brit.).
(3) Go sont là probablement des abstractions. Alawn semble un
dérivé de alaw, « musique »; Plenydd, « éclat, rayonnement » ;
Gwron a le sens de héros, vaillant. Dans les Chivedlau y Doe-
thion, Plenydd est qualifié de fils de Hu Hydr(Hu l'Audacieux.)
316 LES MABINOGION
lèges et les usages des bardes et de la poésie; c'est
pourquoi on les appelle les trois bardes primor-
diaux. 11 y avait bien eu avant eux bardes et poésie,
mais il n'y avait pas de constitution régulière; les
privilèges et les pratiques dépendaient de la géné-
rosité et de la noblesse d'âme, sous la protection
du pays et de la nation, avant le temps de ces trois
hommes. Certains disent qu'ils vivaient du temps
de Prydein, fils d'Aedd Mawr; d'autres, du temps
de Dyvnwal Moelmud, son fils, que certains vieux
livres appellent Dyvnvarth, fils de Prydein.
136 {Myv.. 407, 89). Trois bons rois de l'île de
Prydein: Prydein, fils d'Aedd Mawr, qui régla les
rapports de société dans le pays et la nation, ainsi
que les rapports de contrée à contrée dans l'île de
Prydein; Dyvnwal Moelmud, qui améliora et aug-
menta les statuts, les lois, les privilèges et les
coutumes de la nation des Cymry, de façon qu'il y
eût toute sécurité pour tous ceux qui se trouve-
raient dans l'île de Prydein sous la protection de
Dieu et de sa paix, sous la protection du pays et de
la nation ;Hywel Dda (le Bon) {l),fils de Cadell ab
{lolo mss., p. 263, 28). Alawn est qualifié de barde de Prydein
(ibid., p. 263, 14).
(1) Hywel Dda devint, à la mort de son père Cadell, roi du
sud de Galles et de Powys, vers 909 (Ann. Cambr.). A la mort
d'Idwal Voel, fils de son oncle Anarawt, il ajouta Gwynedd à ses
Etats, et étendit sa domination sur tout le pays de Galles. L'acte
principal de sa vie, c'est la révision des lois galloises. Il mourut
en 950 {Ann. Camb. ; cf. Brut y Tyw., Myv, arch., p. 889, de-
puis l'an 900 jusqu'en 948; cf. Ancient Laws, I, préface).
APPENDICE 317
Rhodri Mawr, roi de tout Cymru, qui réforma les
lois de l'ile de Prydeln, comme le réclamaient les
révoluUonsct les tribulations qu'avait eues àsouiïrir
la nation des Cymry, pour empêcher ce qui était
bienfaisant de se perdre et éviter que les bonnes
lois ne trouvassent pas leur place, leur rôle na-
turel et leur effet dans la constitution du pays et
de la nation. Ce furent les trois meilleurs législa-
teurs.
137 {Miju., 407, 60). Trois forts de l'île de Pry-
dein : Gwrnerth Ergydlym (au coup aigu), qui tua
l'ours le plus grand qu'on eût vu avec une flèche
en paille ; Gwgawn Lawgadarn (à la main puis-
sante), qui roula la pierre de Maenarch (1) du val-
lon jusqu'au sommet de la montagne : elle était si
grosse qu'il ne fallait pas moins de soixante bœufs
pour la traîner ; Eidiol Gadarn (le Fort), qui tua
six cent soixante Saxons, dans la trahison de Caer-
sallawg (2), avec une quenouille de frêne sauvage,
depuis le coucher du soleil jusqu'à la nuit.
138 {Myu,, 407, 61). Trois familles royales furent
emmenées en captivité, depuis les bisaïeux jus-
qu'aux arrière-petits-fils, sans qu'un seul échappât:
la famille de Lyr Llediaith, qui fut emmenée en
captivité jusqu'à Rome parlesCésariens ;la famille
( l) Les lolo mss. mentionnent, parmi les fondateurs de monas-
tères, Maenarch, seigneur de Hereford ; il fonda Geili Gaer (lolo
mss., p. 221).
(2) Gaer Sallawg (Od-Sarum ?j ; dans ce district était Caer Gara-
dawc ; V. plus haut, triade 119. Pour Eidiol, voy. Mub.,l,21i,n. 1.
318 LES MABINOGION
de Madawg fils de Modron (1), qui fut tenue en
prison par lesGwyddylFichti, enAlban ; la famille
de Gair, fille de Geirion, seigneur de Geirionydd (2),
par un arrêt de la loi du pays et de la contrée, fut
mise dans la prison d'Oeth et Anoeth. Aucune des
trois ne s'échappa. Ce fut la captivité la plus com-
plète qu'on ait jamais connue.
139 (i1/i/y.,407, 62). Trois archevêchés de Tîle de
Prydain : le premier est celui de Llandav, par le
bienfait de Lleurwg, fils de Coel ab Cyllin, qui
donna, le premier, des terres et le privilège de na-
tionalité à ceux qui embrassèrent les premiers la
foi dans le Christ ; le deuxième est celui de Caer
Evrawc (York), par le bienfait de l'empereur Cys-
tenyn : ce fut le premier des empereurs de Rome
qui embrassa la foi dans le Christ; le troisième est
celui de Llundain (Londres), par le bienfait de
l'empereur Macsen Wledig (3). Après eux furent
(1) Probablement Maboa ab Modron; v. triade 56 ; cf. Màh., I,
32", n. 1. Modron, ce qui est à noter, est sa mère (cf. Conchobar
mac Nessa, désigné aussi par le nom de sa mère).
(2) Geirionydd est un petit district dans la partie la plus sau-
vage du Snowdon, en Carnarvonshire ; il y a un lac qui porte ce
nom. Voy. la triade 56.
(3) Gaufrei de Monmouth donne comme les trois premiers arche-
vêchés de Bretagne, fondés à la suite de la conversion de Lucius,
Londres, York et Gaerlleon sur Usk, en Glamorgan. Le rédacteur
de la triade devait, probablement, être du pays de Llandav. Le
Liber Landàv. prétend aussi, en effet, que saint Germain et
Lupus établirent saint Dubrice à Llandav, comme métropolitain
de toute la Bretagne du Sud (p. 65-66). La version de Gaufrei
est plus vraisembable ; il est tout naturel qu'il se soit établi, au
APPENDICE 319
fondés ceux de Caerllion surWysg, deCelliwig en
Cernyw, de Gaer Riannedd (Glasgow) dans le Nord,
Maintenant, il y en a Mynyw, Gaer Evrawc et Gaer
Gaint (l).
140 {Myv., 407, 63). Los trois principaux sièges
de l'île de Prydain;Llundain,Gaerllion sur Wysg,
Gaer Evrawc (2).
141 {Myv., 407, 65). Trois ports privilégiés de
l'île de Prydain ; le port d'Ysgewin (3) en Gwent ;
le port de Gwygyr (4) en Mon ; le port de Gwyddnaw
en Geredigiawn.
142 (Myv., 407, 66). Trois principaux fleuves
de l'île Prydain : la Havren en Gymru ; la Tain
chef-lieu de la Britannia secunda, un évêché métropolitain. Les
premiers évèques authentiquement connus sont ceux d'York, Lon-
dres, et Lincoln, qui figurent au concile d'Arles, en 314.
(1) Saint-David's ou Mynyw. York et Gantorbery. L'évêché de
Saint-David, correspondant au pays de Demetae, et celui de
Llandav, correspondant au pays des Silures, se disputèrent long-
temps la prééminence (voy. Girald. Cambr., De jure et statu Me-
nevensis Ecclesiae). Le pape Innocent 111 termina la querelle,
en 1207, en obligeant tous les évêchés gallois à reconnaître la
suprématie de Gantorbery (Wilkins, Concil., I, 523).
(2) G'est la version de Gaufrei.
(3) Stephens (Liter, of the Cymry, p. 323) traduisant un passage
du poète Meilir, où il est question de Forth Ysgewin, l'identifie
avec Portskewit. D'autres y voient Newport sur Usk (Cambro-
Briton, I,p. 8). Il paraît certains que c'est Porthskewit en Gwent is
Coed (Monmouthshire).
(4) Forth Gwygyr en Mon est mentionné par Taliesin (Four anc.
books, U, p. 206, V. 11). On l'identifie à tort avec Beaumaris (Fowel,
History of Wales, voy. les cartes). G'est aujourd'hui Gemais, petit
port en Llanbadrig, dans Ic N.-O. d'Anglesey, situé à l'embou-
320 LES MABINOGION
(Tamise) (1) en Loegr ; l'Hyinyr (rHumber) en
Dyvr et Bryneich.
U3{Myv., 408, 85). Trois vachers de tribu deTîle
dePrydain. Lepremier, Benrenle vacher, à Gorwen-
nyd (2), gardant le troupeau de Caradawc, fils de
Bran, et de sa famille : il y avait dans ce troupeau
vingt mille vaches laitières et une en plus. Le second,
Gwydyon, fils de Don, garda les vaches de la tribu
de Gwynedd Uch Conwy(3) : il y avait dans ce trou-
peau vingt mille vaches laitières et une en plus. Le
troisième, Llawvrodedd Varvawc, garda les vaches
de Nudd Hael (4), fils deSenulltrdans ce troupeau, il
y avait vingt mille vaches laitières et une en plus.
144 (Myv. ,40S, 87). Trois premières cités de l'île
de Prydain ; Caerllion sur Wysg en Gymru ; Llun-
dainen Lloegr;Caer Evrawc en Deivr et Bryneich.
145 {Myv., 408, 88). Trois tours de force de l'île
de Prydain : soulever la pierre de Cetti (5) ; cons-
chure de la petite rivière Gwygyr(Eg. Phillimore, Owens Pembrok,
II, p. 371).
(1) La forme Tavwys suppose une forme vieille et celtique
Tameis- (cf. Tamesis).
(2) District de Gwent, correspond probablement au doyenné ac-
tuel de Grûneath (Mo mss., p. 398).
(3) Uch Conwy (au-dessus de la Conwy) et Is Conwy (au-dessous
de la Conwy) étaient les grandes divisions du cantrev d'Arvon
{Myv. arch., p. 738).
(4) Voy. Mab., I, 314, n. 1. Il a eu un Nudd, chef des Bretons du
Nord, frère de Gwenddoleu,et fils de Keidiaw (Four ancient books,
II, app. p. 454). Il semble avoir été confondu avec Nudd ab Senyllt^
et, en tous cas, avec le dieu Nudd (Nodens) père de Gwynn.
(5) Suivant les Mo mss., (p. 83), il y avait à Cevn-y-bryn, en
APPENDICE 321
truirc Gwaith Emrys (1) (l'œuvre d'Emrys) ; briser
la pile de Cyvrangon.
146 {Mi)v., 409, 89). Trois astrologues bénis de
l'île de Prydain : Idris Gawr (2) (le géant);, Gwy-
dyon, fds de Don ; Gwyn, fils de Nudd. Si étendues
Gower, une pierre adorée par les païens. Saint David la fendit de
son épce, et fit jaillir une fontaine de dessous la pierre. Ce mira-
cle convertit les païens. Suivant le Cumbro-Brilon, il y a encore,
en Gower, une énorme pierre qui porte ce nom {Cambra- Briton,
11, p, 387).
(1) Suivant Gaufrei de Monmouth, Aurelius Ambrosius (Kmrys
voulant élever un tombeau à la mémoire des trois cents nobles
bretons tués à Gaer Caradoc, et ensevelis sur la montagne
d'Ambri, près de cette ville, Merlin, barde de Vortigern, lui con-
seilla d'aller prendre les immenses pierres du mont Killaraus, en
Irlande, et de les faire dresser sur le mont Ambri. On envoya des
troupes bretonnes sous les ordres d'Uther Pendragon, demander
les pierres à Gillomanius, roi d'Irlande, qui les reçut fort mal, se
moqua d'eux, et leva une armée contre eux. Los Irlandais battus,
les Bretons se mirent en devoir d'enlever les pierres. Rien ne
réussissant, Merlin y arriva facilement par ses artifices. Ces pier-
res furent transportées sur le mont Ambri, et y furent dressées
{Hisl., VIII, 9-12). Les Anglais appellent cet amas de pierres Stan-
heng (Stonehenge (ibid.), IV, 4). Giraldus Gambr. dit qu'il avait
existé autrefois dans la plaine de Kildare, non loin d'un Gastrum
Nasense (Naas), un amas de pierres prodigieux; on l'appelait Cho-
rea Giganlum (c'est aussi l'expression de . Gaufrei; ; les pierres
avaient été apportées des extrémités de l'Afrique en Hibernie
(Topuyr.Ilib.,H, 18;. SuivantGaufrei, les géants Icsauraient appor-
tées d'Afrique pour s'en servir pour leurs bains, quand ils étaient
malades. Camden voit dans le mont Killaraus, Killair en Meath
(Nennius, éd. San-Marte, p. 361, c. X. note 24). L'endroit précis
parait, en etl'et, être dans la paroisse de Killar, baronie de
Rathconrath, comté de West-Meath (John Rhys, Celtic heathen-
dom, p. 192).
(2) Une des montagnes les plus élevées du pays de Galles, dans
" 21
;i22 LES MABINOGION
étaient leurs connaissances au sujet des astres, leur
nature et leurs qualités, qu'ils prédisaient tout ce
qu'on désirait savoir de l'avenir jusqu'au jour du
jugement.
147 [Mijv., 409, 91). Trois bons sculpteurs de l'île
de Prydain : Corvinwr, barde de Ceri Hir Lyng-
\wyn (T), qui fit un navire avec voiles et gouvernail
pour la nation des Cymry; Morddal Gwr Gweilgi,
charpentier de Cereint, fils de Greidiawl (2), qui,
le premier, apprit à la nation des Cymry à travailler
la pierre et la chaux, à l'époque où Tempereur
Alexandre était occupé à soumettre l'univers à ses
lois; Coel, fils de Cyllin ab Caradawc ab Bran, qui
fit le premier un moulin, avec ses roues et sa
meule, pour la nation des Cymry (3). C'étaient trois
fils de bardes.
148(3/^/1'., 489, 92). Trois inventeurs de musique
et d'inspiration pour la nation des Cymry : Gwyd.
don Ganhebon(4), qui, le premier au monde, com-
posa un chant; Hu Gadarn, qui, le premier, con-
féra au chant le privilège de garder la tradition et
le Merionethshire, porte le nom de Gader Idris, la chaire ou fort
d'Idris.
(1) Corvinwr a, sans doute, le même sens que corvingdd, archi-
tecte. Llyngivyn parait dérivé de Hong, vaisseau.
(2) Greidiaicl porte l'épithète ordinaire de gallovydd ou gallt-o-
vydd, maître es machines ou mécanicien. Voy. Mab., I, 26l,n. 2.
(3)D'aprèsles lolo mss., c'est en 340 ap. J.-G. que furent inven-
tés les moulins à eau et à vent; il n'y avait auparavant que des
moulins à bras {lolo mss., p. 42).
(4) Givyddon sijçnifie le savant.
APPENDICE 323
les souvenirs; ïydairi Tad Awen qui, le premier,
fit du chant un art et régla l'inspiration. C'est grûce
à leurs travaux qu'on eut bardes et poésies. Toutes
ces choses furent soumises à des privilèges et des
usages par les trois bardes fondateurs : Plennydd,
Alawn, Gwron.
149 {Myv., 40-3, 93). Les trois premiers précep-
teurs de l'île de Prydain: TydainTad Awen ; Menyw
Hen (!) (le vieux); Gwrhir, le barde de Teilaw, à
Llandav. C'étaient trois fils de bardes.
150 {Myv., 409, 97). Trois principaux chefs-d'œu-
vre de l'ile de Prydain : le navire de Nevydd Nav
Neivion (2), qui porta un maie et une femelle de
chaque espèce vivante quand se rompit Tétang de
Llion ; le second fut l'œuvre des bœufs cornus de
Hu Gadarn (3), qui traînèrent Vavanc (4) de l'étang
à terre, après quoi l'étang ne se rompit plus ; le
troisième, ce sont les pierres de Gwyddon Ganhe-
bon, sur lesquelles se lisaient tous les arts et toutes
les sciences du monde.
151 {Myv., 409, 98). Trois instructeurs bénis de
l'île de Prydain : Cadawg, fils de Gwynlliw, à Llan-
garvan ; Madawc (5) Morvryn, dans le collège d'Ill-
(i) Voy. Mal),, l,,2,s9, n. 1.
(2) Voy. Mab., I, 2à4, n. 6.
(3) Voy. Mah , II, voy. plus haut, triade 107.
(4) Voy. plus haut, p. 92, n. 2.
(5) MyrdJin le barde est dit fils de Morvryn. Les lolo mss. le
font fils de Morydd et arrière-petit-fils de Cocl Godebawg. Il est
moine au monastère d'IUtud (lolo mss., p. 12").
324 LES MABINOGION
tud; Deinioel Wynn (1) (le blanc, le bienheureux),
en Gwynedd. C'étaient trois fils de bardes.
152 {Myv., 409, 99). Trois gardiens de moutons
de l'île de Prydain : Colwyn, berger de la tribu de
Bran, fils de Llyr Llediaith, en Morganwg; Py-
bydd Moel (le chauve), berger de la tribu de Te-
gern Llwyth Llwydiarth, en Mon ; Gwesyn, le ber-
ger de la tribu de Goronwy, fils d'Ednyvain (2),
roi de Tegeingl, en Rhyvoniog : c'est son nom de
gwesyn qu'on a donné au gardien de moutons (3).
Le nombre des moutons qu'ils gardaient était de
cent vingt mille; il avaient sous leur dépendance
chacun trois cents fils de serfs, sous la protection
de la nation des Cymry.
153 {Myv., 41 1, 126). Rhodri Mawr (le Grand) éta-
blit en Cymru trois circonscriptions royales : Dine-
vwr, Aberffraw, Mathraval, et dans chacune un
(1) Ueinioel est le Daniel des Ann. Camhr., mort en 584. Il était
fils de Dunawd ab Fabo et fonda, dit-on, avec son père, le grand
monastère de Bangor, sur la Dee. Il en sortit pour fonder un au-
tre monastère dans le Carnarvonshire, appelé de son nom Bangor
Deinioel ou encore Bangor Vawr, à l'endroit où se trouve la ville
actuelle de Bangor. Maelgwn fit de Bangor un évêché (Rees, Essay
on the Welsh saints, p. 258). Des églises lui étaient consacrées
(Mo mas., p. 102, 126, 127),
(2) D'après la triade 120, Ednyvain Bendew (Grosse-Tête', roi de
Tegeingl, était père de Madawc Min, évêque de Bangor, qui trahit
Llywelyn ab Sitsyll, et vivait, par conséquent, au x" siècle, pro-
bablement dans la deuxième moitié de ce siècle. Il a été souvent
confondu avec Ednyvain ab Bradwen, qui était un seigneur de
Merioneth, et vécut bien plus tard. Williams, Eminent Welshmen^
a commis cette erreur, avec bien d'autres d'ailleurs.
(3) Gwesyn signifie petit valet : c'est un diminutif de gioas.
APPENDICE 325
roi couronné (1). L'aîné des trois, quel qu'il fût,
était le chef des rois, c'est-à-dire le roi de tout
Cymru. Les deux autres obéissaient à ses ordres ;
sa voix était supérieure aux leurs ; il était juge su-
prême et chef des anciens dans chaque session de
l'assemblée nationale et dans chaque convocation
du pays et de la nation.
Ainsi se terminent les cent vingt-six triades de
l'île de Prydain. Ces triades ont été tirées du livre
de Caradoc de Nant Garvan et du livre de leuan
Brechva, par moi Thomas Jones de Tregaron :
c'est tout ce que j'ai pu avoir des trois cents. —
1601.
(1) Voy. triade 128.
II
GÉNÉALOGIES DE LA FIN DU DIXIEME SIECLE
Tirées du manuscrit Harl. 3859 (1).
I
Ouen map (fils) Iguel (2)
map Catell (3)
(1) Voy. plus haut Triades, p. 201. Ces généalogies auraient
besoin d'être complétées par d'autres, mais celles qui existent sont
plus récentes et ont subi des remaniements. Mon but n'est pas
d'ailleurs de faire un travail sur les généalogies galloises, sujet dif-
ficile et des plus intéressants, mais de montrer qu'il existe au
milieu du chaos créé par Gaufrei de Monmouth et ceux qui l'ont
suivi, des points de repère solides. Je me borne à combler certai-
nes lacunes par les généalogies tirées du manuscrit du collège de
Jésus d'Oxford, n° 20, du xiv siècle, publiées par M. Egerton Phil-
limore (Y Cymmrodor, VIII, I, p. 83-90). Pour les personnages, les
lecteurs, à défaut de notes, se référeront à Tlndex. Chaque fois
que les Ann- Cambriae, celles qui vont jusqu'à l'année 954, men-
tionnent un des personnages des généalogies, je le constate en
note. Le texte auquel je me réfère est celui de M. Egerton Philli-
more (Y Cymmrodor, IX, I). Je n'ai recours que rarement aux dif-
férents Brut y Tywysogion (Chronique des princes) et aux Ann.
Cambriae qui partent de l'année 955. On trouvera ces généalogies
avec d'autres dans le travail considérable d'A. Anscombe, Indexes
to Welsh Genealogies {Archiv fur Celt. Lexicographie, I, p. 188,
513; II. 147).
(2) Ann. Cambriae, à l'année 950 : Higuel rex Brittonum moritur,
C'est Howel ou Hywel Dda. D'après le Brut y Tyicysogion, chro-
nique tirée du Livre Ronge de Hergest, et publiée par Pétrie
{Monum. hist, brit.), Owen ab Higuel meurt en 987.
(3) Catell, gallois moyen Cadell, fils de Rodri le Grand, devient
roi du Sud-Galles en 877, et meurt en 909 {Ann. Cambr.).
i
APPENDICE 327
map Rotri (1)
map Mermin et Etthil merch (fille) Cin-
nan (2)
map Rotri (3)
map lutguaul
(1) Rotri (Rhodri mawr ou Rhodri le Grand), roi de Galles, périt
en 877 dans une bataille contre les Saxons (Ann. Camhr.). Il était
fils de Mermin (Mervyn Vrych) et de Essylit. fille de Cinan Tin-
daethwy. Il avait épousé Angharad, fille de Meuric, roi de Cardigan.
Le texte des généalogies du ms. 20 du Collège de Jésus est altéré
en ce qui le concerne, ainsi que Mermin (n» XIX, XLII).
(2) Ethill, plus lard Essylit, était fille de Cynan dit Tindaethwy
{cymnijcd et château du cantrev de Rhosyr en Mon), roi de
Gwynedd. Du côté paternel, Mermin était fils de Gwryat ab Elidir,
et de la race de Coel (généalogie du ms. 20 du collège de Jésus,
n" XVII, XIX), et fils de Nest, fille de Cadell, roi de Powys. Il
ne faut pas le confondre avec Mermin. fils de Rodri le Grand,
dépossédé du royaume de Powj's par son frère Cadell, ni avec
Mervyn mawr ou le Grand, fils d'Anarawt G^^•alltgr^vn ab Tutwal
Tutclyt, Tutwal était, par sa fille Gelemion, grand-père d'Elidyr
ab Gwriat ab Mervyn ab Rodri Mawr (ibid., XIX). Mermin, mari
d'Etthill et père de Redri mawr, meurt en 844 (Ann. Cambr.). Sur
Ethill (Essjilt), v. J. Loth, Les noms de Tristan et Iseut (Revue
Celt., 1911, fasc. 4) ; Contrib. à l'étude des romans de la Table
ronde, Paris, 1912.
(3) Rotri map lutguaul (Rhodri ab Idwal), surnommé Molwynog
ou Maelwynog, meurt en 754 (Ann. Cambr.). Il était descendant
de Cunedda (généal. du ms. 20 du collège de Jésus, XXII). On
lui attribue les victoires de Heilin (Uehil dans les Ann. Camhr.),
en Cornouaillcs, do Garthmaelog, en Glamorgan, de Pencon, en
Sud-Galles, remportées sur les Saxons en 721 {Brut y Tyiv., ap.
Pétrie, Mon. hist. brit. ; cf. Ann. Cambr., h l'année 721). Hahil
doit être le Elhil du Domesday Book; ce serait d'après le Rév.
Taylor, auj. Ellenglaze [Ellynglas du temps d'Henri VIII), en Cu-
bert, près de Newquay.
328 LES MABINOGION
map Catgualart (1)
map Catgollaun (2)
map Gatman (3)
map lacob (4)
map Beli
map Run
map Mailcun (5)
map Catgolaun Lauhir (6)
map Eniaun Girt
map Guneda (7)
(1) Catgualart (CadAvaladr ou Cad-svaladyr) meurt en 682 {Ann.
Cambr).
(2) Catguolaun map Gatman (Cadwallawn ab Gadvan) périt en
631, d'après les Ann. Cambr., et, d'après Bède, en 635. Voy.
l'Index.
(3) Gatman (Gadvan), roi de Galles. Son épitaphe existe encore
dans l'église de Liangadwaladr, en Anglesey, près d'A.berffraw
(Voy. l'Index). Les caractères, d'après Hiibner (Inscr. brit. chr.),
dénotent une inscription du vi'-vii' siècle.
(4) lacob (lago) meurt en 613 (Ann. Cambr.),
(3) Mailcun (Maelgwn), le Maglocunos de Gildas, meurt de la
peste en 547 lAnn. Camhr). Les Ann. de, Tigernach mettent cette
peste en 550 ; voy. l'Index.
(6) Gatguolaun à la main longue. D'après les généalogies du
ms. 20 du collège de Jésus, Gatwallawn Llawliir et Einya-\v[n]
auraient été deux frères, fils de Didlet, roi des G\vyddyl Ffichti
(n° XXIII). Or ces généalogies font, au n° XXII, Gatwallawn fils
d'Einyawn Yrth (Eniaun Girt). Le copiste aura mal lu, sans doute.
Nos généalogies, n" III, font en effet, de Ginglas, un fils d'Eugein
(Owein) map Enniaun Girt map Guneda.
(7) Gunedag, d'après Nennius, serait venu en Galles, de Manau
Guotodin, cent quarante- six ans avant le règne de Mailcun, et
en aurait expulsé les Scots; voy. plus bas n" XXXII, et d'après
l'Index, les notes à Maelgwn, mort en 547.
APPENDICE 329
map /Etern
map Patern Pesrud (1)
map Tacit
map Cein
map Guorcein (2)
map Doli
map Guordoli
map Dumn
map Gijrdumn
map Amguoloyt
map Anguerit
map Oumun
map Dubun
map Brithguein
map Eugein
map Aballac
map Amalech, qui fuit Beli magni filius,
et Anna mater eius, quam dicunt esse
consobrinam Mariae virginis,matris do-
mini nostri lesu Christi (3)
(1) Pesrud, mieux Peisrud, ou Patern ;t la robe rouge. JohnRhys
y voit une allusion à la pourpre romaine (Celt. Brit., p. 118).
(2) Cein, Gusrcein ; Doli, Guor-doli, etc. L'analogie avec les
généalogies des rois Pietés de la dynastie des Brude est frap-
pante. Brude Pant, Br. Ur-pant; Br. Cint, Br. f/r-cm<, etc. (Skene,
Picts and Scots, pp. 5-8).
(3) Cette généalogie, en pai tant d'Anarawt, fils de Rhodri Mawr,
est reproduite dans Vllistoria de Gruffudd ab Cynan, avec quel-
ques erreurs (Myv. Arch., p. l'2i). La généalogie d'Owein ab
Hywel, donnée dans les Ancient laws, éd. d'Aneurin Owen, I, xv
est tirée de notre manuscrit.
330 LES MABINOGION
II
Ouein map Elen (1) mere (fille de) Loumarc,map
Himeyt
map Tancoystl mere (fille) Ouein (2)
map Margetiud (3)
map Teudos
map Regin
map Catgocaun
map Cathen
map Cloten (4)
map Nougoy
map Arthur
map Petr
map Cinear
map Guortepir (5)
map Aireol (6)
(1) Elen, fille de Loumarch (Llysvarch), femme de Higuel, et
mère d'Ouein, meurt en 943, d'après le Brut y Tyw., Myv. arch.,
p. 690. Loumarch, fils d'Hiemid, mieux Himeid =z Hyvaidd, meurt
en 903 (Ann Cambr.),
(2) Ouein ou Eugein, fils de Margetiud, meurt en 81) {Ann.
Cambr.).
(3) Margetiud '^Nlaredudd ou Meredydd), roi de Démet (Dyved),
meurt la même année qu'Ofïa, roi de Mercie en "96 {Ann. Cambr.).
(4) N» XV, Cloten est omis ; Gripiud, Teudos et Caten sont dits
fils de Nougoy.
(5) Généalogies du ms. 20 : Gwrdeher ; c'est le Vortiporios de
Gildas. La forme Guorlemir {Gwerthevyr) ne peut être identifiée
avec Guortepir = Gwrdeber.
(6) Forme galloise régulière d'Agricola
APPENDICE 331
map Triphun
map Clotri
map Cloitguin (1)
map Nimet
map Dimet
map Maxim Guletic (2)
map Protec
map Protector
map Ebiud
map Stater
map Pincr misser
map Constans
map Constantini magni
map Constantii et Helen Luitdauc (3) que
de Britannia exivit ad crucem Christi
querendam usque ad Jerusalem, et inde
attulit secum usque Constantinopolim,
et est ibi usque in hodiernum diem
III
Higuel map Caratauc
map Meriaun
map Rumaun
map Enniaun
(1) Ms. Gloitguin. La forme du moyen gallois Clydwyn =
Cloitguin ; cf. le nom de lieu armoricain Cletgiien, aujourd'hui
Cleden (Finistère). Clydwyn est donné comme fils de Brychan
Brycheiniog (généal. du ms. 20, n° II).
(2) Ms. Gulecic.
(3) Voy. l'Index.
332 LES MABINOGION
map Ytigoy
map Catgual Crisban
map Cangan
map Meic
map Cinglas (1)
map Eugein Dantguin (à la dent blanche)
map Enniaun Girt
map Cuneda
IV
ludgual map Tutagual
map Anaraut (2)
map Mermin (3)
map Run
map Neithon
map Senill
map Dinacat
map Tutagual
map Eidinet
map Anthun
map Maxim Guletic qui occidit Gratia-
num regem Romanorum
(1) C'est très probablement le Cunoglasos de YEpistoU de Gil-
das. Gildas ne nous dit pas où il régnait. Les lolo mss. le font roi
de Glamorgan et père de saint Cadoc (p. 171 . En tout cas, comme
il est fils d'Eugein ap Enniaun Girt, il est neveu de Cadwallavn
Llaw Hir, et cousin germain de Mailcun (Voy. n" I, note à Gat-
guolaun).
(2) Il s'agit d'Anarawt Gwalltgrwn .
(3) C'est Mermin le Grand ; voy. n» I, note 5.
APPENDICE 333
Run map Arthgal
map Dumnagual
map Ridercli
map Eugcin
map Dumnagual (1)
map Teudubr (2)
map Beli
map Elfin
map Eugein
map Beli
map Neithon
map Guidno (3)
map Dumnagual Hen (4)
map Cinuit
map Cerelic Guletic
map Cynloyp
map Cinhil
map Cluim
map Cursalem
map Fer
(1) Dumnagual (Dyvnwal) meurt en 760 {Ann. Cambr.).
(2) Ms. Teudebur. Teudubr (Tewdwr), fils de Beli, meurt en 750,
l'année de la victoire des Bretons sur les Pietés, à Mocetauc
{Ann. Garnir.).
(3) Ms. Guipno. Le signe anglo-saxon pour la spirante dentale
a été mal lu.
(4) Voy. plus bas, app. III.
334 LES MABINOGION
map Confer ipse est vero olilauc di mor
medon (1) venditus est
VI
Riderch Hen (2) map Tutagual
map Clinoch
map Dum[n]gual Hen
VII
Clinog Eitin (3) map Cinbelin
map Dumngual Hen
VIII
Urbgen (4) map Ginmarc
map Merchiaun
map Gurgust
[map Keneu]
map Goil Hen
(1) Le sens de ces mots gallois est incertain. Faut-il lire: Con-
fer ipse est vero o litau di mor medon ventus est (pour venit) ?
< Du Llydaw il vint à la mer du milieu? »
(2) D"aprèF Nennius (Pétrie, Mon.hisl. hrit., p. 75), Riderch Hen
/Rhydderchle Vieux), combat avec Urbgen, Guallauc et Morcant,
contre les Saxons, entre 5.65 et 593. C'est le même personnage que
Rhydderch Haal (Voy, plus haut, triade 16, n. 5).
(3) Probablement pour Clitnoy (Clydno Eiddin), suivant la re-
marque de M. Egerton Phillimore. Pour Ginbelin (Gynvelyn), cf.
triade 16, p. 221, 222.
(4)Uryen ab Cynvarch ; Voy. Index.
APPENDICE 335
IX
Guallauc map Laenauc
map Masguic Clop (1)
map Ceneu
map Coyl Hen
X
Morcant map Coledauc
map Morcant Bulc
map Cincar braul Bran Hen (frère de
Bran le vieux) (2)
map Dumng'Lial Moilmut
map Garbaniaun
map Coyl Hen Guotepauc (3)
map Tecmant (4)
map Teuhant
map Telpuil
map Vrban
(1) Clop, f^allois moderne Cloff, « le boiteux ». Voy. l'Index à
Gwallawc ab Lleenawc.
(2) Ms.: map Cincar braut map Bran Hen; Map est de trop de-
vant Bran. Les généal. du ms. 20 du collège do Jésus, n° XXXVII,
portent ; Morgant M. Cledawc, M. Morgant Mill, brawt Branud
Vreal.
(3) (juotcpauc (Godebog) étant l'épithète habituelle de Goel, le
map du ms. devant Giiolepauc doit être supprimé.
(4) Tecmant, gall, mojen Tegvan. Pour le nom, cf. Llan-degvsn
en Anglesey, et Lan-decvanl, en 1330, dans le Morbihan, au.j.
Landevant.
336 LES MABINOGION
map Grat
map lumetel
map Ritigirn
map Oadecant
map Ouligirn (1)
map Ebiud
map Eudos
map Eudelen
map Aballach
map Beli el Anna (2)
XI
Dunaut map Pappo (3)
map Ceneu
map Coyl Hen
XII
Guurci ha Peretur mepion Eleuther Cascord maur
(Guurci et Peretur, les fils d'Eleuther Cascord
maur) (4)
(1) Gallois moyen Eudeyrn; de même, Rhideyrn pour Ritigirn.
(2) Cette généalogie se retrouve dans la vie de saint Gadoc (Rees,
Lives of the Cambro-hrit. saints, p. 82) et, en grande partie, dans
l'Histoire de Gruff udd ah Cynan, Mais, dans ce dernier document,
le généalogiste, s'inspirant de Gaufrei, remonte à Brutus, Enée,
Adam. Les deux documents portent Rimetel {Hanes Gruff.: Rive-
del) au lieu de lumetel.
(3) Dunawd ab Pabo meurt en 595 {Ann. Cambr.).
(4) Ils meurent en 590 (Ann. Cambr.); gall. mod. Gwrgi, Peredur,
ElilTer Gorsarordd Vawr.
APPENDICE
337
map Letlum (1)
map Ceneu
map Coyl Hen
XIII
Tripliun map Regin (2)
map Morgetiud (3)
map Teudos
map Regin
XIV
Regin, ludon, Ouen, très filii Morgetiud sunt
XV
Gripiud (4), Teudos, Caten, très sunt filii Nougoy
et Sanant Elized filia illorum mater erat regis
Pouis (5)
(1) Il faut : map Guorgust Lellum(aui. Gwnvst) ; letlwm,k moi-
tié nu.
(2) Triphun, fils de Kegin (Reyn), meurt en 814 (Ann. Cambr.).
(3) Voy. n<= II.
(4) Gall. mod. Gruffudd ou Gryffydd.
(5) Il faut lire : et Sanant filia illius mater erat Elized, regis
Pouis. Elized (Elisse),à la mémoire duquel a été élevé le pilier de
Valle Crucis, était roi de Powys de 700 à 750; Sannan était sa mère.
Les généalogies du ms. 20 du collège de Jésus, n» VIII, ont une
autre version : Gruffud a Thewdos a Cathen meibyon y vrenhin
Powys o Sanan verch Elisse y mam. Ëlisse verch Newe Hen mab
Tewdwr. Si on adoptait cette version, il s'ensuivrait que Sannan
était fille de Neuue ab Tewdwr, et femme de Nougoy ab Arthur.
22 ■
338 LES MABINOGION
XVI
Run map Neithon
map Caten
map Caurtam (1)
map Serguan
map Letan
map Catleu
map Catel
map Decion
map Cinis Scaplaut
map Louhen
map Guidgen
map Caratauc
map Cinbelin
map Teuhant
map Constanlis
map Constantini magni
map Constantini
map Galerii
map Diocletiani qui persecutus est Chris-
tianos toto mundo. In tempore illius passi
sunt beati martires in Brittannia, Alba-
nus, Iulianus,Aron,cumaliiscompluribus
map Caroci
map Probi
map Titti
(1) Gall. mod. Cawrdav.
APPENDICE 339
map Auriliani
map Antun, du[cis?J et Cleopatre
map Valeriani
map Galli
map Decius Mus
map Philippus
map Gordianus
map Alaximus
map Alaxander
map Aurilianus
map Mapmau cannus (1)
map Antonius
map Severus
map Moebus
map Commodius
map Antonius
map Adiuuandus
map Traianus
map Nero sub quo passi suntbeati apostoli
domini nostri lesu Christi Petri et Pauli
map Domitianus
map Titus
map Vespasianus
map Claudius
map Tiberius sub quo passus et Dominus
noster lesus Christus, [map] Octavianus
(1) A lire prob. map Maucannus : Maiicanrij gall. moy. Mawgan,
est un nom bien connu.
340 LES MABINOGION
August! Cessaris. In tempore illius natus
est Dominas noster lesus Ghristus
XVII
Cuhelin (1) map Bleydiud
map Caratauc (2)
map louanaul
map Eiciaun
map Brochmail
map Ebiau[n]
map Popdelgu
map Popgen
map Isaac
map Ebiau
map Mouric
map Dinacat
map Ebiau
map Dunaut
map Cuneda (3)
(1) Ms. Cuhlem.
(2) Cf. nMlI.
(3) Voici cette généalogie d'après le ms. 20 du collège de Jésus,
n* XL : Bleidut, M. Gradawc, M. lewana^vl, M. Eigawn, M. Bro-
chuael, M. Eidan, M. Hoedle^v, M. Podgen Hen, M. Isaac,
M. Einyawn, M. Meuruc, M. Dingat, M. Einawn, M. Dunawt,
M. Cuneda Wledic. Il faut probablement corriger, dans notre
texte, Popdelgu en Pocîdelgii et Popgen en Podgen.
APPENDICE
XVIII
341
Ginan map Brochmail (1)
map lutnimet
map Egeniud
map Brocmail (2)
map Sualda
map ludris
map Gueinoth
map Glitnoth
map Guurgint (3) Barmb truch
map Catgu[a]Iart
map Meriaun
map Guneda
XIX
Galguallaun Liu map Guitcun
map Samuil Pennissel (4)
(1) Cinan (Cynan, fils de Brochvacl Ysgithrog) ; son fils Sclim
(Selyf) est tué à la bataille de Cairlegion (Chester), en 613 (Ann.
Ca.mbr.).
(2) Voy. l'Index. Il ne faut, pas le confondre avec Brochmail
Yscithrawc, père de Cinan. Les yVnn. Camhr. signalent, en 662,
la mort de Brocmail, peut-être Brocmail lils d'Ebiaun ; car, Selim
ab Ginan ayant été tué en 613, il est peu probable qu'il s'agisse
de Brocmail Yscithrauc. Les Ann. Camhr. du xin» siècle lui don'
nent seules ce surnom.
(3) Gall. mod. Gwrint Varvdrvch.Gaufrei l'a fait entrer dans ses
fabuleuses généalogies sous le nom de Givrgiunl harhtruc. Dans
la version galloise de Gaufrci, c'est Gwrgant varyf Twrch ou
Gwrganl à la barbe de porc.
(4) Voy. l'Index.
342 LES MABINOGION
map Pappo Post Priten
map Ceneu
map Coyl Hen
XX
[A]mor map Moriud (1)
map iEdan
map Mor
map Brechiaul
XXI
Meriaun map Loudogu
XXII
Selim map Cinan (2)
map Brocmayl
map Cincen
map Maucann
map Pascent
(1) Les généalogies du ms. 20 du Collège de Jésus, XLVI, don-
nent : Amor, M. Morith, M. Aidan, M. Mor, M, Brochvael,
M. Kuneda Wledic. Cet exemple, et bien d'autres, montrent
quelles libertés se sont permises les généalogistes du moyen âge
avec les généalogies authentiques qu'ils avaient sous les yeux.
Brochvael, en effet, ne figure pas parmi les enfants de Kuneda;
voy. n" XXXII.
(2) Voy. n» XVIII, notes.
APPENDICE 343
map Catlegirn
map Catel Durnluc (1)
XXIII
Esselis?map Gurhaiernn (2)
map Elbodgu
map Cinnin
map Millo
map Camuir
map Brittu
map Cattegirn
map Catell
XXIV
Selim map louab
map Guitgen
(1) C'est le Ketel Durnluc de Nennius qui, d'esclave du roi Benli,
devient chef et tige des rois de Powys; il avait donné l'hospitalité
à saint Germain, et avait été converti et baptisé par lui(/fisf, Brit.,
XXXI- XXXVI), Cattegirn est donné par Nennius, ainsi que Pas-
cent, comme fils de Gurtigern {ibid., LUI). Les généalogies du ms.
20 suivent Nennius, et font do Pascen et de Cattegirn {Cedehern
pour Cateyrn) des fils de Gwi'theyrn(n» XIV, XVI ; voy.la note à
Gwrtigern, triade 10). D'après Nennius. Cattegirn aurait tué Horsa
à Episford (Hist. Brit., XLVIH. La Chron. anglo-saxonne dit, en
effet, que Horsa périt à .E^els-Threp( Aylesford), dans une bataille
livrée par lui et son frère Hengisl au roi Wyrtgeorne(Wurtigern),
en 455 (Cf. Beda, Hist. Eccl. 13). La Chronique a probablement
confondu Cattegirn avec Wurtigern.
(2) Pour Lesselis? (Anscombo, Archiv. I, p, 203).
344 LES MABINOGION
map Bodug
map Carantmail (1)
map Cerennior
map Ermic
map Ecrin
XXV
[I]udnerth map Morgen
map Catgur
map Catmor
map Merguid.
map Moriutned.
map Morhen
map Morcant
map Botan
map Morgen
map Mormayl
map Glast, unum sunt Glastenic qui
venerunt que vocatur Loytcoyt (2).
XXVI
[G]uocaun (3) map Mouric (4)
map Dumnguallaun
(1) Ms., Carantinail. Serait-ce le Carantmael de Llywarch Hen?
(Four anc. books of Wales, II, p. 289).
(2) Voir plus haut, note à la triade 70.
(3) Gwocawn (Gwgawn), roi de Gereticiaun (Cardigan), est noyé
en 871 (Ann. Cambr,).
(4) Mouric (Meuric) périt dans une bataille contre les Saxons
en 849 {Ann. Catubr.).
o
APPENDICE 345
map Arthgen (1)
map Seissil
map Clitauc
map Artgloys
map Arthbodgu
map Bodgu
map Serguil
map lusay
map Ceretic
map Cuneda
XXVII
Cincen (2)
map Catel (3)
map Brocmayl
map Elized (4)
(1) Arthgen, roi de Cardigan, meurt en 807 {Ann. Camhr.).
(2) Cincenn (mal écrit Cinnen), roi de Powys, meurt à Rome
en 854 (Ann. Camhr.). Le Brul y Tyw. ajoute que Cyngen
(= Concenn) y périt de la main de ses gens, maison 850 (Myv,
arch., p. 687). Or, cette même année, d'après les Ann. Cambr., un
autre Cinnen est tué. Il a dû y avoir confusion entre deux per-
sonnages différents.
(3) Gatell, roi de PoAvys, meurt en SOS (Ann. Cambr.).
(4) Ms., Elilet. Elized a été roi de Powys entre 700 et 750. On
a retrouvé à un quart de mille de l'abbaye de Valle Crucis, à une
demi-heure de marche de la station de Llangollen, la colonne fu-
néraire élevée à la mémoire d'Elized par son petit-fils Concenn
(Cincenn) : « Concenn lilius Gattcli, Catteli lilius Brohcmail, Broli-
mail filiuff Eliseg (mal lu pour Elizet = Elissedd), Eliset filius
Guoillauc. Goncerfn itaque pronepos Eliset edilîcavit hune lapidem
346 LES MABINOGION
map Guilauc
map Eli
map Eliud
map Cincen
map Brocmail
map Cinan (1)
map Maucant
map Pascent
map Cattegir[n]
map Selemiaun
XXVIII
[IJudhail (2) map Atroys
map Fernmail (3)
map ludhail
map Morcant (4)
proavo suo Eliset ipse est Eliset qui necr... at hereditatem Povos
(leg. Povois), etc. » Le reste est malheureusement très altéré
(Hiibner, Inscript. Brist. Christ., n" 160). Il n'y a pas de généalogie
mieux établie que celle des rois de Powys. Sur les formes de ce
nom d'Elized, v. J. Lolh. Les noms de Tristan et Iseut, Revue
celt., 1911, fasc. 4.
(1) Il faut lire : map Cinan map Brocmail map Gincen. Voyez,
pour Cinan, le n° XVUI. Cinan est donné, n" XXII, comme père
de Brocmail et fils de Maucann.
(2) Les Ann. Camhriae, à Tannee 843, mentionnent le meurtre
d'un ludhail par les hommes de Broconiauc (Brycheiniog).
(3) Fernmail, fils de ludhail, meurt en 775 (Ann. Cambriae).
(4) Peut être le Morcant dont les Ann. Cambr. mentionnent la
mort à la deuxième bataille de Badon, en 665 (bataille de Bedan- ou
Biedan-heafod, d'après la Chron. anglo-saxonne, en 675, suppose
M. Egerton Phillimore;.
APPENDICE
347
map Atroys
map Teudubric (1)
XXIX
[B]rocmail map Mouric
map Artmail
map Ris
map ludhail
map Morcant
XXX
Maun, Artan, louab, Meic, filii Grippi[ud] filii
Elized (2)
XXXI
[EJlized, loab, /Edan, filii Cincen (3), filii Broc-
mail, filii Elized
(1) D'après les généalogies desroisde Glamorgan, des lolo mss.,
p. 3, il faut suppléer entre Atroys et Teudubric, map Mouric.
(2) Il faut suppléer, après Grippi[ud] : filii Cincen, filii Gatell
filii Brocmail, ou peut-être : fratris Elized. On lit dans les Ann.
Cambr., à l'année 814 : « Et Griphiud filius Cincen dolosa dispen-
satione a fratre suo Elized post intervallum duorum mensium
interficitur. »
(3) Après Cincen, suppléez filii Catell. Gripiud (Gryffydd) est
omis parmi les fils de Cincen.
348 LES MABINOGION
XXXII
[H]ec sunt nomina filiorum Cuneda quorum nu-
merus erat IX : Typipaun, primogenitus, qui
mortuus est in regione que vocatur Manau
Guotodin et non venit hue com pâtre suo et
cum fratribus suis pre[dictis] : Meriaun (1),
fîlius ejus divisit possessiones inter fratres
suos. II Osmail ; III Rumaun ; IV Dunaut ;
V Ceretic ; VI Abloyc; VII Enniaun Girt;
VllI Docmail ; IX Etern (2)
XXIII
Hic est terminus eorum a flumine quod vocatur
Dubrduiu (3) usque ad aliud flumen Tebi (4) ;
et tenuerunt plurimas regiones in occidentali
plaga Brittannise.
(1) C'est de Meriaun que tire son nom le comté de Merioneth,
en gallois, Meirionydd ; de même, Ceretic a donné son nom à
Ceredigion, en anglais, Cardigan.
(2) Cf. Nennius, Genealog, ap. Pétrie, Mon. Hist. Brit., p. 75:
voy. Index à Cunedda et Maelgwn.
(3) La Dee. Dubr-duiu est composé de duhr, eau, gall, moderne,
dwvr, armor., dour, et de Dwiw = Deiva,
(4) Tebi ou Teibi, la Teivi, en Cardigan. D'après d'autres docu-
ments (Rees, Lives of the Camhro-Brit. saints, p. 101), la limite
sud serait la rivière de Gaoun, gall, moy., Givaun, qui se jette
dans la mer à Abergwaun ou Fishguard, en Pembrokeshire. Cf.,
sur l'établissement des fils de Cunedda, généalog. du ms. 20 du
collège de Jésus, n° VII.
Ill
EXTRACTION DES HOMMES DU NORD (1).
I. Uryen ab (2) Kynvarch ab Meirchiawn ab
Gorwst Ledhvm ab Keneii ab Coel.
II. Llywarcli Hen ab Elidyr Lydanwyn ab Meir-
chawn ab Gorwst Ledlwm ab Keneu ab Coel.
III. Clydno Eiddin, Kynan Genhir (3), Kynvelyn
Drwsgyl, Kadrawt Calchvynydd, fils de Kynnwyt
Kynnwydyon ab Kynvelyn ab Arthwys ab Mar ab
Keneu ab Coel.
IV. Dunawt, Kerwyd, Sawyl Penuchel, fils de
Pabo Post Prydein ab Arthwys ab Mar ab Keneu
ab Coel.
V. Gwrgi et Peredur, fils d'Eliffer Gosgorddvawr
ab Arthwys ab Keneu ab Coel.
VI. Gwenddoleu, Nudd, Cov, fils de Keidyaw
ab Arthwys ab Mar ab Keneu ab Coel.
Les trois cents épées de clan de Kynvarch, les
trois cents boucliers du clan de Kynnwyd, les trois
(1) Je traduis, d'après le texte édité par Skene avec traduction,
en appendice à ses Four ancient books of Wales, II, p. 454-457. Le
manuscrit de Hengwrt 536, d'où le texte est extrait, est du
XIV* siècle. Pour ces noms, voir l'Index.
(2) J'emploie la forme abrégée ai au lieu de uaft ou mab du texte.
(3) Ganhir est prob. une forme altérée.
350 LES MABINOGION
cents lances du clan de Goel (1), à quelque affaire
qu'ils allassent unis, il réussissaient toujours.
VII. Rydderch Haelab Tutwal Tutclyt ab Dyvyn-
wal Hen.
VIII. Mordav ab Serwan ab Kedic ab Dyvynwal
Hen.
IX. Elffîn ab Gwyddno ab Cawrdav ab Garmo-
nyawn ab Dyvynwal Hen.
X. Gavran ab Aeddan Vradawc ab Dyvynwal
Hen ab Idnyvet ab Maxen Wledic, empereur de
Rome.
XI. Elidyr Mwynvawr ab Gorwst Priodawr ab
Dyvynwal Hen.
XII. Huallu ab Tutvwlch Corneu (2), prince de
Kernyw, et Dywana, fille d'Amlawd Wledic, sa
mère.
(1) Da pays de Coel serait plus exact. John Rhys suppose, avec
apparence de raison, que le pays de Goel est le pays de Kyle,
dans le comté actuel d'Ayr iCell. Brii., p. 118).
(2) Corneu est une forme vieille-galloise et vieille-comique de
Kernyw, Gornouaille anglaise et aussi Gornouaille bretonne.
IV
Division du pays de galles en cantrevs et en cym-
mwds DU temps de llyvvelyn ab grufudd, der-
nier ROI des gallois, qui régna de 1246 envi-
ron A 282 (1).
Voici comment furent mesurés et délimités les
canlrevs et cymwds de tout Cymru, du temps de
Llywelyn ab Gruffudd, le dernier souverain des
(1) Myv.arch., 2" éd., p. 735. C'est un extrait du Livre Rouge de
Hergest, à en juger par la remarque finale ; mais il est évident
que le manuscrit n'a pas toujours été bien lu, ni l'orthographe de
l'original respectée. On trouve à la suite de ce texte, dans la Myv.
arch., une autre version de la division du pays de Galles en can-
Irevs et cymmwds. E\le \ient d'être reproduite dans le Cymmrodor
(IX, II, p. 325), par M. Gwenogfryn Evans, sans que Gw. Evans
mentionne l'identité de cette version avec celle de la Myv. arch.,
d'après le ms. 34 de Hongwrt, Ce manuscrit, dit Gw . Evans, est
connu sous le nom de Kwtta Kyvarwydd et est supposé avoir été
écrit, pour la plus grande partie, par Gwilym Tew, de Glamorgan,
qui florissait vers le milieu du xv" siècle. Quoi qu'il en soit, le
texte gallois sur Glamorgan qui précède la version de Gw. Evans,
paraît dans la Myv. arch., sous une forme beaucoup plus archaï-
que : c'est à peu près l'ortliographe du Livre IVoir de Carmarthen.
Le texte gallois est identique à la version du Liber Landavensis,
p. 512 (l'original a la prétention d'avoir été rédigé du temps du roi
Edgar). L'auteur du ms. Kiolla Cyvarwydd o Vorgnnwc, ou His-
toire abrégée de Glamorgan, était Meuric, trésorier de Llandaf
35^ LES MABINOGION
Gymry. Il y avait trois sièges royaux (mot à mot,
trois diadèmes) en Cymru ; Tun à AberJTraw, en
Mon ; un second à Dinevwr, dans le Sud-Galles ;
le troisième, à Mathraval, en Powys. A Aberffraw
étaient rattachés les quinze cantrevs de Gwynedd,
c'est-à-dire :
LES CANTREVS DE GWYNEDD ET SES CYMWDS.
MON.
Cantreu d' Aberffraw
cymmœds de ; Llivon (1).
Malldraeth (2).
(lolo mss., p. 222). Meuric ou Meyrig mourut vers 1290. Le gallois
de la division du pays de Galles, soi-disant tirée dcKivtia Kyvar-
wydd, présente, dans la Myv. arch., un aspect beaucoup plus mo-
derne que celui de la division du Glamorgan, qui, probablement,
appartenait seule à l'œuvre primitive de Meuric ; cette rédaction
est très défectueuse. J'en ai cependant tiré parti pour rectifier
certains noms. On trouve, pour le texte que je reproduis ici, des
variantes, de source inconnue, dans la Myv. arch. Tous ces textes
auraient besoin d'être revus sur les originaux, avant de pouvoir
servir de base à des études critiques.
(1) Kivtta Kyvarwydd du Cymmrodor; Lliwan : cantrevs d'Aberf-
fraw : Is Lliwan, Uwch Lliwan.
(2) Je rétablis ici, d'après d'autres textes, le cantrev de Cemmaes
(cf. Powel, History of Wales, VII). Giraldus Gamb. attribue trois
canlrevs à Mon {Itiner. Kainhr., II, 7).
APPENDICE 353
[Canlreu de] Cemmaes.
cymmwds de : Talcbolion.
Y Twr Celyn.
Cantrev de Rhosyr.
cymmwds de : Tindaethwy.
Menai.
CAER YN ARVON.
Canlreu d'Aber.
cymmwds de : Y Llechwedd uchav (1).
Y Llechwedd isav.
Nant Conwy.
Cantrev d'Arvon.
cymmwds de : Arvon.
Uwch Gwyrvai.
~ Is Gwyrvai.
Cantrev de Dunodig.
cymmwds de : Ardudwy.
Eivionydd.
(1) Pour Arllechivedd Uchav, Arllechwedd /sa/". Uchav est le su-
perlatif de uch ou uwch, plus haut que, et isai', le superlatif de is^
plus bas que.
II 23
354 LES MABIiNOGION
Cant rev de Lleyn.
cymmwds de : Maen (1).
Dinllaen (2).
Gaelogion (3).
MEIRIONYDD.
Cant rev de Meirion.
cymmwds de : Tal y boni.
Pennal.
Ystumanner.
Cantrev d'Arwystli.
cymmwds de : Uwch Coet.
Is Coet.
Gwerthrenion (4)<
Cantrev de Penllyn.
cymmwds des : Uwch Melocli.
Is Meloch.
Mignaint (5).
(1) Ou, en un seul mot, Cymydina,en,
(2) Var. Vinllaen et Tinllaen.
(3) La forme la plus exacie serait peut-être Canologion. On
trouve aussi Gavalogion.
(4) Ms. Gwarareinion, var. Gwerthrenion.
V (5) On trouve aussi Michaint (Powel, Hist, of Wales, p. ix) ou
Mychein (Y Cymmrodor, IX, II, p. 327).
APPENDICE 355
Y BERVEDDWLAD (1).
Cantrev d'Ystrad (2).
cymmwds de : Uwch Aled .
Is Aled.
Cantrev de Rhuvonog.
cymmwds de : Hiraethog.
Cevnmeirch (3).
Cantrev de Rhos.
cymmwds de: Uwch Dulas.
Is Dulas.
Y Creuddyn.
Cantrev de Dyfryn Clwyd (4).
cymmwds de ; Y Golygion (5).
Llannerch.
Rhuthyn.
(1) Le pays du milieu, la quatrième partie de Gwynedd.
(2) Ystrad, vallée. Powel met sous Rhuvonieg ce que le texte
attribue à Ystrad, et réciproquement. Le Kwita Kyvar. du Cymm-
rodor est ici d'accord avec notre texte.
(3) Il existe un Keiiimergli en Cornwall, et deux autres (auj.
Quimerch) en Armorique.
(4) La vallée de la Chvyd.
(5) Var. Coleion, Coelogion; Coleyan {Y Cymmrodor, IX, II,
p. 327).
356 LES MABINOGION
Cant rev de Tegeingyl.
cymmwds de : Cwnsallt (1).
Prystatyn.
Rhuddlan.
On trouve ainsi dans ce royaume (d'Aberffraw),
quinze canîrevs et vingt-trois cymmwds.
A Mathraval, on rattache les canîrevs et cymmwds
qui suivent:
COURONNE DE MATHRAVAL (POWYS).
POWYS VADAWC.
Canirev de Barwn.
cymmwds de : Dinraael.
Edeyrnion.
Glyn Dyvrdwy.
Canirev de Y Rhiw.
cymmwds de : lal.
Ystrad Alun.
Yr Hob.
Cantrev de Uwch Nant,
cymmwds de : Merford.
Maelor Gymraeg (2).
Maelor Saesneg.
(1) Var. Cwnsyllt.
(2) En anglais, « Bromfîeld ».
APPENDICE 357
Canirev de Trevred.
cymmwds de: Groesvain.
Trev y Waun (1).
Croes Oswallt (2).
Canirev de Hhaiadyr.
cymmwds de : Mochnant Is Rhaiadyr.
Cynllaith.
Nantheudwy.
Autrefois on mettait aussi en Powys Vadawg
Trevwen (Trev y Waun?) ; et on doit le faire encore.
POWYS WENWYNWYN
Cantreu de Y Viirnwy.
cymmwds de : Mochnant Uwch Riiaiadyr.
Mechein Is Coed.
Llanerch Hudol.
Canirev d'Ystrad (3).
cymmwds de : Deuddwr.
Gorddwr Isaf.
Ystrad Marchell.
(1) En anglais, « Chirkc » ; var. Tref Ywein (Y Cymmrodor, IX,
II, p. 327) ; Trev Wen.
(2) En anglais, « Oswestry ».
(3) Var. Ystlys ; Powel, Uist. of Wales, XII, Ysllic.
358 LES MABINOGION
Cantreu de Llyswynav
cymmwds de : Caer Einion.
Mechain Uwch Coed.
Cantrev de Cedewain (1).
cymmwds de: Cynan.
Cyveiliog.
Mawddwy.
RHWNG GWY A HAVREN !
(entre la wye et la Severn)
Cantrev de Maelienydd,
cymmwds de : Ceri.
Swydd Grev (2).
Rhiwllallt (3).
Glyn leitlion (4).
(1) Var. cantrev Cynan. Cymm. : Cyveiliawg, Mawddwy. Powel
met sous le canlrev de Cedewain, les cymmwds de Conan et de
Havren (Severn), et, sous le cantrev de Conan, Cyveiliog et Maw-
ddwy. Au lieu de cymv)d Cynan, on trouve aussi Uwch Hanes,
Is Hanes.
(2) Var. Vuddugre, Swydd Ddygre; mieux Swydd Vnddngre (Y
Cymmrodor, IX, II, p. 328).
(3) Powel, Hist.; XUl; Swddygre Rhiwalallt.
(4) Powel, ibid. Glyn Erthon.
APPENDICE 3S9
Canîrev d'Elvael.
cymmwds de : Uwch Mynydd.
Is Mynydd.
Llech Ddyvnog.
Cantrev y Clawdd,
cymmwds de : Teveidiat.
Swydd Dineithon (1).
Penallt (2).
Canlrev de Buelll
cymmwds de : Swydd y Van (3)
Cantreo de Swydd Drevlys (4)
cymmwds de : Is Irwon
On a trouvé ainsi, dans ce royaume, quatorze
cantrevs, et dans ces canlrevs, il y a quarante
cymwds.
(1) Var. Swyddinogion; Swydd Duneithon sous Maelienydd, Y
Cymmrodor, IX, II, p. 328; ici: Sioydd Inogen.
(2) Var. Penwellt ( Y Cymmrodor. ibid.).
(3) Y Cymmrodor., IX, II, p. 329 : Swydd Dman, ; Powel, HJtt.,
XIII, Swydd y Vam.
(i) Y Cymmrodor, ibid. : Swydd Drevlys et Is Irwon sont ran-
gés sous Buellt.
360 les mabinogion
[pays dépendants de DINEVWR.]
A LA COURONNE DE DINEVWR ON RATTACHA CES CANTREVS '.
CERKDIGIAWN
(Cardigan).
Cantrev de Penwedig
cymmwds de : Geneu y Glyn
Pervedd (1)
Creuddyn
Cantrev de Canawl (2)
cymmwds de : Mevenydd
Anhunawg
Penardd
Cantrev de Caslell
cymmwds de : Caerwedros (3)
Cantrev de Hirwen (4)
cymmwds de : Gwinionydd
Is Coed
(1) Pervedd, « milieu, centre ».
(2) Canaioi, « milieu ».
(3) 11 faut probablement ajouter le cymmicd de Mabwynion
(Powel, Hist., XVIII; cf. Y Cymmrodor, IX, II, 329}.
(4) Var. Seirwen.
APPENDICE 361
CAERFYRDDIN
(Carmarthen)
Cant rev de Miniog
cymmwds de : Ilirvryii
Pervedd
Is Cynnen
Cantrev d'Eginog (1)
cymmwds de : Gwyr
Cydweli
Carnwyllon (2)
Cantrev Bi/chan (3)
cymmwds de : Mallaen
Caeo
Maenor Deilo
Cantrev Mawr (4).
cymmwds de : Certhiniog (5) {ou Cethinog).
Mab Elvyw.
Mab Uchtryd.
Widigada.
(1) Var. Y Geiniog.
(2) Y Cymmrodor, IX, II, p. 329 : Carnwyllan.
(3) Bychan « petit ».
(4) Mawr, « grand ».
{b) Certhiniog est prév. à lire Ceilliinog ou Ceithiniog.
362 LES MABINOGION
BRECHEINIOG
(Breconshire).
Cantrev de Selyv.
cymmwds de : Selyv.
Trahaiarn (i).
Canawl.
Talgarth.
Ystrad Yw Uchaf.
Eglwys lail (2).
Cantrev Mawr.
cymmwds de : Tir Rawlt.
Lliwel (3).
MORGANWG.
(Glamorgan).
Cantrev de Gorwenydd (4).
cymmwds de : Rhwng Nedd ac Avan (5).
Tir yr Hwndrwd.
(1) Var. Tirhaiarn.
(2) Var. Ystrad Yw isav.
(3j Plutôt Crugr Hywel (var. Myo. arch. ; y Cymmrodor, IX, II,
p. 330).
(4) Je rétablis Gorwenydd, d'après le Livre de Llandav et d'au-
tres textes. Var. de la Myv. arch. : Gronedd, Cronarth; Y Cymmro-
dor, IX, II, p. 331 : Gorenyth.
(5) Entre A' ec/d et Avan (ou Avyn).
I
APPENDICE 363
Tir yr larll.
Glyn Ogwr.
Canlrcv de Pennychen (1).
cymmwds de : Y Van (2).
Maenor Rhuthyn.
Meisgyn.
Glyn Rhoddni.
Cantrev Brenhinawl {3).
cymmwds de : Cibwr.
Seinghenydd,
Uwch Cayach.
Is Cayach.
Cantrev de Gwaunllwg (4).
cymmwds de : Yr Haidd.
Canawl.
Eithav.
Edelygion (5).
Y Mynydd.
(1) D'après le Liber Land. ; Myv. arch. : Pen y Nen.
(2) y Cymmrodor, IX, II, p. 331 : Tal y Vann.
(3) Brenhinaivl, « royal ».
(4) Y Cymmrodor, IX, II, p. 331 : Gwenllywc.
(5) Le Liber Land, fait un cantrev de Gwaunllwc et Edelygion;
y Cymmrodor sépare le Kymwt Eilhav de Edlygyon;Eilhav signi-
fie extrême, à l'extrémité.
364
LES MABINOGION
GWENT.
Cantrev de Gwenl Uwch Coed.
cymmwds de : Mynwy (1).
Is Coed.
Llevenydd.
Trev y Grug.
Cantrev de Is Coed,
cymmwds de : Bryn Buga.
Y Teirtrev.
Uwchcoed.
Erging (2).
Bach (3).
Cantrev C oc h ion :
Ce cantrev est le septième cantrev de Morganwg,
et on l'a étendu de Mynwy au pont de Caer Loyw
(Gloucester) ; on Tappelle aussi cantrev Coch gn g
Ddena (forêt de Dean), jusqu'à Gloucester (4).
(1) Var. Y Mynydd.
(2) Var. Erging et Ewyas.
(3) Bach, € petit ». N'est pas donné dans le Cymmrodor.
(4) Avec les quatre de Morg:anwg, cela fait sept cantrevs. Il est
donc difficile de tirer aucune conclusion irréfutable pour la date de
la composition des Mabinogion, du fait que dans le Mahinogi de
Math sept can^rei's sont attribués à Morgan-^vg {Mah , I, p. 174),
Voici, d'après le texte gallois de la Myv. arch., p. 739, la liste des
APPENDICE 365
DYVED.
Canlrev d'Emlyn.
cgmmwds de ; Uwch Cuch.
Is Cuch.
Elvet(l).
Canlrev d'Arberlh.
cymmwds de : Penrhyn ar Elyas (2).
Escyrogeu (3).
Talacharn.
Canlrev de Daiigleddyv.
cgmmwds de : Amgoed.
Pennant.
Y Velvre (4).
Canlrev de Y Coed.
cgmmwds de: Llanhuadain (.5).
Castell Gwis.
*
sept canlrevs : G. Bichan, G. Gwir et Cedweli, G. Gorwonit (= Gor-
icynydd), C. Penuchen, G. GAvaenlhvc et Edeligion, G. Gwent-is-
Coed, G. Gwent-uch-coed, Estrad Ew et Euas.
(1) La Myv. donne Evelythyr, mais, en variante, Elvet, Llefe-
thyr ; Y Cymmrodor, IX, II, p. 330 : Elvet.
(2) Texte : ar Elan; Y Cymmrodor, IX, II. p. 330 : Penryn a
derlis.
(3) Var. Esterolef.
(4) Var. Evelure.
(5) y Cymmrodor, IX, II, p. 330 : Llanehadein.
306 LES MABINOGION
Canlrev de Penvro (Pembroke),
cymmwds de; Y Goed (1).
Canlrev de Rhos.
cymmwds de : Hwlfordd.
Castell Gwalchmai (2).
Y Garn.
Canlrev de Pebidiog.
cymmwds de: Mynyw.
Pencaer (3).
Canlrev de Cemmaes (4).
cymmwds de : Uwch Nyver.
Is Nyver.
Trevdraeih.
On trouva ainsi, dépendant de cette couronne
(Dinevvvr), wingi-sixlcanlrevs ; dans ces canlrevs, il
y a quatre-vingt-six et/ /^imwûfs. Ainsi se terminent les
noms et les divisions des cymmwds et des canlrevs
dans tout Cymru. C'est ce qu'on trouve dans le
Livre Rouge à Hergest.
(1) Ibid. : Coelh Raath {Myv. var. Coed yr Hav) ; Maenawr Bir,
(2) En anglais : Walwyn's Castle.
(3) Ibid, plus le cymwd de Pebidyawc,
(4) Le Cymmrodor metCemmaes ou Kemeis en dehors de D3^ved;
Girald. Gambr. n'attribue, en effet, que sept canlrevs à Dyved ;
voyez, plus bas, Division du pays de Galles en Irais parlies.
APPENDICE 307
DE LA DIVISION DU PAYS DE GALLES EN TROIS PARTIES
(Giraldus Gambrensis, Descriptio Kambriae, I, II,
édition Dimock, Londres, 18G8).
Divisa est antiquitus Wallia totalis in très partes
tanquam aequales ; plusequivalentiae tamcn, quam
justae quantitatis et proportionis habita considcra-
tione : Venedotiam (Gwynedd) scilicet, quae nunc
Nortwallia, id est, Borealis Wallia dicitur;Sud\val-
liam, id est, Australem Walliam, quae Kambrice
Deheiibarlh, id est, Dextrcdis pars dicitur ; ciijus
eliam portio seplem cantaredis est conserta Demetia ;
et Powisiam, quasi mediam et orientalem.
Divisionis autem hujus haec causa suberat.
Rothericus magnus, qui Britannice Rotheri (Rotri)
Maur dicebatur, totique Walliae praesidebat, très
fîlios habuerat, Mervinum, Anaraut et Cadelh. Ili
ires totam inter se Walliam diviserunt. Mervino
cessit Nortwallia, Anaraut Powisia, Gadelh vero,
cum populi totius et fratrum benedictione Sudwal-
lia. Ipsanimirum, quanquam quantitate longe major,
propter nobiles tanien qui Kambrice Hucheihver
{Uchelœijr) quasi superiores viri vocantur quibus
abundabat, qui et dominis rebelles esse solebant,
dominumque ferre delrectabant, deterior videbatur.
Cadelh autem, praemortuisl'ratribus, totius Walliae
demum monarchiam obtinuit ; et successores sui
similiter, usque ad Theodorum. Descendentes cnim
368 LES MABINOGION
a Theodoro tantum Sudwalliam obtinuerunt, sicut
et pater eorum : hi scilicet, Resus filius Theodori,
Griphinus (Gryffydd) fîlius Resi, et Resus (1) filius
Griphini qui hodie praeest.
DIVISION DU PAYS DE GALLES EN CANTREVS
{Ibid., cap. IV).
ContinetautemSudwalliaCantaredos(Cantredos)
viginti novem, Norwallia duodecim, Powisia sex :
quorum tamen hodie très ab Anglis et Francis
occupati sunt. Terra namque, quae Slopesburia
dicitur, olim pars Powisiae fuerat. Unde et locus,
ubi nunc castrum Slopesburiae (Shrewsbury) situm
est, olim Penguern, id est Caput alneli vocabatur.
Très etenim fuerant Walliae totius curiae prin-
cipales, Dynevur in Sudwallia, modernis diebus,
antiquitus enim apud Urbem Legionum (Caerlleon)
erat ; Aberffraw in Nordwallia ; Penguern in Powisia.
Est itaque numerus omnium Gantaredorum totius
Walliae quinquaginta quatuor. Cantaredus autem,
id est Cantref, a cant quod est centum, et tref^
villa, composito vocabulo, tam Britannica quam
Hybernica lingua dicitur tanta terrae portio, quanta
centum villas continere solet.
Sunt autem in Wallia sedes cathédrales quatuor.
In Sudwallia Menevensis, super Hybernicum mare;
(1) Rhys ab Gryffydd mourut en 1197.
APPENDICE 369
David archiepiscopo patrocinantc. Ilacc antiquitus
metropolitana fucrat et cantaredos continebat vi-
ginti quatuor, cuin tamen viginti tribus contenta
sit. filrgcngel etenim, quae et anglice Urchencfeld
(Archcnfcld) dicitur, intra diocesim Menevensem
olim aliquando, intra Landavensem quoque quan-
doque fuisse perhibetur. Habuerat autem sedes
Menevensis archiepiscopos successive viginti très .
sublato vero pallio, episcopos usque in hodiernum
diem viginti quatuor. Quorum noniina et ordinem
causamque pallii sublati, si scire volueris, nostrum
Itinerarium quaeras.
In eadem quoque australi Wallia sedes Landa-
vensis, super mare Sabrinum, juxta nobile castrum
de Kairdiff (Cardiff) ; praesule Teliao praesidente;
quinque continens cantaredos et quartam partem
unius, scilicet Seirhenith.
In Nortwallia, inter Moniam et Montes Ereri
sedes Bangorensis, Danielis abbatispatrociniogau-
dens, cantaredos continens civiter novem.
In eadem, paupercula cathedra Lanelvensis (Lla-
nelwy) ; cuietPowisiasubest, Asaph episcopoprae-
sidente; cantaredos continens quasi sex.
24
ANNALES CAMBRIAE
Je reproduis le texte donné par M. Egerton Phil-
limore, d'après le ms. Harl. 3859, dans le Cymmro-
dor, IX, I, p. 152-169. Pétrie a eu le tort de mêler
le texte du ms. Harl. à celui de deux autres manus-
crits beaucoup plus récents et d'une assez mince
valeur. La dernière date que l'on trouve dans les
Annales du ms. Harl. est 977, mais le dernier évé-
nement mentionné est la mort de Hywell Dda, en
954. Si on réfléchit, d'un autre côté, que l'annaliste,
qui paraît bien avoir été le compilateur des Généa-
logies, et, par conséquent, un partisan de la famille
de Hywel,ne mentionne pas la bataille de Llanrvvst,
livrée, en 955, par les enfants d'Idwal Voel à ceux
de Hywel, on est amené à conclure, avec M. Eger-
ton Phillimore, que les Annales ont dû être termi-
nées entre 954 et 955, et n'ont jamais été retou-
chées depuis {Y Cymmrodor, IX, I, p. 144) (1).
(Ij Mon intention n'est pas de faire ici une étude sur les Anna-
APPENDICE 371
[A] mundi principio usque ad Gonstantinum et
Rufuin, quinque milia sexcenti quinquaginta octo
anni reperiuntur. Item a duobus geminis Rufo et
Rubelio usque in Stilichonem (1) consulem, CGC
septuaginta très anni. Item a Stilichone usque ad
Valentinianum lilium Placide et regnum Guortiii-
girni, viginti octo anni. Et a regno Guorthigirni
usque ad discordiam Guitolini et Ambrosii, anni
sunt duodecim, quod est Giioloppiim, id est, Cal-
guoloph (2). Guortliigirnus autem tenuit imperium
in Britannia, Theodorio et Valentiniano consulibus,
et in quarto anno regni sui Saxones ad Brittanniam
venerunt, Felice et Tauro consulibus, quadringen-
tesimo anno ab Incarnatione domini nostri lesu
Ghristi.
[A]b anno quo Saxones venerunt in Brittanniam
et a Guortigirno suscepti sunt, usque ad Decium
et Valerianum, anni sunt sexaginta novem (3).
les Cambriae, mais de mettre sous les yeux du lecteur un docu-
ment que j'ai souvent cité, particulièrement dans mon commen-
taire des triades et des généalogies. Je prie donc le lecteur de se
référer à l'Index général pour les personnages figurant à un titre
quelconque dans les Mabinoyion ou les autres documents figurant
à l'appendice. Les rapprochements avec les Annales de Tigernach
ou d'UUon, avec BèJe et Nennias, sont empruntés à Pétrie, Mon.
hist, hril.
(1) Ms. Stillitionem.
(2) Combat de Guoloph.
(3) Cf. Nennius, apiid Pétrie, 3/on. hisl. hrit., p. 76-77, J'em-
prunte les dates à Pétrie,
372 LES MABINOGION
453 Pasca commutatur super diem dominicum
cum (1) papa Leone, episcopo Romae (2).
454 Brigida saiicta nascitur (3).
457 Sanctus Patricius ad Dominum migTatur(4).
468 Ouies Benigni episcopi (5).
501 Episcopus Ebur pausat in Christo anno CCCI
etatis suae (6).
516 Bellum Badonis in quo Arthur portavit cru-
cem domininostri lesu Christi, tribus diebus
et tribus noctibus, in humeros suos, et Brit-
tones victores fuerunt.
521 Sanctus Columcille nascitur (7). Quies sanctae
Brigidae (8).
537 Gueith Camlann (bataille de Camlann) in qua
Arthur et Medraut corruerunt ; et mortalitag
in Brittannia et in Hibernia fuit (9).
544 Dormitatio Ciarani (10).
547 Mortalitas magna (11) in qua pausat Mailcun
(= Maelgwn) rex Guenedotae (Gwynedd).
(1) Cum pour par est un britlonisme ; tous les Brittons emploient
la proposition cant (gant, gan, « avec »), dans le sens de par.
(2) V. Baronius, H, 453 ; Labbe, Concil., v. 1335.
(3) 453, d'après les Annales Ullonienses.
(4) Ann. VU : « Quies senis Palricii ».
(5) « Armachanus post Patricium episcopum » {Ann. VU.),
(6) Meurt en 503, âgé de 303 ans, d'après Tigernachi Annales.
(7) Ann. 520. Tigern.
(8) Ann. 523. Tigern.
(9) Cf. Tigern. à Tan 541.
(10) Abbas Gluan mac Nois. Tigern., ann. 544.
(11) Cf. Tigern., ann. 550.
APPENDICE 373
558 Gabran filius Dungart (1) moritur.
562 Columcillae in Brittannia exivit (2).
570 Gildas obiit.
573 Bellum Armterid (= Arderydd).
574 Brendan Byror (3) moritur.
580 Guurci et Peretur moritur.
584 Bellum contra Euboniam (île de Man) (4), et
dispositio(/<'*7.depositio)DanielisBancorum.
589 Convcrsio Constantini ad Dominum (5).
595 Columcille moritur (G). Dunaud rex moritur.
Agustinus (7) Mellitus Anglos ad Chris-
tum convertit.
601 Sinodus Urbis Legion (Caer Lleon,Chester)(8).
Gregorius (9) obiit in Christo. David episco-
pus Moni ludeorum (Moniu = Mynyw).
606 Dispositio (/e^.depositio) Cinauc episcopi(lO).
607 Aidan (Aeddan) map Gabran (=Gavran) mori-
tur (11).
(1) Rex Albaniac. Tigern,, ann. 560.
(2) Navigatio Columbae Gillae ad insulam lae. Tiçjern., ann. 563;
Bède, III, 4.
(3) Abbas Birrensis. Tigern., ann. 573.
(4) Praelium Mannense, in quo victor erat Aedan map Gabhran
rex Albaniac. Tigern., ann. 581.
(5) Tigern., ann. 388; cf. Gild. Epist.
(6) Nocte Dominicae Pentecostes 5 Id. Junii. Tigern., ann. 596,
(7) Sa mission en 596, son arrivée en Angleterre en 597 (Bède).
(8) Cf. Bède, II. 2.
(9) Ann. 605 {Bède).
(10) David succéda à Genauc sur le siège de Mynyw, d'après
Girald. Cambr., Iliner, Cambriae, III.
(11) Ann. 606. Tigern.
374 LES MABINOGION
612 Conthigirn (=: Kentigern, Kyndeyrn) obitus et
Dibric (Dyvric, Dubriciiis) episcopi.
613 Gueith (bataille) Cair-legion (Gaerlleon, Ches-
ter) (1) et ibi cecidit Selim (= Selyv) fili[us]
Cinan (— Cynan). Et lacob (=: lago) filii
Beli dormitatio.
616 Ceretic (= Ceredic) obiit.
617 Etguin (= Edwin) incipit regnare.
624 Sol obscuratus est.
626 Etguin baptizatus est (3). Et Run filius Urbgen
(= Uryen) baptizavit eum.
627 Belin moritur.
629 Obsessio Catguollaun (= Cadwallawn) regis in
insula Glannauc (4).
630 Guidgar (= Gwyddar) venit et non rediit.
Kalendis ianuariis, Gueitli (bataille) Meicen
(= Meigen) (5), et ibi interfectus est Etguin
cum duobus filiis suis. Catguollaun autem
victor fuit.
631 Bellum Cantscaul (6) in quo Catguollaun cor-
ruit.
632 S trages Sabrine et iugulatio ludris (= Idris) (7).
(1) Ann. 613. Tigern.; Bède, II, 2.
(2) Cf. Bède, IV, 23 ; Nenn., Mon. hisl. brit , p. 16.
(3) Il fut baptisé par Paulinus, évêque d'York, d'après Bède, II,
IV, en 627 .
(4) Priestholm, près d'Anglesea.
(5) Bataille d'Haelhfelth, en 633, d'après Bède, II, 20,
(6) Bataille d'Hevenfelth, d'après Bède, III, I.
(7) Cf. Ticfern., ann. 633; Cf. Nennius, ap. Pétrie, Mon. hisl.
bril., p. 76.
APPENDICE 37o
644 Bellun Cocboy (1) (= Gochvy, Cochvwy, ou
Cogvy, Cogvwy) in quo Osuuald rex Nor-
dorum et Eobba (2) rex Merciorum corrue-
runt.
645 Percusio Demelicac regionis quando cenobi-
tum David incensum est.
650 Ortus stellae.
656 Strages Gaii campi (3).
657 Pantha occisio (4).
658 Osguid venit et predam duxit (5).
661 Commene fota (6).
662 Brocmail moritur.
665 Primum Pasca apud Saxones celebratur (7).
Bellum Badonis secundo. Morcant moritur.
669 Osguid rex Saxonum moritur (8).
676 Stella mire magnitudinis visa est per totum
mundum lucens.
682 Mortalitas magna (9) fuit in Brittannia, in quo
Catgualart (= Cadwaladr ou Cadwaladyr)
filius Catguolaun obiit.
683 Mortalitas in Hibernia.
(1) Bataille de Masei-felth, en G42, Bède, III, 9.
(2) Eowa, frère de Penda.
(3) Cf. Nennius, ap. Pétrie, Mon. hisl. hril., p. 76.
(4) En 655, Bède, III, 24.
(5) C'est Oswiu le vainqueur de Penda : v. J. Loth, Remacques
aux F. a. B., of Wales, Rev. celt. XXl, p. 3^2, U, Osguid ; Oswijdd.
(6) Cumine Fota (le long), meurt en 661, dans sa 720 année.
Tiger n,
(7) Cf. Bède, III, 25, 26.
(8) En 670, Bède, IV, 5.
(9) En 678, d'après Bède, IV, 12; en 677, d'après Tigern.
376 LES MABINOGION
684 Terrae motus in Eubonia (île de Man) factus
est magnus.
689 Pluvia sanguinea facta est in Brittannia, et lac
et butirum versa sunt in sanguinem.
704 Alchfrit rex (1) Saxonum obiit. Dormitatio
Adomnan (2).
714 Nox lucida fuit sicut dies. Pipinus maior rex
Francorum obiit in Christo.
717 Osbrit rex Saxonum (3) moritur.
718 Consecracio àMichaelis archangeli ecclesiae.
721 Aestas torrida.
722 Beli filius Elfm (4) moritur, et bellum Hehil
apud Cornuenses, Gueith (bataille) Gartmai-
lauc(= Garth-), Cat Pencon. apud dexterales
Brittones, et Brittones victores fuerunt in
istis tribus bellis (5).
728 Bellum Montis Carno (6).
(1) Roi de Northumbrie, mort en "05, d'après Bède, V, 18.
(2) Ann. 704, Tigern.
(3) Osred, roi de Northumbrie, meurt en 716, d'après Bède, V, 22.
(4) Bili mac Alphine,rex Alocluaithe (Al-GIut) moritur, Tigern.,
ann. 722.
(5) Le Brut y Tywysogion ou Chronique des princes, en gallois,
traduite dans les Mon. hist. Brit., d'après le texte du Livre Rouge,
donne à ces batailles le nom de Heilhin eu Kernyw, de Garthrtwe-
lawc et de Pencoet, dans le sud du pays de Galles. Pour Garth-
maelawc, c'est probablement le Garthmaelog du cymwd de Rhu-
thyn, en Glamorgan. //e/ij7 est sûrement Elhil manor figurant dans
le Dom. Book, en Cornwall : ce serait Ellyn-glaze en Kubert,
d'après le Rev. Taylor.
(6) Le manuscrit porte mortis an lieu de montis. C'est la bataille
APPENDICE
377
735 Beda prcsbilcr dormit.
736 Ougen (= Owen) rex Pictorum obiit.
750 Bellum inter Pictones et Brittones, id est,
Gueith (bataille) Mocetauc (1), et rex eorum
Talargan a Briltonibus occiditur. Teudubr
(= Tewdwr) filius Beli moritur (2).
754 Rotri (= Rhodri) rex Brittonum moritur.
757 Edpald (3) rex Saxonum moritur.
760 Bellum inter Brittones et Saxones, id est,
Gueith Hirford (Hereford), et Dumnagual (4)
(= Dyvnwal) filius Teudubr (= Tewdwr)
moritur.
768 Pasca commutatur apud Brittones, emendante
Elbodugo (5) homine dei.
775 Fcrnmail (= Fernvael) filius ludhail (= Ithael,
Ithel) moritur.
776 Ccnioyd rex Pictorum moritur.
777 Cudberth abbas moritur.
778 Vastatio Brittonum dexteralium apud Offa.
784 Vastati[o] Brittonum cum (6) Offa in estate.
de Monit Garno livrée près du lac de Loegdea, entre Nechtan et
Oengus, Ann. Ulton., ann- 728.
(1) Cf. Tigern., ann. 760 (Tolargan mac Fergusa), Mocetawc
paraît avoir été en Stirling, dans la paroisse de Strathblane.
(2) Taudar mac Bile, ann. 752, Tigern.
(3) Ethclbald, roi de Mercie? Chr. Sax., ann. 7 53 (Pétrie).
(4) Ms. Dunnagual,
(5) Le Brut y Tywys. du Livre Rouge l'appelle Elbot, ce qui
paraît inexact. La forme la plus correcte serait Elbodiiii ou El-
bodguu (cf. les noms arm. en -boduii, -bodn).
(6) Voy. note l'année 453.
378 LES MABINOGION
795 Offa rex Merciorum et Morgetiud (= Meredydd)
rex Demetorum, morte moriuntur, et bellum
Rudglann (:= Rhuddlann).
796 Primus adventus gentilium (1) apud dexterales
ad Hiberniam.
798 Caratauc (= Caradoc) rex Guenedote apud
Saxones iugulatur.
807 Arthgen (=3 Arthien, Arthen) rex Cereticiaun
(Ceredigyawn) moritur.
808 Regin (= Rhein) rex Demetorum, et Catell
(=1. Cadell) Pouis (= Powys) moriuntur.
809 Elbodg (Elbodgu?), archiepiscopus Guenedote
regionis, migravit ad Dominum.
810 Combustio Miniu (= Mynyw, Saint-David's).
811 Eugein (=^ Ywein, Ovvein, Owen), filius Mar-
getiud (= Maredudd, Meredydd) moritur.
812 Decantorum(2)[arx] ictufulminiscomburit[ur].
813 Rellum inter Higuel (= Ilywel) [et Cinan] ;
Higuel victor fuit.
814 Tonitruum magnum fuit et incendia mul ta fecit.
Trifun filius Regin (= Rhein) moritur. Et
Griphiud (= Grufudd,Gryfydd) filius Cincen
(= Cyngen) dolosa dispcnsatione a fratre
suo Elized post intervallum duorum men-
sium interficitur. Higuel de Monia insula
(Anglesea) triumphavit, etCinan de eo expu-
lit, cum contritione magna exercitus sui.
(1) D'après la Chr. Sax., en 787, 793.
(2) Dygamvy, près Conway.
APPENDICE 379
81G lligiicl itcrurn de Moiiia expulsus est. Cinan
rex m oritur.
817 Gueith (bataille) Lannmaes (= Llanvaes) (1).
822 Arcem Decantorum a Saxonibus dcstruitur, et
regionem Poyuis in suapotestatc iraxerunt.
825 Higuel moritur.
831 Laudent moritur et Saturnbiu Hail Miniu (2)
moritur.
840 Nobis (=• Novis) episcopus in Miniu regnavit.
8i2 Iudguoll[aun](= Id\vallawn,Id\vallon) moritur.
844 Mermin (= Mervyn) moritur. Gueith (bataille)
Cetill.
848 Gueilh(bataille)Finnant. ludhail (Ithael,Ithel)
rex Guent a viris Broceniauc (^=^ Brychei-
niawc, Brycheiniog) occisus est.
849 Mouric (Meuric, Meyryg) occisus est a Saxo-
nibus.
850 Cinnen (= Cynnen) a gentilibus iugulatur.
858 Mon vastata est a gentilibus nigris.
854 Cinnen rex Pouis in Roma obiit.
856 Cenioyth rex Pictorum moritur et Jonathan
princeps Opergelei(= Abergele, Carnarvon-
shire) moritur.
862 Catgueithen (= Cadweithen) expulsus est.
864 Duta vastavit Gliuisigng (3) (pour Gliguising
= Glywissing).
(1) En Anglesea.
(2j C'est-à-dire Saturnbiu Hail {Sadwrnvyw ou Sadyrnvyw Hael),
de Mynyw.
(3) Pays entre la Tav et l'Usk.
380 LES MABINOGIO>'
865 Cian Nan Nimer (1) obiit.
866 Urbs Ebrauc (= Evrawc, Evrog) vastata est,
id est, Cat Dub Gint (2).
869 Cat (combat) Brin Onnen(= Bryn Onnen, la
colline du frêne).
870 Arx Alt-Clut (3) a gentilibus fracta est.
871 Guoccaun (= Gwgawn) mersus est, rex Cere-
ticiaun.
872 Nobis et Mouric moriuntur. Gueith (bataille)
Bannguolou (= (Bannoleu^ (4).
875 Dungarth (5) rex Cerniu (= Cernyw) mersus
est. Gueith (bataille^ Diu Sul (6) in Mon.
877 Rotri et filius eius Guriat (— Gwryat) a Saxo-
nibus ingulatur.
878 Aed (= Aedd) map Neill (7) moritur.
880 Gueith(bataille)Conguoy(=Cyn\vy,Convvay);
dig al Roi ri a Deo (8).
882 Catgueithen (Cadweithen) obiit.
(1) Ms. Ciannant in mer. M. Egerton Phillimore rétablit avec
raison Ciant nant Nimer (ms.Bdes Annales, Ghian nant Newer) ou
Clan de Nant Nyver, aujourd'hui Xanhyfer ou Nevern en Gem-
mes, Pembrokeshire.
(2) Mût à mot, le Combat des noires nations. Les payens noirs
sont les Danois, en Galles comme en Irlande. Pugna nigrarnm
Gentium. Ann. Ult., ann. 865 ; Gf. Chr. Sax., à Tannée 867.
(3) Dumbarton. Gf. Ann, Ult„ ann. 859.
(4) Gynan y fut tué, d'après le Brut y Tywyss. du Livre Rouge.
(5) Il faut paut-étre lire Dumngarlh, un manuscrit portant
Dumnarlh.
(6) Di^v Sul le dimanche.
(7) Rex Temoriae, Ann. Ult., 878.
{8) Vengeance de Rodri par Dieu.
APPENDICE 381
885 Higucl in Roma dcfunctus est.
887 Ccrball (1) dcfunctus est.
892 Himeyd (= Hyvaidd) (2) moritur.
894 Anaraut (= Anarawd) cum Anglis vcnit vastarc
Cereticiaun, et Strat Tiui (3) (= Ystrad
Tywi).
895 Nordmani vcnerunt, et vastavcrunt Loyer
{=^ Lloegr) etBricheniauc (Brycheiniawc), et
Gucnt, et Guinnliguiauc (4).
900 Albrit, rcx Giuoys (5), moritur.
902 Igmunt in insula Mon venit, et tenuit Macs
Osmeliaun (6).
903 Loumarcli (= LIy^YarcIl) filius Hiemit {leg.
Ilimeit) moritur.
904 Rostri {leg. Rotri) decol[latus] est in Arguistli
(:= Arwystli).
906 Gucitli (bataille) Dinmcir (7), et Miniu facta
est.
907 Guorchiguil (Gorcliywyl) moritur.
(1) Rcx Osraighe, Ann. Vit., 887.
(2) Filius Bledri, Brut y Tyw. (Livre Rouge.)
(3) Ms. strattui.
(4) Brut y Tyw. Gwnllwg, le pays bordant la Severn et s'éten-
dant do la Wye au Tav.
(5) Alfred, roi de Wessex.
(6) Le Brut y Tyw. du Livre Rouge porte Rhos Meilon, qu'on
place en Anglesea. Osmeliawn est formé d'Osmail (fils de Cu-
nedda.), comme Cereliciawn de Ceretic.
(7) Brat y Tyw. Dumeirt, Dineirth, forteresse sur le bord de la
met, en Llanbadarn Vach, Cardiganshire (Pétrie). Maelog, fils de
Peredur, y aurait péri.
382 LES MABIINOGIOx\
908 Asser defunctus est.
909 Catell rex moritur.
913 Otter venit.
915 Anaraut rex moritar.
917 Aelfled reginaobiit (1).
919 Clitauc (= Clydawc, Clydog) rex occisus
est (2).
921 Gueith (bataille) Dinas Neguid (= Dinas
Newydd).
928 Iliguel rex pervenit ad Romam.
938 Bellum Brune (3).
939 Himeid filius Clitauc, et Mouric moritur.
941 Aedelstan moritur.
942 Abloyc rex moritur.
943 Catel fiIius Artmail (= Arthvael) veneno mo-
ritur, et ludgual (= Idwal), et filius eius
Elized a Saxonibus occiduntur.
944 Lunbertli (= Lunverth) episcopus in Miniu.
946 Cincenn {=: Gyngen) filius Elized veneno periit,
et Eneuris episcopus Miniu obiit. Et Strat-
Glut vastata est a Saxonibus.
947 Eadmund rex Saxonum iugulatus est (4).
950 Higuel rex Brittonum moritur.
951 Et Gatguocaun (=. Gadwgawn) filius Owein a
Saxonibus iugulatur. Et bellum Garno.
954 Rotri filius Iliguel moritur.
(1) Aethelflad, reine de Mercie.
(2) Par son frère Mouric (Briil y Tyw.).
(3) Brunanburg, v. Chr, Sax., à l'année 937.
(4) En 946, Chr. Sax.
INDEX DES mm PROPRES
DU TEXTE, DE LA TRADUCTION ET DES NOTES
DES
MADINOGION, TRIADES, etc.
(Tomes I et II)
A. Noms anciens
(Ab ou map signifie : fils de ; p., père de ; ép., épithcle.)
Aballac (Aballach), II. 329, 336.
Aber(cantrev d'), I, 183 (u. 3J ;
II, 353.
Aber Alav, I, 1 i6.
Aberan;,'cll. I, 270 (n.).
Aber Dcii Gleddyv, I, 328,
Aber Dyli, I, 174 (n. 1).
Aberffravv. I, 124 ; II, 257, 312.
324, 352, 356. 368.
Abergele, I, 183 (n. 2); II, 379.
V. Operyclei.
Abergwaun, II, 348 (n. 4).
Abergwcnoii, I, 114 (n. 2).
Aber Gwy, I, 343.
Aber Ilavren. V. Havren.
Aber Henvelen, I, 145, 149.
Aber IveiraA\c, I, 349.
Aber Kleddyv. V. Aber Deu
Gleddyv.
Aberlleu, II, 2 (n.).
Aber Menei, I, 132, 193.
Aber Mewydus, II, 242 (n. 4).
Aber Sein, I, 220, 222.
Aber Tawy. V. Ta\\ v.
Aber Torrogi (Tarogi), II, 271
(n. 5).
Aber TvAvi. I, 339.
Abloyc'ab Cuneda. 11,348.382.
Abso'lon ab Davydd, II, 229.
Accidents prodigieux (les trois),
II, .304.
Acheflour, mère de Perceval,
II, 53 (n. 1).
Achleu, II, 245.
Achren, I, 301 (n.).
Adar Lhvch Gwin, I, 265 (n. 7).
Adda, p. de GrufTvdd.
Addanc (1), II, ^92, 103, 209
(n. crit.), 323.
Addav (Adam), II, 229.
Addaon. V, Avaon.
Adeinawc, ép. d'Annwas, ou
Henwas.
Adeon ab Eudav, I, 222, 226,
227.
Adiuuandus, II, 339.
Adomnan, II, 376.
Adran, ép. d'Envael.
Adver, ép. d Eli.
Ad^vy ab Gereint, I, .373.
Aed (Aeddi map Neill, II, 380.
yKdan ab Cincen, 11, 347.
.Kdan, map Mor, II, 342.
Acdd, p. d'Odgar.
384
INDEX DES NOMS PROPRES
Aedd MaA\r, p. de Prj'dain.
Aeddan ab Blegywrvd, II, 248
(n. 2).
Aeddan Vradawc ab Gavran, II,
245 (n. 1;, 248, 313, 350, 373.
V. Aidan.
Aedelstan, II. 382.
Aedenawc. I, 264 (n.) ; II, 259.
V. Edenawc.
Aedilfrid, roi des Angles, I,
372 (n.).
Aedwin de Northumbrie, I, 361
(n.).
Aefslan. V. Elystan.
Aelfled (reine), II, 382.
Aelfret, fils d'Ealdric, II, 256
(n. 4 :.
Aer, p. d'Eidoel.
Aereu, ép d'Esgepiydd.
Aeron, en Ceredigyawn, II, 3
(n.).
Aerveddaioc (les trois), I, 358
(n. 1,1, 372 (n.) ; II, 238.
Aerwalch, ép. de Trimud.
Aetern map Patern Pesrud, II,
239 (n. 2), 329.
Aethelstan, II, 311 (n. 2).
Aethelfled, reine de Mercie, II,
382 (n. 1). V. Aelfled.
Aethelfrith, p. d'Edwin, II, 239
(n. 2). V. Edelfflet.
Aethtlym (Aethlem), I, 316. 3i4.
Afanc. V'.Beddyr A.— Sarnyr A.
Afrique d'), I, 255.
Agliarat Law Eurawc, II, 82, 89.
V. Ygharat Llaw E.
Agned (le mont), II, 91 (n. 2).
Agustinus, II, 373.
Ag^veddi, I, 298.
Aidan. V. .^ildan, et Aeddan.
Aidan map. Gabran, II, 373.
Aircol, p. de Guortepir, II, 241
(n.), 330. V. Guortepir.
Alan, p. de Digniv.
Alan, fils de Salomon (?), II,
247 (n.).
Alan Ffergan, I. 209; II, 264.
Alar, p. de Digon.
Alarch. V. Gwenn Alarch.
Alaw, 1,119 (n.). V.Aber Alaw.
Alawn, II, 315, 323.
Alaximus, II, 339.
Alban (Ecosse), I, 234 (n.), 261
(n. 2) ; II, 294, 297, 298, 299,
301, 318.
Albanus, II, 338.
Albeinwvn, II, 243.
Albrit, li, 381.
Alchfrit, II, 376.
Al-Clut. V. Alt-Clut, et Kacr
A. G.
Aldroen, roi d'Armorique, II,
235 (n.).
Aled, II, 355,
Alexandre (empereur), II, 339,
355.
Allers (le comte), II, 35.
Alis Ronwen, II, 237 ^n. 2). V.
Ron\'\en.
Allict-\vn, Allictwyn ou Mal-
lictwn, I, 349, 425.
Allicton Ver. V, Allictwn.
Allington. V. AUictwn.
Allt Chvyt, ép. de Tarawc.
Allt Tryvan, I, 286 (n.).
Allt Vaehvr, II, 245 (n. 3K
Almaen d'Allemagne), II, 300.
Alocluaithe, II, 376 (n. 4). V.
Al-Clut.
Alpin. V. Elphin.
Alser ab Maelgwn, II, 269,
Alt-Clut, I, 339 (n.) ; II, 248,
376 (n. 4), 380.
Alun, p. de Dyvyr.
Alun (1"), I, 337 (n,).
Alun (Coet). I, 185.
Alun (Ystrati. II, 356,
Alun Dyved, I, 32, 263, 316,
Amaethon ab Don, I, 85 (n, 3),
176 (n. 1), 300, 420 (n,).
Amalech, II, 329.
Amanw (Dyfîryn), I, 341.
Amanw (Mynydd), I, 340.
Amazones (les trois), II, 251.
Ambren. V. Amhren.
Ambri (Mvnydd), II, 306 (n. 1),
321 (n. 1).
Amgoed, II, 365.
Amguoloyt. II, 329.
Amhar ab Arthur, II, 125.
Amheibyn, ép d'Eirinwych.
Amhren (Amren), ab Bedwar
(Bedwyrj, I, 275 ; II, 125, 212
(n. crit,).
Amlawd "\Medic, p. de Dwy-
wanwedd et d'Eigyr, I, 243
(et n. 2); II, 350.
Amman (1"), I, 340 (n. 3), 341
(n. 2). V. Amanw.
Amobyr, I, 98.
INDEX DES NOMS PROPRES
385
Amor map Moriud, II, 3i2.
Amoureux (les trois), II, 284.
Amren. V. Amhrcn, et Ilir Am-
ren.
Amwythic (Shrewsbury), I, 178
(n. 2).
Anaraiil map Mermin, II, 332.
Anarawc Walll Gr\vn,p. d'Iddic,
I, 126, 136. V. Anarawt Gw,
Gr.
Anarawt, roi d'AberlTraw, II,
312, 382.
Anarawt ab Rodri, II, 316 (n. 1),
367, 381.
Anarawt Gwallt Grwn ab Tut-
wal, II, 327 (n. 2), 332 (n. 2).
V. Anarawc
Anaw Kyrdd, ép. d'EIivri.
Androgeus, II, 305 (n. 7).
Ancirin (Ancurin) Gwa's\trydd,
II, 257 (etn. 5), 260 (n. 2;.
Anet. l, 310, 3ii.
Anjjarat, fille d'EIystan, II, 311
(n. 2).
Angawd ab Kaw, I, 266.
Angharat. V. Yngharat.
Anjj^harat Tonvelen, fille de
Rydderch Had, 1 1, 82 (n.), 287 ,
Angned. V. A^ned.
Anguerit, II, .'^29.
Anguselus, roi d'Albanie, II,
303 (n. 6).
Angyw (le comte d'). II, 30.
Anhunawg, II, 360.
Anlach (Ennllcch) Coronac, II,
281 (n. 1).
Anlaf Cuaran, II, 281 (n. Ij, 300
(n. 1).
Anllawdd Wledic, p. de Goleud-
dydd.
Anna, II, 329, 336.
Annan. V. Avan.
Annwas, p. de Twrch,
Annwas Adoinawc, 1, 264. V.
Ilcnwas.
Annwn (Annwvn, Annwvyn), I,
85, 86, 88, 89, 90, 3 15. V. Arawn,
Pwyll.
Annyana\AC ab Menw, I, 268.
Anocth, II, 318. V. Kaer Octh
et Anocth.
Anoeth Veiddawc, I, 279.
Anreithvarch (les), I, 372 (n.3).
V. Chevaux de butin.
Anthun (Aalun), II, 332, 339.
Antonius, II, 339.
Aranrot ab Don, I. 152, 176, 191-
108 pusxim; II, 273, 287.
Aranvagyl, II, 243,
Arawn, roi d'Annwn, I, 81(n. 1),
Sb-90 passim, 301 (n.).
Arawn ab Cynvarch, 1, 14 ; II,
291.
Arawn ab Dcwinvin, II, 291
ai. 2).
Arberth, I, 83, 92,105, 106, 108,
112, 154, 158, 163, 379(n.),- II,
365.
Archan (rivière), I, 136.
Archanat ab Gyrtlimwl, II, 245.
Archevêchés (les trois), II, 318.
Ardden. V. Arddun.
Arddun, II, 266, 284 (n. 3).
Arddwyat Kat, ép. d'Uchtryt.
Ardery'dd (la bataille d'), II,
245,251,263,283,292 (n. 4), 373.
Ardsendoin, II, 248 (n. 2).
Ardwyat ab Kaw, I, 267.
Are^wedd Vocdda^^■g, fille d'A-
varwy, I, 119 (n. 2). 135 (n.);
II, 2S1 (n. Il, 307, 309.
Argantios (En-int), I, 327 (n. 2).
Argat, ]). de Kynhaval.
Argoet Galchvvnvdd (Derwent
\Vood), II, 297 (n. 31.
Argoet Derwennydd, II, 256
(n. 1).
Argoet Llwyvain (bataille d'),
II, 283 (n. 1).
Arguistli, II, 381. V. Arwystli.
Argyngroec, I 352, 335.
Arianrod. — V Aranrod.
Arianrod (constellation Corona
Borealis), I, 191 (n.).
Arllechwedd, I, 182 ; II, 232
(n. 4).
Arllechwedd Galedin, II, 232
(n. 41, 233 (n.), 297 (n. 3).
Armachanus, II, 372 (n. 5).
Armterid. V. Arderydd.
Aron, II, 338.
Aron ab Cynvarch. V. Arawn
ab C.
Aron ab Dcwinvin. V. Arawn
ab D.
Arovan, barde de Sclyv ab Cy-
nan, II, 267.
Arsanrf (charrue\ II, 314.
Artali" ab Grippiud, II, 347.
25
380
INDEX DES NOMS PROPRES
Arthan filius Cimulch,I,280(n.5).
Arlhanat ab Gyrlhmwl, II, 245
(n. 3). V. Archanat.
Arthbodpru, II, 345.
Arthen. V. Arlhgen.
Arthgal, II, 333/
Arthi:;en ab Scissill, II, 345.
Arthgen rex Cereticiaun, 11,378.
V. Arthien. '
Arthien (Arthen), II, 378.
Artgloys, II, 345.
Arthur, 1, 22, 32-38 passùn, 49,
54, 62, 63, 119 (n.), 120 (n.),
135 (n.), 195 (n.), 243 (n.), 244,
245 (n.), 249 (n.), 254-346 pas-
siin, 354-377 passim, 379 (n.) ;
II, l-ib passim, ol-\20 passim,
122-175 passim, 185 (n. 1),
236-217 passim, 253-307 pas-
sim, 372.
Mère d'Arthur : Eigr (Igerna).
Père d'Arthur (parents du côté
du) : Sulyen ab laen, Tere-
gut, etc.
Grand-père d'Arthur : Cysten-
nin Vendigeit.
Oncles d'Arthur : Gurbothu
Hen et Llygatrudd Emys, frè-
res de sa mère, I, 271, 342. —
Gweir Dathar Wennidawc,
Gweir ab Kadellin Talargant,
Gweir Gwrhyt Ennwir, Gweir
Baladyr Hir, frères de sa mère
et fils de Llwch Llawwyn-
nyawc de l'autre côté de la
mer Terwyn, I, 276. — Erbin
ab Gustenhin, II, 146.
Frère d'Arthur : Gormant ab
Ricca, du côté de sa mère, I,
268.
Neveu d'Arthur : Medrawd, I,
354; Gwalchmei, I, 288 (n.).
Cousins d'Arthur : Kulhwch, I,
244 ; Gereint, II, 172 ; Goreu
ab Kustenhin, I, 32 i, March
ab Meirchiawn, I, 361, 362.
Famille d'Arthur. I, 336. — Les
gens de Kaer Datlial sont de
la famille d'Arthur du côté de
son père, I, 266.
i^emme d'Arthur. V. Gwenhwy-
var.
Dames de la cour d'Arthur, ses
maîtresses, 1, 28i, etn. 4 ; II,
triades 21 et 22, p. 250.
Evéque d'Arthur, 1,283. V. Bed-
wini.
Hôtes d'Arthur, II, p. 256, triade
53.
Princes, chevaliers de combat
de la cour d'Arthur, I, 360
(n. 1).
Champions d'Arthur : Gwarthc-
gyt ab Kaw; Iscovan Hael,
Keidwn abEli Adver, Tarawc
d'Allt Glwyt, I, 338.
Chef des charpentiers d'Arthur,
I, 339. V. Gwlydyn Saer.
Chefs Chasseurs d'Arthur: Ely
et Trachmyr, I, 276.
Chef des pages d'Arthur : Eli-
vri. II, 124.
Serviteurs d'Arthur : Eiryn
Wych, Hir Amren, Hir Eid-
dyl, Hygwydd, Kachamwri,
Elivri,RYfuerys,Odvar l'franc
I, 274, 335. (V. à ces noms.)
Jument d'Arthur : V. Lamrei,
I, 333, 345.
Chien d'Arthur : V. Cavall, I,
310 (n.), 333.
Salle d'Arthur : V. Ehangwen,
I, 279.
Lit d'Arthur : I, 340 (n. 3). —
V. Gively- Arthur.
Navire d'Arthur : V. Prytwen,
I, 228.
Manteau d'z^rthur : Gwenn, I,
258, 364.
Armes d'Arthur : I, 258, 259,
328 (n. 2), 345.— Kaledvwlch,
son épée ; Bongomyant, sa
lance ; Gwyneb-Gwrthucher,
son bouclier ; Karnivenhan,
son couteau.
Cojirsd'Arthur: Kelliwic,Caerl-
lion-sur- Wysg, Penryn -Rio-
nedd. V. à ces noms.
Voir encore à Dewi, Maelgwn,
Kradawc Vreichvras, Kyn-
dej'rn, Gwrlhmyl Wledic,
Nougoy.
Arthur map Petr, II, 236(n. 1),
330.
Arthvael, p. de Catel, II, 382.
V. Artmail.
Arthwys ab Mor, II, 349.
Artmail, II, 347, 382. V. Arth-
vael.
Artur ab Aeddan, II, 248 (n.2).
INDEX DES NOMS PROrRES
387
Arvau dur, ép. de Peredur.
Arvon, I, 134, 173, 186 (n.), 200
(n.), 203, 220, 222, 223, 284
(n.) ; II, 3, 242 (n. 4), 272,
310 ; cantrcv et cymm%vds
d'Arvon, II, 333.
Arvor, I, 134 (n. 3).
Arvwl, épée do Trvstan ab
Tallwch, II, 228 (et n. 1).
Arvwl Melyn, H, 228 (et n. 1).
Arwy, I, 262 (n. 4). V. Garwy,
Arwy, p. d'Indec.
Arwy, ép. de Reidwn.
Arwystli, I, 182. 183 (n), 348 ;
II, 354, 381. V. Arjïuistli.
Aryanllii (les trois), II, 2j2.
Aryaiirot, fille de Beli, 1, 191
(n.) ; II, 232.
Aryen. V. Brynn Aryen.
Asàpli, II, 369.
Assc. V. Kaer Asse.
Asser, II, 382,
Astroloçfues bénis (les trois),
11,321.
Aslrus, ép. de Gwyddneu.
Ath. V. Oth.
Athcu, p. de Gusc.
Atroys, II, 254 (n. 7), 346,347.
Atrwm. V. llir A.
Atver, ép. d'Eli.
Aiifjustin (l'apôtre des Saxons),
II, 288 (n. 3).
Aurdavodogion (les homnaes à
la lanj^uc d'or), I, 266 (n.).
V. Eurdavodogion.
Aurilian. V. Aurilianus, et Ma-
coer Aurilian,
Aurilianus, II, 339.
Australis Waliia, H, 367, 369.
Avallach (l'ilc d'), I, 269 (n.) ;
II. 237, 2S8.
Avallon (l'île d'), I, 245 (n.),
269 (n. 2) ; II, 237 (n. 2). 284
(n. 4).
Avan, lille de Meic Mj-gotwas,
II, 287.
Avan (évèque), I, 247 (n.),
Avan (Avyn), II, 362. V. Llan
Avan.
Avan Verddic, barde de Cad-
wallawn ab Cad van, II, 267.
Avanc. V. Addanc.
Avaon ab Taliessin, I. 315 (n,),
338, 373 ; II, 235, 257 (cl n. 5),
258.
Avarwy ab Lludd, I, 135 (n.) ;
II, 233, 281 (n. 1), 305, 307.
Avarwy Hir de Maelienydd, II,
250, 251 (n.).
Avena, II, 231.
Avlawn, p, d'Huarwar.
Awstin. V, l'i"nr> n A,
Awyddawc A'reicliir, cheval de
Kyhoret a)} Kvnan II, 268
(n. 2), 269.
Bach (cymmwd), II, 364.
Baddon (bataille de), 1,359 ; II.
346 (n. 4), 372, 375. V. aussi
Kaer Vaddon.
Badonicus mons. V. Baddon,
Badonis belluni, II, 372, 375. V.
Baddon.
Baeddan, p. de Macl^^ys.
Balor I, 296 (n.).
Banfjor, sur la Dee, II, 244
(n. 3), 261, 28^, 324 (n. 1),369.
Bangor Deinioel, II, 324 (n. 1).
Bangor lUtyd ( Llanilltvd V'^awr),
II, 288 (n, 7), 314 (n, 3).
Bangor Wydrin, II, 288 (n. 7).
Bangorensis sedes, II, 369. V.
Bangor.
BannaAvc, ép. d'Elcn.
Bannguolou (Bannolcu), 11,380.
Bamv, I, 341.
Bardd, ép. d'Arovan, Avan,
Degynehv, Golyddan.
Dnrdes peu sérieux (les trois),
II, 238, 239.
Bardes précurseurs (les trois),
II, 315.
Dardes principaux (les trois),
II, 292.
Barenton ou Belenton (fontaine
de), II, 11 (n.).
Barnawt. V. Hin B.
Barren (île de). II, 290 (n. I).
Barva^^c, ép. de Dillus, Llaw-
vrodedd.
Barwn (cantrev Y), I, 13ô ; II,
356, V. Edeirnion.
Baryv Draws, ép, dUchdryl.
Baryv T-\\rcli, ép. de Noddawl.
Batailles frivoles (les trois), II
283,
Balh. V. Kaer Vaddon.
Bcarraidlie. V. Rinn Chin B.
388
INDEX DES NOMS PROPRES
Beda, II, 2 9, 377
Bedan, II, .346 (n. 4).
Bedd, ép. dEinyawn.
Bedd Geraiiit. 11, 121 (n. 1).
Bedd yr Afanc, H. 93 (n.).
Bedrawt, p. de Bedwyr.
Bedwini (évéque;, 1,283, 355,
373 ; II, 279.
Bedwvr ab Bedrawt, p. d'Amh-
ren et d'Enevawc, I, 261,286,
297, 320, 322 et suiv. ; 11,148,
271.
Bedj-^v ab Seifhwet, I, 264.
Beiddawc, ép. d'Anoetli.
Belen de Lleyn. V. Belyn.
Belenton. V. Barenton.
Beli et Anna, II, 336.
Beli map Elfin, II, 333, 376.
Beli map Xeithon, II, 333
Beli map Run, p. d'Iag-o,II, 2.39
(n. 2', 252 (n. 5), 32S.
Beli Mawr ab Mynogan ou Ma-
nogai, p. de Cadwallawn,
Arianrot. Llevelys, Lludd,
Nynnyaw. Peiiardim,Reidwn,
Run : I, 121, 122 et suiv. ,135,
146, 195, 222, 231, et suiv. ;
II, 303, 305, 329.
Belin, II. .374.
Belyn de Lleyn, II, 251, 263.
Bendigeit, ép. de Bran, Cuslen-
nin, Cadwallawn, Gwerthe-
vyr.
Beniçnus 'évêque), II, 372.
Benli^Ie roi', II, 343 (n. 1).
Bennwic, I, 341.
Benren, I, 177 ; II, 320.
Bergaed, H, 272 (n. 4i.
Berth ab Kado, I, 268.
Berthguin (évéque de Llandav),
I, 70 (n.); II. 254 (n. 7).
Bervach, ép. de Ivorvil.
Berveddwlad, I, 183 (n. 2).
Berwyn, II, 250 (n. 1).
Berwyn ab Cerenhir, I, 274.
Betwin, Betwini. V. Bedwini.
Beuthach, ép. de Lluber.
Biedan Heafod, II, 346 (n. 4).
Bienfaiteurs lies trois), II, 314.
Birrensis abbas, II, 373 (n. 3j.
Birtulf, I, 70 m.). V. Britilm,
Blaen Kynvael, I, 209 (n. 1) ;
H, 265 (n. 1).
Blaireau (le jeu du), I, 102.
Blanait, femme de Guroi, I, 261
(n. 9).
Blanchefleur, II, 68 (n.).
Bias, fils du roi de Llychlvn,
II, 289,
Blathaon, fils de Mwrheth, I,
373. V. Penn B.
Blatobulgion, II, 233 (n).
Bledcobrit (BledcowritI, 1, 73
(n. 3). V. Bleçobred.
Bledcuirit, I, 73 (n. 3).
Bledcuvrit. V. Bledcuirit.
Bleddyn ab Cynvyn, p. de Ma-
redudd (MeredAddi, I, 347
(n. 1).
Bledhericus, I, 72, 73, 74.
Bledri, I, 72, 73, 74, 75. V. Ble-
thery et Breri.
Blegabred (Blegobred), I, 73.74.
Blegywrvd, archidiacre de Llan-
dav, I,'l5, 73 In. 3).
Bleheris, I, 74, 75.
Bleiddan le Saint, II, 27 4 (n. 5).
Bleiddic, en. d'Hyveidd.
Bleiddwn, I, 190.
Bleiddvt (Bleidvtl, p. de Llvr,
I, 104 (n.). 121 (n.), 423 (n."j.
Bleidut, II. 340 (n. 3).
Blelhu, I, 68.
Blctherv. V. B'edri et Breri.
Bleydiud, II, 340.
Blo'deuwedd, I, 199-208, passi/n.
Bod-Edern, I, 262 (n. 3).
Bodgu map Serojuil, II, 345.
Bodu^ map Garantmail, II, 344.
Bœufs{les trois principaux). II,.
293.
Bœufs de G^^hvIyd \Vineu{les),
I, 302.
Bonhed Gwyr y Gogled (Généa-
logie des hommes du Nord),
II, 197 (n. crit.).
Borealis Wallia, II, 367.
Bort, fils de Bort, II, 285.
Botan map Morgen, II, 344.
Bradawc, ép. de Haearnwedd.
Bracfaivd (boisson), I, 304 (n. 2).
Bragodi. V. B^aga^^■d.
Bran, fils de Febail, I. 62 (n. 5).
Bran ab Dyvynwall, II, 237.
Bran Bendigeit ab Llyr, p. de
Carada-svc, I, 119-152, 7)a.ss(m;
II, 240, 241, 242(n. 1), 280, 305,
308, 309, 313, 324.
Brangor, mère d'IIelian, II, 285,
INDEX DES NOMS PROPRES
389
Bran Hen, II, 335.
Branhes (troupe des corbeaux
fl'Owein), I, 370 (n. 1). V.
Corbeaux crO\\ein.
Braniid Vreal. II, 335 (n. 2).
Branwen, fille de Llyr, I, 119-
151, pussim ; H, 74, 246.
Bras, ôp. de Cad^^•gawn.
Bralhacli, I, 26:< (n. 6).
Bratwen ab lacn, I, 266.
Bratwen ab Moren Mynawc, I,
263.
Bratwen, II, 246 (n. 3).
Breat, prince du Nord, II, 272.
Brech, vache de Maelgwn, II,
293.
Brecliiaul, II, 342.
Brcclieiniop. V. Brychciniog.
Brecilien. V. Broceliande.
Breich Hir, ép. d'AAvyddawc,
Brendan Byror. II, 373.
Brenhinawl, II, 363.
Breri. V. Bledri.
Bretons (les), II, 236, 245 (n. 1),
247 (n.).
Brevi Vawr, I, 223.
Brian, II, 248 (n, 2).
Briavael, II, 245 (n. 2). V. KoUi
Vriavael.
Briclieniauc (Brycheinia'svc), 11,
381.
Brisantes, I, 135 (n. 1).
Brigida, II, 372.
Brin (Bryn) Onnen, II, 380.
Britannia, I, 273 (n. b\ 308
(n. 1); II, 294 (n. 5.. 338, 348,
371, 372. 373, 375, 376.
Brithguein,II, 329.
Britilm, I, 70 (n.). V. Birtulf,
Britanni, T, 273 (n. 5).
Brittones (Rrittons), I, 40-42,69,
76, 77, 273 (n. 5), 308 (n. 1),
362 In. 1) ; II, 294 (n. 5), 372,
376, 377.
Brittu map Cattegirn, II, 343.
Broceliande (la forêt de), II, 5
(n. 2), 11 (n. 1), 383.
Broccniauc(Brycheiniog), 11,346
(n. 1), 379.
Broch. V. Blaireau (le jeu du).
Brochvacl. V. Brocmail.
Brocmail map Ginan, II, 346.
Brocmail map Cincen, II, 342,
346 (n. 1).
Brocmail map Ebiaun, H, 340,
341 (n. 2).
Brocmail map Elized, II, 345,
347.
Brocmail map lutnimet. 11,341.
Brocmail map Mouric, II, 347.
Brocmail map Su:dda. II. 341.
Brocmail! Brochvael)VscithrawC
(Ysgithrogi,I. 372 (n.); 11,284
(n. 3), 341 (n. 2s 375.
Bro-Erec. V. Bro-Weroc.
Bron Camlan, I, 270 (n.).
Bronwen, II, 246. (n. 3).
Bronwen (Ynys), ï, 119 (n. 1).
Bro-Werec. V. Bro-Weroc.
Bro-Weroc, I, 56
Bro yr Hud (le pavs de la magie,
Dyvcd), I, 82 (n. 1).
Bru'idne Dà Derga. V. Togail B.
Bruighean Di Derga, I, 275
(n. 3).
Brune bellum, II, 382.
Brutus, fils de Sylvius, II, 294
(n. 5).
Brwyn, p. de Madawc.
Brych Bras (le bœuf),I, 302; II,
293.
Brychan, I, 120.
Brychan Brycheiniog, fils de
Marchell. I, 303 (n.) ; II, 281,
284, 331 (n. l).
Brycheiniog, ép. de Brychan.
Brycheiniog (Breconshire),I, 82
(n.) : II. 281 (n. 1), 362, 379,
381. V. Bricheniauc.
Brychgach, ép. de Kynnwic.
Bryn. V. Brvnn.
Bryn Buga, 11, 365.
Bryn Onnen. V. Brin O.
Brynach Gwyddel, II, 272(n.5).
Brvneich. I, 370 (n. 1) ; II, 256,
279. 299, 320.
Brynn Aryen, I, 197.
Brynn Etwin, II, 252 (n.), 263.
Brynn Kyvergvr, I, 204.
Brynn GrifTri, II. 249.
Brys ab Bryssethach, I, 280.
Bryssethach, p. de Brys.
Bryt (Brutus). I, 123 (n. 3).
Bryt (Ynys), I, 123 (n. 3).
Brytaen (Bretagne française), I,
228 (n.). V. LlyHaw.
Brythach, I, 255. V. Kaer Vry-
thaoh.
Brython (les Bretons), II, 297.
390
INDEX DES NOMS PROPRES
BrJth^^■ch. V. Kaer VrylhAvch.
Bucheshvm (Bucheslom) Seri,
cheval de G^^ga^vn Gleddv-
vrud, I, 372 (n. 3) ; II, 227,
269.
Bun, femme de Flamddwyn, I,
271 (n. 4).
Bwlch, fils de Cleddyv Cyvwlch,
petit-fils de Cleddyv Diwvlch,
I, 280, 317, 373.
Bwrg-Nvvn (Bourgogne), I, 225.
Bwrt. V. Bort.
Bychan. V. Gantrev B.
Bychan, ép. de Gwiffret, de
Custennin.
Byhvennwys, II, 233 (n.).
Byr. — V. Maenor Byr.
Cabal. V. Cam Cabal.
Cabal, chien d'Arthur. V. Kavall.
Gadavacl Wyllt, 11, 238 (n.).
Cadavael ab Cynved-sv, II, 274,
Cadaw, I, 269 m.). V. Cado.
Cndavres d'or (les trois), II, 262.
Cadawc ab Gwynlliw, II, 47
(n. 1), 286 (n. 1), 289, 290,
323.
Cadegyr, II, 253.
Cadeir ab Seithin Saidi, I, 262
(n. 4) ; II, 292 (n. 2).
Cadeir Vaxen, I, 223.
Cadell (Cadelh),roi de Dinev-svr
ou du Sud, I, 126 (n. 1) : II,
312 (et n. 1], 316, 367, 378.
V. Catell.
CadeAv. V. Cadaw.
Cadio, 1,308 (n. 1). V. Cado.
Cado de Prydcin, p. de Berth,
I, 268, 269, 308.
Cado Hen (Gate), I, 269 (n. 8);
I(, 229, 290 (n. 1).
Cadoalant, I, 68.
Cadoc. V. Saint Cadoc.
Cador, duc de Cornouailles, I,
259 (n. 3t.
Cadreith. V. Cadyrieith.
Cad van, p. de GatAvalla"\vn, I,
361 (n. 2).
Gadvarch Maelhlu, I, 360 (n. 1).
Cadvàrchawg (les trois), ou
princes clievaliers de combat
de la cour d'Arthur, I, 360
(n. 1). .
Cadwaladyr (Cadwaladr) Ven-
digeit, î, 119 (n. 1) ; II, 246,
247 (n.), 258 (n.), 265, 309, 328
(n. 1).
Cadwaladyr, oncle d'Ynyr, I,
255 (n. i).
Cad^valla-wn ab Beli, II, 300.
Cadwallawn ab leuav, II, 249
(n. 2). 300 (n. 1).
Cadwallawn ab Cadvan, I. 360
(n. 2), 372 (n. 3); II, 227,239,
260 (n. 2), 263. 264 (n. 1), 267,
269, 274, 374. V. Catguol-
laun.
Cadwallawn Llaw Hir, p. de
Maelgwn, II, 262, 300 (n. Il,
328 (n. 6). 332 (n. 1). V. Cas-
wallawn L. H .
Cadwallawn Vendigeit, II. 249.
Cadwallo ab Cadvan, II, 247 (n.).
Cadwgawn ab Iddon, p. d'Hei-
lyn Goch. I, 330. V. Catguo-
caun et Heilyn G.
Cadwgawn abOwein, II, 382.
Cadwgawn Vras, I, 350. V. Cat-
guocaun.
CadAvy, I. 429 (n.). V. Adwy.
Cadyal ab Erynt, II, 230 (et
n. 4).
Cadyrieith ab Porthawr Gan-
dwy, 11, 125, 139, 174, 212
(n. crit.).
Cadyrieith ab Saidi (Seidi), I,
262 (n. 5), 375, 376 ; II, 15'»,
255, 292.
Caedualla, II, 247 (n.).
Caelogion, II, 354.
Caeo (cynimwd de). II, 361.
Caer- (Ca/r-). V. à Kaer.
Cai, I, 257 (n.). V. Kei.
Calad-Bolg, épéc. de Léite, I,
259 (n.). V. Caledvwlch.
Calam, fille d'iddon, II, 274
(n. 8).
Calam, cheval d'Iddon ab Ner,
II, 274.
Calan (1" jour du mois), I, 109
(et n. 1).
Calan Hedre, I, 109 (n. 1).
Caledin (Arllechwedd), v. Ga-
din,
Caledonius Sallus, II, 297 (n. 1).
CaledvAAlch, épée d'Arthur, I,
249 (n. 1), 258, 335.
Calogrenant, 1, 36.
INDEX DES NOMS PROPRES
391
Cambuscan (le conte de), II, 33
(n. 1).
Camlan (bataille del, I, 119
(n. 1), 209 (n. 1), 245 (n ),
259 (n ), 269 (et n. 2), 270 in.),
277, 353 (n. 1), 354 ; H, 237,
246, 253, 265,' 283, 290, 372.
V. Bron C, Maes G. et
Gueilh G.
Campeu Gharlymaen, I, 280
(n. 1).
Camuir map Brittu, II, 343.
Canawl (canlrev et cymmwds
de), II, 360, 362, 363.
Cangan, II, 332.
Gangos, I, 272 (n. 1),
Canologion (Gaelogion), II, 354
(et n. 3).
Gantrc'r. Gwaelod. V. Cantrev
y Gw.
Cantrev, I, 82 (n. 1) ; II, 308,
351.
Cantrev Bychan, II, 1 (n.), 361 ;
II, 362, 363.
Cantrev Coch yn y Ddena, II,
123 (n. 2), 364.
Cantrev Dinodinp:, I, 200.
Cantrev Gwarthaf, I, 175 (n. 1).
Cantrev Is LIi^^'an, II, 352 (n. 1).
Cantrev Ma-\vr, II, 36 1, 362.
Cantrev Ro^ (Rhos), I. 183 ; II,
355.
Cantrev (Jwch Lli-\van, II, 352
(n. 1).
Cantrev y Barwn, I, 136 (n. 1) ;
II, 356.
Cantrev y Berveddwlad, II, 355.
Cantrev y G^vaelod, I, 276
(n. 7). 306 (n.) ; II, 310.
Canlrevs de Cymru (les), II,
351-366.
Cantrev d'Aberffraw, II, 352
(et n. 1).
Cantrev de Dyfrj^n Chvyd, II,
355.
Cantrevs de Dyvet, 1, 81 (n. 1),
82 (n.), 116, 174.
Canlrevs de Gwynedd, II, 352.
Cantrevs do Keredigyawn (Ge-
^edigya^vn), I, 82 (n.), H6,
174.
Cantrevs de Mathraval, II, 366.
Cantrevs de Morganlnvc, 1,174.
Cantrevs de Rhayadyr, II, 357.
Canlrevs de Ceissylhvc, I, 116.
Cantrevs du Sud, I. 116, 174.
Gantre\s d'Ystrat Tywi, I, 174.
Gantscaul V. Catscaul.
Gapel Curie, I, 239 (n ).
Caradawc ab Bran, I, 1 19 (n. 2),
174 (n.), 177 (n.). 255 (n. 2),
375 (n. 2) ; II, 251 (n. 3), 252
(n. 7) ; 305, 307, 308, 309, 313,
320, 322.
Caradawc ab lacn, I, 266.
Caradawc ab Llyr, II, 142.
Caradawc Vreichvras, I, 135
(n. 1), 285 (n, 1), 268 (n. 5),
354 (n.), 360 ; II. 228, 268,
273, 279. V. Maethlu.Car. Vr.
Caradoc Brech Bras. V. Cara-
da^^c Vreichvras.
Caradoc Brief Bras. V. Cara-
da^^•c Vreichvras.
Caradoc de Lancarvan (de Nant
Garvan), 1, 77 ; II, 224, 294,
325.
Garantmail, II, 344.
Garatacos, I, 119 (n. 2), 135
(n. 1). V. Caradawc.
Caratauc, II, 331, 338, 340, 378.
V. Garatacos.
Garchar Oclh ac Anoeth, I,
255(n. 2).
Cariatwraic (la concubine), II,
192 (n. crit.).
Garieith. V. Cadyrieith.
Garn Ile), II, 91. '
Garnant, I, 53.
Garn Arthur, 1, 338 (n. 5).
CarnavlaAvc, cheval d'Owein ab
Uryen, I, 372 (n. 3) ; II, 1
(n. 1), 227, 269.
Garn Cabal, I, 310 (n. 1).
Carnedyr ab Govynyon Hen,
I, 271.
Garn Gwylathyr, I, 329, 421 (n.).
Garno (bataille de), I, 332 (n. 2);
II, 376. 382,
Carnoban (cymmwd de), II, 299.
Camwanhan (Garn wennan), cou-
teau d'Arthur, I, 259, 345.
GarnAvyllion, II, 1 (n. 1).
CarnAvylIon(GarnAvyllian) (cym-
mwd de). II, 361.'
Garocus, II, 338.
Cartismandua (Areg\ycdd Vocd-
dawg), I, 135 (n. 1).
Car\ven verch Hennin, II, 250
(n. 4). V. Gar\ycn.
392
INDEX DES NOMS PROPRES
Cas ab Saidi, I, 263, 276.
Cascord Ma-svr, ép. d Eleuther.
Casnar Wledic, p. de Gloyw
Wallt Lydan et de Llary, I,
117 (et n. 3).
Casnat. V. Casnar.
Cassiope. V. Llys Don.
Cassivellaunus. V. Caswallawn.
Castell (cantrev de), II, 360.
Castell GAvalchmei, 1,288 ^n. 1);
II, 366.
Castell Gwerlhrynyawn, 11,234,
235 (et n. 1).
Castell Gwis, II, 365.
Castell Syberw, II, 105.
Castell Teirtud, I, 306 (n. 2). V.
Teirtu.
Castell y Moch, I, 183 (n. 1).
Castell y Morinion, II, 92 (n.).
Castrum Nasense (Naas), II,
321 (n. 1).
Caswallawn ab Beli, I, 32, 122
(n. 1), 135 (n. l), 146, 147, 151
(n. 1), 153, 154, 23l-241j3asstm,
374(n. 2) ; II, 231, 232(et n.l),
233, 236, 268, 273, 284, 300, 305.
Caswallawn Llaw Hir, p. de
Maelgwn, I, 317 (n, 2) ; II, 232
(n. 1).
Caswallon. V. Caswallawn.
Cat Brin Onnen, II, 380.
Cat Dub Gint (le combat des
Nations Noires), I, 362 (n. 1);
II, 380.
Cat Goddeu, I, 85 (n. 3); II, 283
(n. 1),
Catamanus, II, 239 (n. 2). V.
Catman et Cadvan.
Catavos, I, 269 (n.).
Catel filius Artniail, II, 38?,
Catel map Brochmayl, II, 345,
347 (n. 21.
Catel map Decion, II. 338.
Catel ab Rodri, II, 326.
Catel Durnlwc, II, 235 (n.), 343.
Catell (Gadell) Pouuis (Powis),
II. 378.
Gatell rex moritur.
Caten map Caurtam, II, 338.
Caten ab Nougoy, II, 337.
CatgabailCatguomedd,If,258(n.)
GatgabaLl. V. Cadavael.
Catgocaun,II,330, 382. V. Cadw-
gawn.
Gatgolaun Lauhir, II, 328,
CatgoUaun, II, 328.
Catgor ab Gorohvyn, II, 266.
Catgual Crisban, II, 332.
Catgualarl, II, 328, 341.
Gatgualart ab Catguolaun, II,
303 (n. 3), 375. V. Cadwaladr
ab Cadwallawn.
Catguallaun Liu map Guitcun,
11,341.
Catgueithen (Catweithen), II,
379, 380.
Catguocaun, II, 382. V. Gadw-
gawn.
Catguolaun map Catman, 11,239
(n. 21, 328 (n. 2), 374, 375. V.
Cadwallawn.
Catguolaun Lauhir map Eniaun,
II, 239 (n. 2).
Catguoloph, II, 371. V. Guolop-
pum.
Catgur, II, 344.
Gatgyfîro, p. de Gilbert, I, 375.
Cath. V. Gwiawn Llygat Cath.
Cathen, II, 330.
Catleu map Catel, II, 338.
Catman map lacob, II, 239 (n,2),
328.
Catmor, II, 344.
Gato. V. Cado Hen.
Catscaul ou Cantscaul (bataille
de), II, 239 (n. 2\ 374.
Cattegirn, II, 234 (n. 1), 343, 346.
Cattraeth (bataille de), I,370(n.);
Il, 3 (n.), 47 (n. 1), 243 (n. 6),
248 (n. 2), 251.
Gatuodus(Catvodu), II, 290 (n. 1).
Gatwallawn ab Beli. V. Caswal-
lawn.
Catwallawn ab Cadvan. V. Cad-
wallawn.
Catweithen V, Catgueithen.
Catwg Ddoeth (le Sage), I, 14.
V. Cadawc,
Catwocon. V. Cadwgawn.
Catwr. V. Cadwr.
Caurtam ab Serguan, II, 258
(n. 6), 338. V. Cawrdav.
Cavall (n. de cheval), I, 281,317.
Cavall, chien d'Arthur, I, 244
(n. 2) 281 (n. 2), 310 (n.),333,
338 ; II, 139.
Cawlwj'd. V. Cwm Cawlwyd.
Cawr, ép. d'Einigan, de Gogr-
van, Gwrnach, Ocurvan.
Cawrda, Gawrdaf. V. Cawrdav.
INDEX DES NOMS PROPRES
393
Cawrdav ab Caradawc Vreicli-
vras, I, 135 (n. 1), 360 (n.),
375 (n.), 429 (n. cril.); II, 252.
Cawrdav ab Garmonyawn, p.
d'Eirm, I, 358 (n. 2)'; 11,330.
Cawrdav ab Scrguan, II, 338.
V. Caurtam.
Cayacli (cymmwds d'Is et
d'Uwch), II, 363.
Cea, I, 272 (n. 1). V. Ceangani.
Ceangani (Gcang, Geangi), I,
272 (n. t).
Cedehern, II, 343 (n. 1). V. Cat-
tegirn.
Cedewain, en Powys, I, 349
(n. 7) ; II, 358.
Cedic ab Dyvynwal Hen, 11,350.
Cedig ab Geredic ab Gunedda
VVledig, I, 247 (n. 1).
Cedweli, en Reged, II, 1 (n. 1),
365.
Geganges (les), I, 272 (n. 1).
Cein, II, 329.
Geincaled. cheval de Gwalch-
mei, I, 288 (n. 1) ; II, 228.
Geindrech Pen Asccll, sœur de
Gwrgi et de Percdur, II, 284.
Geindrvcli. V. Geindrech.
Ceinmérgh, II, 355 (n. 3).
Geinvarvawc, ép, de Kynyr,
Ceirawg (Aber), I, 349. V.
Aber G.
Geiriog. V. Ceirawg.
Ceithiniog (Gelhinog), II, 361
(et n. 5).
Gelemion, fille de Tutwal, II,
327 (n. 2).
Gelyddon. V. Kelyddon.
Gemmaes, II, 353, 366.
Cencu ab Goel, II, 243 (n. 5),
258 (n. 3), 335.
Gencu map Goyl Hcn, II, 334,
335, 336, 337, "342.
Geneu ab Llyvarch, II,45(n.l),
260 (n. 2).
Genioyd, II, 377, 379.
Cennen. V. Is Gennen.
Geraint. V. Gereint.
Gerball, II, 381.
Geredic ab Gunedda Wledig, I,
179 (n. 2); 11,2 (n.), 269(n.6),
345, 348, 374. V. Gcrelic
Geredic ab Gwallawc, II, 269, 270.
Ceredigyawn (Cardigan), I, 114
(n. 1), 116, 126 (n.l), 174,179,
182, 341 ; II, 245, 230, 269 (n. 6),
305, 310, 311, 319, 348 (n. 1),
360, 378, 380, 381. V. Gereli-
ciaun et Cors Vochno.
Gereint ab Greidiawl, II. 322.
Gereint Vcddw ab Berwyn, I,
275 (n. 2); II, 309.
Gercnhir, p de Berwyn.
Gerennior, II, 344.
Cercticab Gunedda. V. Geredic.
Gcrelic Guletic ap Gynloyp, II,
333.
Gercticiaun. V. Ceredigyawn.
Geri, I, 182 (et n. 4) ; II, 358.
('eri Hir Llyngwyn, II, 322.
Ceridwen, mère de Morvran, I,
269 (n. 1).
Geritwcn, mère de Greirwy. V.
Creirwy.
Gerniu. V. Kernyw.
Gerric y Gwyddcl,I, 317 (n. 2);
II, 263.
Gerthiniog (Gethiniog), II, 361.
Cesarte/is (les), II, 232, 300,313,
317.
Cestre (Chester), I, 54.
Cethin Cyvlym, cheval do Dino-
gat, II, 244, 293.
Gctill, II, 379.
Gctti (la pierre de), II, 320.
Gevn Digoll. V. Gevyn D.
Cevn Meirch, II. 353.
Gevyn Clutno, I, 197,
Cevyn Digoll, I, 3o0.
Gevyn y Bryn, II, 320 (n. 5).
Chants continuels et complets
(les trois), il, J88.
Charlymaen. V. Campeu G.
Chat de Paluc (le), II, 272 (et
n. 6).
Château Orgueilleux (le), II, 105.
C/ie/'s de /Io<<e lies trois), II, 255.
C/ie/^s-d'œiiure lies trois), 11,323.
Chevalier à l'épervier (le), II,
132.
Chevalier au lion (le), I, 46, 47,
48; II, 11 (n. 1), 19 (n. 1), 33
(n. 2i, 34 (n. 1), 35 (n. 1), 190
(n. crit.), 196 (n. crit.).
Chevalier Rouge {\e), 11,37 (n. 2).
Chevaliers à la langue d'or (les
trois), II, 289.
Chevaliers chastes (\es trois), II,
285, 286 (n. 1).
394
INDEX DES NOMS PROPRES
Chevaliers de combat (les trois),
II, 272.
Chevaliers de conseil (les trois),
II, 291.
Chevaliers loyaux (les trois),
II, 289.
Chevaliers royaux (les trois\
II, 289.
Chevaux d'amoureux (les trois),
II, 269.
Chevaux de butin (les trois), II,
227, 269.
Chevaux de course (les trois',
II, 292.
Chevaux de labour (les trois\
II, 269.
Chevaux de somme (les trois),
II, 270.
Chevaux donnés en cadeau (les
trois), II, 268.
Chevaux principaux (les trois),
II, 268.
Chian Nant Newer, II, 380 (n. l).
V. Cian.
Chorea Gigantum, 11,321 (n. 1).
Chwedlau (les), I, 287 (n. 3).
Chwediau v Doethion, 1, 335
(n. 1).
Cian Nan(t) Ximer, II, 380. V.
Chian.
Ciaranas, II, 372.
Gib-svr, II, 363.
Gibwvr, II. 311 (n. 2).
Gilgoèt, p. de Lhvvt, 1, 169 (n. 2}.
V. Kilcoet.
Cilgwri, dans le Flinshire, I, 323
(n. 1).
Cilgwri (le merle de), I, 323.
Cinbelin abTeuhanl,II, 308 (n.).
V. Gunobelinos.
Cimulch, p. d'Arthan.
Ginan iGinnan), map Brochmail,
II, 341,342, 346 ^n. 1), 379. V.
Cynan .
Ginan map Maucant, II, 346.
Ginauc, II, 373.
Cinbelin, II, 244 (n. 4), 334,338.
V. Gynvelyn.
Gincar," II, 330, 335.
Cincen map Brocmail, II, 346.
Gincen map Catel, II, 345, 347
(n. 2), 379.
Cincen filius Elized, II, 382. V.
Gyngen.
Gincen map Maucann, II, 342.
Cinglas ab Eugein Dantguin, II.
328 (n. 6). 332.
Cinhil, II, 3.33.
Cinis Scaplaut, II, 338.
Cinmarc, II, 334.
Cinnen. V. Gincen.
Ginnin map Millo, II. 343.
GinuLt map Ceretic Guletic, II,
333.
Girchind (bataille de), II, 248
(n. 2).
Circonscriptions royales (les
trois), II, 324.
Cités (les trois premières), II,
320.
Clans au caractère généreux
(les trois), II, 251,
Clans fidèles (les trois^ II, 263.
Glas, II, 231.
Glas Mcrddin (Myrddin), I, 123
(n. 3); II. 275.
Claudius, II, 339.
Gla-wdd (Gantrev Y', II, 359.
Gleddvfrudd, ép. de G-swnn,
Gleddyv. V. Aber G.
Cleddyv Coch, ép. d'Etlym.
Gleddyv Divwlch, p. de Gled-
dyv Kyvwlch, et grand-père
de Bwlch, de Kvvwlcli et do
Svvwich, I, 37, 280 (et n. 5),
317. 338.
Cleddyv Kyvwlch, p. de Bwlch,
Kvvvvlch et Syvwlch, I, 280
(et n. 5), 317.
Gleddyvrudd, ép. de Gwgawn.
Cleis ab Merm, 1, 255.
Ciels. V. Porth G.
Glememhil],p.de Kathtyen, 1,283
Gléopatre, II, 339.
Cletguen (Cleden), II, 331 (n. 1).
Clinoch, H, 334.
Glinog Eitin, II, 334.
Glitauc map Artgloys, II, 345.
Glitauc (Glydawc, Glvdog) rex,
II, 382.
Glita^^c, p. d'Himeid, I, 97
(n. 2i.
Glitno Eidin. V. Glydno Eiddin.
Gloff, ép. de Tecvan.
Cloitguin. II, 331.
Glota. V. Petra Glotae et Glut.
Glolen, II, 330.
Clothen.roi de Cornouailles, p.
de Dyvynwal Moelmut, I, 272
(n. 2)j II, 296 (n. 1).
INDEX DES NOMS PROPRES
395
Clolri, II, 331,
Cluan mac Nois, II, 372 (n. 10).
Cludno Eiddun. V. Glutno et
Clydno Eiddin.
Cluim p, de Cynlovp), II, 333,
dut (la Cl vde). 1 . 3:<8 (n , 6) . V .
Clwyd,Àlt Glut, StratClut,
Glut, p. de G^va^vl, I, 99, 100,
102-104. 160.
Glutno ou Clytno, p. d'Eurneit,
de Cynon. V. aussi Gevyn
Glutno.
Ghvyd (la).I,l-l(n.li,338(n.O).
Glwyt. V. TaraAvc d'AUt Ghvyl,
Glydawc (Glydoc). V, GlitaAvc,
Glydno Eiddin, fils de KynnAvyd
Kynnwydyon, p. d'Eurneid
et de Cynon, I, 284 (et n. 1),
376 (n. 1); II, 3 (n.), 63 (n. 1),
242 (n. 4), 243 (n. 5', 244(n.4),
296 (n. 1), 334 (n. 3), 349,
Glydwyn, II, 331 (n. Ij. V.
Gloitguin.
Glynn Ystyn. V, Glynn Ystu.
Clytnoy (Clinog) Eilin. V. Glyd-
no Eiddin.
Clyweit. V. Englvnion y Cl,
Gnyclnvr map Ness, I. 40, 261.
V. Concliobar mac Nessa.
Gocboy (Cochvy, Cogvy, Cog-
vwy), II, 375.
Goch, (!p, d'Heilyn.
Coch, V, Canlrev C.
Goch ab Kaw, 1, 267,
Gochion (cantrev), II, 364.
Gochc.Iyn,[,262(n.).V.Gucluilain.
Gochvy (Cochvwy). V. Cocboy.
Gocl (ies 300 épées du clan de),
II, 198 (n. crit.), 350.
Goel, p. de Keneu. V. Keneu,
Goel, p. d'Helen, I, 212 (n.),
224 (n. 2), 284 (n. 1); II, 43
(n, 1).
Goel ab Gyllin, p. de Lleirwg,
I, 119 (n. 2); II, 309, 318, 322.
Goel Hen, V. Coil et Coyl.
Goesliydd, ép de Gilla.
Goet (cymm-wds d'Is et Uwch^
II, 354, 364.
Goet Alun, I, 1S5.
Goet Helen, I, 185 (n. 2).
Goet Rhath, 1, 83 (n. 1).
Goet yr Mav, H, 366 (n. 1),
Goeth Ra;ith, II, 366 (n. 1).
Cogvy (Gogvvy), V. Gocboy.
Coil Hen, II, 48 (n,), 334.
Coledauc, H, 335.
Coledda\vc. V. Saint-Coledoc.
Coledda^vc ab Gwynn, II, 287,
Coleion (Colcgion, Goleyan). II,
355 (n. 5).
Coll ab Gollvrewi, I. 173 (n.),
265 (n, 2), 287 (n.l), 289 (n. 1),
310 (n. 1); II. 252, 271, 280,
314, 327 (n. 2).
Collawn ab Berlh, II, 293,
Collen. V, Saint Collen,
Collfrewi, V. Collv^e^^i.
Colline Blanche (la). V. G^vynn
Vrvnn.
CollvVewi (CoUfrewi), p. de Coll,
Colhvyn, p, de Catgor.
Colonnes de gouvernement (les
trois), II, 295
Columba, II. 373 (n. 2).
Columcille (Saint), II. 372. 373.
Cohvyn, berger de la tribu de
Bran ab Llyr, II 324.
Commene (Cumene) Fota, II,
375 (et n. 6).
Commodius, II, 339,
Conan, I, 222 (n. 2). V. Cynan.
Conang ab Aeddan, II, 263 m. 1).
Conanus. V. Aurelianus C.
Gonchobar Mac Nessa, I, 40, 261
(n. 8) ; II. 318 (n. 1),
Gondidan. II, 262 (n.).
Confer. II, 334.
Gonguoy (bataille de), II, 380.
V. Cynwy.
Connacht (anc. divis. de l'Ir-
lande), l, 150 (n. 1).
Conroi ab Daere, I, 144 (n. 2),
269 (n. 9), 262 (n.).
Consolideurs de royauté (les
trois), II, 30;».
Constance, II, 331.
Constans, II, 235 (n,), 331, 338.
Constantin, p, dUlher, II, 331,
338, 371, 373.
Constantinople, II, 285, 295,314,
331,
Contagions effraijantes (les
trois), 11, 303.
Conlhigirn (Kenligern, Kyn-
deyrn), II, 374,
Gonwy, I, 77 (n.) ; II, 320,
Coranieit.V. Corranieit.
Corbeaux d'Oivein (les), I, 3i
396
INDEX DES NOMS PROPRES
365, 369, 370 (et n. 1) ; H, 45,
198 (n. crit.).
Gordd Prydain, ép. d'Iddawc.
Cordelia, fille de Llyr ab Blei-
dyt, I, 121 (n.), 284 (n. 6).
V. Creiddylat.
Cordonniers^-orfèvres {leslrois),
II, 273. V. Eurgrydd.
Cordwal, I, Ib' (el"n. 1).
Corknud, p. de Kindilic.
Cornillo, II, 293.
Corn Prydain. V. Cordd Pr.
Cornuenses, II, 376.
Corr, ép. d'Eiddilic, Gruddhvyn,
Gwiddohvyn, Ruddhvm.
Corranieit (les), I. 178 (n. 1),
233 (n. 1), 235, 236, 238, 261
(n. 2) ; II, 230, 298, 299.
Corroi mab Dayry, I, 262 (n.).
V. Conroi.
Cors ab Erbig, T, 264 (n. 2).
Cors ab Gafraii, I, 264 (n. 2).
Cors iCwrs) Cant Ewin, I, 264,
311, 332.
Cors Vochno (le crapaud de), I,
223 (n. 1).
Corse (Corsica), I, 255.
Corvann, cheval de Gwrgi et
de Peredur, II, 47 (n. 1), 243.
Gorvil Bervach, I, 262.
Corvinwr, barde de Ceri Hir,
II, 322.
Coups de cognée (les trois), II,
257.
Cours d'Arthur (les), II, 285,
V Arthur.
Coursiers pétulants et alertes
(les Iroisi, II, 228.
Cov ab Keidyaw. II. 349.
Cowrda ap Kradog Freichfras
ap Llyr Merini, I, 354 (n.). —
V. Cawrdav ab Caradawc.
Coyl Hen Guotepauc, II, 335,
336. 3M, 342.
Cradawc, p. deCawrdav. V. Ca-
radawc .
Cradawcab Bran, I, 135. V. Ca-
radawc.
Cradawc ab laen, I, 266. V. Ca-
radawc.
Cradog Freichfras. V. CaradaAvc
Vreichvras.
Creiddylat, fille de Lludd Llaw
Ereinl, I, 284. 315 (n.1, 331.
Greirwy, fille de Geritwen, I,
191 (n ), 262 (n. 4); II, 287.
Creuddyn, II, 360.
Creuwvryon, I, 183.
Cristinobvl, II, 100.
Croes Oswallt, II, 357. V. Rech-
dyr C. 0.
Croesvain, II, 357.
Crue Galarus, II, 91.
Cruithne, I, 308 (n. 1). V.
Cruithni.
Cruithni (les Pietés), 1,273 (n. 5).
V. Prydyn.
Cry don, p. de Cywryd.
Crygyll (en Anglesey), I, 253
(n. 2).
Cùalgne. V. Tâin Bo C.
Cuch (la), I, 83 (n. 2), V. Cych,
Cuch (cy mm wds d' Is et d' Uwch),
II, 365.
Cuch. V. Glvnn C,
Cuchulain, I, 36, 37, 217 (n. 1),
261 (n. 9). 262 (n.), 287 (n. 2);
II. 4 (n. 1).
Cudberth, H. 377.
Cuhelin (Cuhlem) map Bleyd-
iud, II, 340.
Culhwch ab Cilj-dd ab Celyd-
don Wledic, I, 244-346, pas-
sim : II, 126, 268 (n. 1). V.
Tref C, et Esgeir C. Gowyn
Kawn.
Cumene. V. Commene Fota.
Gunan. V. Cynan, et Conan.
Cuneda map lEtern, II. 328, 332.
Cunedda (Cunedag) Wledic, I,
37, 120 (n.). 176 (n. 1). 301
(n.) ; II, 262 (n. 4), 281, 282
(n. 1), 327 (n. 3), 340, 341, 342
(n. 1), 345, 348 (et notes).
Cunglas. V. Cynlas.
Cunin. I, 263 (n. 2). V. Kimin.
Cunobelinos, I, 135 (n. 1). V.
Cinbelin.
Cunoglassos. V. Cynlas et Kin-
glas.
Curig. V. Capel G.
Cûroi mac Daere, I, 41, 261
(n. 9).
Cursalem, II, 333.
Custcnnin, fils de Maxen <et
d'Elen, I, 224 (n. 2) ; II, 237,
318.
Custennin Bendigeit, grand-
père d'Arthur, II, 233, 236,
237 (n. 2), 312.
INDEX DES NOMS PROPRES
397
Custennin le berpcr, fils de
Dyvnedic, p- de Goreu, I, 2o6
(n.), 291, 292, 298,320 ; II, 268
Cusûniiin Vychan, II, 233, 268
C\"m Gawhvyd, I, 266 (n. 2),
323 (n. 1), 324.
Cwm Kerwyn, I, 338.
Gwnsall (Cwnsyllt), II, 336.
Gwrs, 1,264 (n, 2). V Cors.
Gwrs Gant Ewin. V. Gors G. fc..
Gych (la). V. Cuch, et Glynn
Guch.
Gydweli, IT, 361.
Gyfeiliog, ép. d'Owen.
Gyfranc Lludd, I, 35 (n.).
Gyllellvawr, ép. d'Osla.
CylUn, p. de Goel, I, 119 (n 21
Cylveirdd (les neuf), II, 301 (et
n. 3). , ^ • f
Gymmcnon Hen, p. de Gereint
Ciimmwd, Cwmmwd, cwmwd,
I, 82 (n. 1) -, II, 308, 331.
Cymraeg. II. 305.
Cymru. V. Gymry.
Gvmry, I, 68, 114 n. D, HO
(n. 2), 133 (et n. 1), 134, 213
(n ), 215 (n. 2), 254 (n. Il, 303
n.), 335 (n. 4). 337 ; II, 168,
241 (n. 1). 24-!(n. 1), 256, 2-Î3,
•i74, 2S3, 294-325 pa.ssim, 351.
Cymydmaen, 11,3]^.
Gynan (cymmwd de), n, do».
Cynan ab Brochvael Ysgilhrog,
II, 341 (et n. 1).
Gynan ab Eudav,p. de Dinogat,
Kyhoret, Kynlas, Selyv, l,
U4(n. 2), 222, 226, 227 ; 11,374.
Gynan Garwvn, I, 372 (et n. 2) ;
II, 228, 243, 268.
Gynan Genhir, II, 349.
Gynan Meiriadawc, 1. 117 (n-',
212 (n.), 213 (n.), 229 (n.) ; U,
233 (n.). , , r .„
Cynan. p. de Gruffydd, I, 59- ^
Gynan Tindaethwy.n, 327 (n.5).
Gynddylan ab Gyndrwyn, II,
260 (n. 2), 261 (n. 7).
Gyndrwvnab Ermit. I, 268.
Gyndyrwynn, p. de Gwiawn, il
261 (n. 7).
Cyngen (Goncenn), II, 343 (n. 2)
V. Gincen.
Gyngrog Vach elCyngrog Vawr.
V. Argyngroec.
Gvnlas ab Gynan. I, 339.
Cynllaith (Gynlleith), I, 350 (et
n. 2) ,• II, 357.
Gynioyp, H, 333.
Cynnen (1st, II, 361.
Gvnon ab Glutno hiddin, I, 32,
71 (n. 1), 147 (n.), 374 (n. 2);
II, 2-17 passim. 28, 284, 291.
Gynon ab Gyndrwyn, II, 261
(n. 7). , 11 o i \
Gynon abKulvana^^yd, II, 3 (n.).
Gynon, roid'.Vnglesey, 11,3 (nj.
Gynvaellla), I. 114 <n. 2, 200
(n. 2>, 201, 204.207, 209 (n. 1),
210. V. Blaen G. .
Gynvarch ab Mcirchawn (Meir-
chiawn), p. d'Uryen, I, 14; H,
45(etn. 1), 238 (n.). 284 349.
Gvnvarch (les 300 épées de la
Uùbude), II, 45, 197(n.crit.),
Gvnvarch Cadgadwg ab Gynwyd
'Gynwydvon, 11, 25» (n. 8).
Cynvebydd (les trois), 1, lo
(n. 2).
Gynvedw, p. de Gadavel
Gvnvelyn ab Arlhwys, II, 349
GynvelynDrwsgyl, II, 142 (n.l),
244, 238, 349.
Gvnvelvn Keudawt PAvyll Han-
ner Dyn, I, 2S1.
Gvnvelvn Wledic, î, 13d (n. 1),
^147 (n. 3) ; II. 307,
Gvnvelvn (Gorclian', I. 33.
Gvnvvn, p. de Blcddyn.
Gynweissiait (Gynweissieit), ou
premiers serviteurs, 1, 133
n. 1), 375 (n. 2); II, 252 in. 7).
Gynwy (Gon^vay). V. Çonguoy
Gvnwvd (Cinuit». II, 244 (n. 4).
Gvstenin,filsdcMaxenet-d Elen,
I 225 (n.). V. Custennin.
CyveTliog (cymmwd de), H, 358.
Gyveiliog, ép. d-Qwcn
Cyvrangon (la pile de), II, 321.
Cyvryd ap Crydon, p. de
Gwcnn,I,191(n.l).V.Gwenn.
Cywrvd ab Ednovain Bendew,
II, 307 in. 2).
Daderg, I, 275 (n. 3>.
Dâ Derga. V. Bruighean D, D.
398
INDEX DES NOMS PROPRES
Daere. p. de Conroi et de Ku-
bert, I, 41, 144 (n. 2 , 261
(II. 9-, 262 (n.). V. Dayry.
Dagdé (le chaudron de;, I, 307
m. 1).
Dagdé (la harpe de*, I, 306
(n. 2).
Da Gyvedd, ép. de Gwynn.
Dalldav ab Kimin (ou Kunin)
Kov, I, 2Ô3 ; n, 269, 2J1.
Dallpen, ép. de Dallweir.
Dallweir jDalhvyr) Dallpen, I,
2Ô5 : II, 271.
Dalriada. II. 248 m. 2 .
Dame de la Fontaine (la), I, 17,
38, 71 ; IL, 1-46 passim, 187-
198 (n. crit.\
Dames bénies (les troisi, 11,267,
Dames de la cour d'Arthur (les
Iroisi, II, 250.
Dames éminentes (les trois), II,
287.
Dames enjouées îles trois, II,
237.
Danann (déesse Danul, I, 45.
V. Tualha Dé Danann.
Dandde (Tanddei, 1, 239 (n. 1'.
V. Pharaon (Ffaraon) D., et
Dinas Pharaon.
Danet ab Oth, I, 373.
Daniel, II, 369, 373.
Danois ,lesi, 1,362 (n. 1). V. Dub
Gint.
Danu. V. Danann.
Daronwy, petit-fils d'Urnach,
I, 173 (n. 1 , 317 (n. 2) ; II,
272, 289.
Dathar Wennidawc, ép. de
Gweir.
Dathyl. V. Kaer D.
Datweir, I, 265 (n. 2). V. Dall-
weir.
Daugleddeu(cantrevde', 11,365.
V. Deugleddyv.
David, fils d'Owein Gwynedd,
I, 59.
David (évêquel, II, 373.
David le prophète, II, 286.
Davydd, p. d'Absolon.
Davydd ab Sion, 1, 213 fn.).
Davodaur, ép. d'Edeyrn (Dos-
parth).
Dawri. V. Kaer Dawri.
Dayry, p. de Gorroi. V. Daere
et Conroi.
Ddena. V. Gantrev Coch yn y
Ddena.
Ddcwi. V. Llan Ddewi.
Ddoeth, ép. de Catwg.
Ddoged. V. Llan Ddoged.
Ddu. V. Gwillym Ddu.
Dean, II, 123 (n. 2 , 245 (n. 2).
V. Dena.
Dec, ép. de Gwenllian.
Dôcantorum arx, II, 379.
Decion, II, 338.
Decius. Il, 371.
Decius Mus, II, 339.
Découvertes mauvaises (les
troisi, II, 241.
DefTrobani, 1, 335 (et n. A) ; II,
295, 297 (n. 3 , 313. V. Gwlad
yr Hav.
Defridec. V. Saint Defridec.
Deganhwy. V. Dyganhwy.
Degsastane (bataille de), II,
248 (n. 2 , 251 (n. 2).
Degynehv, barde dOwein, II, 1
(n. 1), 267.
Deheubarth, 1, 178 (n. 3) ; il,
367.
Deidamia, II, 230 (n. 1). V. Dia-
dema.
Deinioel Wynn, II, 324.
Deivniawc des trois), I, 374
m. Il : II, 253.
Deivvr Dvvr) et Bryneich, II,
256", 279,"^ 299, 320.
Démet. V. Ploe-Demet.
Demetae (les , I, 81 (n. 2), 82
(n ', 178 m. 3 , 223 m. 4) ; II,
319 (n. 1). V. Maridunum.
Demotia, II, 367.
Demetica regio, II, 375.
Dena (la foret de», I, 54, 108
(n. Il ; 11,123 (n. 2). V. Dean,
et Gantrev Coch
Denmarc, I, 362, 376 ; II, 289.
Deodric ab Ida, II, 2 (n.>.
Deorath. V. Deorthach.
Deorham (bataille de) IL 262 n.).
Deorthach Wledic, p. de Ru-
vawn Pebyr, 1, 263 (n. 1) ;
II, 238.
Deortharch. V. Deorthach.
DeprolTani. V. Deffrobani.
Derga (Dâi, (la destruction de la
maison de), I, 40.
Dess. V. Don Dess.
DeuddNvr, II, 357.
INDEX DES NOMS PROPRES
390
Deugleddyv (Aber), I, 328 (et
n. 1), 338. V. Abcr D.
Devon. V. Dyvncinl.
Ucvy. V. Saint D.
Dewenpcn, p. de Mabon.
Dcwi, II, 278, 2S1.
Dewin, ép. de Gwiawn.
DeA\rarlh. V. Deorthach.
Dcwryn Vychan (lo nain), I,
306 (n. 2).
Deyrn. V. Estron D. et Tcyrn.
Diadema, II, 229.
Diarwya. V. Llynn D.
Diarwydd. V, Llynn Diarwya.
Diaspad {cri perçant), moyeu
légal de protestation, I, 253
(n. 11.
Diaspad E(jwan cri de détresse),
I, 253 [n. 1).
Diaspat. I, 281, 317.
Dibric (Dyvric), II, 374.
Didlet,roidesGwyddyl Ffichti,
II, 323 (n. 6 .
Diessic Unbenn, ép. de Dwnn.
Diffedcll (Diffeidell) ab Dys-
gyvedawg (Dissyvyndawt'jl,
185 m. 5) ; II, 2"56."
Diganhwy. V. Dyganliwy,
Uigniv ab Alan, II, 246.
Digoll, II, 274. V. Gevn (Ce-
vyn) DigoU.
Digon ab Alar, I, 265.
Dillus Varvawc ab Eurci, I,
3)3, 330, 331, 375 (n.>.
Dimet, II, 234 (n. 1), 331. V.
Dyvet.
Din Guortigcrn, II, 234 (n. 1).
Din Mael, II, 356.
Din Sol, 1, 253 in. 2 , 254 (n. 1).
Din Tywi, I, 341.
Dinacal map Ebiau, II, 340.
Dinacal map Tutagual, II, 332.
Dinas Dinlleu, I, 196.
Dinas Emreis, I, 120 (n.^, 233
(n. 1), 238, 239 ui. 1) ; II, 240.
Dinas Ffaraon Dandde, I, 233
(n. 1', 23S ; II, 242 (n. 1).
Dinas Ncguid (Newydd , II,
382.
Dincvwr, I, 82 (n.), 126 (n. \\
178 (n. 3) ; II, 312, 32i, 352,
360, 368.
Dingat mab Einawn, II, 340
{n. 3).
Dinllaen (Tinllaen), II, 354.
Dinlleu. V. Dinas D.
Dinmeir (Dincirth, Dumeirlli\
II, 381.
Dinodic ou Dinoding cantrcv
de), I, 121 m. 3), 200.
Dinogat ab Cynan GarAvynn,
II, 241, 293.
Dinoot iDuna-\vt), II, 244 /n.3).
DinAvaedd Vaglawc, II, 279.
Diocléticn, II, 338.
Diodema, II, 230 (n. 1). V. Dia-
dema.
Dirmyc (Dirmic) ab Kaw, I, 37,
266 (n. 2).
Disparitions complètes .les trois)
II, 301.
DissyvyndaAvt, p. de Diffcidel,
II, 2.Ô6.
Diu (Diw) Sul (en MonU 11,380.
Divwg ab Alban, II, 246 (n. 2).
Divwlch, petit-lils de Cleddyv
Kyvwlcli, 1, 37, 280.
Diw Sul. V. Diu S.
Diwlilh. V. leuan ap y Diwiith.
Diwrnach Wyddel, 1, 307, 334,
335.
Docmail ab Cunedda, II, 348.
Doel (exil des fils de), I, 39.
Doelh, ép. de Sibli.
Doethion. V. Cliwedlau y D.
Doget (le roi), I, 247.
Dolgellau, II, 5 (n. 2).
Dol Pebin, en Arvon, I, 175 (et
n. 3).
Dol Penmaen, I, 185 (et n. 4).
Doli, II. 329.
Dolor ab Mwrchath, II. 246
m. 2).
Dolor ab Urnacli, II, 246.
Domangart, H, 248 [n. 2|.
Domilianus, II, 3 9.
Domnonii des, I, 253 (n. 31.
Don, roi de Llychlyn et de Du-
lyn, I, 176 (n. 1', 301 (n.).
Don, aîné des fils de Milet, I,
176 (n. H.
Don, mèred'Amaethon, Aranrot,
Gilvaethwv, Govannon, Gwy-
dyon, Hevèydd, 1,176 (et n.l),
176-210 passim.
Don. V. Llys Don.
Don Dess, roi de Leinster, I,
176 (n. 1).
Donwal, I, 272 (n. 21.
Dorarlh (Dorath). V. Deorthach.
400
INDEX DES NOMS PROPRES
Dosparth Edeyrn Davod aur, I,
423 (n.).
Dragon de Prydein (le), II, 303.
Dragon d'oppression (le), II,
314.
Dragons (les), I, 233 (n. 1), 236
(et n. Il, 237, 238.
Drem ab Dremidyt, I, 173, 283
(n.) ; 11, 123.
Dremidyt (Dremhidyt^, p. de
Drem .
Dreon Lew, II, 251 .
Drudhvyd, II. 228.
Drustwrn Hayarn, I, 264.
Drutwas ab tryffm, I, 265, 266
(n.) ; II, 289.
Drutwyn, I, 311, 330, 331, 333,
338.
Drwc, I, 281, 317.
Dr-svcdyddwc, I, 281, 317.
Drwsgl, ép. de Cynvelin,
Dryan ab Nudd 'll, 251 (n. 3).
Drych abCibdar, l, 287 ; II, 280.
Drvstau ab Talhvch, I, 257 (n.),
261 in. 2', 286 (n. 1), 373 ; II,
254, 260, 270, 291 (n. 5). V.
Trystan.
Drystan, fils (neveul de March,
I, 263 n. 2); II,291.V.le préc.
Drylhyll, ép. d'iidnj'vedawc.
Du, cheval deMoro Oerveddawc,
1, 315 ; II, 242 m. 3 .
Du Hir Tervenhydd ou Tyne-
dic, cheval de Selyv ab Cynan
Garwyn, I, 372 (n. 1) ; II, 228,
26'^.
Du Trahawc, II, 92.
Du Traws, II, 43.
Du y Moroedd, II, 242.
Duach ab G-w awrddur Kyrvach,
I, 263.
Dub Gall (les Etrangers Noirs),
I, 362 (n. 11.
Dub Oint ilcs Nations Noires).
V, Cat Dub Gint.
Dubrduiu (la Dee), II, 348.
Dubricius. V. Dyvric.
Dubun, II, 329.
Duc de Bwrgwyn (lej, p. d'On-
dyaw.
Duin. V. Mael Duin.
Dukum, p. de Mil Du.
Dulas (rivière , II. 121 (n. 1).
Dulas (cymmwds d'Is et U-\vch\
II, 355.
Dulyn (Dublin\ I, 176 (n. 1).
Dumeirth. V. Dineirth.
Dumn, II, 329,
Dumnagual ap Teudubr. II, 296
(n. 1), 333, 377.
Dumnagual map Riderch, II,
333,
Dumnagual Hen ab Cinuif, II,
244 (n. 4 , 296 (n. 1), 310 (n. 3 .
333, 334.
Dumnagual Moilmut, II, 335,
Dumnaguallaun, II, 344.
Dumngarth, II, 380 (n. 5). V.
Dungarth.
Dumnonia, I, 53; II, 121 (n. 1).
Dumnwal. V. Donwal,
Dunart, roi du Nord, I, 272.
Dunaut ab Cuneda, II, 340, 348,
373. V. Dunawd.
Dunawd ab Cunedda, II, 244
(n. 3), 340. V. Dunaut.
Dunawd ab Pabo. II, 142 (n.),
243 (n. 5', 244, 258, 259 (n. 2),
324 (n. Il, 336 (n. 3>, 349.
Dunawd, abbé de Bangor, II,
244 (n. 3).
Dungart, rex Albaniae, p. de
Gabran, II, 373.
Dungarth iDumngarth», roi de
Gerniu (Kernyw , II, 380,
Dunodic (cantrev de), I, 35, 185
(n. 4>, 200; II, 244 (n. 3).
Dunvallo Molmutius, I, 272
(n. 2'. V. Dyvynval Moelmut.
Duta, II, 379.
Dwygraig, ép, de Madawc.
Dwnn (le comte , II, 166,
Dwnn Diessic Unbenn, I, 282.
Dwyw, II, 348 (n. 3).
Dwyvach, II, 304.
Dwyvan, II, 304,
Dwywanwedd, I, 243 (n. 2).
Dyfidai, I, 174 (n. D. V. Aber D.
Dyfi'rynn V. Llychwr D.
DvITrynn Amanw, 1, 341.
Dyffrynn Clwyd, II, 355. V. Lla-
narmon.
DyflVynn Crwn, II, 85, 87.
Dyfïrynn Ilavrcn. V. Havrcn.
Dyffrynn Llychwr, I, 340 (n.2).
Dvganhwv, 1,358 (n. 2», 359(n.^;
Il, 151, 378 (n. 2i.
Dvgynnelw ab Cynddelw, II,
267 (u. 2).
Dygyvlwng, I, 279.
INDEX DES NOMS PROPRES
401
Dylan Eil Mor, l, 192 (n. 1).
Dylan Eil Ton, I, 191, 192.
Dyngannan, 11, 151 (n. 1). V.
Dyganhwy.
Dynvarlh. V. Dyvnarth.
Dyrys. V, Rwydd D.
Dysgyveclawg, p. de DifTedcll.
Dysgyvundawt. V. Dissyvyn-
dawt.
Dyslein, I, 252 m. 2) ; II, 72 (et
n. 2 .
Dywanwedd, fille d'Amlawd
Wlcdig-, cl femme de Gara-
dawc Vreichvras, 1,360 (n.lj,
Dyvel ab Erbin, I, 268.
Dyvet, 1, 30, 81, 82 (n.i, 92, 100,
J04, 105, 113, 114, 116, 151-158
passim, 163,169, 17 i, 175,276,
385 ; II, 234 (n. 1), 273, 365.
V. Alun Dyvet, Pendaran,
Porth Kerddin, Porlh Kleis,
Pwyll, Scithyn Saidi, etc.
Dyvnarth ab Gwrgwst, I, 272
m. 3 , 331. V. Dunart.
Dyvnedic, p. de Gustennin.
Dyvneint (Devons I, 253, 254,
277, 342 ; II, 297 (n. 3).
Dyvnvardd ab Prydein. Il, 316.
Dyvnwal Moelmut. I, 90, 120,
253, 272; 11,296,303, 309,315,
316.
Dyvr. V. Deivr.
Dyvric. V. Dubricius, Saint-
Dyvric et Dibric.
Dyvynwal, I, 272. V. Dumna-
gual.
Dyvynwal, p. do Bran.
Dyvynwal Hen, p. dElffin, II,
350. V. Elffin.
Dyvyr ab Alun Dyvet, I, 263,
374; II, 148.
Dyvyr \\'allt Euraid, II, 121
(n. 2>, 287.
Dywana, fille d'Amlawd VVIe-
dic, II, 350.
E
Eadbert ab Eata, II, 264 (n. 4).
Eadmund, II, 3S2.
Ealdric ab Ida, II. 256 (n. 4).
Eata ab Leodwald, II, 264 ^n. 4).
Ebiau, II, 340.
Ebiaun, II, 340.
Ebiud, II, 331, 336.
Eboracum (York^, II, 47 (n.).
V. Ebrauc et Evrawc.
Ebrauc urbs (Evrawc, Evrog),
I, 362 (n.) ; II, 380.
Ebrawc, p. de Poredur.
Ebrei, p. de Gwrdival. V. Eu-
rei.
Ebur (cvêquel. II, 372.
Echel Vorddwyt Twil, p. de
Gobrwy et de Gronw, I, 265,
341.
Echymeint. V. Llecli E.
Ecrin, II, 344.
Ector Gadarn, II, 229.
Eda Glingawr, II, 47 (n. 1),
264. V. Eata.
Eddistr. V. Tom. E.
Edeirnon (Edeyrnion), I, 136 ;
II, 249 (n. 2), 356.
Edelfled, 1, 185 (n. 5) ; II, 248
(n. 2).
Edeimet Ffleissawr, II, 256,
313.
Edelygion, H, 363.
Edenawc, fils de Gleissiar, I,
264 (n. 4) ; II, 259 (n. 1). V.
Adeinawc (Annwas),et Aede-
nawc.
Edern (Edeyrn) ab Nudd, I,
262, 362, 373 ; II, 136, 140, 141,
143, 144, 148, 217 (n. crit.).
Edern. V. Bod E.
Edeyrn. V. Edern.
Edin Glingawr, I, 209 (n. 1) :
lire Eda.
Edlferd Flesaur, II, 256 (n. 4).
V. Edelfflet.
Edmwnt, p. de Davydd.
Ednyvain ab Bradwen, II, 324
m. 2).
Ednyvain Bendew, roi de Te-
geingl, II, 324 (et n. 2).
Ednyved. I, 225 (n.).
Ednyvedawc Drythyll, II, 266.
Edpald, II, 377.
Edwal, II, 250 (n. 2).
Edwin, roi de Lloegr, II, 239
(n. 2), 249 (n. 2), 263, 272,274,
289.307 (n.2).374. V. Elguin.
Edwin ab AUi, II, 270 (n.).
Edwin ab llowel Dda, II, 249,
269.
Edwyl. V. Eidoel, et Eidyol.
Edyrn. V. Edevrn et Edern.
Effredeuc, l, 243 (n. 2). V
23
402
INDEX DES NOMS PROPRES
Saint Effrcdcuc, Saint Teffre-
deuc, Saint Tyvrydoc.
Egeniud, II, 341.
Eginog (cantrev d'). H, 361.
E'Uvys lail. II. 362.
Eghvys Lwyd, I, 169 (n. 2).
Egrop d'Eui-ope', I, 253.
Ehangwen, salle d'Arthur, 1,27 4
Eheubryd, lille de Kyv^vIch, I,
281.
Eiciaun. II. 340.
Eidan, II, 340.
p:iddilic Gorr. I. 173, 274. 289-
290 (n. 1), 333 (n. 1) ; II, 232
(n. 4), 280, 291.
Eiddin, ép. de Clydno, Llon-
gat, Llawgat, Trwmbargawt.
Eiddiwlcli, I. 280 n. 5:.
Eiddon Vawrvrydic, I, 268.
Eiddun, cp. de Clydno. V.
Eiddin.
Eiddyl. V. Ilir E.
Eiddyn ab Einygan, II, 257
(n. 3).
Eidin. V. Xaf Eidin.
Eidinet, II, 332.
Eidiol Gadarn ab Ner, I, 274
ietn. 1» : II, 317.
EidnCAV, II, 261 (n. 1).
Eiddoel ab Aer, I, 312, 322. V.
Eidiol.
Eiddoet, I. 274 (n.l).V. Eidoel.
Eiddyol ab Ner. V. Eidiol.
Eigawn, II, 340 (a. 3).
Eigr (Igernai, mère d'Arthur,
I. 243 (n. 2 .
Eiladyr ab Penn LIorcan, I,
2S2.
Eil iMor. V. Dylan.
Eil Taran. V. Glinneu.
Eil Tegit. V. Morvran.
Eil Ton. V. Dylan.
Einiawn Llvghw, p. d'Hywel.
Einigan Gawr, I, 290 (n.).
Einion ab Owein, II, 300 m. D.
Einya-svn map Meuruc, II, 340
in. 3^
Eirin Wych Amheibyn, servi-
teur dArthur. I, 363.
Eiryawn ab Bedd, II, 274.
Eiryawn Penn Lloran, I, 339.
V. Einiawn.
Eissivet, I, 281, 317.
Eithav (cvmmwd d'*, II, 363.
Eithcu (Eithew). V. Ethew.
Eivionnydd. V. Eiwynydd.
Eiwynydd (Eivionydd>, I, 31,
181 (n, 4i, 200 (n. 1) ; II, 333,
Elbodg, II, 378.
Elbodgu, II, 3i3, 377.
Elbodug. V. Elbodgu.
Elen. V. Sarn E.
Elen, fille de Loumarch, II, 330.
Elen Luyddawc, fille d'Eudav,
mère de Custennin (Constan-
tini, femme de Maxen Wlc-
dic, I, 213 m.), 224, 223, 227;
II, 231 (et n. r, 233 in.j.
Elen Vannawc, II, 230.
Elenit, I. 182.
Eleufer GostcorddvaAvr, p. .de
Gwgawn Gwron, I, 151 (n.).
V, Elcuther Cascord MaAvr,
et Ehlîer G.
Eleuther Cascord Mawr, II, 48
(n.), 336. V. Eleufer, et Elif-
fer.
EIffin mab Gwyddno, I, 144
(n. 2), 358 (n 2). 359 (n.) ; II,
350, 376 V, Elphin.
Elfin. V. EIffin et Elphin.
Elfin map Eugein. II, 333.
Elhil, II. 327 in. 3i.
Eli map Eliud, II. 346.
Eli Alver, p. de Keidwn.
Elidir. V. Elidyr.
Eliduc (Aliduc , I, 69 (et n. H.
Elidyr ab Gwryat ab Mervyn,
II, 327 m. 21.
Elidyr GyvarAvydd, I, 280.
Elidyr Lydanwen (Lydanwyn',
p. de Llyvarch Hen, I, loi
(n. 1) ; II, 260 m 2', 349.
Elidyr Mwvnvawr, I, 284 n.l).
376 (n. 1) ; II, 212, 243 (et
n. 4', 350.
ElilTer Gosgorddvawr, p. de
Peredur, I, 185 (n. 5) ; II,
243, 2^4 (et n. l\ 292 (n. 4',
29?, 349. V. Eleuther et Eleu-
fer.
Elisse, roi de Powys, II, 236
(n. 1), 337 'n. 5), 345, 347.
V. Elized (EUtet).
Elisse verch Newe Hen, II, 337
m. 5).
Elitet. V. Elized.
Eliud map Cincen. Il, 346.
Eliwlod ab Mada\YC ab Utliur,
II, 289.
INDEX DES NOMS TROPRES
40 :}
Elizcd, roi do Powvs, II, S.il,
345, 3i7, 378, 3X2.'^ V. Elisse.
Elldud Varchawo, H, 286 (n. I),
314, 315.
EUyUv, lille de Ncol Kynn
Kroc, 1, 2S5.
Elmet, II. 270 ,n.).
Elmur ab Kibdar, I, 287 (n. 1) ;
II, 255 (n. 8 .
Elmwr ah Kadeir, II, 255 (n. S).
Elphin ab Gwyddno. V. Elffin
et Alpia.
Elphin ab Tcleessin. V. Telees-
sin.
Elunet, II, 20 n.). V. Lunet.
Elvacl, 11, 359.
Eivct. II. 365,
Ely, chef chasseur d'Arthur, I,
276, 338, 341.
Elyas. V. Penrvn ar E.
Elynglas, II. 327 n. 3 .
Elynwy ab Kadegvr 'n',II, 255.
Elystan Glodrydd" II, 311.'
Embreis Guletic, I, 239 (n.).
Emerc. V. Tochmarc E,
Emerchret, II, 266,
Emir Llydaw, p. d'HoAvel (Hy-
wel). V. Emyr,
Emlyn. II. 270. 365.
Empesleiirs de la Ilavren (les
trois , U, 274.
Emrcis lEmrys) Wledic, I, 238
(n.); n. 233, 2S8 n. 7), 310,321.
V. Diiias E. et Bangor.
Emyr Llydaw, p. d'IIowel.
Emys. ép. de Llygatrudd.
Endawt, p. de Gwyl.
Eneas Yscwydwyn, II, 229, 230
(n. 1).
Eneilian. V. Eveilian.
Encuris, II. 382,
Enevawc, fille de Bcd-\vyr, 1,284.
Englyn, I, 141 .
Knglynion y Clyweid, 1,213 (n.
4', 313 (n ).
Eniaun (Eniawn, l'Jinion) Girt
(Yrth) ab Cunedda, II, 232
(n. 1), 239 (n. 2', 32S let n. 6 ,
331, 332, 348. V. Enniaun.
Enit, fille d'Ynywl, femme de
Gereint ab Erbin. I, 4, 18, 50;
II. 121. 145-185 passim, 212-
222 (n. crit.', 2-<8,
Enllech, V. Anlach.
Enniaun, II, 331, V. Eniaun.
Ennwir, ép. de Gweir Gwrhyt.
Enrydrec, fille de Tutvathar, I.
284.
Entrevues Irailresse^ (les trois\
II, 305.
Envael ab .-Vdran, I, 261 (n. 2 ;
II, 261 n.).
Eobba. rex Merciorum, II, 375.
Eochadh ab Aeddao, II, 2i8
(n 2 ,
Eocho Rond, I, 39.
Eowa, frère de Penda, II, 37 5
(n. 2).
Épervier.Y . Chevalier à l'Éper-
vier.
Épislola Gildae, I, 339 (n.).
Erbig, p, de Kors,
Erbin, p. de Dyvcl, Ermit, Ge-
reint.
Erbin ab Custennin, I, 17, 50.
262 (n. 3), 265 (n.', 268; II, 28,
146-153 passim.
Erch. cheval des enfants de
Grythmwl Wledic, II, 245.
Erch et Heledd [le pays d'), 'I
232,
Erchyng (Archenfield*, I, 302
(n. 4). V, Pepiau,
Ercwlf Gadarn. H, 229,
Erdulvul, fille de Tryffin, 1.284,
Ereint. V, Grugyn Gwrych E.,
et Xudd Llaw E.
Ereri. V, Erjri.
Ergengel (Archenfield', II, 369.
Erging, II, 364,
Ergyryat ab Kaw, I, 267. ^
Eri, p. de Greit.
Erim, p. d'Eus, Ilcnbedesfyr,
Henwas, Sgilli, L'chdryt.
Erin, I, 122 ,n. 2). V.hverddon.
Ermic, II. 3i4.
Ermit ab Erbin, I, 263,
Erw, p. de Lla^vr.
Erwm. V. Hir E.
Erynt, p, de Cadyal.
Eryri des monts^ I, 220, 233,
238 ; II, 234 ^n. 1\ 242 ^n. 1 '
olO, 369.
Erythlyn, en EgUvs Fach, II,
251 m. 3 . V. Lleyn E.
Escyrogeu. II, 365.
Esgeir Gulh^vch Govyn KaAvn,
I. 264.
Esgeir Oervcl. 1. 253, 283, 336,
Esfjcmydd .lereii (les Bancs de
404
INDEX DES NOMS TROPRES
bataille', I. 372 n. 3; ; II, 261.
Esni, p. de G-\vynn.
Eson, p. de lason
Espagne, I, 368. 371.
Esselis, II. 343.
Essyllt Vinjîul, fille de Kulva-
na-\vyt, I, 285
Essyllt Vinwen, femme dcMarch,
I. 147 n.», 271 m 4'. 285. 361
m. i\ 374 .'n.); II, 270. 284.
V. Etthil. V. aussi March ab
Meircha-\yn. et Tristan (ou
Dryslani ab Talhvch.
Essyihvg (Lwent>. I, 136 (n.) ;
li. 233 ■n.). 305. 310.
Estron Deyrn des . I, 374 (n.).
Eté (le pays de 1'). V. Gwlad yr
Hav, et Deffrobani.
Etern ab Cuneda, II. 348.
Etguin, II, 240 n.), 374. V. Ed-
win.
Ethelbald. Il, 377 (n. 3\
Ethlenn. p. de Lug.
Ethew ab Gwgon. II. 2S6. 287.
Ethni (île d' . II, 290 m. 1).
Ellvm Gleddvv Coch, II, 97.
98.
Etmvc ab Kaw, I, 37, 267.
Etth'il merch Cinnan, H, 327. V.
Essyllt.
Et-\vin. V. Edwin.
Eubonia, II. 373. 376. V. Man.
Eudav ab Caradawc.p.dAdeon.
Cvnan, Elen Luyddawc, I.
2i3 (n.>, 222, 226, 227. V. Oc-
tavius.
Eudelen, II, 336.
Eudeyrn, 11, 336 n. 1).
Eudos, II, 336.
Euengat, p. de Heidden.
Eugein map Aballac, II. 329.
Eugein map Beli, II, 333.
Eugein map Dumnagual, II,
333,
Eugein map Enniaun Girt, II,
328 (n. 6>. -
Eugein filius Margetiud, II. 378.
Eugein Dantguin, il, 332.
Eurawc, ép. d'Ygharat Llaw.
Eurdavodogion, I, 288 n. Jj.V.
Aurdafodogion.
Eurddyl, II, 283. 284.
Eurei, p. de Dillus.
Eureid. V. Dywyr ^^'allt E.
Eurgain, fille de Maelgwn, femme
d'Elidvr Mwvnvawr. I, 376
(n. il ;' II, 242' n. 4l, 243.
EurgrydJ des', I, 151 n. 1). V.
Cordonniers-orfèvres ,
•Eurneit, fille de Clydno Eiddin,
I, 283.
Eurohven, fille de Gwiddohvyn
Gorr. I, 284, 309 n.).
Euroswydd, p. d'Evnissyen et
Nissyèn. I, 120 in.), 121, 142 ;
II, 268 m. 1).
Eurvron. ép. de Tegeu.
Eur\n. V. Gware et Gwri
Wallt E.
Eus ab Erim. I. 270.
Euuid. V. Eveidd.
Euyas, I, 174 (n. 2^ 342 (etn.3',
343.
Eva, II, 229.
Eveidd ab Don, I. 176. V. He-
veidd et Hvveidd.
Eveidd Hen.'l, 169. V. Hyveidd
Hen .
Eveidd Hir, I. 126, 127, 136. V.
Hyveidd Hir.
Eveilian, II, 266.
Evelylhyr. II, 365 n. 1).
Eventus filius Uriani, II, 305
(n. 6;.
Evnissven ab Eurosswvdd, I,
121. '125, 141, 142, 143."^
Evrawc. p. de Peretur (Pere-
dur). V. Elranc
Evyas. V. Euyas.
Evyrn-\vy lY Vyrnwy\ I, 349.
Ewin. V. Lhvch E,
Ewingath, ép. d'Isperyr.
Ewyas cymmwd d'i. II, 364.
Expeditions (les trois», II. 230-
232.
Expéditions de pillage (les trois ',
II, 247, 248.
Familles avec entraves (les trois),
II, 262.
Familles (clans) fidèles (les
troisi. II, 263.
Familles (clans) infidèles (les
trois), II, 264.
Familles royales emmenées en
captivité (les trois). II, 317.
Fantômes sauvages (les trois),
II, 266.
INDEX DES NOMS PROPRES
405
Fanlôines laiireaux (les trois),
H, 2Câ.
Favoris Je la cour d'Arllnir
(les trois), II, 272.
Febail, p, de lii-an, I, 62(n. 5).
Femmes chastes (les trois), II,
266.
Fer map Confer, II, 333.
Ferceirtnc, barde de Ciiroi, I,
251 (n. 9).
Ferdiaidli, I, 217 (n. 1); II, 4
(n. 1).
Fergan, p. d'Ispervn, [, 209
(n 1). V. Ffcrgan*'.
Fergus, 11, 2i8 (n. 2 .
Fcrnmail (Fcrnvael), II, 3i6,
377.
Ferylhvg, II, 311 (n. 2).
Festiniog, I, 200 (n. 2).
Fêles princiijules (les trois),
II, 285
Ffaraon Dandde, I, 233, 239
(et n.). V. Dinas Ff. et Pha-
raon.
Ffergan (Alan), I, 29, 209 (n. 1).
V. Fergan.
Fferlas, cheval de Dalldav, I,
263 n. 3 ; If, 269.
Fferylhvg. V. Feryliwg.
Fflam, ép de FllewJur.
Fflam ah Nwyvre, I, 268.
Ffleissawc, ép. d'Edelfllet.
Fllcndor ab Nav, I, 277.
Fflergan. V. Fergan et Ffergan.
Fflewdur Flam ab Godo, 1, 262,
375 ; II, 255.
Fflur, fille de Mynach Gorr, I,
147 (n.), 151 (n. 1) ; II, 273,
284.
Ffodor ab Ervyll, I, 136.
Ffotor, I, 255.
Ffranc, ép. d'Odyar.
Ffrangcon. V. Nant Ff.
Findmag (paradis des Celtes^, I,
315 (n.'. V. Gwyn va.
Fine, I, 174 (n. 1). V. Gwy-
nedd.
Finnabair (=r Gwenhwyvar), I,
260 (n.).
Finiigal (les Etrangers Blancs\
I, 362 (n. 1). V. Dub Gall, et
Dub Gint.
Finnant, II, 379.
Flamddwyn, femme de Bun. V.
Ida F.
Fléaux de Brelayne (les trois)
I, 233-241.
Fleuves principaux (les trois ,
II, 319.
FlewdurFIam. V. Fflewdur Ff.
Flottes de piraterie (les trois',
II, 2i6.
Fomore (les', I. 296 (n. 1),
Fomore Breas (le , I, 327 (n. 2).
Fontaine. V. Dame de la Fon-
taine (Ia\
Fontaine de Barenton (la', II,
11 (n. 1).
Fordun, I, 352 (n. 2 .
Forêt de Dena (la , II, 123 (et
n. 2 .
Forts (les trois', II, 317.
Forts {Vile des , I, 123 (et
n. 3', 124, 126, 139, 140, 141,
143. 146,147,284,362. V. Ynys
y Kedyrn.
France da', I, 145, 225, 232,
233, 234, 335 ; II, 240.
Francs des', II, 168.
Fresne (le lai du , I, 87 (n. 1'.
Freichfras (Cradog). V. Cara-
dawc Vreichvras,
Fynnwen (Essyllti. V.Essyllt F.
Fyrnwy. V. V Fyrnwy .
G
Gabala. V. Leabhar G.
Gabran filius Dungart, II, 373.
Gadarn. V. IIu G.
Gadu. V. Gandwy.
Gadyal, II, 230. V. Cadyal.
Gadwy ab Gcreint, H, 291,292
(n. 2i. V. Garwy.
Gae-Bulga (javelot de Cuchu-
lain), I, 287 (n. 2i.
Gael (le),ép.d'Eiddilic Gorr, etc.
Gafran, I, 253 (n. 3).
Gair. V. Gcir.
Galaath, fils de La'svnselot dy
Lac, II, 285.
Galarus. V. Grue G.
Galas (la terre do), II, 231 (n. 2).
Galedin II, 297, et note 3.
Galerius, II, 338.
Gall ab Dissyvyndawt, II, 256.
Gallcoyt Govynyat, 1, 263.
Galldovydd. V. Galltovydd, et
Gallovydd.
Galles (pays de). V. Cymru.
406
INDEX DES NOMS PROPRES
Gallovi/dd (les trois), ou maî-
tres es mécaniques, I, 374 (n.).
Gallovvdd, ép. de Greidvawl.
GalUovvdd. V. Gallovydd.
Gallus/ll. 339.
Gamon. V. Ganion.
Gandwy,II, 125. V. Porlha\vrG.
Ganpani, I. 272 (n. Ij. V. Ga-
nion, et Ceangani.
Ganguones (= Ganion), I, 272
(n. 1).
Ganion (promontoire de), I,
272 (et n, 1).
Ganhebon. ép. de G\\yddon.
Ganval le Gwyddel, II, 300.
Garanhir, ép. de Gwyddno et
de Gwyddiieu.
Garannawcab Golithmer,II,148.
Garanwyn ab Kei, I, 275.
Garbaniaun, II, 335.
Gardiens de moz;<o/is (les trois).
11,324.
Garm iGaram ou Garym), I,
281, 317.
Garmonyawn, p. de CaAvrdav.
V. aussi, II, 350.
Garselit le Gwvddel, 1,277, 313,
339.
Garth Grugyn (Gregyn), I. 342
(n. 1)
Garlh Maelog, ou Mailauc, II,
327 (n. 3), 376 (n. 5),
Garth Mattrin, II, 281 (n. 1 .
Garthmailauc (Gueith\, II. 376.
Gar^^■en, fille de Henin Hen, II,
250.
Garwlwyt, ép. de Gwrgi.
Garwy ab Gereint, I, 262 ; II,
291.
Garwvli ab Gwvthawc Gwyr,
I, 263, 341.
Garwyn, ép. de Cynan.
Gast Rymi. I, 278'. 313. 328.
Gatcor ab Gorohvyn, II, 266.
Gauvain, 1,288 (n.l). V.Gwalch-
mei.
Gavaelva-i.vr, ép. de Glewhvyt.
Gavalogion (Caelogion), II, 354
(et n. 3i.
Gavran. p. d'Aeddan. II, 263
(n. Il, 373. V, Gabran.
Gavran ab Aeddan, II, 263, 264
(n. 1), 301, 350.
Ga\vr, V. Cawr.
Gawrwyd Ceint, H, 250 (n. 4).
Géant 'le.>. V. Rhilta.
Gedvmdeiih. V. Hon G.
Geir ab Geinon, II, 318.
Geir ab Geiryoedd, I, 256 (n.);
II, 267. V. Gweir.
Geirionydd, II, 318
Geiryoedd, p. de Geir.
Gelli Gaer, II. 317 n. 1).
Gely Llydaw, II, 233 (n.).
Gemeirnion Hen. V. Cymme-
non Hen.
Geneir Gwvstyl V. Gweir.
Geneu y Glyn, II, 360.
Geraint. V. Gereint,
Gereint, p. d'Adwv, de Garwy.
Gereint. V. Bedd G.
Gereint, roi de Dumnonia, I,
53 (n. 2) ; II, 121 (n. 1).
Gereint ab Erbin. I. 4, 9, 12,
17, 18, 39, 41, 50, 54, 56-58,
64, 67. 68, 262 (n. 4 , 265 n.'.
268, 361 (n. 1), 380 (n.), 387
(n.\ ; II, 34 (n.l, 121-185 T^as-
sim. 212-222 (n. crit.), 255,
260 n. 2 .
Gereint Hir ab CymmenonHen,
II, 287.
Gerenhir, p. de Berwyn, I, 275.
V. Gerenhir.
Gevannon. V. Govannon.
Gewissei (les». II, 235 (n.).
Gilbert, fils de Catgyffro. I, 29,
59, 269 (n. 1), 375 ; II, 228,
261, 269.
Gildas ab Kaw, I, 266 (n. 2),
267, 375.
Gilhennin. V. G-\vilhennin.
GiUa Goeshydd, I, 277.
Gillomanius, II, 321 (n. 1).
Gilvaethwy ab Don, I, 176-184
passim. 397 (n.).
Giuoys, ir, 381.
Glan, l, 281 (n. 1). V. Glas.
Gloucester (les sorcières de), I,
65 (n.).
Glannauc, II, 374.
Glan Teivv, I, 180 (n.).
Glas, 1, 286, 317,
Glast, II, 344.
.Glastenic, II, 277 (n ), 344.
Glavyrawc, ép. de Ilettwn. V.
I, 313.
Gleddyvcoch, ép. d'Etlym.
Glei, 1, 281 m. 1).
Gleis ab Gyrthmv 1, II, 245 {n.3).
INDEX DES NOMS PROPRES
407
Gleisat, V. Tileissyat.
Gleisi, I, 281 (n. 1).
Gleissiar du Nord, p. d'Aede-
nawc, Griidnei et Henbcn, II,
259.
Gleissic, I, 2S1, 317.
Glcissyat, I. 286. 317.
Glevum. V. (îloyw.
Glew, ép. d'Unie.
Glew ab Yseawt, I. 339.
Glew. V. Dreon G. et Dreon
Lew.
Glewissiiipr, 11, 234 (n. 1), 379.
V. Gliuisigng.
(ilcwlwyt Gavaelvawp,I,22, 32,
38, 254, 255, 257, 264. 269. 276
(n. 4), 339 ; H, 3. 122, 290.
Glewyscwyd, ép d'Unie.
Glingawr, ép. d'Eda et d'Edin.
Glinmaur, V. Glingawr.
Glini, I, 322.
(îlinncu Eil Taran, I, 331.
Glitnolh, II. 341.
Gliuisigng (Gliguising^, II, 379.
V. Glewissing.
Glivi. V. Glini.
Ghvicri Eil Taran, I, 144. V.
Glinneu.
Glolï(Tecvan), V. Tecvan G.
(iloyn, cheval de Gollawn ab
Nerth, II, 293.
Gloyw. V. Kaer Gl. ou Loyw.
Gloyw Wallt Lydan ab Casnar,
p. de Gwynn'Gohoyw. I, 117.
Glwyddyn Saer, I, 274. V.
Gwlyddyn Saer.
Glynn'Cuch, I, 83, 89, 114 (n. 1):
II, 270.
Glvnn Dallwyr, en Kernyw, II,
271.
Glyiin Dyvrdwy. II. 356.
Glynn Krthon, II, 35S (u. 4).
Glynn leilhon, II, 358,
Glynn Nyvcr, I, 338.
Glynn Ogwr. II, 363.
Glynn Hhoddni. II, 363.
Glynn Ystu (Ystun), I, 340 (et
n. 1).
Glytlimyr Llcdewic, I, 333,
33S.
Glythvyr. V. Glythmyr.
Gylhwyr, p. de Saranhon,
Gobrwy ab Echel Vorddwj't
Twl, I, 265. 373.
Goddeu (bataille de), 1,85 (n.3),
177 (n.), 301 (n.), 398 (n.) ; II,
2S3.
(iodebog. V. Guotcpauc.
Godo, p. de Fflewdur Fflam.
Godybrion. V. Guin G.
Goeshvdd. cp. de Gilla,
Goewi'n. fdlc de Tebin, I, 175,
178. 181, 187. 397 in.).
Go-igwc. I, 251, 339.
Gogled. V. Pen Blatliaon yn y
Gogled et Bonhed
Gogodin, ép. de Gwlgawt.
Gogrvan Gawr. p. de Gwenh-
wvvar. I, 259 (n. 3 .
Gogyvwlch. II. 122.
Gohoewgein, ép. de Gwelwgan.
Gohovw, ép. de Gwynn.
Gôidel. I, 140 (n. 1).
Goidheal. V. Gôidel.
(ioleu. V. Tvwvll Goleu.
Goleuddydd'. lille d'Anllawd, I,
243. 245, 260.
Golithmer. p. de Garannaw.
Golvddan Vardd. I, 119 (n. 1) ;
It, 246. 257, 274.
Gonorilla.fillcdeLlyr, I.121(n.l.
Gorascwrn, fille de Nerth, I, 2S1.
Gordderch Varch des) ou che-
vaux d'amoureux. I, 263 tn. 2).
V. Chevaux d'amoureux.
Gorddu (la sorcière, I, 308,344.
f'Orddwr Isaf, II, 357,
Gordianus. II, 339.
Goreu ab Custennin, I, 256 (n.),
296 (n. 11. 321. 327 (n. 1\ 343,
345, 346, 373; II, 125, 148,268.
G )rlagon, I. 63 (n. li.
Gorloes (Gwrlais», I, 243 (n. 2^,
245 (n.).
Gormant ab Rica. I. 265, 268.
Gorohvvn, p. de Gatcor,
Goronwy ab Echel, 1. 262 fn. 5).
Goronwy ab Ednyvain, II. 324,
Goronwy Pevyr iPefr), I, 208
(n. 2), '209. V. Gronw.
Gorr, ép. d'Eiddilic, Gwydol-
wyn, Mynach, IVlugnacli,Rud-
Iwm.
Gorsedd Arberth, I, 92. 165.
Gorwenn. sorcière, mère de
Gorddu, I, 30S, 344.
Gorwennvdd, 1. 213 (n.^; II. 233
(n ), 320, 362.
Gorwonit (Gorwynvdd*, II, 365
(n.).
408
INDEX DES NOMS PROPRES
Gorwst Ledhvm ab Keneu, p.
de MeirchaAvn, II, 45, 349. V.
Meirchawn,
Gorwst Priodawr, H, 350.
Gosgorddvawr, ép. d'ElifYer.
Golyvron, ép. de Gwynn.
Govannon ab Don, 1, 173 (n ),
176 (n. 1), 192, 301.
Govut (Pennant), I, 308.
Govyn Ka-\vn, ép. d'Esgeir
Gulhwch.
Govynyat, ép. de Gallcoyt, de
Lhvyddawc.
Govynyon Hen, p. de Karnedyr.
Gower (Gwyr), I, 114 (n. 1), 175
(n. 1), 341 (n. 5); II, 233 (n.^
32! (n.).
Gradion (Gradien, Graelen), I,
73.
Granwen ab Llyr, I, 373.
Grat map lumètel, II, 336.
Grathach ab Gwawrddur Kyr-
vach, I, 263.
Graticn, II, 332.
Greal (le), II, 47 (n. 1), 64 (n. 1^
66 (n. 1), 285, 286, 288 (n. 1),
383.
Grèce (la\ I, 255, 376 ; II, 231.
290 (n. 1).
Gregyn. V. Grugyn.
Grei, cheval d'Edw'n, II, 269.
Greidyawl (Greidawl) Galllo-
vydd (Galldovyd'l ou Gallo-
vydd), p. de GVvthyr, I, 233
(n. 1), 259 (n. 3),' 261 (etn. 2 ,
374 (n.), 375 ; II, 260.
Greit ab Eri, I, 311, 327, 330,
331, 333, 338.
Greu. V. Kaer G.
Griffin, I, 68.
Griffinus (Gryffydd) filius Resi,
II, 368.
Griffri, II. 249.
Griphiud filius Cincen, II, 378.
V. GrufTiidd.
Gripiud, fils de Nougoy, II,
337.
Grippiud, fils d'Elized, II, 347.
Grono ab Heilvn Goch, I, 350
^ (n. 3). V. Hei'lyn.
Gronw. V. Llech Gr.
Gronw ab Echel, II, 255.
GroHAv Pebyr, I, 201-210 pas-
sim. .399 (n.) ; II, 204, 264.
Gronwy, I, 173 n.».
Gruddhvyn Gorr, I, 280.
Grudnei,' I, 264 (n. i) ; II, 259,
261 (n. 1).
Grudyeu ab Murvcl, I, 144.
Gruffudd a Thewdos, II, 337
(n. 5'.
Grufîydd, p.d'Owein etd'IIywel.
GruffVdd ab Madawc, I, 274
(n. "4).
Grufîydd ab Maredudd, I, 347
(n. 1).
Gruffvdd ab Nicholas, II. 3
(n. 'l).
Grugvn. V. Hafod G.
Grugyn Garth), I, 342 'etn. T.
Grugyn Gwallt Ereint, I, 340,
341, 423 (n.).
Grugyn Gwrych Ereint, I, 327
(n "2*, 337.
Grynn, FI, 122.
Grythmwl W'iedic, II, 245.
Guallauc, II, 2 m.i, 258 (n. S ,
334 (n. 2 , 335. V. G\valla-\vc.
Guaroimaou, Gwarwyva, II, 184
(n. 11.
Gudrun. V. Ililde G.
Gudrun-Kriemhild (le deuil de",
I, 44.
Gueinoth, II, 341.
Gueith Bannguoleu (Bannoleu ,
II, 380.
Gueith Cair-Legion, II, 374.
Gueith Camlan, 11. 372.
Gueith Gctill, II, 379.
Gueith Diu Sul. II. 380.
Gueith Finnant, II, 379.
Gueith Gartmailauc, II, 376.
Gueith Hirford. Il, 377.
Gueith Lannmaes, II, 379.
Gueith Meicen (Meigen), II, .374.
Ouenedota, II, 372, 378.
Guerec (Erec), I, 56.
Guiddnev, I, 120 (n. 2\
Guidgar (Gwvddar», II, 374.
Guidgen, II, '338, 343.
Guidno map Uuinnagual Hen,
II, 333.
Guifîret, I, 68 (n. 2^
Guigambresil, II, 106 ''n. 1).
Guilauc map Eli, II, 346.
Guin Godybrion iGodybron\ I,
27 6 n. 4 . V. GwynnGotyvron.
Guingamor (Glane porc de), I,
62 (n. 7 , 63 'n. 4 , 311 (n.). V.
Twrch Trwyth.
INDEX DES NOMS PROPRES
409
Guinnliyuiauc, II, 381.
(ruilcun, il, 3 il .
Guiloliiuis, II, 371.
Guletic, ép. d'Emrcis.
Gundliauc. V. G■^vvnll^^•g.
Giinlehis, II, 290 (l'i 1).
Guoccaun fG\\gaAMi) ap Mou-
ric, II, 3 il, 3S0.
Guoirangon, II, 234 (n. 1).
Guoloppum (Gnolopli), II, 371
(et n. 2).
GuorC(!in, II, 329.
Guorchiguil (Gorc!ly•\^■yl), II,
381.
Guordoli, II, 329.
Guortepir. n, 233 (n. 1), 330. V.
Gwerthevvr.
Guorthemyi-, II, 234 (n. 1), 240
(n. 5), 241 (n.).
Guortig-orn ( Guorthigirn), I,
240 (n.); Il, 240 (n. 5), 241 (n.),
371.
Giioiin (ri\ière), II, 348 (n. 4).
Gurdumn, II, 329.
Gurgust, II, 334.
Gurhaiernn, II, 343.
Guriat (Gwrvat), II, 380.
Gurlhiern (Glut), II, 208 (n.
crit.).
Gusc ab Atheu, I, 265.
Guurci ab KleuLIier Cascord
Maur. II, 48 (n.), 336,373. V.
Gwrgi.
Guurgint Barmtruch, II, 341.
Guydclneu Garanhir, I, 32.
Gvvadya Odyeilh, I. 277.
Gwadyn Ossol, I, 27 7.
Gwaeddan, fille de Cynvelyn
Keuda-svt, I, 281.
Gwaelod. V. Cantrev y Gw.
Gwaenlhvc, II, 365 (n.t.
Gwaeth, et Gwaethav Oil, I,
281, 317,
Gwaetcynn Hervuden, II, 262.
Gwair (la prison de), 1,81 (n. 1).
Gvvair valj Gwesll, I, 425 (n.
crit.).
Gwaith Emrys, II, 239 (n.1, 321.
Gwaithvoed, roi de Gcredi-
gyawn, II, 311.
Gwalchmei ab Gwyar, I, 14, 32,
262 (n. 4), 266 (n.), 282, 288,
348 (n. 1^, 373, 374 (n. 1), 375
(n. 2i ; II, 28-45 passim, 49,
78, 79, 80-120 passim, 122-
185 passim, 228, 253, 289, 291.
Gwalchmei. V. Castell G.
Gwaleddur Kyrvacii, p. de
G\venn\vledyr, 1,284.
Gwales, 1, 145, 148.
Gwalhavct ab Gwyar, ï, 282.
Gwallauc, II, 2 (n.). V. Gual-
lauc.
Gwaliawc ab Llcenawc, (Llae-
nauci I, 315 (n. 1), 360 m. 1)
II, 142, 243 (n. 5), 245 (n. 5),
258 .eln. 4), 335 (ii; 1).
Gwallgoyc, I, 275.
Gwalltavwyn, cp. de Gwrvan.
G\valltBaiihadlen,ép. de Riwal-
lawn.
Gwallt Ereint, ép. de Grugyn.
Gwallt Eiiryn, ép. de Gwarc,
et de Gwri.
Gwallt Grwn, ép. d'Anarawt.
Gwallt Lydan, ép. de Gloyw.
Gwalstawt leithoédd, ép. de
Gvvrhyr.
Gwalstot. V. Gwalstawt.
Gwanar ab Lliaws, II, 232.
Gwanhumara, I, 259. V. Gw-en-
hwyvar.
Gwannwyn. V. Mclyn G., et
Gwaynhwj'n.
Gwarareinion, II, 354 (n. 4).
Gwaredur. V. Gwaleddur.
Gware Gwallt Euryn, 1,278, 333.
V. Gwri Wallt E.
Gwarlhaf. V. Gantrcv G.
Gwarthccvras, ép. de Gwrhyr.
Gwarthegyt ab Kaw, I, 338, 355,
373.
Gwasgwvn (Gascogne), I, 147
(n.) ; lï, 232, 296.
Gwastra, ép. de Gwrgi.
(jwauan, I, 348.
Gwawl ab Klut, I, 99-104, pas-
sim, 169.
Gwaunllwg (cantrev de). II, 363.
Gwawrdur Kyrvach, p. de
Duach, Grathach, Ncrthach.
V. Gwaleddur.
Gwaynhwyn. V. Gwanwyn.
Gwddwv Hir, ép. de Gwineu.
Gweddw, I, 312, 332, 343.
Gweir ab Gwestel ou Gwystyl,
I, 257 (n.), 272 (n. 7), 273{n.),
276 (n. 5), 373; II. 49, 254.
Gweir ab Kadellin Talaryant,
I, 276.
410
INDEX DES NOMS PROPRES
Gw3ir ab Gweiryocdd, I, 327
(n. 1) ; II, 267. V. Geir.
Gweir ab Gjrthmwl, II, 243
{n. 3',
Gweir ab Ruvawa, I, 276 (n. 5).
Gweir Baladvr Hir, oncle d'Ar-
thur, I, 276.
Gwjir Dathar Wenuidawc, p.
de Tannwcn, I, 276.
Gwcir Gwrhyl Enn\vir, oncle
d'Arthur, et fils de Lhvch
Lla-svwynnyawc. I, 276.
Gweir Gwrhvt Vawr, I, 261
(n. 2' ; II, 148, 291,
Gweirwervdd Vawr, I, 274
(n. 5) ; Tl, 291 (n, 5).
Gweirycid.l, 135(n. 1). I45(n 3).
Gweiryoedd, p. de Gweir. V.
Geiryoedd.
GAveith (île de Wight), II, 275,
298.
Gweith Perllan Bangor, I, 372
(n. 3i. V. Vergers de Bangor.
Gwehv^an Gohoewgein. cheval
de Keredic ab Gwallawc, II,
269,
Gwely Arthur, I, 340 (n. 3).
Gw3nddoleu ab Keidvaw, II,
114 (n. 1), 243 (n. 5),'245, 255
(n. 8 , 206. 2o3, 292 (n. 4). 349.
Gwjndraethda», I, 339 (n, 2).
Gwenet, I, 174 (n. 1).
GwenhAvysson(gens de Gwent),
I, 114 (n. li; II. 304.
Gwanhwvvach, I, 119 fn. 1\
259 (n.^Sj, 263 (n. 2), 283 ; II,
246, 283. ■
Gwenhwyvach, fille d'Ocvran
Gawr. V. Gwenhwyvar.
Gwjnhwvvar, femme d'Arthur,
I, 119 m. 1). 237 (n.). 259 (et
n. 3;, 230 (n.i, 269 (n . 2 , 2 S3.
363 (n. Il ; II, 2, 1.'), 54-120
passim, 122-183 passim, 246.
247. V. Yskudydd. Yskyrdav.
Gwenhwyvar, fille da Gwryt
Gwent,' I, 259 (n. 3 ; II, 250.
Gwenhwyvar, fille de Gwythyr
ab Greidiawl, I, 239 (ni. 3) ;
II, 230.
Gwenhwyvar, fille d'Ocvran
Gawr, 'l. 253 (n. 3i ; U, 250.
Gwenlhan Dec, I, 2*4.
Gwenn, manteau d'Arthur, I,
364.
Gwenn, fille de Cvwrvd ap Cry-
don, I. 191 (n. n, 11, 287.
Gwenn Benndragon, 1, 327 (n. 1);
II, 268.
Gwennabwv, fille de Kaw, I,
273,
Gwennalarch. fille de Kynnwyll
Kanhwch, I. 283.
Gwennwledyr, fille de Gwaled-
dur Kyrvach, I, 284.
Gwennwynwyn, fille de Nav
Cyssewin, 'l, 264, 271, 361
(à. 1), 373, 425 (n . crit.) ; II,
232 (n. 2 1, 255.
Gwennwynwvn ab Lliaws, IT,
232.
Gwennwynwvn ab Owen Cyfei-
liog, I,"^347'.
Gwent, I, 19 (n. 2\ 108 (n. 1>,
114 in. H, 174 (n. 2). 303 (n.l ;
II. 123 (n. 21, 271, 319, 364,
363 in.), 381.
Gwent Is Coed, 1, 108 (et n, 1).
II, 271 (n. 5 , 319 (n. 3) ; II,
364, 3Ô5 in. ),
Gwent Uch Coed, 1, 108 (n. 1) ; II,
364.
Gwent (lois dc1, I. 253 (n. 1),
269 (n. 2..
Gwenvadon. fille de TutwalTut-
clud, II, 284.
Gwent. V. Ynyr Gw,, Gwen-
hwysson, Llanysgin.
Gwern ab Malholwch, I, 133,
139,
Gwernabwy (l'aigle de), I, 323
(n, 1>, 32'3.
Gwers ou Gwres ab Reget, I,
371, 429 (n. crit.u
Gwerthevyr Vendigeit, I, 120
in. 2) ; il, 240, 241. 'V. Guor-
tepir.
Gwerthrenion (cymmwdde,) II,
354.
Gwerthrynyawn (Castell), II,
240 (n. 5 .
Gwerydd (rivière\ 11,242 /n.4).
Gweryoedd. V. Geiryoedd.
Gwestat, p. de Gwevyl.
Gwestel, p. de Gweir.
Gwestl. V. Gwestel,
Gwesyn, berger de la tribu de
Goronwy ab Ednyvain, II,
324,
Gwevyl ab Gwestat, I, 279,
INDEX DES NOMS PROPRES
411
Gwgawn Cleddyvrudd ou
Gledd , I, 361 (n. 1), 372; II,
2>7, 280 (n. 3), 261, 269, 380.
V. (juoccaun.
Gwgawn Law^adarn, II, 317.
Gwgon GledcJyvrudd. V. Gvv-
gawn G.
Gwgon G\vi'on ab Pe^ed^^T ab
Eliffer. 1, 201 ^n. 2 , 374 (n. 2 ;
II, 260.
Gwgyr (Porth), H, 319.
Gwiawn ab Cyndnvyn,ir,n. 261.
Gwiawn Dewin, 1. 283 (n. 1).
G-wiawn LIvp;at Galh, l, 283.
Gwibei Draiha-svc. Il, 259.
Gvviddawl (Ellylli, II, 266. V.
Kaer VViddawI.
Gwiddel (lei, cp. de Garselit, et
de Llenlleawc.
Gwiddel. V. Gerric y G.
Gwiddnev. V Guiddnev.
Gwiddohvyn Gorr (le nain), p.
d'Eurohven. I, 173 (n. 1). 309;
II, 252 (n. 4).
Gwidolwyn et G-\vidolyn. V.
Gwiddohvyn.
Gwidre ou G-\vydre, fils de Lhvy-
deu, I, 273.
Gwiffret le Petit, II, 168, 170,
180. V. Petit Roi de).
Gwillennhin,ou (iwilcnnin, roi
de France. I, 277. 316, 339.
Gwilym, ou Gwillym, fils du
roi de France, I, 373 ; II,
148.
Gwilym Tew, II, 351 (n. 1).
Gwinau, bœuf de Gwhvlyd, II,
293.
Gwiner, II, 262.
Gwineu, ép. de Gwhvlyd.
Gwineu Gwddwiî Hir, cheval
de Kei, II, 228, 269.
Gwinionydd, II, 360.
(Jwir (cantrcv de). II, 365 (n.).
(îwitlard ab Oedd, roi d'Iwerd-
don. I, 277.
Gwlad yr Hav (le pays de
l'Eté), I, 355 (et n. A) ; II,
313, 314. V. Deffiobani.
Gwledic. ép. d'Anllawdd, Gas-
nar, Kelyddon, Deorlhach,
Emrys, Fllewdur Fflam, Ma-
xen, Tared d.
Gwlgawl Gojîodin, I, 306.
(iwhvlyd Wineu, I, 302.
Gwlydyn Saer, clief des char-
pentiers d'Arthur, I, 274,
339.
Gwogon. V. Gwgawn.
G^^■ortemir. V. Guortemir.
Gwortepir. V. Guortepir.
Gwotodin, I, 151 (n. 1). V. Ma-
naw G.
Gwrbolhu lien, oncle d'Arthur,
I, 271, 342.
GwrbothAv. V. Gwrbolhu.
Gwi'brilh, cheval de Raawt, II,
270.
Gwrcharis, ou Gwrcharci, I,
332 (n. 2).
Gwiddnei L>geit Catli, II, 122.
(îwrddyled Gawr, II, 312.
Gwrdeber. V. Guortepir et
(îw-Tthevyr.
Gwrdival ab Ebrei, T, 272.
Gwrei Gwalslawt leithoedd, II,
118. V. Gwrhyr.
Gwres ab Regel, I, 372, 429 (n.
crit ). V. Gwers.
Gwrgjai ab Gwrein, II, 274
(n.5).
Gwrganl. p. de ieslin. I, 31,
59, 174 (n. 2).
Gwrgant Varyf Twrch, II, 341
(n. 3).
Gwrp:! ab ElifTerGosgorddvawr,
I. 185 (n. b\ 209' (n. 1) ; II,
47 (n. 1), 243, 256 (n. 5), 264,
284, 349. V. Guurci.
Gwrgi Garwlwvt, I, 1S5 (n. 5) ;
II, 256, 313, "
Gwrgi Gwastra, I, 185, 187.
Gwrgi Severi. I, 333.
Gwrgiunt Barbtruch. V. Guur-
gint Barmbtrucli.
Gwrgwst Lethvm. p. de Dyv-
narth, I, 331 ; II, 243 (n. 5).
Gwrhir, barde de Teliaw ou
Teilo, I. 15 (n. 2', II, 323.
Gwrhvr Gwalstawt leithoedd,
I, 282, 287. 289, 293, 319,322,
323, 326, 336, 375 ; II, 148.
V. Gwrei.
Gwrhyr Gwartliegvras, I, 263.
Gwrhyt Ennwir, ép. de Gweir.
GwrhyL Vawr, ép. de Gweir.
Gwri 'Wallt Eurvn, I, 110, 115,
278. V. Pryderi.
Gwrlais. V. Gorloes.
412
INDEX DES KOMS PROPRES
Gwrnach Ga-\vr, I, 317, 318, 319,
320, 321.
GAvrnerth Ergydlym, II, 317.
Gwron, ép. de G-\vgon.
Gwron (le barde). Il, 315, 323.
Gwrthevrn Gwrthencu, I, 120
(n. 2).' 213 (n.) ; II, 146 (n. 1),
233, 234, 237 (n. 2i, 241, 301,
306, 310. 343 (n. V.
Gwrtheyrnyawn, II. 236 (n. 1).
Gwrthenau, ép. de Gwrtheyrn.
GwrthmAvl. V. Gyrthmwl. "
Gwrthm-wl Wledic, 1,268 (n. 5) ;
II, 279.
Gwrlhtir Ardudwy. V. Ardu-
d-\vy.
Gwrtliucher. V. Gwyneb G,
Gwrvan Gwallt Avwyn. I. 277.
Gwryat ab Elidyr, 11^ 327 (n. 2).
Gwryat ab Gwi'von, II, 273.
G-\vrych Ereint. V.GrugynG.E.
G-\vryon, p. do Gwryt Gwent,
Hunab-\vy, Kadwri, Kulvana-
■\vydd.
Gwryt GAvent, p. de Gwen-
hwyvar.
Gwy'(la), II, 235. 311, 35S. V.
Aber G., ct Rhayader G.
Gwvar. p. de Gwalçhmei, et de
Gwalhavet.
Gwych, ép. d'Eiryn.
Gwyddar ab Run ab Beli, II,
2&2, 374. V. Guidgar.
Gwyddawc ab Menostyr, meur-
trier de Kei, I, 257 (n), 275,
278.
Gwyddawc Gwyr. p. de Ganvli.
Gwyddel (Irlandais', ép. de
Diwrnacli, Garselit, Llen-
llea-vvc, Mathohvch, Serygi,
Urnach. V. ces noms. V. aussi,
- I, 140, 141, 143, 213 (n,), 336 ;
II, 297, 303, 315.
Gwyddelyn Gorr. II, 252 (n. 4).
Gwyddnaw. V. Gwyddneu Ga -
ranhir.
Gwyddnaw (Porth), II. 319.
Gwyddneu Astrus, petit de Gast
Rymi, I, 27 S.
Gwvddneu Garanhir, I, 305,- II,
3fo.
Gwyddneu (Maes). V, Macs G.
Gwyddno, p. d'Elphin, Ruvawn
Pebyr.
Gwyddno (Gwyddneu), I, 305
fn.2). V. Gwyddneu Garanhir.
Gwyddno ab Cawrdav, II, 350.
Gwyddno ab Dyvnwal Hen
(Guithno map " Dumnagual
Hen), II, 310 m. 3), 350.
GwyddonGanhebon, II, 92(n.2\
322, 323.
Gwvddvl, plur. de Gwvddel.
Gwyddyl Ffichti, II, 280, 298,
303 (n. Si, 318, 328 (n. 6).
Gwyddyl rouges d'Iwerddon, II,
301.
Gwydre ab Arthur, I, 339.
Gwydre ab Llwvddeu, I, 273.
Gwydrut, I, 278'
Gwydyon ab Don, I, 24, 144
(n. 2 , 151 (n. 1), 173 (n.', 176-
206 passim, 289 (n. 1', 301
(n.), 398 (n. crit.); 11,252,273,
283 (n. Il, 312 (n. 2 , 320,321.
Gwydyon. V. Kaer G.
G^^■ydyr Drwm, mari d'Evei-
lian, II, 266.
Gwygyr Porth , 11,319, 320 (n..
Gwyl, fille d'Endawt, II, 250.
Gwylathyr. V. Carn Gw.
Gwyllt, ép. de Kyledyr (Kyne-
dyr ou Kyvedyr .
Gwyndeyrn des rois heureux),
I, 376 (n.).
G^^•vndydiaid ou Gwyndodiaid
. (Gens de Gwynedd), I, 114
(n. Il ; II, 3051
Gwyneb. V. Hon Wyneb.
Gwyneb Gwrlhucher, écu d'Ar-
thur, I, 259.
Gwynebwartb (Gwynebwerth),
I, 127 (et n. 2 .
Gwynedd (Nord-GaIles\ I, 82
(n.), 114 (n. 1), 124 (n. 2-, 134
(n. 3 , 173 m.), 176-178 passim,
183, 186, 187, 205, 248 (n. 1),
253 (n. 1), 332 (n 2 , 376, 397
(n. crit ) ; II, 242 (n. A\ 262
(n. 4^, 274, 300, 303, 305, 316
(n. 1), 320-324 passim., 372.
V. Cantrevs de Gwynedd.
Gwynedd îles lois de), I, 22,
180 (n. 1), 253(n.l), 298(n. 2);
II, 242 (n. 4), 296 (n. 1).
Gwynedd Uch Conwy, II, 320.
Gwynedd V. Gwyndydiaid. V.
aussi Gwydyon, Maelgwn,
Qwein G.
INDEX DES NOMS PROPRES
413
Gwyncu. V. Gwiiicu Gwddw
Ilir.
Gwyneu (bœuf de Gwhvlyd), I,
302 (n. 1).
Gwyngat ab Kaw, I, 26".
G-svynf,'clli, I, SiS.
Gwynhan, p. de Teithi lien, I,
271.
Gynlliw, p. de Cadawc.
Gwynlhvg-, II, 290 m. 1).
Gwynn ab CyndnAyn, II, 261
(n. 7).
Gwvnn ab Ermit, I, 268.
Gwynn ab Esni, I, 262.
Gwynn ab Nudd, I, 32, 38, 120
(n.), 176 (n. 3), 262, 284 (et
n.6 ,306{n.), 314(etn.l), 315,
331, 332, 344, 345, 360 (n. 1) ;
II, 112 (n. 1-, 321.
Gwynn ab Xwyvre, I, 262, 268.
Gwynn ab Tringat, I, 339 ; II,
148.
Gwynn Cleddyfrudd,1, 269 (n.l).
Gwynn Da Gyvcdd, II, 243.
Gwvnn Da Reimat, II, 243.
Gwynn Gloyw, I, 11",
Gwvnn Golioyw ab Gloyw
Wallt Lydan, 1,117, 152, 161.
Gwynn GÔtyvron, I, 76.
Gwvnn lien, p. d Ileilyn, I,
144, 149.
Gwynn Llogell Gvvyr, II. 148.
Gwynn Mygdwn, cheval de
Gwoddw, I. 312, 332. 343.
Gwynn Vrvnn, I, 65, 145, 149,
151 ; II, 240, 241.
Gwynnhyvar, maire de Ker-
nyw et Dyweint, I, 277.
Gwynonwv, I, 173 m. 1).
Gwynva (paradis des Celtes), I,
315 (n.). V. Findmag.
Gwyr, ép. deGwythawc(Gwyd-
dawc), et de Gwrhyt.
Gvvyr (Gover, Gowcr), I, 82
(n.), 114 (n. 11, 213 (n.i ; II,
1 (n. 1), 233 (n.), 251 (n.),305,
361.
Gwyr. V. Gwynn Llogell G.
Gwywai (cymmwds de), II,
353.
Gwys (sanglier), I, 341.
Gwystvl, p. de Gweir.
Gwystvl ab Run ab Nwylhon,
I, 2-'2.
Gwyth. V. Gweidi.
Gwythawc Gwyr, p. de Gar-
wyli, I, 265.
Gwylhyr ab Greidyawl. I, 225
(n », 259 (n. 3', 261, 284, 329,
331,332, 344,345,421(n.crit.);
II. 250.
Gyfaelwg. V. Ystre G.
Gygès (anneau dei, II, 19 (n. 2).
Gyllcilvawr. V. Osla G.
Gvriawg, cp. de Goronwy.
Gvrthmwl Wledic, I, 375 ; II,
"266.
Gyssevin V. Nav G.
Gyvarwydd, ép. d'Elidyr.
H
Iladwri. V. Kadwri.
Haearnwedd Vradawc, II, 259.
Hael, ép. d'Iscovan, Mordav,
Morgant, Nudd, Rydderch.
Ilaethfelth (bataille d'), II, 239
(n. 2), 249 (n. 2).
Ilafgan, roi d'Annwn, I, 85, 88,
89.
Ilafod Grugyn, I, 342 (n. 1).
Hail Miniu, II, 379. V. Saturn-
biu II. M.
lianes, II, 358 (n. 1).
Hanner Dyn. ép. de Pwyll.
Hannerhob, I, 179.
Hannerhwch, I, 179 (et n. 2\,
Harceleurs (les trois), II, 314.
Ilarddleoh, I, 97 (n. 1), 121, 145,
146, 147, 150.
Ilav. V. Gwlad yr Hav.
Ilafgan. V. Ilafgan.
Hivren (la Severn , I, 342, 343,
352, 355, 361 ; II, 148, 274, 311,
319, 358. V. Sabrina, et Mor
Ilavren.
Ilawrda. V. Kawrda.
Ilawystyl Drahawc, II, 262.
Il^yarn, ép. de Drustwrn.
Iledre. V. Galan II.
llcfenfelth (bataille de), II, 239
(n. 2».
Ilehil, II, 327 (n. 3^, 376.
Ileidden ab Euengat, II, 257.
Heiddyn Ilir. II, 266 in. 5).
Ileilin, 11, 327 (n. 3).
Ileilvn ab Gwynn lien, I, 14 î,
lib.
414
INDEX DES NOMS PROPRES
Heilyn Goch ab Kadwga^^•n, I,
350.
Heledd, II, 232, 266. V. Erch et
Heledd.
Heledd Ddu (Northwich), II, 232
tn. 4).
Heledd VVen (Xantwiclr, II, 232
(n. 4).
Helen, fdle de Goel, I, 21 2 (n.;.
Helen Luitdauc, II, 331.
Helen. V. Elen.
Helen. V. Coet H.
Helian, lils de Bort, II, 285.
Hen, ép. de Cado, Goil, Dyvyn-
wal, Govynion, G^vynn, G^^■y-
nyon, Gwrbothu, Henin, He-
veydd, Llywarch, Morgan,
Teithi.
Henbedestyr, fils d'Erim, I, 270.
Henben, fils de Glessiar du
Nord, I, 264 ^n. i, ; II, 259,
261 m. 11.
Heneidwn Lien (Hyveidd Unl-
leni, I, 373.
Ilcnffordd Hereford', I, 155,
156 ; II, 121 in. 1>.
Hen Gedymdeith, serviteur d'Ar-
thur, i, 275.
Ilengroen. cheval de Kynnwyl,
I, 37, 270.
Hengist, I, 120 (n.); II. 234 in.l),
237 ^n. 2i, 240 (n. 5'), 241 (n.),
343 (n. 1).
Ilenen lien, p. de Garwen.
Henpen. V. Henben.
Henvelen, I, 145, 146 (n.l, 149.
V. Aber Henvelen.
Henwas Adeinawc ab Erim, I,
270, 275. \. Annwas.
Henwen, truie de Ualhveir Dall-
benn, I, 310 m.) ; II, "71.
IIen-\ven. V. Menci H , et GoU,
I, 310 in.»,
Henwvneb, serviteur d'Arthur,
I, 275.
Hariri. V. Eryri
Herwuden,ép. de Gwaetcynn.
lleltwn Glavyj'awc, p. de Kyne-
dyr, I, 313.
Hellwn Talarvant, p. de Kyve-
dyr Wyllt, 'l, 2«2.
Heveidd. V. Hyveidd.
Heylin, p. de Grono.
Heyngyst, II, 253.
Hibernia, II, 372, 375, 378.
Ilibernicum mare, 11,368.
Hiemit. V. Himeit.
Ilierusalem, II, 331.
Iliguel, p. d'Owen. V. aussi II,
331, 378, 379, 381, 382. V, Hy-
wel.
Hilde-Gudrun, I, 45.
Himeid Hyveidd) ab Glitauc, I,
97 (n. 2 , 3S2.
Himeid iîlius Bledri, II, 381 (et
n. 2 .
Himeit map Tancoystl, II, 330.
Himeit (Hiemit', p. de Lou-
march (Llywarch), II, 381.
Ilir, ép. d'Arwy, Gronw, Hy-
veidd, Hychlwn, Maelgwn,
Paladyr.
Ilir Amren, serviteur d'Arthur,
I, 279, 345.
Ilir Atrwm, I, 278.
Ilir Eiddyl, serviteur d'Arthur,
I, 279, 345.
Hir Erwm (Crwm), I, 278.
Hir Lyngwyn, ép. de Geri.
Ilir Tvnedic, ép. de Du.
Hir Vynydd, I, 360 (n. 2^ V.
Cevn Digoll.
lliraethog. II, 355.
Hirford Hereford', II, 377.
Hirpeissawc, roi de Llyda^v, I,
342.
Hirvryn, II, 361.
Ilirwen (Seirwen), II, 360 (et
n. 4).
Hob lYr , II, 356.
Hoedlevv, II. 340 n. 3).
Iloiarn. V. Margit H.
Hommes à la lance rouge (les
trois , II, 267.
Hommes aux entraves d'or (les
trois», II, 2 5.
Hommes bienheureux {\es trois),
II, 281.
Hommes généreux (les trois), II,
258.
Hommes les meilleurs envers les
hôtes (les troisi, II, 291.
Hommes violents (les trois), II,
256.
Hors, II. 253, 310.
Ilorsa, II, 241 m.), 343 (n. 1).
Hôtes bienheureux de Prydein
lies trois), II, 281.
Holes de la cour d'Arthur (les
trois , II, 266.
INDEX DES NOMS PROPRES
415
Ilowel (Ilvwel) ab Emvr Lly-
daw, I, 373; II, 103, 2S9.
IloAvel ab leuav, II, 250,
Howel Dfla, I, 73,174 (n. 2), 251
(n.) ; II, 239 (n. 2), 250 (n.',
296 (n. 1', 326 {ïi.T. V. Ilywel
Dda.
IIu Gadarn, I, 303 (n.) : II, 02
(n. 2), 295, 296, 313, 31», 313,
322, 323.
Iluallu ab Tutvwlch Corncu,II,
350.
Iluandaw, I, 251, 339.
Iliiarwar ab Avlawn, I, 278.
Huchcihver, II, 367.
Ilucil ab Kaw, I, 267, 273, 286
(n. 1 : II, 251 n. 3'.V. Maen II.
Hu Ilydr, p. de Flenydd.
Ilunaiowy ab Gwryon, I, 276.
Hwifordd icymmwd d'', II, 366.
Hwyrdvddwc, I, 2s 1, 317.
Hychlwa Hir, I, :89, 190.
Ilyddwn, I, 189, 190.
HygAvydd, serviteur d'Arthur,
I, 333, 3-ii, 345.
Ilymyr ilHumber^ II, 299, 320.
Hyveidd. V. Eveidd.
IlyvciddabBleiddig, 1,97 n. 2 ;
II, 274.
Ilyvcidd, fils de Bledri, II, 381
(et n. 2'. V. lîimeid.
Hyveidd ab Djn, I, 97 n. 2).
Hyveidd Hen, p. de Rhiannon,
I, 97, 98, 103, 104.
Hyveidd Hir, I, 97 vn. 2 , 126,
127, 136.
Hyveidd Unllen, I, 97 ,n. 2',
'2o7, 37 3.
Hywel. V. Howel et Iliguel.
Ilywel alj Einiawn Llygliw, I,
262 (n. 4).
Hywcl ab GrulTudd, I, 373 n. 1).
Hywel Dda, II, 316, 370. V. Ho-
wel Dda.
Hyvwlch. y. Kyvwlch.
Hywydd. V. Hygwydd.
lacob. V. lago.
lacob map Beli, II, 239 (n. 2),
328, 374.
laen, p. de Bralwen,Caradawc,
Moren, Siawn, Sulycn, Tcrc-
gut. V, ces noms. V. aussi I,
266.
lago, II, 230.
lago ab Beli. II, 237, 25? (n.),
328 (n. 4), 374 V. lacob.
lago ab Idwal, II, 300 (n. 1).
lal (cymmwd d'i, II, 356.
lason ab Eson V. Jason.
Icht (Muir n-lcht), I, 223 (n.).
Ictius, I, 223 (n,). V. Portus
Ittius.
Ida ab Eoppa, II, 264 (n. 4).
Ida, p, de Deodric.
Ida Flamddwyn, I, 271 (n. 4) :
H, 1 (n. 1), 143 (n.), 283 (n.l),
V. Eata.
Iddawc Cordd (Corn) Prydein,
fils de Mynyo, I. 353 et n. 1',
334, 335. 356, 358, 359, 360 et
suiv. ; II, 306, 307.
IddaAvc Corn Prydain ap Cara-
dawc Vreichvras. V. Iddawc
ab Mynyo.
IddcAvCorn Prydein ab Cowrda
ap Kradng Freichfras, I, 354
(n,!. V, Iddawc.
Iddicab Anarawt WalltGrwnn,
I, 120, 136.
Iddon ab Ner. II. 274.
Iddon, p. de Kadwgawn, I, 350.
Idnvvet ab Maxen Wlcdic, II,
350.
Idon ab Ynyr Gwent, I, 255
(n. 11.
Idris Gawr lastrologuei, I, 176
(n, 3 ; H, 321,374. V. ludns.
Idwal Voel, U. 250 (n.t. 316
(n. 1), 370, 382. V. ludgual.
Idwallawn (ludguollaun), II,
379.
leithoedd, V. Gwrhyr Gwals-
tawt I.
lestin ab Gwrgant, p. de Nest,
I, 31, 59, 174 (n. 2) ; II, 267
(n.), 311 (n. 2).
leuan ap v Diwlilh, I, 72,
leuan Brechva, I, 77 ; II, 224,
294, 323.
leuav, II, 249, 250. V. Howel.
lewanawl, II, 340 (n. 3).
Igerna, I, 2i3 (n. 1\ 245 (n.>.
V. Eigr.
Igmunt, II. 3SI.
Igucl, p. d'Owen.
Ile de Bretagne. V. Prydein.
416
INDEX DES NOMS PROPRES
Iles de Bretagne des trois prin-
cipalesi, 1,223 (n. Ij, 335; II,
223.
Iles adjacentes des , I, 223 (et
n. 1', 333 ; II, 223, 308.
Ile des Forts, I, 123 (et n. 3',
124, 126, 139. 149. 141, 143,
146, 147, 284, 362. V. Ynys y
Kedyrn. Glas Merddin, Y Vel
Ynys, Ynys Prvdein, Ynys
Brvt.
Illdud et Illtud, II, 47 m. 1 , 288
(n. 7 1. 323, 324. V. Saint Illdud
et Elldud.
Immram Mailduin «Navigation
de Mael Duin . II, 95 (n. li.
Inde la Grande et la Petite!, I,
255 ; II, 95.
Indec, fille d'Arwy Ilir, II, 250,
251 (n.),
Ine, roi de Wessex, II, 121
m. 1).
Instructeurs {les troispremiers),
II, 315.
Instructeurs bénis (les trois), II,
323.
Invasions des trois\ IF, 280.
Invasions traîtresses des trois*,
II, 301.
Inventeurs de musique des
trois), II, 322.
Iny, I, 255 (n. 1). V. Ynyr.
loab ab Gincen, II, 347.
lona, roi de France, I, 266.
lonathan, II. 379.
lor-sverth, p.de Llewelyn, roi de
Gwvnedd.
lorwerth ab Maredudd, I, 347
(n. Il, 348.
louab ab Grippiud, II, 347.
louab map Guitgen, II, 3i3.
louanaul, II, 340.
Ir^von, II, 359.
Is Cennen, II, 1 (n. l», 361.
Is Coed (cymmwds d"), II, 354,
364.
Is Mynydd (cymmwds d'', II,
359.
Isaac map Ebiau, II, 340.
Isca^vin ab Panon. I, 269.
Iscovan Hael, I, 269, 338.
Ismael, II. 282 (n. 1).
Isperj-n ab Fergan, I, 209 (n. 1).
Isperyr E-vvingath, I, 263.
Ite-svon des Juifs ?t, I, 144(n. 2).
Ithael (Ithel). V. ludhail.
Ittius (Ictius), I, 223 (n.).*V.
Portus I.
luddon, ludon, V. Iddon.
ludgual, p. d'Elized, II, 382. V.
Idwal.
ludgual map Tutagual, II, 332.
ludhail, II, 346, 347, 377, 379.
V. Ithael.
ludnerth map Morgen, II, 344.
ludoc, I. 353 (n. li. V. Iddawc.
ludon, II, 337.
ludris, II. 341. 374. V. Idris.
lumetel, II, 336.
lusay map Ceretic, II, 345.
lus tic ab Kaw, I, 266, 267.
lutguaul Id-\val)mapCatgualart,
II, 327.
lutnimet, II, 341.
Ivrognes dans l'âme (les trois),
II, 309.
hvanet, II, 58 (n. 1). V. Owein.
Iwerddon, 1, 120,122-125pass(/n,
J30-150 passim. 222, 254, 277,
283, 313. 333-340 passim ; II,
147, 301. V.Aedd, Esgeir Oer-
vel, Gilla Goeshydd,Gwittart,
Mathohvch, Riogan. Riogo-
nedd. V. les saints d'lwerddon.
hvl Caisar II, 273 (n. 2).
Jason ab Eson, II, 229.
Jeunes filles chastes (les trois),
II, 284.
Jeux d'enchantement et magie
des), II, 1x4 (et n. li.
Jonaval, II, 250 m. 2>.
Joseph d'Arimathie, II, 286.
Julius César, II, 233. V. Iwl
Caisar.
K
Voir à la lettre C les noms
qu'on ne trouverait pas à la
lettre K.
Kachamwri (Kacmwri ou Ka-
cymwri), 1, 279, 335, 343, 344,
345.
Kadarn, p. de Xerth, I, 37.
Kadarn, ép. d'Ector, Twr.
Kada-\v. V. Cadaw et Gado,
INDEX DES NOMS PROPRES
417
Kadawc V. Cadawc.
Kadegyr V. (jacle^yr.
Kadel. V. Calel et Gadell.
Kadcllin Talai-yant, p. de Gweir.
Kadew (Kadc>). V. Cadaw.
Kadrawt Galclivynydd, II, 3i9.
Kadwaladyr. V. Gadwaladyr.
Kadwallawn. V. Cadwallawa.
KadAvr, comte, de Kcrnyw, I,
268 (n. 5), 363, 374. V. 'Cahvi-.
Kadwi'i ab Gwryon, I, 263; II,
148.
Kadyrieilh. V. Cadyrieith.
Kaer (Caer ou Cair; Alclut, II,
2'75 n. 4\ 276.
Kaer Anoelh, I, 136 (n.), 255,
327 (n. l); II, 267, 318.
Kaer Aranrot, I, 193, 194, 197.
Kaer Arvon, II, 275 (n. 4].
Kaer Asse, I, 255:
Kaer Baris, I, 275.
Kaer Boris ^Poris', II, 275 (n. 4^
276,
Kaer BryLhach, I, 255.
Kaer Bi-ython, II, 275 (n, i\
Kaer Brythwch, I, 255.
Kaer Garada^^•c iCaratauc), II,
235 m. 1. V. Kaer Gradawc.
Kaer Geint (Geint), II, 275 (n. 4^.
Kaer Cdemion (Selemion). V.
K. Selemion.
Kaer Geri, II, 275 (n. 4).
Kaer Golun, II, 275 (n. 4).
Kaer Gusrad, II, 276.
Kaer Gustoiùnt, II, 275 (n. A).
Kaer Dalhyl «Dathab, I, 175,
183, 184, 187, 193, 200, 207, 266.
Kaer Daun, IF, 275 (n. 4).
Kaer Dawri, II, 27 5 m. 4 , 276.
Kaer DraiLon, II, 275 (n 4).
Kaer DyfT ou Dilî, II, 141,369.
Kaer Ebrawc {Kvra^^•c^ II, 275
(n. 4), 276, 318, 3i9, 320.
Kaer Einion, II, 358.
Kaer I*]nn:irawd(Arianrod, Ana-
rawd), II, 275 (n. 4).
Kaer Esc, II, 275 (n. 4).
Kaer Fawydd liawydd', 11,275
(n. 4 . 276,
Kaer Gaint, II, 319.
Kaer Gei, II, 275 (n. 4*, 276.
Kaer (îerit, II, 276.
Kaer Gloui (Loyw), II,275;n. 4).
Kaer (îolin, II. 276.
Kaer Gorcoii, II, 276.
Kaer Gorgyrn, II. 276.
Kaer Govannon, I, 192 n. T.
Kaer Gradawc, II, 275 n. 4\
276, 288, 306, 317 n. 2 , 321
(n. 1)). V. Kaer Garadawc.
Kaer Grant (Graullr, II, 275
(n. 4 , 276.
Kaer Greu, I, 209 (n. 1) ; II, 47
(n. 1', 264.
Kaer Guent. V. Kaer Went.
Kaer Guinntguic, II, 275 n. 4>.
Kaer Guintruis, II, 275 (n. 4).
Kaer Guiragon, II, 275 (n. 4).
Kaer Guorlhigirn, II, 275 (n.4\
Kaer Gurcoc, II, 275 n, 4'.
Kaer Guricon (Worgorn), II,
275 n. 4i.
Kaer Gwrgyrn, II, 275 (n. 4).
Kaer Gwydyon, I, 177 (n.).
Kaer Hawydd. V. Kaer F'awydd.
Kaer Karadawc. V. Kaer Gara-
dawc, et Kaer Gradawc.
Kaer Legeion guar Uisc, 11,275
(n 4).
Kaer Legion (Lleon^, II, 275
(n. i\ 341 (n. 1), 374.
Kaer Leir, II. 276 (n. 1).
Kaer Lerion. V. Kaer Lirion.
Kaer Lew, I, 144 n 2 , 177 (n.).
Kaer Ligualid, II, 275 n. 4).
Kaer Lirion, II, 275 n i\ 276.
Kaer Lleon sur VV^ysc, I, 53, ri4,
223 (et n. 3) ; II, 20 m. , 275
'n 4*, 276, 318 (n. 3\ 358, 373,
374. V. Kaer Legion, Legion
Urbs et Lrbs Legionium.
Kaer Llionou Llyon. I. 53,223,
225, 386 (n. cril.'; II, 1, 3.-<,82,
89, 103. 121, 122, 129, 146,236,
276. 283, 310, 319, 320.
Kaer Lludd, I. 232.
Kaer Loyw, I, 326, 32? ; II, 64,
75. 119, 120, 275 m. 4 , 276,
364.
Kaer Luitcoyt. V. Kaer Lwyt-
coet.
Kaer Lundein. I, 232 ; II, 275
{n 4). 276, 320. V. Llundein.
.Kaer Lwytcoct, II, 275 n. 4\
276.
Kaer Lyn, II, 275 ui- * •
Kaer Lyr, II, 276.
Kaer Lyssydil,It, 275 ("n. 4^,276.
Kaermai-liicn. V. Garmarthen
^2» index).
27
418
INDEX DES NOMS PROPRES
Kaer Maunguid. Il; 275 (n. 4^
Kaer Meguaid. V. Kaer Mygeid.
Kaer Merddin, II, 275 (n. 4),
Kaer Mincip, II, 275 (n 4 .
Kaer Mygeid (Mygit, Mcguaid\
II, 275 m. 4 , 276.
Kaernarvon, I, 223 et n. 2 .
Kaer Nerthach, I, 255
Kaer Nevenhir (Nevenhyr), I,
255-256.
Kaer Oeth ac Anoeth, 1, 136 n.\
151 (n.), 255, 327, (n. 1) ; II,
267, 318.
Kaer Ogrvan, I, 259 'n. 3).
Kaer Ovannon. V.K Govannon.
Kaer Pensauelcoyt, II,275(n.4).
Kaer Péris. V K. Beris.
Kaer Riannedd, II, 319.
Kaer Sallawg, I, 274 (n. 1) ; II,
317.
Kaer Se et Asse, I, 255.
Kaer Segeint, II, 275 (n. 4).
Kaer Seint, I, 131.
Kaer Seion, I, 137 (n. 1), 144
(n. 2^
Kaer Selemion (Gelemion, II,
275 (n. 4), 276.
Kaer Seri. V. K. Siri.
Kaer Sidi, I, 329 (n.) ; II, 277
(n.).
Kaer Siri (Seri), II, 275 (n. 4),
276.
Kaer Teim, II, 275 (n. 4 .
KaerUrnas iUrnac, Urnach), II,
275 (n. 4-, 276.
Kaer Vaddon, I, 104 (n), 275
(n. 3), 362, 423 (n.) ; II, 275
(n. 4).
Kaer Vuddei, II, 275 (n. 4 .
Kaer Vyrddin, I, 223, 224 ; II,
275 ^n. 4 , 276, 361.
Kaer Wedros, II, 360.
Kaer Weir, II, 275 (n. 4 ', 276.
Kaer Went, II, 275 (n. 4i, 276.
Kaer Widdawl Wir, II, 275
(n. 4 , 276.
Kaer Worgorn (Llanilltyd), II,
214 (n. 3 , 251 (n.l, 288 (n. 7).
Kaer Wranghon, II, 276.
Kaer Wyat, II, 275 (n. 4), 276.
Kaer YiiArvon, I, 223 (n. 2; ; II,
275 m. 4), 276, 353.
Kaer Ysbidinongvl, II, 115, 116,
118. V, Ysbidinon-yl.
Kalcas ab Kaw, I, 37,' 287.
Kalch. V. Llasar.
Kaledin. V. Galedin,
Kaletvwlch. V. Galeivwlch.
Kall, I, 281. 317.
Kamiaa. V. Gamlan.
Kanastyr. V. Kilydd K,
Kanhastyr KanUa^v, I, 264, 311.
Kanhwch, ép. de Kynnwyl.
Kanlla-w, ép. de Kanhastvr.
Kant Ewin,ép.de KorsiKwrs).
Karadawc. V. Garadawc.
Karnavla-svc. V. Garnavlawc.
Karnedyr. V. Carnedyr.
Karn-wenhan. V. Carnwenhan.
Karrawc, II, 142 (n. 1).
Kas ab Saidi. V. Cas.
Kasnar Wledic. V Ga snar W.
Kaswallawa. V. Gaswallawn.
Katgabail. V. Gadavael.
KatgylTro. V. Gatgyfl'ro.
Kattraeth. V. Catlraeth.
Kalwallawn. V. Cadwallawn.
Kavall. V. Gavall.
Kaw, p. de Angawd, Ardwyat,
Dirmyc, Dirimc, Ergyriat,
Etmic, Gildas, Gwennabwy,
Gwarthegit, Gwryat, Gwyn-
gal. Hucil, lustic, Kalcas,
Kelin, Koch, Konnyn, Kyn-
was, Liwybyr, Mabsant, Mei-
lic, Nep, OVan. V. I, 37, 266
(et n. 2 , 267, 333, 345.
Kawr, ép. de Gwrnach.
Kawrdav. V. Cawrdav.
Kedic. V. Cedic.
Kedymdcith V. Hen Gedym-
deith.
Kei ab Kynjn-, p.de Garanwyn.
Relomon,'^I, 32, 36, 38, 256
(et n. 1) 257, 201, 263, 274-292
passim, 319-328 passim, 330,
3:H1, 363, 374 (n , 375 (n.),
377 ; II, 2-45 passim, 55-119
passim, 148-184 passim, 228,
253 in 4), 254, 269, 271.
Keidyaw, p. de Gwenddoleu,
Nudd, Gov.
Keincaled. Keindrech. V. Cein-
caled. Geindrech.
Keinvarwa-wc, ép. de Kynyr.
Keli, I. 277.
Kclin ab Kaw, I, "^67.
Kelli Wic en Kernyw, cour
d'Arthur, I, 33, 259 (n. 3 ,
268 (n. 5 , 272 in. 7), 283 ,n. 3),
INDEX DES NOMS PROPRES
419
331, 33i, 3ii ; II, 2i7, 278,285,
319.
Kelli Vriavael, II, 245 (n. 2).
Kelj'ddon WledLc, p. de Kilydd,
I, 243, et suiv.; II, 256 (n.),
297.
Kelyddori ila tribu de>. II, 297.
Kendeyiii Garllnvys, II, 279.
Kcn-u. V. Ceneu.
Kent. 1, 154; II, 234 (n. 1),
241 (n.).
Kentigcrn. V. Kendeyrn et Con-
thigirn.
Kenvcrclii/n, II, 197 (n. crit.).
V. Cynvarch aux 300 épées).
Keraint. V. Ceraint,
Kerddin. V. Porlh K.
Keredic. V. C^redie.
Keredigyawn. V Ct-rcdigyawn.
Kereint. V. (Jereint et Ceraint.
Kerenhir. V. Cerenhir.
Kerctic. V. Gcretic et Geredic.
Keri. V. Gcri.
Kerneo iKerne), I, 253 (n, 3).
V. Kernyw.
Kernyw (Gornouailles'), I, 38,
148, 149, 150, 253 (et n. 3 ,
273, 277. 278, 342, 344, 377;
[ II, 146, m, 274,299,330, 380.
V. Kelli Wic, Pennhynev,
Penryn, Pennwaedd, Llaes
K., Gwynnhwyvar, Huarwar,
Kadwr, Gercint ab Erbin,
larbin ab Kustennin, Glynn
DalUvyr, Iljnvelen.
Kerric y Gwyddyl. V. Gerric.
Kerwyd ab Pabô, II, 349.
Kerwvn. V Kwtn K.
Ketef Durnluc. V. Gatel D.
Kelliin Kvvlvm. V. Gelhin,
Kclhtrwm Oireirat, I. 282.
Keu, I. 36, 237 tn.i; 11,49 (n.l).
V. Kei.
Keu,2;an ab Poillyawc, II, 262.
Kibdar, p. de Drych, I, 286-287.
Kicva, lille de <<wvon Gohoyw,
I, 117, 152, 133-163 passim.
Kilcoet, fille de Lhvyt, I, 169
(n. 2 .
Killaraus de mont), II, 321 (n.lK
Kilvanawyd, p. do Gynon, II,
3 (n.t.
Kilydd ab Kelyddon. I, 243,
260, 2;)2, 207.
Kilydd Kanliastyr, 1,264,311.
Kilydd KyvAvlch, p. de Rwlch,
liyvwlch. Syvwch, I, 280
(n. 5), 317.
Kimin Gov, p. de Dalldav, I,
263.
Kinbelin. V. Gynvelyn.
Kindilic ab Gorknud, I, 261
(n. 5t.
Klas Myrddin. V. Glas M.
Kleddyvrudd. V. Cleddyvrudd.
KlofT, ép. de Tecvan.
Kludno. V. Glj-dno Eiddin.
Klust ab Klustveinat, 1,282; II,
123.
Klustveinat, p. de Klust.
Klut, p. de Gwawl.
Klutno. V. Clvdno.
Koel. V. Goer.
Koll ab Kollvrewi. V. Coll.
Konnyn ab Kaw, 1, 37. 267.
Kondwiramur, II, 68 (n. 1).
Konroi. V. Conroi.
Ivors (Kwrs) Kant Ewin. V.
Cors.
Korvil Bervach. V. Gorvil B.
Kradawc. V. Caradawc.
Kreiddylat. V. Creiddylat.
Kreirwy, fille de Ceridwen. V.
Creirwy.
Kreurdilat. V. Creiddylat.
Krcuwyryon. V. Creuwyryon.
Kriemhild, I, 44 ; II, 23 (n.).
V. Gudrun K.
Kristinobyl Vawr. V. Cristi-
nobyl.
Kruc Galarus. V, Crue G.
Kr\vm Vargawt l^ddin, ép. de
LIongat.
Kuall, I, 281. 317.
Kubert ab Daere, I. 261.
Kuch. V. Cucli, et Glynn Cuch.
Kueli, I, 277.
Kulhwcli ab Kilydd ab Kelyd-
don Wledic, i, 24i-3iO pas-
sim ; II, 126, 268 (n. 1).
Kulhwch. V. Esgeir K. Gowjn
Ka-\vn.
Kulvanawyt ab Gwrvon, p.
d'Essyllt, I. 271.
Kunedda (Kunedag). V. Gu-
nedda.
Kunin, I, 263 (n. 2). V. Kimin.
Kunobelinos. V. Gunobelinos, et
Ginbclin.
4-20
INDEX DES NOMS PROPRES
Kunoglasos. V.Kinglas et Kyn-
las.
Kurvagyl, ép. de Kynwas.
Kustenhin. V. Kustennin.
Kusleniiin. V. Custennin.
K^vm Ka^vhvyt. V. Cwm G.
Kyflas. V. Kynlas.
Kyhoret vKynhoret) ab Cynan,
■^11, 269.
Kyledvr Kvnedyr. Kyvedyr)
Wvllt ab'NVython, I, 2S2,
313. 332, 333, 3^43, 422 m- .
Kyllcllva-\vr, ép, dOsla.
Kylveirdd les neuf, II, 301
(et n. 3i.
Kymideu, I, 130.
Kymru. V. Cjmru.
Kynan. V. Cynan.
Kynddelic Kyvarwydd, I, 261.
'287.
Kyndevrn (Kendeyrn) Garlh-
wys.' II. 279.
Kynedyr Wyllt V. Kyledyr.
Kynhaval ab Argat, II, 255.
Kynn Kroc. ép. de Neol.
Kynnwas Kwrr y Vagyl, I, 337.
'V. Kyn-Nvas Kurvagyl.
Kynnwric Vrychgoch, I, 349.
Kynnwyd les 300 boucliers du
clan de . II, 349.
Kynnwyd Kynnwydyon, p. de
Clydno Eiddin. V. Clydno.
V. aussi. II, 198 (n. crit. ,
349.
Kynnwydyon, ép. de Kynnw d,
II, 45 n. li et 197 m. crit.i.
Kynnwyl, I, 37.
Kj-nnwyl Kanhwch, p. de Gv,e-
nnalarch.
Kynnwyl Sant, I, 270.
Kynon. V. Cynon.
Kyuvael. V. Gynvael.
Kj'nvelyn. V. Cynvelyn.
Kynwas ab Kaw, I, 267.
Kynwas Kurvagyl, I, 2J3. V.
Kynn-svas Kwrr y Vagyl.
Kynweissieit, V. Cynweissiaid.
Kynvr Kcinvarvawc, p. de Kei.
'I,'^2d7 n. , 274.
Kyrvach, ép. de Gwaleddur, de
Gwawrddur.
Kyvarwydd, ép. d'Elidyr, et de
Kynddelic.
Kyvarwydyt, I, 231 (n 2).
Kyvcrgyr. V. Brynn K.
Kyvertlnvch. V. Riw Giver-
thwch.
Kyvwlch ab Gleddyv Divwlch,
p. d'Eheubryd, I, 280, 317.
Lac, p. de Gereint, I, 54.
Laenauc, II, 335. V. Lleenawc.
Lamrei, jument d'Arthur, I, 333,
345; li, 26S n. 2,.
Lancarvan. V. Caradoc de L.
Landavensis sedes, II, 369.
Lanelvensis cathedra .Lla-
nehvyi, II. 369.
Lannmàes. V. Llanvaes.
Lary ab Casnar I, 117, n. 3.
Law Ereint. ép. de Nudd.
Lawin. Y. Twrch L.
Lawwynnyawc. V. Loch L.
Ledhvra, ép. de Gorwst ,Gwr-
g^'^st). ^^ ,,
Legion Urbs, II, 373. \. Kaer
Lleon.
Leinster (anc. divis. de l'Ir-
lande , I, 150 n. 1 , 176 ai. 1).
Leite d'épee de), I, 259 n.'.
Leodwald. p. d'Eata.
Leolinus, 1, 212 n.). V. Lkwc-
lyn.
Lesselis. II. 343 n. 2 .
Letan. II. 338.
Letewicion.I, 212(n.\228 n. 1 .
Lethrigia, II. 248 m. 2 .
LetlumiLelhvm mapGeneu.II,
337. V. Ledhvm.
Letocetum, II. 277 (n.).
Lew. V. Kaer L.
Limwris, II, 176
Lindisfarnc. V. Metcawt.
Lir. p. de Manannan, I, 45, 151
m. 1). V. Llyr.
Litaw (Armorique', I. 212 n.i.
V. Llydaw.
Livan (Liwan. V. Llivan
Llacheu ab Arthur, I, 374 et
n. 1). 375 n. 2 ; II, 253.
Llaesar. V. Llasar.
Llaesgenym, Llaesgcvyn et
Llaesgynym. V. Llaeskenym.
Llaesgygwydd, ép. de Llasar.
Llaesgyvnewit, ép. de Llasar.
Llaeskenym, serviteur de Glew-
Iwvt Gavaelvawr, I, 251 (et
n. 2j, 339; II, 122.
INDEX DES NOMS PROPRES
421
LIacs Kerny^v, I, 251 (n. 2).
Llaes Kcrvyii, I, 251 (n. 2).
Llamrei. V. Lanirei.
Llan Avan, I, 247 (n. 1'. V.
Avan.
Llanarmon Dyffryn Clwyd, I,
350 (n. 2).
Llanhadarn, II,3(n.\381 (n. 7).
Llanbadi-i-, H, 319 (n. 4).
Llaiicarvan, II, 314 (n. 3).
Llaiulaf Llandavicn Morganwg,
II, 282, 309, 318. 323, 359.
Llan Ddewi, I, 182 (n. 2', 223
(n. b .
Llan Ddewi Vach, I, 22 i (n.).
Llan Ddoged, I, 217 (n. 1).
Llandcilo Vawr, II, 282 (n. 1 ,
283.
Llandrillo yn Edernion, II, 250
(n. 1 .
LlandwrOR, I, 196 (n. 2).
Llandysilio, I, 339 (n 1).
Liandvvrydoc, I. 243 (n. 2 .
Llan lîhvy. II, 266 (n. 4), 363.
Llanerch'Hudol, II, 357.
Llan Kurgain, II, 242 (n. 4}.
Llanfachreth, I, 318 (n.).
Llangadwaladr, II, 239 (n. 2}.
Llangarvan, II, 323.
Llangollen, I, 314 (n. 1),
Llanhuadain, II, 364
Llanilltyd Vawi-, II, 314 (n. 3).
V. Bangor lUtyd.
Llanllyfni, I, 17.i (n. 2).
Llan Morvacl, II, 1 (n. 1).
Llannerch, II, 355.
Llan Hhaiadr ym Mochnant, II,
250 (n 1 .
Lianros, II, 278 'n, 3 .
Llanr-svsl, I, 176 (n.) ; II, 249
(n. 3 , 370.
Llansilin, I, 350 (n. 2) ; 11,249.
Llanvaes, II, 379.
Llanveir, en Arvon, II, 272.
Llanysgin, en Gwont, I, 243
(n. 1 .
Llara V. Llary.
Llarcan. V. Hcnn Ll.
Llary on Llara ab Kasnar Wle-
dic, I, 267, 375; II, 246 (n. 1 .
Llary ab Vryv, II, 246.
Llasliar ab Llaesar (Llasar)
Llaesgyg^^•ydd, I, 136.
Llasar Llacsgyvnewit, I, 130.
Llasar Llaesgywydd, I, 133, 155,
156.
Llawdivro. V. Llovan Ll.
Llaw Kreint, ép. de Llndd.
Llaw Eurawc, ép. d'Ygharat.
Llawfrodedd Varva^vc, berger
de Nudd Ilael. I. 177 n.i, 268
(et n. 6>. 374; II, 293, 320.
Llawgat Tr^vmbarga^vt Eiddin,
I, 358 (n. 1) ; II, 257 (n. 5).
Llaw Gyffes. V. Llew L. G.
Llaw Ilir, ép. de Caswallon.
Llawnrodcdd Varvawc. V Llaw-
frodedd.
Llawr ab Eiriv, H, 246 (n. 2).
Llawr ab Lrw, I, 37, 267 ; II,
246 (n. 2 .
Llawvrodedd V. Llawfrodcdd.
Llech Echymeint, I, 327 (n. 1) ;
II. 268.
Llûch Elidyr. II, 212, 243.
Llech Gronw, I, 210.
Llech Las, en Prydein, I, 35 i;
Llechoronwy, I, 209 (n. 1; ; II,
265 (n. 1).
Llechryd, I, 83 (n. 2).
LIechwedd Isav, et Ll. Uchav,
II, 353. V. Ystrat Ll.
Llech Ddyvnog, II, 359.
Llechysgàr, I, 374 n. 1).
Lledewic, ép. de Glylhmyr.
Lledyeith, ép. de Llyr.
Lledrithiawc. V Prif L.
Lleenawc, p. de Gwalluwc.
Lleirwg ab Coel ab (^yllin, I,
119 (n. 2); II, 300, 318.
Llemenic, II, 266.
Lien. V. Heneldwn L.
Llenlleawc le Gwyddel, prince
de Prydein, I, 271. 276, 335.
Llenvleawc. V. Llenlleawc.
Lleon. V. Kaer L.
Lies, empereur de Rome, II,
236.
Lletlwm, ép. de Gwrgwst. V.
Ledhvm.
Lieu. V. Llew Llaw Gyffes.
Lleurwg ab Coel. V. Lleirwg.
Lleuver Mawr, ép. de Lleirwg
( Lleurwg 1 ab Coel.
Llevelys ab Beli Mawr. I, 30,
122 (H. 1), 131-141 /j.TSSini.
LIcvenydd, II. 364.
Llew. V. Nant y Llew.
422
INDEX DES NOMS PROPRES
Llew ab Cynvarch, p. de Me-
drawt. II, 238 (n.>, 289.
Llew Llaw Gyffes, I, 23. 24. 31,
151 m. 1», 195 (n. 1), 196, 202-
210 passim. 272 (n. 6', 398 et
400 (n. crit.) ; II. 92 (n. 1',
254, 264. 268, 273, 283 (n. 1'.
Llewei. fille de Seithwedd Seit-
wed) Saidi, I, 276 (n. 7) ; II.
251.
Llewelyn, p. de Llyvarch. V.II.
214 n. crit.).
Llewelyn, p. de Llywarch et
de Madawc.
Llewelyn (Leolinus) , 1, 2 12
(n.).
Llewelvn ab GrufTudd, II, 307,
351.
Llewelyn ab GrufFudd, II, 351.
V. Llewelvn.
Llewelyn ab lorwerth. I, 59. 83
(n. 1'. 117 (n. 3, 349 (n. 1), 350
(n. 3), 358 (n. 2).
Llewelvn ab Sitsyllt. I.117(n.';
II, 307 ,n. 2), 324 (n. 2i.
Llewelyn ab Sitsyllt iSeisyll*,
II, 307 l'n 2). V. Llewelyn.
Llewis Glyn Cothi, I, 82 (n.),
114 in. 2», 177 (n.», 213 (n. ,
223 (n.), 224 (n.), 257 (n.), 253
(n.), 262 'n. 4), 266 (n. 2), 267
(n. 1), 269 'n 2i ; II, 3 (n. 1).
Llevn, II, 334.
Lleyn EryLhIyn, II, 251.
LU irivièi'e), I, 136.
Lliaws ab Nwyvre, II, 232.
Llinon. rivière d'Irlande (Sinon .
I, 138.
Llion (l'étang de), I, 2ô5 (n.),
303 (n.); II, 92 (n. 2 , 304, 323.
Lliondes vertes prairies de), II,
301.
Llivon (cymmwd de), II, 352.
Lliwan. V. Llynn Ll.
Lliwel ( cymmwd de', II, 362.
Lloch Llawwynnyawc, p. de
Gwalchmei.'l, 264 (n 3 , 276,
288 m. 1).
Loch Law^^}•nnyawc, I, 264. ^'.
Lloch Ll
Lloch(Lot, Loth), I, 264 (el n. 3\
276 (n. 5), 28<< (n. 1). V. Lloch
Llawwy n nyawc .
Lloch. V. Loch et Llwch,
Loegdea, II, 377 (n.^
Lloegr (Lloeger ou Lloegvr), I,
153, 155. 158, 162, 166. 348 ; II,
153. 154, 256. 274, 288, 289,
294, 301, 310, 313, 320, 381. V.
Loyer.
Lloegrwys les'. II, 262, 296, 299,
313.
Lofvan Llav Divro. V. Llovan.
Llogell Gwyr, ép. de Gwynn.
Logres da forêt de», I, 375 m.).
Logrin (le géant», I, 375 m.).
Lohoz, fils d'Arthur, I, 374
(n, 1', 375 in.>.
Llongat Grwm Vargot Eiddin,
II, 257.
Llonyon, en Pennvro. II. 272.
Llorcan, roi de Munster, I, 282
(n. 2i.
Llorcan. V. Pen Ll.
Lotor, I, 255.
Loudogu. II, 342.
Louhen. II. 338.
Loumarc, II, 330, 381. V. Lly-
warch, et Lloumarch.
Lloumarch (Lhwarcli'. p de
Himeyt, II, 330, 381. V. Lou-
marc.
Llovan Llaw Divro. meurtrier
d'Uryen, II. 2 m.', 256, 257.
Llovyon, en Pennvro, II, 272.
Loyer (Lloegeri, II, b81.
Loytcojt, II. 34 i.
Lluagor, ch.;val de Caradawc
Vreichvras, I, 360 (n. 1) ; II,
228, 268.
Lluber Beuthach, I, 262.
Lluchet. I, 281, 317.
Llucrum. I, 278 m. 1\
Lludd et Llevelvs^I. 8 (n. 3), 17,
29. 30. 33, 3i.'71, 78, 120 .n.\
121 (n. Il, 122 (n. 1 ,178 n, 1 ,
231-242 passim.
Lludd ab Beli Mawr. I, 231-242
passim; 11,233.
Lludd ab Beli, p. de Caswallawn,
I, 135 (n. Il ; II, 40. 280,
305.
Lludd, p. d'Avarwy, I. 135 *
(n. 1). V. Aregwcdd Voed-
dawg.
Lludd. V. Cyfranc, et Kaer Ll.
Hudd Llaw Ereint. p. de Kreid,
dylat, I. 231 (n 1 , 284 (n. 6 ,
327 (n. 2). V. Kreiddylat
(Kreurdilat).
INDEX DES NOMS PROPRES
423
Lludd Lluru{;awc, 1 1, 273.
Ludet, I, 281 (n. 5). V. Llu-
chet.
Luf^ab Ellhlenn, dieu des Tùa-
tha Dé Daiiann, I, 252 m. 1',
281 (n. 1), 296 (n. 1).
Luitdauc (Luicdauc), ép. d'IIe-
len, II, 2:il n. 3'. V. Lluyd-
dawc.
Lunberlh (Lunver^h*, II, 382.
Llundein, I. 121, 145, 147, 149,
151, 232; II, 210, 318, 319,320,
V. Kaer Lundein.
Lundein . V. Llundein, et Kaer L.
Lunet (Owein et'. I, 4, 17, 38,
3<). 42. 46, 47, 54, 55, 5S, 64,
65, 70, 81. 160 (n. 1), 257 (n.\
363 (n.), 370 (n 1), 379 ; II,
1-46 passim. 1?7-198 (n. crit.).
V. Owein. V. Elunet.
Lluydd, cheval d'Alser ab Mael-
gWn, II, 269.
Lluydda^vc, ép. d'Elen, d'Yrp.
Lwch E\vin. V Lhvch E,
Lhvch Ewin, I, 341.
Lhvch Gwin des oiseaux de), I,
265 (n. 71, 266 (n.). V. Adar
Ll. G.
Lhvch Llawwynnyawc. V. Lloch
LI.
Lhvch Tawy. I, 341,
Lhvndrys (Londres , I, 232.
V. Llundein.
Lhvybyr ab Kaw, I, 267,
Lhv'yd. V. Eghvys Ll.
Lhvyd, Lhvydeu ab Ixelcoet. V.
Lhvyddeu et Lhvyt.
Lhvydda^vc Govynnyat, I, 340,
341, 342, 423 (n. crit).
Lhvydeu, p. de Gwidre.
Lhvyddeu ab Kelcocl, I, 169 (et
n."^2), 276 'et n. 3i, 335.
Lhvyddeu ab Nwython, I, 273.
Lhvyn Diarwya, I, 83.
Lhvyn Celyddon, II, 297 (n. 1).
Lhvyn y Moch, I, 341 (n.).
Lhvvr ab Lhvyryonile vase de\
I, 305 41.S (n. crit.).
Lhvyrdyddwc, I, 281, 317.
Lhvyrvon, p. de Lhvyr.
Lhvyt" ab Kilcoet. ï, 169, 276
(n. 3). V. Lhvyddeu.
Llychlyn (Scandinavie), I, 176
(n. 1), 3JI, 37(i ; II, 230, 231,
286 (n. 1), 289, 298, 299. V.
Don, Hort, Bias.
Llvchlvnnwvr (hommes de
LlvcIdynT II, 299, 300, 301.
LIvchwr (Dyfïrynn), I, 340 (et
n. 2).
Lydanwen, ép. d'Elidir (Eli-
dyri.
Llydaw (Armorique , I, 29, 111
in.i, 147 in.), 209 m. 1), 217
(n. 1», 213 (n.;, 228 (et n. li,
229 {n.\ 267, 332, 333 (n. 2 ,
335, 342 ; II, 233 (et n.\ 295,
334 m. 1). V. Litaw. — V,
aussi Emir lEniyr), Ffergan
(Alan), GlyLhmyr, IIir( eis-
sawc, Howel, Isperyu (Yspe-
ryn), Ynyr.
Llygat Cath. ép. de Gwiawn.
Llvgatrudd Emys, oncle d'Ar-
thur, I. 271, 342.
Llygeit Calh, ép. de Gwrddnei,
II, 122, 123 V. Gwrddnei.
Llyg'liw. V. Einiii-svn Ll.
Llyminawc, II, ?66 (n. 4'*.
Llynghesawl Lawhael, p. de
Treul Divevyl, II, 284, 285
(n. 2t.
Llynn Llivon, I, 323 (n. 1).
Llvnn Lliwan, I, 343 (et n. 2),
Llynn Llyw (le saumon de), I,
325, 326.
Llynn y Morwvnion (le lac des
jeunes filles)," I, 200 (n. 2).
Llynn y P. ir d'étang du Chau-
dron», I, 130.
Llyr Lledyeitii, p. de Bran,
ÎBranwcn, Granwen. Cara-
dawo (Cradawci, Manawyd-
dan : I, 32, 45, 119, 120-150
passim, 151-171 passim, 256
,n.), 327 (n. 1) ; II, 267, 268
(n. 1), 305, 317.
Llvr Lluvddawg, I, 360 (n, 1) ;
il, 273'in. 1).
Llyr Marini (Merini), p. de Ca-
radawc Vreichvras, I,121(n.),
360 (cl n. 1); II, 266.
Llvr ab Bleidyt, p. de Cordelia,
Gonorillaei Rcgan, I, 121(n.>,
284 n. 6).
Llys Don iCassiope), I, 191
m. n.
Llvswynav (Cantrev de', II,
358.
424
INDEX DES NOMS PROPRES
Llvw. V. Llvnn Ll.
Lly-sv Arberîh, I, 83 (n. 1).
Llywarch. V. Loumarc.
Llywaich ab Llyvelyn, 1, 120
(n.). 145 (n. 1 , 253 (n. 3;, 295
(n, , 358 (n. 2).
Llywarch Henab ElidyrLydan-
won, I, 151 (n. 1). 192 (n. 2 ,
261 n.5 ; II, 2 m.). 47 (n. l), 63
(n. 1), 142 (n. 1), 210 (n ), 243
(n, 5), 257 (n 1), 260 (et n. 2 ,
266, 291, 349.
M
Mab Elvyw (cymmwd de", II,
3S1.
Mab Uchtryd (cymmwd de), II,
361.
Mabon ab Dewcngen, mari
d'Emerchret, II, 266.
Mabon ab Modron, I, 32, 65,
120 (n. 3 , 256 (ii >. 312, 322-
S2S passim, 343, 373; II, 267,
318 m 1 .
Mabon ab Mellt, I. 333.
Mabsant ab Kaw, I, 37, 267.
Mabwynion (cymmwd de;, II,
360 (n. 3 .
Macoer Aurilian, I, 233 (n.). V.
Ran M. A.
Macsen Wlediç. V. Maxen.
Madawc ab Brwyn, II, 262.
Madawc ab Llewelyn, I, 361
(n.).
Madawc ab Maredudd, I, 29.
347 (et n. 1 , 3 '.8, 349 (n. 7),
350 (n. 2) ; II, 3 (n.).
Madawc ab Run, I, 372 (n 3) ;
II, 261.
Madawc ab Teithyon, I, 339,
Madawc ab Twrgadarn, II,
123.
Madawc ab Uthur, I, 266 (n.) ;
II, 289.
Madawc Mm, II, 307. 324(n. 1).
Madawc Morvryn, II, 323.
Madawgab Modron, II, 318.
Madawg ab Owain Gwynedd,
II, 302.
Madoc ap Maredudd. V. Ma-
dawc.
Mael ab Menwacd d'Arllech-
wedd ou Mael Hir, I, 330
(n. 1 ; II, 273 n. 1).
Mael ab Roycol, I, 265.
Maelawr. V. Riw Vaelawr.
Maelderw (Gorchan , I, 22.
Mael Duin, II. 95 n. 1;.
Mael Hir . V. Mael ab Mcnwaedd.
Maelgwn de Gwynedd, p. d'Al-
ser, Eurgein, Run, I, 137
(n. 1 , 266 (n. 2), 268 (n. 5),
358 (n, 2), 377 (n.) ; II, 239
(n. 2). 243. 245 (n 1>, 262
(n. 4 , 274. 278, 290 'n. 2 ,293,
324 (n. 1), 372. V. Mailcun.
Maelgvn Hir. barde de Llandaf,
I, 176 n 3».
Maelienydd, II, 358.
Maelog ab Peredur, II, 381
(n 7).
Maelor Gymraeg, II, 356.
Maelor Saesneg, II, 356
Maelwr de Rhiw. II. 245 (n. 3).
Maelwynog, ép. de Rotri.
Maelw.ys ab Baeddan, I, 261.
Maenarch (la pierre de), II,
317.
Maenawr Coet Alun I, 185 (et
n. 2).
Maenawr Pennardd, I, 185,
205.
Maen (cymmwd de), II, 354.
Maen Cetti. II. 320.
Maen Du, II, 2-;2.
Maen Gwynedd, II, 250.
Maen Hueil, I, 267 (n. 1).
Maenor Byr Maenawr Bir), I,
145 (n. 3) ; II, 366 (n. 1 .
Maenor Rhuthyn, II, 363.
Maentwrog, I,'l86 (n. 2).
Maen Tyryawc, I, 186 (n. 2). V.
Maen Tyvyawc.
Maen Tyvyawc, I, 114 (n. 2),
186.
Maenor Deilo, II, 351.
Macs Camlan, I, 270 (n.).
Macs Gwenith, II, 271.
Maes Gwyddneu, I, 306 (n.).
Macs Osmeliaun, II, 3SI.
Maes Uryen, II, 2 n ).
Maethlu ab Caradawc Vreich-
vras. I, 360 (n. 1).
Magicien (l'Oppression du), II,
303
Magiciens principaux (les trois),
II, 279, 280.
Magies (les trois premières , II,
TNDEX DES NOMS PROPRES
425
Maglocunus, I, 3"7(n.).V. Mail-
cun, Macigwn.
Mahawen, p. de Lemenic.
Mahoiiy, I, 173 (n. 1). V, Ma-
thonwy.
Mailcun, I, 3"7 (n.); 11,328, 332
(n. 1), 37 2. V. Maglocunus, et
Maelgwn.
Mailduin. V. Mael Duin, et
Immram.
Maire (le). V. Odgar le M.
Maîtres es machines (les trois),
II, 260.
Maîtresses d'Arthur (les trois ,
II, 250
Malaen. V. March M.
Mallaen (cymmwd de), II, 361.
Malldiaeth, II, 332.
Mallictwn. V. iiliictwn.
• Malhvyd. V. Gamlan, en M.
Manannan, fils de Lir, I, 45, 151
(n. 1 . V. Maiiawyddan.
Manau Guotodin V.ManawGw.
Manaw (île de Man\ I, 151 (n.);
II, 245 m. 2 , 275.
Manaw Gwotodin (Manau Guo-
todin», I. 151 n. 1) ; II, 348.
Manawc, II, 266
Manawc. V. Moryen M.
Manawyddan ab Llyr, I, 15, 17,
30, 32,43,45,81 (n. 1), 82 (n.),
97 (n. 1), 114 (n. 1). 121, 124,
127, 136 (n.\ 142-146 passim,
147 (n.), 148, 151-173 passim,
255 (n. 2), 267, 343. 391 et 394
(n, crit.) ; II, 11 (n. 2), 250,
273.
Manawyt, I, 152 (n.). V. Mana-
wyddan.
Mangre. V. Gamre (Melyngan).
Manogan, p. de Beli V. Myno-
gan.
Maiiuba, II, 303. V Manaw.
Mapmau Cannus (Map Maucan-
nus). II. 339.
Mar ab Kencu, II. 319.
March ab Meirchawn (Meir-
chiawn. M ;irchyon), I, 147
(n.', 265 m.). 361 (et n. 1), 373.
374 n.); II, 121 (n.l), 238 (n. ,
255, 270. 271. 284. ^
March Liri/lh, II, 242 (et n. 2)
March Malaen. I, 233 (n. 1) ; II,
302.
March Tom (cheval de labour),
II, 213 (n. crit.i.
Marchawc. V. Saint M.
Marchawc. V Seilh M.
Marclicll, I, 303 (n.) ; II, 2S1
(n. 11.
Marediidd, fils de Rlcddyn ab
Cynvyn, p. de lorwerlh et de
M'adawc, I, 29, 3i7 (n. 1; ; II,
3 (n.l.
Margetiud (M^ireduddi ap Teu-
dos, I, 347 (n. 1,; 11, 330, 378.
V. Maredudd.
Margil-IIi)iarn, I, 317 (n. 1 .
Maridunum ville des Dcmetae\
I, 223 (n. 4). V. Kaer Vyrd-
din.
Marini. V. Llyr M.
Masgiiic Clop (Clo(T)ab Ceneu),
II, 243 n 5\ 335.
Math ab Mathoiiwy, I. 8 (n. 3),
15, 22, 23, 25, 30, 32, 43, 81
(n. 1 , 82 (n.), 114 (n. 2), 123
(n. 2 , 173 211 passim, 289
(n, 1 , 301 (n.), 382 et 384 (n.
crit.) ; II. 252, 280.
Mathatla Vawr, II, 230 (n.5;. V.
Mathulhavar.
Mathgamnai, I, 173 (n. 1). V.
Mathonwy.
Mathohvch, roi d'Irlande, p. de
Gwern, 1. 119 n. 1), 123-149
passim, 173 (n. 1 . II, 246.
Mathonwy, p. de Math. ; et II
(n. 3).
Mathraval (Powys \ 1. 126 (n. 1),
178 (n. 2), 183 (n.l ; II, 312,
324, 352, 356. V. Mervyn.
Malhuthavar (Mathutta Vawr),
II, 230 let n. 5'.
Maucenn(Mawgan , 11.399 (n.l),
312.
Maiicant map Pascent, II, 346.
Maun, fi'is de Gmppiud, II, 347.
Mawddach (la , I, 174 (n. 1).
Mawddwv, I. 105 (n. 1). 349
(n. 7), 350 ; II, 3.')8.
Mawdcu. V. Mawddwy.
Ma^^■gan. V. Maucann.
Mawr, ép. d'AedI, Beli, Brevi,
Kristinobyl, l'Inde, Gwrhyt,
Traeth.
Mawrlieth. V. Mwrhelh.
Mawrvrydic, 6p. d'Eiddon, de
Gwcnllian.
420
INDEX DES NOMS PROPRES
Maxen W'iedic, p. d'Owein, I,
8 (n. 3', 10 (n. V, 17, 30, 34,
70,78, 146(11.), 211-230 passim,
surtout 211 (n. 1) ; II, 231 (et
n 4), 318, 350. V. Kadeir
Vaxen.
Maxim Guletic, II, 331, 332,
Meath (divis. de 1 Irlande an-
cienne), I, 150 (n. 1).
Mechain Uwch Coed, II. 358,
Mecheiu Is Coed, II, 337.
Mederei Badellvawr, II, 251.
Medrawt (Medrod, I, 119 (n. 1),
245 {n.\ 260 (n.), 269 in. 2 ,
270 (n.), 353 (n. 1). 354 ; II,
236, 237, 238 (n.), 247, 253,289,
306, 313, 372. V. Modred, Mo-
drot.
Medyr ab Methredydd, I, 2S3.
Meic, fils de Grippiud, II, 347.
Meic map Cinglas, II, 332.
Meic Mygolwas, p. d'Avan.
Meiccn (bataille de), II, 239
(n. 2).
Meijîcn, II, 249.
Meilic ab Kaw, I, 266 (n. 2), 267.
Meilir, II. 319 (n. 3).
Meinlas. V. Pwyth M.
Meinlas. V. Melynlas.
Meirchawn, p. de March.
Meirchawn ab Gor-wst Ledhvm,
p. de Cynvarch, II, 45 (n. 1).
238 (n.),'319. V. Cynvarch, et
Mercliiaun.
Merchiawn, Meirchion (Meir-
chyon), p. de March. V. Meir-
chawn.
Meiriadawc (partie Nord-Ouest
de Powys), I, 213 (n.); 11,233
(n.). V. Cynan.
Meirion (Cantrev de), II, 354.
Meirionydd (Miirionelh), I, 30,
134 (n. 3), 183 (n.i, 200 (n. 1\
201 (n. 2), 343 (n. 1, ; II, 364,
Meispryn, li, 363.
■Mel Vnis, I, 123 (n. 3) ; II, 275.
Melen, II, 266.
Melenidd, 1.182 (n. 3). V. Elenit.
Melienydd.I, 182 (n. 4). V. Keri.
Melenryt, I, 186.
Meloch (cymmwdd de), II, 354.
Mellt, p. de Mabon.
Melyn, II, 251 (n. 3).
Melyn Gwannwyniun des prin-
cipaux bœufs de File', I, 302
(n. 1) ; II, 293.
Melyngan Gamre, cheval de
Llew Llaw Gyffcs, II, 268.
Melynlas (Meinlas), cheval de
Cas^^alla^^n ab Beli, I, 147
(n.) ; II, 268.
Menai, II, 3ri3. V. Aber Menei.
Menedd, II, 273.
Menestyr, p. de Gwyddawc.
Menevensis sedcs, II, 368.
Menw ou Menyw ab Teir-
gwaedd, p. d'Annyannawc, I,
173 (n, 1), 263 (n. 6), 265, 268,
287 (n. 1), 288. 299, 334, 343,
375 ; II. 252, 280, 323.
Menwaedd d'Arllechvedd, p. de
Mael. V. Mael. V. aussi, II,
272, 273 (n. 1).
Mer de Grèce, II, 231.
Mer d'Iwerddon, I. 222.
Mer de Llychlyn, V. Llychlyn.
Mer Tawch. V. Tawch.
Mer Terwyn. V. Terwvn.
Mer Udd ('la Manche , I. 222.
Merchiaun map Gurgust, II,
334. V. Meirchawn ab Gorwst.
Mercure irlandais (le, I, 252
(n. D. V. Lug.
Merddin, le barde d'Enrys, II,
301.
Merddin Emrys, II, 292.
Merddin ab Morvryn. II, 292.
Merddin (Glas), I^ 123 (n, 3).
V. Ile des Forts.
Meredydd. V. Maredudd, et
Morgeliud.
Merford, 11,356.
Merguid, II, 344.
Meriaun, II, 331, 341, 342,348,
Merin, p. de Cleis.
Merini. V. Llyr M.
Merlinus, I, 239 (n.) ; II, 292
(n. 4i. V. Merddin.
Mermin ab Gwryat ab Elidir,
II, 327 (n. 2).
Mermin (Mervyn) map Rotri,
II, 327, 367.
Mermin map Run, II, 332, 378.
Mermin Mawr ab Anarawt
Gwalltgrwn, II, 327 (n. 2 , 332
(n. 3>.
Merveilles de château des\ II,
110, 111, 114, 120.
Mervyn, roi de Mathraval, I,
INDEX DES NOMS PROPRES
427
126 (n. 1) ; II, 312. V. Mer-
min.
Mei'vryn Vrych, II, 327 (n. 1).
MetcaWt lile de), II, 2 (n.).
Melhivdycld, p. de Àledyr.
Meunc, Irésoricr de Llandaf, II,
351 (n. 1).
Meiirtres{\es trois hons\ II, 256.
Meuruc map Dingat, II, 340
(n. 31.
Mcveiivdd, I, 182 (n. 3) ; II,
360. V. Elenit.
Mil Du ab Diicum, I, 255.
Mi^•naillt (Michaint, Mychein),
II, 354.
^Jilet, p. de Don.
Mille ma]) Camuir, II, 313.
Minascwrii, ép. d'Wlch.
Miniog- (cantrev de,, II, 361.
Minisires (les trois premiers»,
II. 252.
Miniu (Mynyw\ II, 378, 3T9,
3S1. 382. V. Mvnyw.
Mocetauc, II, .•^33 (n. 2), 377.
Moch. V. Castell, Lhvyn, Pry-
dydd, Twyn y M.
Mochdref. V. Mochtrev.
Mochnant, en Powys, I, 183.
Mochnant Is Rhaiadr, I, 347
(n. 1), II, 357.
Mochnant Uch Rhaiadr, I, 3i7
(n. 1), 357.
Mochtrev en Keredigyawn, I,
182.
Mochtrev en Ros, I, 183.
Mochtrev, entre Keri et Arwvs-
tli. I, 182, 183.
Modred, neveu d'Arthur. I, 245
(n.) ; II, 236 (n. 1). V. Me-
drawt.
Modron, mère de Mabon.
Modron, fille d'Avallach, mèro
d'Owein ab Uryen et de Mor-
vudd, II, 284.'
Modrol, II, 236 (n. 1). V. Me-
draA\ t.
Moebus, II, 339.
Mocl, ép. de Dyvynwal.
Moelnmt, cp. de byfn^val (Dy-
vynwal), I, 90 (n. 1', 120
(n.t.
Moelvrc, en Kynlleith, I, 350.
Mulmutius. V. Dunvallo M.
Mohvynog-, ép. de Rotri.
Mon (Ang'lesey), I, 124 (n. 2\,
134 (n. 31, 176 'n. 3), 177 (n.),
220, 265 (n.), 310 (n. 1), 362
(n. 1) ; II, 243, 272, 275, 289
319, 324, 352, 380, 381. V.
Monia insula, ("t-mais, Llan
Dyvrydoc, !3iu Siil, etc.
Monia insula. Il, 369, 378, 379,
3S1. V. Mon.
Moniu (Mynyw), II, 373. V.
Mynvw.
Mont Douloureux (le), 11.93, 98.
V. Mynydd Dolurus, cl Crue
Galarus,
Mor map Rrechiaul, II, 342.
Mor ab Morien, I, 177 (n.).
Morcant, II, 2 n.\ 334 (n. 2 ,
335, 347, 375.
Morcant map Atrojs, II, 346.
Morcant map Bolan, II, 344.
Morcant Bulc, II, 335.
Mordav Ilael ab Servari (?cr-
wan», I, 376 (n. 1) ; II, 242
(n. 4), 258, 350.
Morddal Gwr Gweilgi, II, 322.
Morddwyt Twll, ép, d'Echel.
Morddwyt Tvllyon (Tyllon), I,
120 (n.), 143.
Moreu ab laen, I, 266.
Moren Mynawc, p. de Bratwen.
V. Moryen.
Morgain (la fée^ II, 34 n..1).
Morgan Hen, appelé aussi Mor-
gan Ma\vr,ou Morgan Mwyn-
vawr, I, 174 (n. 2; ; II, "311
(n. 1).
Morgan (Morgant) Mwynvawr ;
I, 195 (n. 1), 272 (n. 6) ; II,
254, 289, 311.
Morganhwcou Morgannwc Gla-
morgan), I, 30. 116 (n. 2), 174
(et n. 2). 197 ; II, 254 (n. 7),
282, 324. 362, 364.
Morgan Tut, II, 34 (n. 1), 143,
174.
Morgant, I, 116 (n. 2; II, 335
(n. 2). V. Morcant
Morgant ab Adras, II, 291 n. 7).
Morgant ah Sadyrnin, II, 245
(n. V.
Morgant Ilael lou Morganwc*,
I, 272 ; H, 254 n. 5).
Morgen map Catgur, II, 3i4.
Morgen map Mormayl, II, 344.
Morgen Munuc, I, 374 (n. 3).
428
INDEX DES NOMS PROPRES
Morgetiud map Teudos, 11,337.
378. V. Meredydd.
Morhen map Morcant, II, 344.
^lorien ipoème néerlandais , I,
45 m.', 63 (n. 4) ; II, 22 (n. 1 ,
23 n.).
Morien, p. de Mor, I. 177 (n.'.
V. Mor.
Morien ab Argat, II, 312 m. 2 .
Morien Varvawc, I, 374 m. 3 ;
II, 312.
Morigènes (né de la mer , II.
312 (n. 2i.
Moriud map Aedan, II, 342.
Moriulned, II, 344.
Moro Oervedda^vc (Aerved-
dawc, I, 315 (n.) : II, 242
(n. 3 .
Mormail map Glast. II, 344.
Morvael. V. Llan M.
Morvan Hael ab Serwan, II,
258.
Morvran ab Tegit ou Eil Tegit,
I, 269 (et n. 1', 270 in.i, 372
(n. 3 , 374 ; II, 261, 290.
Morvryn, p. de Merddin.
Morvudd Mjrvydd , fille d'U-
ryen de Heget.I. 147 (n.>, 234,
374 in.i ; II. 2 (n. 1 , 284.
Morwynion. V. Morynion.
Moryen ab Caradawc, I, 374
(n. 3).
Moryen Manawc ou Mvnawc,
I,'^373, 374 (n. 3, ; II, 312
(n. 2 .
Mor^'dd, p. de Mvrddin II, 353
(n. 5).
Moryen Varvawc. V. Morien.
Morynion. V. Castell y M. et
Llynn y M.
Mouric map Artmail, II, 347,
379, 380, 382.
Mouric ab Dumnguallaun, II
344.
Mouric map Dinacat. II, 340.
Mouric map Teudubric, II, 347
m. il.
Mugnach Gorr, p. de Pflur, I,
37 4 in.>. V. Mynach Gorr.
Muir n-icht, I, 223 m.).
Munster (anc. divis. de l'Ir-
lande), I, 150 (n. 1). V. Lor-
can.
Munuc. V. Morgen M.
Mur y Castell, I, 200. 207.
Muryel, p. de Grudyeu, I, 144.
y. Grudyeu.
Mwrchan, ï, 147 (n.).
Mwrchan Lleidr, II, 273 n, 2).
Mwrhelh, p. de Blathaon.
Mwynva\vr. ép. de Morgan.
Mydno, p. d'Ugnach.
Mygdwn, ép. de Gwvnn.
Mygnach, II, 273 (n.'s . Y. Mu-
gnach.
Mynach Gorr. p. de Pflur, I,
147 (n.i. V. Mugnach. V.
Pflur et Fflur.
Mynach Nawmon, II, 243.
Mynawc. V. Morien M.
Mvnawc Mvnweir, 1,171 (n. 1).
Myngan, II, 249.
Mvnneu (les montagnes . II,
237.
Mynniveir, I, 171.
Mvnogan, p. de Beli, I, 121,
■122, 222, 231-241 passim. V.
^ Beli.
Mynordd, I, 171.
Mynw Hen, I. 15 (n. 2'.
Mynvieir. V. Mynnweir.
Mynweir. V. Mynawc M.
Mynwy, II, 364.
Mvnydd icymmwds dis et
L^vchi, II, 359.
Mynydd Amanw, I, 340.
Mynydd Ambri (Ambresbury
'Hiil, Amesburv), 11,306 n. 1),
321 m. 1).
Mvnvdd Caer Caradawc, II,
306 (n. 1).
Mynydd Dolurus, II, 92 (n.^,
98. Y. Mont Douloureux, et
Crue Galarus.
Mynydd Lhwd, II. 271 (n. 5).
Mynydda we'll, 251.
Mynyo, p. d'Idda^^•c.
Mvnvw, I, 248 'n. 5V 337 ; IL
123 (n. 2 . 278, 281 (n. 2 , 319,
3'ï6, 373, 378. Y. Moniu et
Miniu.
Myr, I, 276 (etn. li. Y. Trach-
myr.
Myrddin ab Morvryn. I. 223
m. 4i ; II, 20 (n.).'292 m 4 ,
323 n. 5>. Y. Merddin et Kaer
Yvrddin.
INDEX DES NOMS PROPRES
429
N
Naciens V. Nasicns.
Naf Eiddin, 1, 265 (n.) V. Nc-
fvdd Naf Neifion.
Naf Neilion. V. Ncfydd N. N.
NaitDii. V. NSvvthun.
Naiihyfei- Ncvenr. II, 280 (n. 1\
Nanl cymnnvds de», H, 356.
Nant Call, I, 185.
Naul Conwy, II, 353.
Nant Ffrangcon, I, m (n.).
Nanl Garvan. V. Caradoc de
N. G.
Nanl Nyver, II, 380 (n. 1).
NanL y Llew, I, 206.
Nanliwynnain, I, £53 (n. 1).
Nanllieuchvy, II, 357.
Narbcrlh, I, 83 (n. V. V. Ar-
bLJilh. ^-
Nasiens, roi de Denmarc, il,
289 .
Nation Noire (la), I, 362 (n. T.
V. Dub Gint et Dub Gall.
Nav, p. de Ffcndor,
Nav Gvssevin,p. de Gwenwyn-
wyn, I, 271.
Nawmon, ép. de Mynach.
Neb ab Kaw, I, 37, 266 (n. 2\
267.
Nechtan. V. Naiton ctNwylhon.
Nedd, II, 3ri2.
Nefydd Naf Neifion, I, 265 (n.);
II. '.t2 n. 2\, 323.
Neifion. V. Nefydd Naf N.
Neill, p. d'Aedd.
Ncim ab Nwython, I, 332 (n. 1\
Neilhoii map Galen, II. 338.
Neithon map Guidno. II, 333.
Neitlion map Senill, II, 332.'
Ncivion, ép. de Nav.
Neol Kynn Kroc, p. d'Ellyhv.
Ncr, p. d Kidiol.
Nero, II, 339,
Nerth ab Kadarn, p. de Go-
rascwrn, I, 37, 265, 373.
Nerlhiicli ab Gwawrddur Kyr-
vach. I, 255, 263.
NertlKich. V. Kaer N
Ness.p.de Gnychwr (Knychwr^
I, 40 V. Gnychwr.
Nessa, p. de Gonchobar, I, 10.
V. Gonchobar.
Ncst, fille de Gadell, II, 327 (n. 2\
Nest, nile de lestin ab Gwrgant,
I 59.
Nest, fille de Rhys ab tewdur,
I 59.
Nest, fille de Trahaearn ab Ca-
radoc, I, 59.
Nethawc, p. de Penn.
Neuue. V. Newe.
Nevenhir. V. Kaer N.
Nevet, I, 281, 317. V. Nyvet.
Nevet, p de Trinjjat.
Nevyd Nav Neivion. V. Nefydd
Naf Neifion
Nevyn, mère d'Uryenet d"Eurd-
dyl, II, 284.
Newe Hen mab Tewdwr, II, 337
(n. 5'.
Newydd. V. Dinas Ne?:nid.
Nicholas. \i. de Gruffudd.
Nillvslwn Trefan (Trevan), I.
349.
Nimet, II, 331.
Nissyen, ou Nyssyen ab Euros-
wydd. I, 121, 122, 142.
Nobis, II. 379, 3S0.
Noddawl Varyw Twrch, I, 26«.
Nodenti deo, I, 314 (n. 1'. ^ .
Nudd
Noé gallois le), I, 271 (n. 2). V.
Naf Gyssevin.
Noël. II. 285.
Nogui, I. 70 n.).
Noir. V Nation Noire.
Noir Orgueilleux (le). V. Du
Trahaawc.
Nonn, I. 286 n 2 ; II, 2S1 (n.2 .
Nord (la Bretagne du), I, 254 et
n. n, 344; II, 274.
Normandie, I, 335.
Nordmani, II. 381.
Norlwallia, II, 3t;7, 36S. 369.
Nougov map Arthur, II, 236
(n. l', 330. 337 (n. 5 .
Nûada, à la main d'argent. I,
314 (n. 11. 327 (n. 2'. V.
Nudd.
Nuage Je Clos du% II, 180, 182,
18i.
Nudd, p. dEdern. de Gwynn,
dOwein.I. 32, 38.39, 120 (n.\
176 (n 3 . 262. 2S4 in. 6 , 314
(et n. 1 . 315; II, 142, 143,320
(n. 4 .
Nudd. père de Dryan. II, 251,
n 3 .
430
INDEX DES NOMS PROPRES
Nudd Hael ab S nullt (SenyllU,
I, 177 n. , 2S8 (n. 6 , 376
(II. 1 ; II, 2i2 a. 4 , 245 (n.l),
258, 320.
Nudd Llaw Ereint, I, 327 (n.2,.
V, Nùada.
Nudd ab Kjidiaw, II, 320 (n. 4-,
349.
NwvLhon,p. de Kyledyr Wyllt,
I.' 331, 332. V'. Nochtan et
Nailon.
Nwvthon, p.iiii Llwydeu, Neim,
Run.
Nwyvre, p. de Fflam, GNv%nn,
Lliaws.
Nychet, I, 281 n. 5i. V. Navet.
Nynnyaw Nynniawi ab Beli,
roi de Glamorgan et de Gwent.
I, 3s, 231 241 uassim, 302, 303
m.).
Nynnvaw et Peibaw, transfor-
més en bœufs. I, 302, 303
Nvver (cvmmwds dis , II, 366.
V. Nant N.
Nvver iGivnu . I, 333 (et n. 3).
V. Glvnn N.
Njvct, i. 317. V. Nevet.
O
Obstinés les trois), II, 291.
Och, I, 281, 317.
Ocvrvan ou Oorvan Gawr, p.
de Gwenhwyvar, I, 259 in. 3 ;
II, 250.
Octavianus, II, 339
Odgar ab Aedd, roi d'Irlande,
I, 307, 308, 3>.3, 334.
Odyar le Franc Ogar., II, 122,
148, 212 (n. crit. .
Odyeith, ép. dj Gwadyn.
Oedd (Aedd , p. do Gwiltart.
Oerveddawc, é,). de Moro.
Oervel, (Esgelr .
Oeth, I. 151 n. 1 , 255 ict n. 2);
II, 318. V. Kaer Oeth.
Olla, I. 178 n 2 ; II, 377, 378.
V. Ossa.
Offeirat, ép. de Kethtrwm.
Oger, II, 122 n.2.
Ogrvan. V. Kaer O.
Ol abOhvyld. I, 28 i.
Oliver Gosgordivawr. V. Elif-
fer, Eleuther.
011. V. Gwa.lhaf OU.
Olwen, fille d'Yspaddaden Pen-
kawr, I, 10 in.i, 243, 248-346
passim.
Ohvydd, p. d'Ol, I. 283.
Ondyaw, fils du duc de Bour-
gogne, II, 148, 151.
Opergelei (Abergele, 11.379.
Oppressions (les trois , II, 289,
302.
Oppression. V. Dra.gon d'op-
pression (le).
Ore (les Orcades), I, 223 (n.);
II, 275 (n. 3).
Ore Troith, I, 310 (n.j. V.
Trialh.
Orcadia insula, I, 223 (n.). V.
Ore.
Orgueilleux des trois), II, 259.
Orient d'), I, 255.
Osait, I, 275 (n. 3 .
Osbrit, II. 376.
Osguid, II. 375.
Osla Gyllellvawr, I, 275 (ei
n. 3 , 343, 344. 359. 37:5, 377.
Osmail ab Cuneda, II, 348, 381
(n. 6).
Osmeliaun. V. Macs O.
Osraighe. II, 381 m. 1).
Ossa, I, 275 m. 3).
Ossol, ép. de Gwadyn.
Osvran, 1. 270 (n.),
Oswald (Osuuald), roi de Nor-
thumbrie, II, 375.
Oswiu, II, 375 (n. 5]. V. Os-
guid.
Otadini, I. 151 (n. 1) ; II, 232
(n. 4).
Oth, p. de Danet.
Otter. II, 3Î2.
Oudecant, II, 336,
Ougen (Owcni, II, 377.
Oumun, II. 329.
Outigirn, II, 336.
Ovan ab Kaw, I, ?67.
Ovannon. V. Kaer Ovannon.
Ocvran Gawr. V. Ocrvan G.
Owein ab Gruffudd, II. 3 a. 11.
Owein ab Hywel Dda, II, 300
(n. 1).
Owein ab Maxen Wledic. I. 4,
9, 17, 38. 39, 41, 42, 4->, 47. 54,
55, 58, 64, 65, 70, 81, 135 (n. 1),
160 !n. 1>, 237 (n.), 36 i n.l,
370 (n. 1), 375 n. 1), 379; II, 1-
46 passim, 187-198, (n. crit.»,
INDEX DES NOMS PROPRES
431
237 (n. 2 , 242 (n. T, 305,
308.
Owcin ab Madawc, roi de Po-
wvs, I, 114 (n 2 , 347 (n. 1;.
Owéin ab Nudd, II, 143.
0\veia ab Uryen, I. 32, 263
(n. 1), 271 (n. 4), 354-371 pas-
sim, 372 (n. 3, 376 tn. li;
II, l-46passj;n, 49-103 passim,
143 (n.), 227, 23^, 234, 305
(n, 6 ; — les corbeaux d'O-
wein: I. 3Î, 365, 369, 370 (et
n. li; II, 45 ; — la mère d"0-
wein:Modron. V. Modron.
V. Ywein ab Uryen.
Owein Gwynedd, ï, 59, 390; II,
302.
Oweiii map Elan, II, 330.
Owein map Mar^etiud, II, 330.
Owein Vinddu, I, 225 (n.).
Owein (le comte), II, 180, 182.
Owen ap Madoc. V. Owcin ab
Madawc.
Owen map Ipfuei (Hywel), II,
300 (n. Il, 326, 329 (n. 3i.
Owen Cyfeiliojj, p. de G^^en-
wynwyn, I, 113 (n. 1), 347
(n. 1),'II, 251 (n. 3).
Pabo Post Prydein, p. de Du-
nawd et de Samuil Pennissel.
V. Pappo.
Padarn, II, 281.
Padell Vawr, ép. de Mederei.
Padellec, II. 265.
Padroni Paladrddellt, II. 290.
Pairs de la cour d'Arlhiir (les
irois , II, 291.
Paladyr Ilir, ép de Gweir, et
de Peredur. V. II, ISSjn.crit.)
Paluc. V. Hcnwen.
Paluc (les enfants, le chat de),
II. 272, 289.
Panawr Penbagat, I, 277.
Panon, p. d'Iscawyn, I, 269. V.
Iscawyn.
Pantha, II. 375.
Pappo map Ceneu, II, 336.
Pappo Post Pritcn, II, 34 . V.
Pabo.
Pâques. II. 283.
Paris ab Priav, II, 221.
Paris, roi de France, I, 275.
Paris. V. Kear Baris.
Pasccn ab Uryen, II, 228, 259
(n. 3).
Pascent ab Cattegirn, II, 234
m. 1), .342, 346.
Pasgen. V. Pascen.
Patern, V. St Patern.
Patern Pesrudd (Pcsrut), 11,239
(n. 2), 281 in. 3 , 329. V. Pa-
darn.
Patricius, II, 372.
Paulus (l'apôtre', II, 339.
Pavillon Je chevalier dui,II, 74
(n. 1.
Pobiaw. V. Peibaw.
Pebidiog, II, 366 (et n. 3),
Pebin,p. de Gocwin, I, 175. V.
Goewin, et Dol P.
Peblic, I, 225 (n.).
Pebyr (Pevyr), ép. de Gronw,
de Ruawn.
Pêcheur de roi\ I, 65 (n, 1) ;
II, 60 m. 2), 64 (n. 3;.
Pedrogl. V. Padrogl.
Peibaw et Nvnniaw, transfor-
més en bœufs, I, 38, 302 (et
n. 4>.
Peir. V. Llynn y P.
Pelymyawc, I, 339.
Penallt, II, 3)9.
Penaly. V. Penn Alun.
Penn Annwvyn. ép. de Pwyll,
I, 81 (n. 11. V. Pwyll.
Pen Annwvynde chaudron de),
I, 81 (n. 1).
Penardd (cymmwd de), II, 360.
Penardim, fille de Beli, I, 121,
V. Arddun.
Penardun. V. Penardim.
Penarwen, femme d'Owein ab
Uryen, I, 271 (n. 4 .
Penbaedd. V. Pennbeidd.
Penbagat, ép. de Panawr.
P^n Blathaon. V. Penn B.
Penbryn en Ceredigyawn, I,
121 (n.).
Pencaer, II. 366.
Pencon, II, 327 m. 3 , 376.
Penda, roi de Mercie, I, 361
(n.); II. 375 n, 5).
Pendaran Dyvet, I, 81 (n. i).
l\i, 115, 116, 136, 147; II,
270.
Pcndevic Dyvct, ép. de Pwyll.
432
INDEX DES NOMS PROPRES
Pendragon, ép. de Gwenn,
d'Uthur,
Pengech, ép. de Gwj-nn.
Pengwaedd, en Kernyw, I, 253,
254.
PenR^vern (auj. Slircwsbury), I,
178 n. 2i ; II, 368.
Fenhynev. V. Pennhynev et
Pennhyneif.
Penkawr. V. Pennka^vr.
Penlladile . I. 305 et n. 1).
Pen Llorcaa. V. Penn Ll.
PenLlwch. V. Penn Ll,
Penllyn. I. 201 (et n. 1), 205,
208:11, 264. V. Gronw Pe-
byr.
Penmaen. V. Dol P.
Penn ab Xetlla■^^■o, I, 331.
Penn Alun. II. 233.
Pennal, II, 354.
Pennant Penn Nant», I, 328
(n. 1) ; II, 365. V. Dau-
gleddcu, et Aber Deu Gled-
dyv.
Pennant (Penn Nant) Govut, I,
308, 344. V. Gorwcnn.
Pennardd, en Arvon, I, 184 et
n. 1), 185. 205.
Pennbagat. V. Penbagat.
Pennbeidd, ép. d'Y ski thy r-
wynn .
Pennbeirdd, ép. de Teleessin
(Taliessin .
Penn Blalhaon en Prydyn, I,
273.
Penn Blalhaon yn y Gogled, I,
253 (H. 2 .
Pcnndragon. V. Pendragon.
Pennhyneif. V. Pennhynev.
Pennhynev Kernyw, I, 268 (et
n. 5 .
Pennissel, ép. de Samuil.
Pçnnkawr, ép. d'Yspadda-
den.
Pennkerdd. V. Pcnkerdd.
Penn Llarcan. V.Penn Llorcan.
Penn Lloran, ép. d'Eiryawn, I,
282 n. 2).
Penn Llorcan, p. d'Eiladyr.
Penn Lhvch V. Ynys P. Ll.
Penn Nant. V. Pennant.
Pennpingon. V. Penn Pin-
^gyon.
Penn Pingyon, I, 251, 339; II.
122.
Pennychen (Pen y Nen\ II,
353.
Penpighon. V. Penn Pingvon.
Penren, II, 2f^3 (n. 3 .
Pcnrew, H, 203.
Pen Rionydd, I, 268 (n. b).
Penryn ar Elyas ou Elan), II,
365.
Penryn Bladon, I, 273 n. 2 .
Penryn Blathaon ym Prydein,
I, 253 (n. 2).
Penryn ^aA^■stin (Awstin^, ea
Kernyw, II, 271.
Penryn Kernyw, I, 254 (n.^.
Penryn Penwaedd en Kernyw, I,
253 (n. 2 , 254 .n.). V. Pen-
gwaedd .
Penryn Rionjdd ou Rionedd,
11.^^245 in. 2 , 279, 285.
Pentecôte, II, 285.
Penteulu le», chef de famille,
1. 113 n. 1), 348 (n. 2) ; II,
45, 273.
Pentir Ganion on Gamon, 1,271,
272 et n. li
Penvro (Pembroke. I,83(n.l ,
145 et n. 2), 148, 328 m. 1) ;
II, 272, 366. V. Gwales.
Penvvr. fille de Run Ryssedd-
vawr, II. 2S7.
Penwaedd Dyvneint, I, 253
(n. 3).
Penwaedd en Kernyw. V, Pen-
ryn P.
Penwcdic. II, 360.
Penwellt, II, 359 n 2 .
Pen y Xen. V. Pennychen.
Pepiau, roi d'Erchyng. V. Pei-
baw .
Perceval, I, 33 (n. 1), 46 n. 3\
47, 48 (et n. 7 , 49 (et n. 1,
2. 5, 7), 51. 53, 56,63 (et n. 4,
6 , 64, 65, 71 ^n. 1 , 74, 168,
(n.) ; II, 48 n. 1 , 49 n. 1 ,
50 n. 2', 52 (n. 1 , 53 n. 1
et 2 , 57 (n. 2 , 58 n. 3 , 60
(n. 2 , 66 m. 1(, 74 n. 1 , 109
n. 2 , 111 (n. 1). 115 (n. 2 ,
126 n. 1).
Percos ab Poch, I. 252.
Peredur ab Eleulhcr Gascord
Mawr, II, 47 n. 1 , 48 n.).
V. Peredur ab Eliffer G,
Peredur ab Eliffer Gosgordd-
vawr, II, 47 (n. 1 », 48 (ri.', 243,
INDEX DES NOMS PROPRES
433
254, 336, 349. V. P. ab Elcu-
ther.
Peredur Arvau-Diir (aux armes
d'acier), II, 4" (a. 1).
Peredur Palad yr Hir ab Evrawc,
I, 4, 17, 18,' 39-46 /jas.si'm, 49
(II. 8), 53-58 passim, 64-71 pas-
sim, 185 (n. l;. 20tf (n. 1), 2S8
(n. 1). 297 (n. 1), 373, 380-387
(n. crit.) ; II, 47-121 passim,
148, 199-211 (n. cril.i, 285,
383.373.— La tribu de Gwrgi
et Peredur, I, 209 (n. 1).
Peretur. V. Peredur.
Perif, p. de Twrch.
Perllan Bangor. V.Gweitli P.B.
Pescheor (le roi). V. Pêcheur.
Petit Roi (le), II, 168, 179, Iso,
182, 184. V. Gwifïref Petit.
Pelr, p. d'Arthur, II, 236 (n. 1),
330.
Petra Clotae, I, 339 (n.). V.
CJut.
Petrus (l'apôtre). II, 339.
Petrylew Vynestyr, II, 243.
Peul, p. de Teleri.
Peuhniawc, I, 339 (n. 1). V. Pc-
lumyawc.
Pharaon (le bois de\ I, 120 (n.^
V. Dinas Emreis.
Pietés (les). I, 211 (n. 1), 212
(n.), 266 (n. 2i, 273(0. 2 , 234
(n. 1) ; II, 237, 241 (n. 1), 298
299, 333 in. 2 , 377.
Piliers de combat (les trois), II,
25S.
Piliers de nation (les trois), II,
295.
Pincr Misser, II, 331,
Pipinus Major, II, 376.
Pir. p. de Rederch.
Plenydd. II, 315, 323.
Plimlimmon. V. Pumiummon.
Ploe-Demet, I. 82 (n.),
Pluton et Plulus gallois (le), I,
173 m. 11. V. Math.
Poch. p. de Percos.
Podgen Hen, II, 340 (n. 3).
Polixena, II. 230.
Popdelgu, II, 310.
Popgcn, II, 340.
Porc blanc de Guingamor (le",
I, 311 (n.). V. Twrch Trwylh,
et Hen wen.
Porchers (les trois grands) H,
270.
Porfoed, I, 425 (n. crit.). V.Por-
fordd .
Porfordd, I, 348- (et n. 1).
Portées bénies (les troig) II
2S3.
Porlh Kerddin, I, 335.
Port Kleis, en Dyvet, I, 337.
Porth Ysgewin, il, 319.
Porthawrde la bataille des Ver-
gers de Bangor (les trois), I,
372 (n. 3i ; II, 261. V. Gweith
Perllan Bangor.
Porthawr Gandwy, p. de Cady-
rieith.
PorthmaAvr, I, 335 (n. 2) V.
Porth Kerddin.
Ports principaux (les trois), II,
219.
Post Cenedl, I. 272 (n. 2 .
Pouis. V. Powys.
Powys, I,29.82(n. 1), 113 (n.l-,
114 (n.l', 126 (n. li, 136 (n. 1),
174 (n.), surtout 178 et n. 2',
183(n.), 205, 347,348, 349 37'>-
II, 233 (n.), 234 (n. 1 , 235
(n.), 249, 260 (n. 2 , 305, 337,
352,356, 367, 368, 369,378, 379!
V. Cantrev y Barwn, Mathra-
val, Cedewain, Gwyndydiaid,
Kynan Garwyn, Madawc,Ma-
redudd.
Powys Vadawc (VadogS I, 347
(n. 1>, 350 (n. 2 ; II, 356, 357.
V. Rhaiadr.
Powys VVenwynwyn, I, 349
(n. 7) ; II, 357.
Poyll, I, 81 (n. 1). V. Pwyll.
Précepteurs (les trois premiers),
II, 323.
Preiddieu Annwn{poème), 1,81
(n. 11.
Presseleu 'auj. Presselly, Pre-
sehvy), I, 105. 338.
Pretania (Pritania), I, 273 (n. 5),
308 (n. 1).
Priaf (Priamt, p. de Paris. V.
Paris, et II, 250.
Prif Lledrithiawc (les premiers
magiciens', I, 287 tn. 1).
Princes de la cour d'Arthur (les
trois), II, 255.
28
434
INDEX DES NOMS PROPRES
Princes obliques (les trois), II,
2&9, 260.
Princes taureaux de combat (les
trois), II, 255,
Prisonniers (les trois), II. 238.
267.
Pritania. V, Pretania.
Probus, II, 338.
Propos des Sages. I. 358 (n. 1).
375 (n. 2).
Protec, II. 331.
Protector, II, 331.
Prouesses {la comtesse des), II,
93, 97.
Pryd Angel, ép. de Sandde.
Prydain. V. Prydein.
Prydein ou Brydein (l'île de), I,
123 (n. 3!, 243 (n. 2), 253 (n. 2),
271 (n. 4). 273 'n. 1), 276. 280,
308 (et n. 1) ; II. 227, 228. 232,
233, 236, 237, 238-325 passim,
271 ; — ses noms, II, 274, 275 ;
les îles adjacentes, I, 223 (et
n. Il, 335 ; II, 275 (et n. 3) ;
ses cités, II, 275, 276; son dra-
gon, II, 303. V. Ile des Forts,
Ynys Prydein, Corn P., Id-
dawc Gordd P., Kado, Llech-
las, Llenlleawc, Penryn Bla-
thaon, Tal y Redynawc Du.
Prydein ab Àedd Ma-svr, I, 120
(n.), 123 (n. 3) ; II, 275. 294,
295, 308, 309, 313. 314, 316.
Pryder ab Dolor, II. 279.
Pryderi ab Pwyll, I, 32. 81 (n. 1%
82 (n.l, 97, 110. 114 (et n. 2),
116. 144, 153-171 passim, 174,
179-188 passim, 397 (n. crit.) ;
II. 270.
Pryderi (gwlad , I. 82 (n.).
Prydyn (Ecosse'. I, 266 (n. 2),
273 (et n. 2), 308 (n. 1). V.
Kaw. Pen Blathaon.
Pryf. V. Pryv.
Prystatyn, II, 356.
Prytguen. V. Prytwen.
Prytwen, navire d'Arthur, I, 33
328, 334, 337.
Pryv, II, 102 (et n. 2), 209 (n.
crit.).
Pumlummon,!, 329 (et n. 1'. 348
(II. 1).
Pwyl (pays de^ I, 233 (n. 1); II,
298.
Pwyll Pendevic Dyvet, I, 8
(n. 3), 11 (n.l), 15, 22, 30, Si-
ll? passim, surtout SI (n. 1).
129 (n. 1 . 169. 174, 307 (n. 1),
379-385 (n. crit.). V. Pryderi,
Pwyll Pen Annwvn. V. Pwyll
Pendevic Dyvet.
Pwyll Hannér Dyn. I, 281 (et
n. 1).
Pwyth Meinlas ou Mein et Glas,
li, 253, 306.
Pwyth Min y Glas. V. Pwyth
Meinlas.
Pybydd Moel, berger de la tribu
de Tegern, II, 324.
Pyll ab Llywarch Hcn, II, 260
-(n. 2).
R
Raawt. V. Ryhawt ab Morgant.
Raiadyr, I, 183 (n. 1), II, 357,
V. Cantrev de R. et Moch-
nant is R.
Ran Macoer Aurilian, 1,239 (n.).
Rangyw. V. Angyw.
Rathtyeu, fille de Glememhill, I,
283.
Rcchdyr Croesoswallt (Oswes-
tryi, I, 349 (n. 1).
Rederch, p. de Samuil Penissel.
Redynawc. V. Tal y R.
Redynvre (le cerf de), I, 323
(n. 1), 324.
Regan, fille de Llyr, I, 121 (n.).
Reged. V. Reget.
Reget, p. de Gwers ou Gwres.
Reget (le pays de». II, 1 n. 1),
2 n.). V. Carnwyllion,Cedweli.
Gwyr, Owein, Uryen,
Regin (Rheini, II, 330, 337,378,
Régions des trois principales',
H, 294.
Réglementations violentes (les
trois), II, 313.
Reidwn ab Beli, I, 269.
Reidwn ab Eli Adver, 1, 338.
Reidwn Arwy, I, 268.
Relemon, fille de Kei, I, 283.
Résolutions mauvaises (les
trois», II, 253.
Resus filius Griphini, II, 368.
Resus filius Theodori, II. 368.
Reu Rwydd Dyrys, I. 276.
Reyn. V. Regin.
INDEX DES NOMS PROPRES
435
Rhaiadp, en Powj^s Vadog, I,
350 m. 2).
Rhaiadr Gwy, I. 310 (n.).
Rhaiadr. V. Raiadyr. V. aussi
Mochnant Is, et Uch Rh.
Rhedynvre. V. Redynvre.
Rliilta le Géant, roi de Galles,
I, 303 (n.); II, 314.
Rlionabwy. V. Ronabwy.
Rhos Meilon, II, 381 (n. 6).
Rhosyr, II, 353.
Rhosyr, eu Mon, II. 327 (n. 2).
Rhotpert ab Seissyllt, II, 267
(n.'.
Rhuthyn (cymmwd de). II, 376
(n. 5).
Rhuvonoç, II, 355.
Rhws. V. Ros.
Rliydderch. V. Rydderch.
Riannon, fille d'Hcveidd Hen,
mère de Pryderi, I, 97 (et
n. 1), 98-115 pnssim, 152-171
passim. — Les oiseau.r de Rian-
non, I, 97 (Ti. 1), 307 (n. 21.
Riataf, I, 70 (n.).
Ricca (Ritat, p. de Germant.
Riderch, II, 1 (n. 1), 333. V.
Rydderch Hael.
Riderch Hen map Tutagual, II.
334.
Rimetel, II, 336 (n. 2).
Rin Barnawt. V. Rinnon R. B.
Rineri ab Tangwn, II, 279.
Rinn Ghin Bearraidhe, I, 261
(n. 9). V. Ferceirtne.
Rinnon Rin Bai-nawt, I, 309.
Riogan fils du roi d'Iverddon,
I, 373 ; II, 147.
Riogonedd. V. Riogan.
Rionydd. V. Pen R.
Ris map ludhail, II, 347.
Rila. V. Ricca.
Ritigirn. II, 3S6.
Ritta Ga\vr. V. Rhitta le Géant.
Biw Gyvcrlhwch, II, 272.
Rnv Vaelawi", II, 245.
Riwalla%vn ab Uryen, II, 263.
Riwallavvn VVallt Banhadlen, I,
374 (n. 1) ; II, 253, 265.
Rnvllalit, H, 358.
Rodri ab Idvval (lutguaul), II,
327.
Rodri Mawr, I, 126 (n. 1), 178
(n. 2); II, 312 (n.l), 317, 324,
327 (et n. lî, 377, 380, 381. V.
Rotri
Roi. V. Pelil Boi (le).
floi (/es .so»/7'rancesi le 1,1 1,92, 94.
Rois (les trois bons', II, 316.
Rois à diadème (les trois), II,
312.
Rois aux chaînes d'or (\es trois»,
n, 311.
Rois bénis îles trois), II, 238.
Rois d'assemblée (les trois), II,
308.
Rois de combat (les trois), 11,308.
Rois étrangers (les trois), II,
312.
Rois fils de vilains (les trois), II,
273.
Rois par la loi des trois', 11,305.
Rois vaillants [les trois, II, 307.
Romains (lesi, 11,233, 237, 253,
306, 307. 308.
Rbmani (le roi de), I, 219.
Rome 1,211 229 passim; 11,236,
237, 247 in.t, 273, 300, 308,
309, 317, 350. V. Ruvein.
Ronabwy (le Songe dei, I, 29,
34, 35. 36, 39, iO, 55, 71, 97
(n. 2i, 268 (n. 6 , 269(n.2i, 275
(n. 3 , 283 n. 3i,287 (n. 3), 347-
378 passim, 425-429 (n. crit.>.
Rongomiant, lance d'Arthur, I,
249, 259.
Rongoruchel, I, 259 (n.).
Rongymyniat, I, 249 (n. 1), 259
(n.'. V. Rongomiant.
Ron Uwchel. l', 249 (n. 1), 259
(n.).
Ronwen, fille de Hors, II, 235
m.), 237 (n. 2), 241 (et n.),
253, 310.
Rore, fille d'Usber, II, 251.
Ros (cantrev de), 1.183 (etn.2)-,
H, 251, 263, 298 (n.), 303, 355,
366.
Rostri. V. Rotri et Rodri.
Rotheri (Rotrii Maur. V. Rodri.
Rothericus Magnus, II, 367.
Rotri. II, 377, 380, 381, 382. V.
Rodri.
Rowen. V. Ronwen.
Roycol, p. de Mael.
Ruawn. V. Ruvawn.
Rubelius, II, 371.
Rudd (Udd) la mer), I, 222 (et
n. 4). V. Udd.
436
INDEX DES NOMS PROPRES
Jtudd Ehon ou Dreoni Tuth
Bleit (Bleid . cheval de Cat-
gyfTro, I, 375 (n. Il, II. 269.
Ruddlan (cymmwd de, II, 356.
Ruddlan Teivi, I, 179 (et n. 4).
RuddUvm Gorr, I, 173 (n. 1),
289(n. 1) ; 11,232.
Ruddvaawc (les. qui font le sol
rouge, II, 254 (n. 5).
Ruddvoawc (les), ou rouges ba-
tailleurs, 1, 272 (n. 6) ; II,
254.
Ruddvyw Hys, I, 342.
Ruddwern, ép. de Run.
Rud-lann (Ruddlani. II, 378.
RudUvm V. RuddKvm.
Rufus.\II, 371.
Rumaun (Rumom. 1,263 (n. 1);
II : 262 in. 2), 231, 248. V.
Ruva■\^■n.
Run ab Alun Dyved, I. 263,
Run ab Beli, I, 195 (n. 1) ; II,
232, 254.
Run ab Einiawn, II, 259 (n. 3i.
Run ab MaelgAvn de Gwynedd,
I. 263 (n. 1), 284 (n. 1', 339
in.k 376 (n, 1; : II. 238. 239
(n. 21, 242 (n. 4t. 252 n. 5 ,
265, 290 in. l), 328.
Run ab Nwvthon, p. de Gwvs-
tyl, I. 272, II. 259 (n.), 307
(n. 3), 332. 338.
Run ab Uryen (Urbgeni, II, 240
(n.), 252 (n. 5|, 374.
Run mab Arthgal, II, 3.33.
Run mab Xeithon. II, 332. 338.
Ruii Ruddvoawg I, 195 (n. 1).
Run Ruddwern. I, 276.
Run Ryvcddvawr, II. 287.
Ruther Ehon Tuth Bleit, J. 375
(n. 1); II. 228. \'.Rudd Klion.
Ruthyn, I, 267 m. li. II. 355.
Ruthyr Ehon. V Ruther E.
Ruvavn ab Cunedda, II, 262
in. 2).
Ruvawn 'ou Ruawn) Pebyr ab
Deorlhacli (Deoralh ou Do-
rathi Wledic. 1.262. 263 (n.l),
335, .336, 373, 376 in. 1) ; II,
238, 239, 262 (n. 2).
Ruvawn ab Enniaun, II, 262
(n. 2).
Ruvawn Pevyr ab Gwyddno, I.
263 (n. 1) ; II, 262.
Ruvein (Rome , 1, 211. V. Rome.
Rwydd Dyrys. I, 264 'n. 11.
Ryawd lôu Raawt)ab Morgant,
I. 263 m. 2i, 374 ; II. 239,
267 m. 3'. 270, 291.
Rvchtir. V. Reclidir.
Ryd. V. Ryt.
Rydderch Hael ab Tutwal Tut-
clyt (Tudglyti, I, 317 (n. 1),
376 (n. 1) : II, 82 m. 3 , 228.
242 (n. 4). 243 m. 5). 245(n.li,
24S, 258. 279 m. 4 . 285 (n. 1),
287, 334 (n. 2i, 350.
Ryfuerys. chef chasseur d'Ar-
thur, II. 124, 212 (n. crit.l.
Ryhawt. V. Rvawd.
Rymi. V. Gast R.
Rymni (fleuvei. I, 278 (n. 5).
Rys, ép. de Ruddvyw.
Rys ab Tewdwr, p. de Nest, I,
59.
Rysseddvawr. V. Run Ryvedd-
vawr.
Ryt VVilvre. I. 349 (et n. 4). V.
Ryt y Vorle.
Ryt y Groes, I, 352 (et n. 2*,
355.
Ryt y Vorle, I. 349 (n, 4). V.
Ryt Wilvrc.
liyt Ychen iOxfordi,I, 154, 238,
Ryvoniog, II, 324.
Sabrina, I, 342 m. 4*. V. Ha-
vren.
Sabrine strages, II, 374.
Sabrinum mare, II, 369.
Sach, I, 255.
Sadwrnvyw (Sadyrnvyw) Hael,
II, 379^
Saer, ép. de Gwlyddyn ou
Glwyddyn.
Saesqri (les Saxons', II, 233. V.
Sa.-ïons.
Sagremof, I, 36, II, 78 (n. 1|.
Sages. V. Propos des S.
Saidi, ép. de Seithwedd.
Saidi (Seidii, p. de Kas, I, 276.
V. Seithyn S.
Saidi, p. de Cadyrieilh.
Saints d'Iwerddon (lesi, I, 336,
Saint Cadog, II, 332 m. 1), 336
(n. 2i.
Saint Cattwg, II, 286 (n. 1).
INDEX DES NOMS TROPRES
437
Saint Golcdoc (CoUezeuc). II,
287 (n. 1).
Saint Coloddaw, II, 287 (n. 1).
Saint Dcwy, II, 281 (n. 2).
Saint Dcwy (les deux bœufs de),
I, 417 (n. crit.l.
Saint Dyvric. fils de Pepiau, I,
303 (n.); II, 282 (n. 1). V.
Dubricius.
Saint Kirrcdeuc (Del'ridec), I,
2i^ (M. 2).
SaintGui'thiern, II,208(n. crit.K
Saint Illdud, II, 47 (n. 1). V.
Illdud, KUdud. .
Saint Ke (Kequoledoc), II, 287
(n. 1). '
Saint Malo, II, 300 (n. 2|.
Saint Marchawc (Marclioc), I,
13tj (n. 2).
Saint Patern, I, 360 (n. 1).
Saint TedVedeuc, I, 243 (n, 2).
V. Saint Defridec et Effre-
deuc.
Saint Teliaw. I, 255 (n. 1).
Salacii, I, 255.
Salomô, I, 372 (n. 1) ; II, 239
(n. 2). -^
Samson Vinsych, I, 267.
Samuel à la tête haute, I, 282
(n. 1). V. Sawyl Beunuchel.
Samuil Pcnnissel (à la lète
basse). I, 282 (n. 4) ; II. 259
(n. 2), 341.
Sanant Elized, II, 337. V, Sau-
na n E.
Santlde (Sandde) Brvd Angel, I,
270 ; II, 290.
Sannan, femme d'Elized (Elisse),
II. 236 (n. 1), 337 (n. 5). V.
Sanant Elized.
Sant, ép. de Kynnwyl.
Saranhon ah Glythwvr, I, 267.
Sarn Elen. I. 224 'n.2).
Sarn yr Afanc, II, 93 (n.). V.
Adcianc.
Salurnbiu Ilail, II, 379.
Sawdl. V. Sol.
Sawyl Bnnnncliel iPenuchcl', I,
282 ; n, 259, 349.
Saxons, I, 58. 68, 69, 120 (n.^
14S{n. 1), 178 (n. 1), 213 (n.),
233 (n. 1), 237 (n,), 239 m.),
244 (n. 2). 2i5 (n.l, 253 (n. 3),
270 (n.). 274 m. 1). 350 (n. Il,
360 m, 2i ; II, 168, 233, 234
(n. 1), 237, 240 (et n. 5), 241,
247 (n.), 250 (n. 21, 259 (n. 3',
262, 263, 280, 296 (n. 1), 299
301. 306, 309, 312, 313, 327
m. 1 et 3). 371, 375, 378, 379,
380, 381. 3H2. V. Saeson, V.
aussi: Edclllcd, Etwin, Gwr-
tlieyrn, Os(çuid.
Scots (les), I, 211 (n. 1), 212
(n.) ; II, 234 (n. 1), 237, 248
(n. 21, 263 (n.).
Sculpteurs (les trois bons), II,
322.
Se. V. Kaer Se.
Sef,'ontium, I. 134 (n. 2).
Seidi. V. Saidi.
Seighenith, II, 369.
Sein. V. Abcr S. et Kaer S.
Seion. V. Kaer S.
Seinghcnydd, II, 363.
Sein t. V. Kaer S.
Seirwen (Hirwen), II, .360 ^n. 4).
Seissil map Glitauc, II, 343.
Seissyll (Sitsyllt), p. de Lly-
weiyn. I, 117 (n.l.
Seissyllwc (Seissyllwch), I, 116
(et n. 2 , 117 (n.), 213 (n.); II,
233 (n.l.
Seith Marchawc, I. 136(etn. 2). .
Seithvet, p. de Bedyw, de Sin-
noch.
Seith^^•edd Saidi. p. de Llewei,
I, 276 (n. 7). V. Llewei,
Seithyn Saidi, p. de Seithynin
et de Cadeir, I, 276 (n. 7); II,
310.
Seithynin Veddw ab Seithyn
Saidi, I, 276 (n. 7), 305 (n.) ;
II, 310,
Seilwet, p. de Bedyw, V. Seith-
wedd.
Sel ab Seli,'i, I, 266.
Selemiaun (Sclemion), II, 346.
\'. Kaer S.
Selgi, p. de Sel.
Selim ab Cinan, I, 372 (n. 1) ;
II, 244 (n.l, 261 (n. 5), 341
(n. 21, 341.'. 374. V. Selyv.
Selim map louab, II, 343.
Sclvvicautrev etcymmwds de),
II, 362.
Selyv ab Cynan Garwyn, I, 315
(u. 11. 372 ; II, 228, 244 (n.),
258. 261 (n. 5 , 267, 374, V.'
Selim.
438
INDEX DES NOMS PROPRES
Selyv ab Sinoit, I, 265 (et n. 1).
Seuillmap Dinacat, II, 332.
Senyllt, p. de Nudcl Hael.
Serguan ap Letan.II, 258 (n. 6),
338.
Serguil map lusay, II, 345.
Seri. V. Bucheslom S.
Servari ab Kedic, p. de Mor-
dav Hael.
Serwan, II, 350.
Serygi le Gael, fils d'Urnach, I,
31' (n. 2); II, 262 (n, 4|, 263,
300 (n. 1).
Sescenn Uairbheoit, en Leins-
tcr, I, 254 (n. 2;. V. Esgeir
Oervel.
Severi. p. de Gwrgi.
Severus, II, 339.
Sevwlch. V. Syvwlch.
Sevyn. p. de Kei, I, 257 (n.). V,
aussi Kynyr.
Sgavynell ab Dissyvyndawt, II,
256.
Sgilti Ysgawndroet ab Erim, I,
270.
Siawn ab laen, I, 266.
Sibli Doeth, I, 269 (n.) ; II,
229
Sicomorialis (les saints de), II,
235 (n. 2).
Sidi. V. Kaer S.
Sièges de tribu (les trois), II,
277, 319.
Silin. V. Llan S.
Silurum. V. Venta S.
Sinnoch ab Seithvet, I, 264.
Sinoit, p. de Selyv, I, 265. V.
Selvv.
Siri. V. Kaer S.
Sitric. V. Serygi.
Sitsyll. V. Seisyll.
Slopesburia terra (Shrewsbury),
II, 368.
Sol (Sawdl), I, 277 (et n. 6 .
Sol. V. Din Sol.
Solor ab Urnach ^^'yddel, II,
246.
Sompson Gadarn, II, 229.
Sorcières de Kaer I^oyw (les*,
II, 75 et suiv.
Souches principales (les trois),
II, 304.
Soufflets furieux (les trois), II,
246.
Souffrances (la cour du Roi des
S.). V. Roi des Souffrances.
Spytty, II, 44 (n. 1). V. Vspytty.
Stater, II, 331.
Stilichon consul, II, 371.
Strat Glut, I. 358 (n. 2) ; II,
382. V. Glut.
Strat Tiui (Ystrat Tywi), II,
381. V. Ystrat Tywi.
Sualda, II. 341.
Sucnedydd, p. de Sugyn.
Sud de Galles (le), I, 81 (n. 2),
82 (n. 1), 178 (n. 3) ; II, 274,
352, 367, 368. V. Deheubarth.
Sudwaliia, II, 367.
Sugyn ab Sucnedydd, I, 279.
Sulyen ab laen, I, 266.
Swydd Ddygre. II, 358 (n. 2),
Swydd Dinan, II, 359 (n. 3).
Swydd Dineithon (Dinogion),
lï, 359.
Swydd Duneithon, II, 359 (n. 1).
Swydd Drevlys, II, 359 (n. 4).
Swydd Grev, II, 358 (et n. 2).
Swydd luùgen, II, 359 (n. 1).
Swydd Vuddugre, 11,358 (n. 2).
Swydd y Van (Vam', II, 359
(et n. 3).
Syvwlch, petit-fils de Cleddyv
Divwlch, I, 280 (et n. 5), 317,
Tacit, II, 239 (n. 2), 329.
Tada^^•e^, ép. de Tydain.
Tain (la Tamise), II, 319.
Tâin B6 Gûalgne (épopée irlan-
daise), I, 287 (n. 2i.
Tair Taren. V. Taren.
TalEbolyon (Talybolion), I, 127
(et n. '3), 146, 388 (n. crit.) ;
II, 353.
Tal y Bont, II, 354.
Tal y Redynnwc Du, 1, 280.
Tal y Vann, II, 363 (n. 2).
Talaeharn, II, 365.
Talargan, II, 377.
Talaryant, ép. de Cadellin,
Gweir, Hettwn.
Taleithiawc (les , ou porte-dia-
dèmes, 1. 286 (n. 1), 272 (n. 7),
373 (n. 2' ; II, 254.
Talgella\\c, ép. de Tegyr.
Talgesin. V. Taliesin.
Talgarth, II, 362.
INDEX DES NOMS PROPRES
430
Talhaearn, I, 15; II, 257, 315
(n. 2).
Taliessin ou Teleessin ouTalyes-
sin Pcnn Bcirdd, I. 0, 10 n. 1 ),
13 (11.2), 29-Z3passiin, ilin.l),
42, 81 (n.l ,97(n. 2), 114(n.2),
117 (n. 3), 120 (n.), 122 (n. 1),
133 (n. 1), 143 (n. 1), surtout
141 (et n, 2i, 146 (n.), 152 (n.),
176 (n. 2), 191 (II. 11. 192 (n. 1),
231 (n. 2), 255 (n. 1). 262 (n. ),
267, 358 (n, 1) ; II, 1 (n.), 20
(n.). 47 (n. 1), 142 (n. 1), 283
(n. Il, 292. V. Talf,'esin, Te-
leessin, Telyessin.
Talhvch, p. de Trystan (Drys-
taii).
Talybolion. V. Tal Ebolyon,
Tameisis, II, 320 (n. 1).
Tancoystl, fille d'Ovveiii, 11,330.
Tandde, ûp. de Ffaraon. V.
Danddc.
Tanet (ile de), II, 234(n. 1),240
(n. 5), 253 (n. 5), 310.
Tangwn ab Caradawc Vreich-
vras, I, 360 (n. 1).
Taniiwenii, fille de G^^■eir Da-
thar Wennidawc, I, 283.
Tanrobane (l'île), II, 295 (n. 2).
V DefTi'obani.
Tara (le palais de Tara), I, 252
(n. 1), 281 (n. 1). V. Lug.
Taran, p. de Glinneu et de Gli-
ueri, I. 14i (et n. 1).V. Glin-
neu et Gliueri Eil Taran.
Tarawc d'AUt Ghvyt, I, 338 (et
n, 6).
Taredd, p. de Twrcli Trwyth,
I, 310.
Taren y Tair Taren (le mont
aux trois pics), I. 420(n.crit.).
Tasciovanus, II, 307 (n. 3).
Tathal Twyll Goleu, I, 261. V.
Kaer Dathal.
Taudar mac Bile, II, 377 (n. 2 .
Tavaut Hir Breich Hir, cheval
de Gadwallawn ab Cadvan, I,
372 (n. 3i ; H. 227, 269.
Tavautir. V. Tavaut Ilir.
Tawch (la men. II, 295, 299.
Tawrys, II, 320 (n. 1).
Tawy(la), I. 341 (n.), 342).
Tawv (Lhvch). I, 341 (et n. 6),
V. Lhvch T.
Tebi ou Teibi (rivière), II, 348.
V. Teivi.
Tac, ép. de Gwenllian.
Tecmant, II, 335.
Tecvan GlofT, l, 272.
Tegvan. V. Tecmant.
Teffredeuo. V. Saint T.
Tefïrobani. V. DefFrobani et
Taprobanc.
Tegai Eurvron, V. Tegeu E.
Tegeingl, II, 307 (n. 2), 324, 356.
Tegern Lhvyth Lhvydiarth, II,
324.
Tegeu Eurvron, femme de Ca-
radawc Vreichvras, I, 360
(n. 1) ; II, 121 (n, 2), 285,288.
V. Tegai.
Tegit (Tegid) Voel, p. de Mor-
vran, I, 269 (et n, 1). V. Mor-
vran.
Tcgyr TalgellaAvc, I, 272.
Teibi. V. Tebi, et Teivi.
Teiliaw (Teilaw, Teliaw), 1,288
(n.) ; II, 281, 282, 323, 369.
Teilo. V. Teiliaw.
Teirgwaedd, p. de Mcn\v, I,
173 (n. 1). V. Menw.
Teirnon Twryv Vliant iBliant),
I, 108-116 passim, surtout 108
(et n. 1), 272.
Teirtrev (Y) (cymmwd de , II,
364.
Teirtu (la harpe de). I, 306 (et"
n. 2).
Teirtud (le château de'. I, 306
(n. 2 .
Teithi Hen ab Gwynhan, I, 271 .
Teithyon, p. de MadaAvc.
Teivi (Tevvi), I. 82 (n.>, 83
(n. 2), 179 (n. 4). V. Glan et
Ruddlan T. — V. Tebi.
Teleessin. V. Taliessin.
Teleri, fille de Fcul, I, 284.
Teliaw. V. Saint T. et Teiliaw.
Teliaw, I. 15 (n. 2\ 288 (n.). V.
Teiliaw.
Telpuil, II, 335.
Telyessin. V. Taliessin.
Temoria, II. 380 n. 7).
Tenuantius, II, 307 m. 3).
Teregiit ab laen, I, 266.
Terit. V.Troit, Trwylh.
Terwyn (mer), I, 276.
Tervvynhvdd, ép. de Duhir.
Teudos, II, 330. 337.
440
INDEX DES NOMS PROPRES
Teudubr, II, 333, 377. V. Tew-
dwr.
Teuhant, II, 335, 338.
Teveidiat, II, 35P.
Tewdric, p. de Marchell.
Tewdwr, p. de Rhys, I, 59; II,
337 (n. 5). V. Teudubr.
Tewdws (le collège de), II, 314.
Teynion Twryv Vliant. V.
Teirnon.
Tiberius, II, 339.
Tindaethwy, II, 327 (n. 1 , 353,
Tinllaen (Dinllaen), II, 354.
Tintagol (Tintaiol), I, 69 (n. 1).
Tir Ra-svlf, II, 362.
Tir yr H^vndrwd, 363.
Tir yr larllt, II. 363.
Tirhaiarn, II, 362 (n. 1).
Tittus (Titus), II, 338, 339.
Tobios. V. Tywi.
Tochmarc Emere, I, 52.
Togail Bruidne Da Dergd, I,
137 m. 2) ; II, 77 m. 1).
Togodumnos, II, 307 (n. 3).
Tolargan mac Fergusa, II, 377
(n. 1).
Tom Eddyslr (chevaux de tra-
vail), I, 372 (n. 1) ; II, 227.
Tomen y Mur, I, 200 (n. 2). V.
Mur y Castell.
TonlUvyd, vache d'Oliver Gos-
gorddvawr, II, 293.
Tonvelen(Tonnfelen), ép. d'An-
gharat.
Torrlvdan, cheval de Gollawn
ab Berth, II, 292, 293.
Tottness. I, 366.
Tours de force (les trois), II,
320.
Towy. V. Tywi.
Trachni yr. chef chasseur d'Ar-
thur, ï, 276 (n. 1), 338, 342.
Traeth Bach, I, 186 (n.).
Traeth Mawr, I, 185 (et n. 6).
Trahaearn ab Garadoc, p. de
Nest, I, 59.
Trahaiarn 'cymmwd de), II, 362.
Trahawc,ép. de Du, Havvystyi,
Ruawn.
Trahisonssecrèles (les trois), II,
306.
Traianus, II. 3^9.
Traîtres dans rànie (les trois),
II, 312.
Traws, ép. de Du. V. Baryv
Draws.
Treith. V. Ore T.
Trenn, II, 256 'n. 1).
Treul Divevyl, fille de Llynghe-
sawl, II, 284.
Trev Culhwch, I, 244 (n. 1).
Trev Draeth, 11, 366.
Trev Wen, II, 357 {n. 1).
Trev y Grug, II, 364.
Trev y Waun, II, 357.
Trev Vwein, II, 357 (n. 1).
Trevan. V. Nillystwn T.
Trevred, II, 357.
Triath. V. Ore Treith.
Tribus admises en Prydein (\gs
trois), II, 297.
Tribus au bon naturel (les trois),
II, 296.
Tribus d'invasion (les trois), II,
299.
Tribus usurpatrices (les trois),
II, 298.
Trifun. V. Triphun.
Trimud Aer Walch, I,294(n. 2).
Tringat, I, 328.
Tringatab Nevet, p. de Gwynn,
I, 339.
Triphun ab Regin (Rhein), II,
331, 337, 378.
Tristan, I, 32, 42, 58, 62 (notes\
63 (notes^ 72. 123 (n. 1), 208
(n. 1), 209 (n. 1). 361 (n. 1),
374 (n.). V. Trystan et Drys-
tan.
Tristvardd, II, 1 (n. i). V. De-
gynehv, 267 (n. 3'.
TroediaiDC{\e) ou porte-pied, I,
175 (n. 2).
Troia, II. 230.
Troit (le porc, I, 244 (n. 2), 310
(n 1). V. Twrch Trwyth.
Trwm, ép. de Gwydyr.
Trwmbargawt Eiddin, ép. de
Llangat.
Trwsgyl, ép. de Gynvelyn.
Trwyth. V. Twrch T.
Tryffin, p. de Drutwas, d'Er-
dutvul.
Trystan ab Tallwch, amant
d'EssylIt Vinwen, I, 147 (n.).
271(n. 4), 274 (n. 5), 288'n.î),
361 (n. 1), 374 (n.) ; II, 228
(n. 1), 284. V. Tristan et Drys-
taa.
INDEX DES NOMS PROPRES
441
Tryvan. V. Allt T.
Trywyl ab Llyngjfiesa-wl Llaw
Hael, II, 285 m. 2).
Tuatha De Danann (les), I, 45,
296 (n. 1), 314 |n.l>, 327 (n. 2).
V. Nudd, Lludd, Yspaddaden
Penkawr.
Tud\val Tudglyd (Tiitclud), p.
de Hydderch Hael, I, 376
(n. l). V. Rydderch Hael, II,
283, 327 (n. 2), 330.
Tudglyd, ép. de Tud\val.
Tut. ép. de Morgant.
Tutagual map Anaraut, II, 332.
Tutagual map Clinoch, II. 334.
Tuth Bleidd (Blcil), ép.de Rudd
Dreon.
Tuth Bleidd (Bleit). V. Rulher
Eh on T. B.
Tutklyt, ép. de TutA\al.
Tuluachar, p. d'Enrydrec.
Tulvwlch. V. Gorchan T.
Tutvwlcli Conieu. II, 350.
Tutwal Tutklyt. V.Tudwal Tud-
glyd.
Twr Bronwen, I, 121 (n. 2). V.
Harddlech.
Twr Gadarn. p. de Madawc.
T\vr Celyn (Y), II. 333.
Twrch ab Annwas. I, 266.
Twrch ab Perif. I. 263. 266, 373.
Tvvrcli Llawin, I, 34 li
Twrch Trwyth ab Taredd Wle-
dic, I, 33, 38, 63. 159 (n. 1),
244 (n. 2i, 263 (n. 2). 310-317
passim, surtout 310 let n. 1),
334-343 pussiin. V. Troit.
Twrch. V. Noddawl Varyv T.
Twryv Bliant (Vliant), ép. de
Teirnon.
Twyll Goleu, ép. de Tathal. V.
Tywyll Goleu
Twyn y Moch. I. 341 (n.).
Ty G wydr in (la maison de verre )
II, 302.
Tydain Tad-Awen (père de l'ins-
piration), I, 15 m. 2); II. 315,
323.
Tyllyon, ép. de Morddwyt, I,
120 (n.K V. Morddwyt.
Tynedic. V. Duliir T.
Typipaun ab Cuncda, II, 348.
Tyrnog (le chaudron de), I, 307
'n. 1).
Tyryawc. V. Tyvyawc.
Tyvrydoc, fils de Tywanwedd,
"l, 243 (n. 1).
Tyvyawc. V. Maen T.
Tywanwedd ou Dwvwanwedd,
lille d'Amllawd Wledic. I,
243 (n. 1). V. Dwywanwedd.
Tywv (la), I. 82 (n.), 116 (n. 1',
173 (n. 11. V. AberT.,Din T.,
Yslrat T.
Tvwyll Goleu. ép. de Tathal. I,
"^264 (n. 1). V. Twyll Goleu.
Tywysogion, I, 126 (n. 1) ; II,
'376 (n. 3).
U
Uairbheoit. V. Sescenn U.
Uchdryt Varyv Draws, I, 279.
Uchelwyr, II, 367.
Uchtrut Arddwyat Kat, I, 263
(et n. 4).
Uchtryd, I, 263 (n. b}.
Uchtryt ab Erim, I, 270.
Uchtrvt vab Elwin, I,263(n.5).
Udd (la mer), I. 223.
Ugnacli niab Mydno, I, 32.
Ulates (ivresse des), I, 40.
Ul Kessar (Jules César), 11,253.
Ulster (anc. division de l'Ir-
lande), 1,130 (n. 1', 261 in. 9|.
Ulster (hommes et femmes d'),
I, 37 (n.i, 40.
Unbenn. V. Dwnn Diessic U.
Unie Glew Ysgwydd, 1, 127, 136.
Unllen, ép. d'Hyveidd
Urb. V. Yrp.
Urbgen, II, 334 (n. 2), 374. V.
Uryen.
Urbs Legionum (Kaerlleon), II,
368, 373.
Urchenefeld (Archenfeld), II,
369.
Urien. V. Uryen.
Uriconium, II. 277 (n.).
Urnach l'Irlandais, p. de Da-
ronwy et de Scrygi. I. 317
(n. 2 . V. Gwrnach Gawr.
Uryen de Reget, fils de Cyn-
varch. p. de Morvudd et
d'Owein, 1, 144 (n. 2), 147 n.) ;
II, 1 (n. 1), 2 (n.>, 45 'n. 1),
63 (n. 1), 142 (n. 1), 238 (n.\
243 (n. b\ 244 (n. 3), 245(n. 1),
253 (n. 81, •;57 (et n. 4i, 258,
260 (n. 2), 267 (n. 3), 283, 334
442
INDEX DES NOMS PROPRES
m. A\ 349. 374. V. Urbgen.
V. Macs Uryen.
Usber, p, de Rore.
Ustic, I, 266 (n. 2). V. lustic ab
Kaw.
TJther, roi des Bretons, I, 245
(n.) ; II, 235(n.). V. Uthur et
Uthir.
Uthir Pendragon, I, 327 (n. 1).
V. Uthur P.
Uthur Penndragon, p. d'Arthur
et de Madawc, I. 173 (n. 1),289
(n. 1), 327 (n. 1] ; II, 233, 235
(n.), 252. 268 (n. 1), 321 (n. 1).
Uurtigern, II, 234 (n. 1). V.
Gwrtheyrn.
Vochuo (Cors). V. Cors V.
Voedda\vg(Aregwedd). V. Are-
gwedd V.
Vuel (Tegid). V. Tegid V.
Volca, I, 148 (n. 1).
Vorddwyt Twl| Echel). V. Mord-
dwyt T. et Echel.
Vorle (Rhyd y V.). V. Rhyd.
Vortigern, I, 229 (n.); II, 234
(n. 1), 235 (n.i, 321 (n. 1).
Vortimer, II, 235 (n.), 241 (n.).
Vortiporios, H, 278 (n. 3). V,
Guortepir et Gwerthevyr.
Vrban, II, 335.
Vreni Vawr, I, 224 (n.)
Vyrnwy (la), I, 349 (n. 4). V. V
Wyrnwy.
Vachers (les trois), II, 320.
Vaches principales (les trois),
11,293
Vaddon (Kaer). V. Kaer V.
Vadog (Povvys). V, Powys V.
Vagyl (Kyniïwas K^vr V.). V.
Kynn^vas.
Vaillants (les trois), II, 259.
Valentinien, II, 371.
Valerianus, II, 339.
Valle crucis, II, 337 (n. 5).
Vallée ronde (la), II, 83.
Vawr (Mawr). V. Brewi V. Cyn-
grog V. Gweir Gwrhyt'^V.
Gweirwerydd V. Vreni V.
VaAvrvrvdic (Eiddon). V. Bid-
den V.
Veddw (Geraint). V. Ceraint V.
Veiddawc (Anoeth). V. Anoeth
V.
Venedotia (Gwynedd;, II, 367.
Veneti (lesl, I, 174 (n. 1).
Venta Silurum, I. 108 (n. 1).
Vergers de Bangor(bataille des),
I, 372 (n. 3).
Verre (la maison de , II, 302.
Vespasianus, II, 339.
Vinddu (Owein). V. Owein V.
Vindo-Magos, I, 315 (n.). V.'
Gwyiiva.
Vingul (Essyllt). V. Essyllt V.
Vinllaen II, 354.
Vinsych i Samson). V. Samson V.
Vinwen (Essyllt). V. Essyllt V.
Vliant (Tcirnon IVryv V.). V.
Teirnon.
W
Walah, I, 148 (n. 1).
Walc-Moei, I, 288 (n. 1).
Walcmoel, I, 2S8 (n. 1).
Wales, 1, 143 (n. 1). V. VVea-
las W.
Wallia, 11,367.
Wall t. V. Gwallt. V. aussi Ana-
rawc, Banhadlen, Eureid,
Euryn, Gloyw, Gwri.
Waltmoe, 1,288 (n. 1). V. Walc-
Moei.
Weaias, Wales, I, 148 (n. 1).
Weir, Weith. V. Gweith.
Velvrey, I, 83, 175 (n. 1). V,
Evelvre.
Wennidawc (Gweir Dathar). V
Gweir D. W.
Went (ar), I, 19 (n. 2). V.
GAvent.
Wenwynwyn. V.Gvenwynwyp
et Powvs Wen^AynAvyn.
Werydd.'^ V. Y Werydd.
Weroc (Werec). V. Bro-W.
Widigada (cymmwd de), II,
361.
"William Bastardd (Guillaume
le Bâtard), II, 304.
Wdvre (Ryt). Y. Ryt W.
W^ineu (Gwhvyd). V. Gwhvyd
W.
Winmochiat, I. 114 (n. 2).
Wlch Minascwrn, I, 136.
Wledic. V. Amhawd W. Cas-
nar W. Cunedda W. Deor-
INDEX DKS NOMS PROPRES
443
thach W. G wrlliniwl \\'. Ma-
xen W.
Wocoii, I, 372 (n. 3). V. C,\\-
gawn.
W'rtigern et VVrtigerniawn. V.
Gwrtheyrn et (Iwitheyr-
niawn.
Wryen, I, 146 (n.).
Wurtigcrn, II. 3i3 (n. 1).
Wvddva. V. Y ^^'yddva.
Wve (la), I, 1-8 (n. 2). 329
(n. 1), 343 (n. 3,. V. GAvy et
Abcr Gwy.
Wvllt(Kvlèdyr): v. Kyledtjr.
Wynt (ai-). V, Gwent.
Wyrtgeorne, II, 343 yn. 1). V.
Wurtigern.
Wysc (la), II, 125, 129. V. Kacr
Lleon sur Wysc.
Y Berveddwlad, I, 183 (n. 2) ;
II, 251 (n. 3), 355.
Ychdryt Varyv DraAvs, I, 279
(et. h. 6). V. Uchdryt. V. D.
Ychtryt vab Etwin, I, "263(11. 4).
V. Uchti-vt.
Ychen. V. Ryt V.
Y Goet(cantrevetcymniwds d'),
II, 365, 366.
Y Greuddyn. II, 355,
Y Fyl■n^vy, I, 425 (n. crit.). V.
Y Vyrnwy et Evyrnwy.
Y Garn (cymm^vd "d"), II, 366.
Ygharat Llaw Eurawc, II, 82, 89.
V. Agharat, et Yngharat.
Ygnach, I, 14i (n. 2),
Y Golygion, 11, 355.
Y LlecliAvedd Isav et Uchav, II,
353.
Ymarwar (T), I, 231 (n. 2),
Ymner, roi de Loegric, II, 296
(n. 1).
Y Mynydd(cymmwd)d'),II, 363.
Ynawc, I, 144,
Yngliarat Llaw Eurawc. V.
Ygharat Ll. E,
Ynyr (les deux), I, 255 (et n. 1).
Ynyr Gwent, p. d'idon, I, 255
(n, 1).
")[ nvr Llydaw, fils du roi. Alan,
r, 255 (n. 1).
Ynys BroiiAvcn, I, 119 (n, 1).
Yn'ys Bi>yt, I, 123 (n. 3),
Ynys Pen Llwcli, I, 341 (n. 6'.
Ynys Prydein, 1, 123 (n. 3). V.
Prydein,
Ynys Wydrin (l'Ile de verrcj,
II, 288 (n. 7),
Ynys yKedyrn (l'île des Forts),
I, 123 (et n. 3). V. Ile des
Forts, Glas Merddin, Y "Vel
Ynys, Ynys Prydein, Ynys
Bryt.
Ynywl. p. d'Enit, II, 136, 137,
138, 288. 'V. Enit,
Yr Ilaidd, II, 363.
\ Khiw, II, 356.
Yr Hob, II, 356.
Yrp (ou Urb) Lluyddawc, II,
230, 232 (n. 6), 299, 312 (n. 2).
Ysbidinongyl, II, 64 (n. 3), 115,
116, 118. "V. Kaer Y.
Yscawt, p. de Glew.
Yscudydd, I, 280.
Ysgawndroet, ép. de Sgilti.
Ysgewin (Porth), II, 319.
Ysgithrog. V. Brochvael Y,
Ysgwydd. V. Unie Glew Y.
Yshawt. V. Yscawt,
Yskawnlroel, V. Ysga^^ndroet.
Yskitliyrwyn Penn Beidd, I,
307 (et n, 2), 333, 338.
Yskudydd. V. "Yscudydd.
Yskyrdav, I, 280.
Yspaddaden Penkawr, p. d'Ol-
wen, I, 248, 290 (n. 1), 291 (et
n. 1), 293-346 passim, 346 (n.
crit.); II, 26S (n. 1).
Yspaen (l'Espagne).
Ysjjerin ab Fllergant, roi de
LlvdaAv, I, 267.
Yspïtty, II, 44. V. Spytty.
Ystlvs, II, 357 (n. 3).
Ystrat Alun, II. 356.
Ystrat Kflur. II, 273 (n. 2).
Ystrat Gyniais, I, 341 (n.).
Ystrat Lleclnvodd. I, 274 (n. 4),
Ystrat Marchell, II, 357,
"^ strat Tvwi iCarmarthen», I.
1Û6, 126 tn. 1), 175 ; II, 251
(n.), 312 (n. 1), 381, V, Ys-
traltui et Strat TiÉi
l'strat "^
II, 362
istraltui, I, 126
trat Tywi.
stre Gyfach\
I, 174 (n.
342
(n, 1). ^^ Ys-
I, 213
Ystu(Ystun, Yotyn).Y^Glynn Y,
444 INDEX DES NOMS PROPRES
Ystum Anner, II, 354. Yw. V. Ystrat Yw.
Y Teirtrev, II, 364. Yweia ab Maxen Wledic, II,
Ytigov, II, 332. 252, 267, 378. V. Owein.
Y Twr Celyn, II, 353. Ywein ab Uryen, II, 269. V.
Y Van, II, 363. Owein.
Y Vel Ynys. I, 123 (n. 3), V. Ywerddon. V. Iwerddon.
Ynys y Kedyrn. Y Werydd (l'Océan), 1, 121 (n.).
Y Velvre, II, 365. Y Werydd, p. de Bran, I, 121
Y Vyrnwy (Vurnwy), I, 183 (n.).
(n. 1), 349 (n. 4 et 5), 425; II, Y Wyddva, 1, 220 (n. 1).
357.
INDEX DES NOMS PROPRES MODERNES
ou NON CITÉS DANS LE TEXTE
DES
MABINOGION, TRIADES, etc.
(Tomes I et II)
Achille, I, 265 (n. 1).
Adam, t, 268 (n. 8) ; II, 336 (n. 2).
Adlielm, évêque de Shirburn,
II, 121 (n. 1).
Adrien (le mur d'), ll,234(n.l).
Afrique, II, 231(n. 4), 321(n.l).
A^ricola, II, 241 (n,), 300 (n. 6).
V. Aircol.
Alain VI, roi de Bretagne I,
209 (n. 1).
Alain Barbe Torle, I, 56, 67,
209 (n. 1).
Alain Fermant ou Fergent; I,
209 (n. 1). V. Alain VI.
Alain Le Grand, I, 209 (n. 1).
Albion, II, 294 (n. 5).
Alexandrie, I, 87 (n. 1).
Alfred, roi de Wessex, II, 381
(n. 5).
Allemagne, II, 300.
Allen Paton (Lucy). V. Paton.
Ambrosius Aurelianus, I, 239
(n.) ; II, 234 {n. 1), 235 (n.),
371.
Ambrosius Merlinus, I, 239 (n.).
Amwythic, l, 178 (n. 2).
Anchise, II, 230 (n. 1).
Aneurin (livre d"), I, 22, 28
(n. 1), 33, 251 (n. 2), 310, (n. 1).
332 (n 1) ; II, 188 (n. crit.),
213 et suiv. (n. crit.), 244
{n.), etc.
Aneurin Owen I, 8 (n. 3), 73
(n. 3), 82 in.), 376 (n. 1), 400
m. crit.) ; II, 329 (n. 3).
Angles (les),I, 361 (n.) ; II, 368,
373.
Anglesey (Mon), I, 124 (n. 2),
174 (n. 1), 265 (n.) ; II,. 233
(n.l. V, Mon. V. aussi Alaw,
Crugyll, Cynon.
Anglo-Normands, I, 347 (n. 1).
Anglo-Saxons, I, 35, 69.
Anjou. V. Angyw.
Anscombe (A.), II, 326 (n. 1),
343 (n. 2).
Anvvyl, I, 43 (n. 1), 49 (n. 8).
Aquilée, I, 211 (n.).
Aquitaine, I, 211 (n,). V. Pros-
per d'A.
Arabie, II, 237 (n. 1).
Arbois de Jubainville (d'), I, 36
(n. 1), 39 (n. 1), 148 (n. 1), 273
(n. 2^
Archeiilield, 11,369. V.Erchyng.
Arles, II, 235 m ), 319 (n.).
Armorique, II, 235 (n.), 240
(n.). \'. Llydaw,
Arthur de la Bordcrie I. 244
(n. 2), 310 (n. 1) ; 11, 292
\n. 4), 383.
Ascagne, II, 294 (n. 5).
Augustodunum, II, 231 (n. 4*.
Auîaire. V. St-Aulaire (del.
Aurelianus (Paulus), I, 239 (n.).
V. Paul Aurelien.
446
INDEX DES NOMS PROPRES MODERNES
Aiirelius Ambrosius, II, 321
(n. 1).
Aurelius Conanus, I, 239 (n.).
Auirehus Victor, I, 211 (ii. 1).
Ayr (comté d'i, 11, 350 (n. 1).
Baist, I. 48 (et n. 2), 49 (et n.6).
Bangor, en Belle Ile (Morbihan),
II, 289 m.).
Bardsev Island. II, 20 (n.). V.
Enlli";
Baronius. II, 372 (n. 2).
Bartsch, I. 50 (et n. 4).
Basingwerk, I, 174 (n. 1).
Beaumaris, IT, 319 (n. 3).
Bech, I, 47 m. 4). 50 \n. 1).
Beda (Bède), I, 224 (n 2), 244
(n. 2), 269 (n i, 332 (n. i), 339
(n,), 359 (n. 1), 372 (n. 2) : II,
121 (n. 1), 235 (n.), 240 (n.i,
248 n. 2), 298 (n. 3 , 370-375
(notes; passim, 377.
Beddgelert, I, 120 (n.>, 239 (n.).
Bedier, I, 62 (et n. 3i.
Bernard de Neumarch, I, 59.
Béroul, I. 62 (n. 4i.
Berrew, I, 352 (n. 2).
Bleddvn (Bleddint), poète, I,
370 \n. 1'. 374 (n. 1).
Blois (maison de), I, 67.
Borderie V. Arthur de la Bor-
derie.
Borron. V. Robert de B.
BosAvorth, I, 236 (n. 1), 361 m.).
Boulonnais (le), II, 233 (n.).
Bourgogne, II, 192 (n. crit.).
V. B^vrg^^•yn.
Bown o Hamtwn, I, 51, et n.
crit. passim : H, 191, et n.
crit. passim.
Bradley, II. 277 'n.».
Brechfa (Brechvat. V. Jeuan B.
Brecihen. V. Brocéliande.
Brecknockshire, I, 174 (n. 2|.
Bretagne (la matière de), I, 61.
Brittons (les), I, 40, 42. 66, 69,
70, 76, 77.
Brizeux, I, 236 m. 1).
Brocéliande ( forêt de), II, 5 (n.2),
11 (n. 1), 383.
Bromfield, II, 356.
Brown, I, 48 (et n. 3), 49 (et
n. 9). 52, 61 (n. 1), 62 (et
n. 6) : II, 38 (n. 1).
Bruce. V. Reynold de B.
Brunanburg. Il, 382 (n. 3).
Bruts (les , I, 78.
Brutus, II, 336 (n. 2).
Brut y Tvwysogion, I, 126(n.l),
263 (n.''4).347 (n. l),349(n.7);
II, 192 (n, crit.), 326 (n. 1),
376 (n. 5).
Buellt, en Breconshire. I, 306
m. 2'. 310 m. 1).
Builh (district dei, I, 310 (n. 1).
Burne, II, 240 (n.i.
Byzance. V. Stéphane de B.
Cadbury, II, 277 (n.).
Caernarvon (Carnarvon et Car-
narvonshire), 1,25 (n.), 31, 120
(n.), 134 (n. 2), 144 (n. 2), 174
(n. 1), 175 (n. 3). 177 (n.), 184
(n. 1), 185 (n. 2), 200 (n. 1),
220 (n. 2 , 223 (n. 2|, 239 (n.),
272 (n. 1), 2S6 (n. 1) ; II, 277
(n.i, 318 (n. 2).
Caithness, I, 253 (n. 2).
Caldicot Pill, II, 271 (n. 5).
Camalet, II, 277 (n.).
Cambrie, II, 235 (n.), 367.
Cambridge, II, 277 (n.).
Cambuscan (le comte de), II, 33
(n. 1).
Camden, II, 276 (n. 1),321 (n. 1).
Camerton, II, 277 (n.).
Canterbury, II, 276 (n. 1), 319
(n. 1). V. Cantorbire.
Canterbury Tales de Chaucer,
II, 6 (n.'2). 21 (n.. 1), 33 (n. 1).
Cantorbire (Canterbery), I, 57 ;
II, 319 (n. 1).
Capgrave II, 281 (n. 2).
Cardiff, I, 72 (n. 1) ; II, 369. V.
Kaer Dyff.
Cardigan et Cardiganshire, I,
29, 82 (n.), 174 (n.>, 178 (n.2),
179 (n. 3), 224 (n.). 341 (n. 8),
342 (n. 1). 375 (n. 1) ; II, 121
(n. 1), 233 (n.), 348 (n. 1). V.
Ceredigyawn.
Cardigan Bridge, I, 180 (n.).
Carew Hazlitt, I, 45 (n.), II,
23 (n.).
Carmarthen (Livre Noir de), 1,
INDEX DES NOMS PROPRES MODERNES
447
31 et notes I, II, passim, et
227.
Carmarthen et Carmarthenshire,
i, 83 (n. 1), 175 (n. 1), 339
(n. 21, 340 (n. 1), 342 (n. 1) :
II, 277 (n.).
Carnarvon et Carnarvonshire.
V. Caernarvon.
Carolo Magno (Ystoria de). II,
215 et 219, (n. crit.)-
Cartulaircs. V. Quimpcr, Quim-
perlé, Redon et Landévenncc.
Cas ( Castle iTrofîi, II, 271 (n. 5).
Casdemartin, I, 145 (n. 3).
Cederchiold, 1, 50 (n. 2).
Celtes (Le sort chez les», I, 351
(n. 1).
Cernais (en Mon), l, 129 (n. 3) ;
II, 319 (n. 4).
Gemmes, IT, 380 (n. 1).
Cenarth, I. 83 {n. 2).
César, I, 312 (n. 1).
Geynham, II, 276 (n. 1).
Champagne, I, 56. V. Thibaut
II de Cil.; Henri, comtede Ch.
Champagne (Cour dc), I, 67.
Charlemagne, I, 215 (n 2.)
Chaucer, II. 6 (n. 2), 21 (n. 1),
33 (n, 1 .V. Canterbury Taies.
Chepstow, 1, 224 (n.), 343 (n. 3).
Chester, I, 178 (n. 2), 272 (n. 1),
347 (n. 1), 348 (n. 1), 372 (n.l);
II, 244 (n.), 261 (n. 5), 277
(n.), 311 (n. 3), 373, 374. V,
Kaerleon du Nord
Chichester. Il, 276 (n. 1).
Chirk (Black book ofi, I, :0
(n. 2), 21, 22, et notes I, II
passim.
Chirk (ville de\ 1, 349 (n. 2i.
Chrétien de Troyes, I, 4, 38
(n. 1), 44 (n. 2), 4ô (n. 2), 47
(et n. Il, 48 m. 1|, 49, 50 (no-
tes), 51-57 passim (et notes),
67, 68 (n. 1 , 10-15 passim (et
notes), 168 m. 1) ; II, 2 (n. 3),
5 (n. 2), 11 m. 1 et 2 , 13
(n. 1), 19 (n. 1). 22 (n. 1), 23
(n.), 33 m. 2 , 48 (n. 1), 50-58
(notes) passim. 60 (n. 2), 64
(n. 3), 65-69 (notes) passim,
73-82 (notes) passim, 104-119
(notes) p.i.ssi7n, 128 (n. 1), 155
(n. Il, 163 m. 1', 176 (n. 1),
177-135 (notes) passim.
Cillart de Kerampoul, I, 196
(n. 2).
Clarc (comte dc), I, 59.
Clare (Gilbert dei, I, 29, 59.
Clare. V. Richard de CI.
Cléden (Finistère), II, 331 (n. 1).
Cligcs, l, 68 (n. 1).
Clovellv, 1. 145 (n. 4).
Clyde (ia), I. 133 (n. 1),254 in.l)
II, 299 (n, 1). V. Clut.
Colchester. I, 224 (n. 2); II,
276 (n. 1). V. Coel.
Connor, I, 332 (n. 1).
Constance, p. de Constantin, I,
211 (n. 1), 212 (n.), 224 (n. 2).
Constantin-le-Grand,I,211(n.l);
212 tn.), 224 (n. 2), 249 (n.) ;
II, 231 (n. 3), 235 (n.), 371. 373.
Constantin-le-Petit. V. Custen-
nin Vychan.
Constantinople, l, 335 (n. 4) ;
II, 231 (n. 3). V. Deffrobani.
ConAvay, I, 1S3 (n. 2i, 239 (n.);
11,151 (n.l\ 380. V.Conguoy.
Cormac (Glossaire de), I, 310
(n.l).
Cornouailles. V. Cornwall.
Cornwall, I. 45. 53. 57, 60, 62
(n.), 68, 69, 145 (n. 3), 254
(notes) ; II, 168 (n. 1|, 350
(n. 2).
Cour de Champagne, I, 67.
Crickhowell V. Hundred de C.
Cross (Tom Peete), I, 63.
Cubert, II, 327 (n. 3).
Cumberland. I, 133 (n. 1), 254
(n. 1).
Cynddelw (poète), I, 30, 114
(n. 2), 146 (n.). 223 (n.», 311
(n.). 327 m. 3i, 349 (n. 1), 350
(n. 2), 370 (n. 1) ; II, 3 (n*),
232.(n. 4).
D
Dacic (la . II. 278 (n. 3>.
Dafvdd ab Guilym, I, 82 (n.),
102 (n, 1>, 114 (n. 2), 119in.l),
169 (n. 2), 173 (n.l', 2(8(n.2),
224 (n. 2), 248 (n. 3), 257 (n.),
262 (n. '■), 265 (n.), 269 (n. 2),
274 (n. 2), 276 (n. 3), 283(n.3),
284 (n. 4), 289 m. 1), 314 (n.l),
323 (n. 1\, 374 (n.) ; II, 2 (n.l),
48 (n.), 77 (n. 1), 121 (n. 2),
448
INDEX DES NOMS PROPRES MODERNES
t87 (n. crit.), 221 (n. crit.),
230 (n. 1), 286(n.l).V. Dyddgu,
Danemark, li. 298 (n. 3).
Daniel, II, 324 (n. 1),
Danois (les), 1, 362 (n.) : II, 248
m. 2i. V. Nation Noire.
David's (évêché de St , I, 82
(n,), 178 (n. 3). V. St David.
Davics, I, 102 (n. IV, 305 n. 1),
418, 423, 429 (n. crit.) ; H, 188
(H. crit ), 194 (n. crit.), 202
n.crit.i, 212 (n. crit.),228(n.2).
Davydd ab Edmwnt (poète), I,
306 (n. 2).
Davydd Benvras, I, 129 (n. 3i.
Davydd Ddu o Hiraddug, I, 394
et'420 (n. crit.).
Davydd y Goet, I, 117 (n. 4).
Davyd's Head (St). V. Porth-
mawr.
Dee (la), I, 174 (n. 1), 349 (n.2).
Degsastane, II, 248 (n. 2), 251
(n. 2i.
Denain. V. Wauchier de D.
Denbighshire, I, 174 (n. 1), 183
(n. 2i. V, Llan Ddoged.
Deorham (bataille de), II, 262
(n.).
Der-went Wood, II, 256 (n. 1).
Devon, I, 53 (n. 2i, 68, 69, 145
(n. 4), 253 (n. 3).
Dewstow, I, 224 >nJ.
Didot, 1, 272 (n. 1), 273 (n. 1).
Dinan, 1, 196 (n. 2i.
Dindorf, I, 273 (n. 2).
Dinneen. I, 394 (n. crit.) ; II, 201
(n. cril.t.
Dion Gassius, I, 135 (n. 1).
Donatus, II, 244 (n. 3).
Dorchester, II, 277 (n.).
Dreyer, I, 50.
Ducange, II, 192.
Dumbarton, I, 339 (n.) ; II, 276
(n. 1), 299 (n. 1), 380 m. 3),
Dun Ghailden, II, 297 (n. 1).
Dunkeld, il, 297 (n. 1).
Durham, II, 277 (n.).
Dyddgu, II, 77 (n. 1).
E
Ecosse. V. Alban, et Prydyn.
Ecossais (Icsi, I, 140 (n. 1). V.
Gwyddyl.
Edens (R.), I, 50.
Edgar (le roi), 1, 174 (n. 2) ; II,
311 (n. 3), 351 (n.).
Edimbourg, I. 284 (n. 1).
Edouard, I, 31, 200 (n. 1), 350
(n. 3). 361 (n.).
Edwards (J.-M.), I, 10 (et n. 1) ;
II, 208 (n. crit.).
Egerton Phillimore, I, 76, 83
(H. 1), 105 m. 1), 145 (n. 4), 169
(n. 2), 174 (n. 2 , 175 (n. 1),
224 (n.), 244 (n. 1 et 2), 254
(n.), 288 (n. 1),. 342 (n 3). 350
(n. 2) ; II, 224, 225 (et n. 1),
2.U (n. 1), 236 (n. 1), 250(n.l),
271 (n. 5|, 305 (n. 5), 320 (n.),
326 (n. i), 346 (n. 4), 370, 380
(n. 1).
Eghvys Fach, II, 251 (n. 3).
Einiawn Wann ( poète),!, 83 (n. 1).
Eleutherius (pape), II, 309 (n.l).
Ellanglaze, II, 327 (n. 3), 376
(n. 5).
Elliot ( A. Marshall ). V . Marshall.
Ellis, II, 20 (n. 1).
Enide. V. Erec et E.
Enni. en Radnorshire, I, 182
(n.'3).
Episford, II, 343 (n. 1).
Erec et Enide, I, 46, 49, 50 (n.),
51, 54, 56. 57, 64, 67 ; II, 126
(n. 1', 128 (n. 1), 155 (n. Il,
161 (n. 1), 163 (n. 1), 176 (n.l',
177 et 178 (notes) 181 (n.),
185 (n. 1).
Eschenbach.V. Wolfram von E.
Espagne, H, 235 (n.).
Essex. II, 234 n. 1). V. Wissei.
Eudes, il, 1, 67.
Europe, V. Egrop.
Eutrope, I, 224 (n. 2).
Evarzec. V. St E.
Evans V. Rliys-Evans.
Evans. V. Gwenogrvyn E. Sil-
van E, VVade E.
Evariste (pape), II, 309 (n. 1).
Eveivre (Velvrevi, I, 83 (n, 1.)
Evrain, II, 180 m. 1).
Ewyas Harold, I, 342 (n. 3). V.
Euyas.
Excester (Exeter), I, 69.
Faustus, I, 234 (n. 4).
Fergant, duc de Bretagne, 1,
29, 209 (n. 1).
INDEX DES NOMS PROPRES MODERNES
449
Fishguard, II, 348 (n. 4).
Fitzhamon. V. Uobert F.
Fitz Richard. V. Gilbert F. U,
Flamands (les), II, 298 (n.;,
Fletcher, I, 63 (et n. 5).
Flintshire, I, 174 (et n. 1). V.
Cilgwri, eu F.
Foersler. I, 46 (n. 2), 47 (n. 3»,
51 ; H, U (n. 2), 13 (ii. 1>, 22
(n. 1), 155 (n. 1).
Fortunées (lesîles). 11,301 (n. 2).
Fouilloux (.Facques du), I, 159
(n. l), 324 (n. 2).
Français à laGourd'Arthur(les),
I. 35.
Furncss, II, 279 (n. 4).
Gael (Goidcl. Goidheal;, I 141,
(n. 1). V. Gwyddel.
Gael (seigneur de), II, 11 (n. 1).
Gaels (les), I, 40, 41 (n.), 120
(n. 3), 144 (n. 2), 176 (n. 3),
301 (n.), 317 (n. 2); II, 2 (n.),
241 (n. 1), 294(n.6), 300 (n. i).
Gaidoz, I, 51, 188 (n. 1), 428
(n.crit.); II, 192 (n. crit.), 207
(n. crit.), 208 (n. crit.).
Galatie, U, 231 (n. 2).
Gallois (les), I, 284 ^n. 1), 312
(n. 1), 317 (n. 2) ; II, 6 (n. 2;,
33 (n. 3), 50 (n. 2), 61 (n. 2).
Galls (les), I, 141 (n.).
Gaufrei de Monmouth, I, 29-43
(et notes), passim, 63 (n. 7),
69 (n. 1), 73, 78, 120-122
(notes) pnssim, 147 (n.), 211
(n. 1). 212 (n.), 224 (n. 2), 229
(n.), 231-239 (notes) passim,
243 (n. 2), 245 (n.), 253-260
(notes) pnssim, '269 (n. 21,272
(n. 2), 282 (n, 4), 328 (n. 2) ;
II, 2 (n.), 91 (n. 2), 225, 229
(n. 4), 235 (nj, 240 (n.).
Gaule (la), II, 231 m. 4).
Gaulois (les), I, 312 (n. 1) ; II,
233 (n.).
Gauvain, I. 47, 63 (n. 4), 74,283
(n. 1) ; II, 49 (n. 1), 109(n. 2).
Genièvre, 1, 259 (n. 3).
Geoffroy Plantagenet, I, 67.
Gérard de Windsor, I, 59.
Gerbert, I, 47.
Germain (évcque), I, 249 (n.).
V. Saint-Germain.
Germains (lesi, I, 148 (n. 1), 249
(n.), 351 (n. 1).
Germanie II, 240 (n. 5).
Gilbert de Clare, I, 375 (n. 1).
Gilbert Fitz Richard, I, 29, 375
(n. 1).
Gildas, I, 212 (n.), 239 (n.), 244
(n. 2), 359 (n. 1), 377 (n.) ; II,
241 (n.), 373.
Giraldus Cambrensis, I, 30, 72-
1 A passim, 82 (n. 1),124 (n.2),
239 (n.) ; II, 13 (n. 1), 367 et
suiv.
Glamorgan et Glamorganshire,
I, 25, 46 (n. 1), 68, 71,79, 174
(n. 2), 175 (n. 1), 303 (n.) j II,
362. V. Morgamvg.
Glasgow, I, 354 (n. 1) ; II, 279,
319.
Glastonburv, I, 314 (n.) ; 11,237
(n. 2), 277 m.).
Glennie. V. Stuart G.
Gloucester et Gloucestershire,
I, 108 (n. Il, 314 (n. 1) ; II,
123 (n. 2), 276 (n. 1), 364. V.
Kaer Loyw.
Godefroy, 1, 56.
Godlandie,II, 278 (n. 31.
Gododin, I, 97 (n. 2), 142 (n. 1),
251 (n. 21,306 (n. 1), 372 (n.3),
374(11. 3); 11,3 (n.), 257 (n. 3).
Golther (W.\ 1, 49 (et n. 5), 51,
63.
Gonfler de la Tour, I, 51, 52.
Goossens. I, 48 (et n. 1).
Gorchan Kynvelyn, I; 33.
Gorchan Maeldcrw, I, 22, 332
(n. 1) ; II, 3 (n.).
Gorchan Tutvwlch, II, 3 (n.).
GoronAvy Gyriawg (poète), I, 97
(n. Il'
Graal (le conte du). I, 46, 47
(n.), 48, 49 (n. 4, 5 et 6), 51,
62 (n. 5', 63 (n. 2 et 6) ; II,
47 (n. 1), 64 (n. 1), 66 (n. 1),
285, 286. 288 tn. 1), 383.
Gracient, I, 62 (n. 7).
Grantchester, II, 277 (n.).
Gratien. I, 211 (n. 1).
Gresholm, I, 145 (n. 2), 148
(n. 1).
Grey Hill, II, 271 (n. 5).
29
450
INDEX DES NOMS PROPRES MODERNES
Gringalet, II, 228 (n. 6. V.
Keincaled.
GiOber, I. 56.
Groneâlh, II, 320 (n. 2).
GrulTucld vGrulTydd) ah Cyiiaii,
I, 41, 50, 120 "(n.), 332 (n. 2),
424 (n.crit.); II, 194 (n.crit.).
GrulTudd ab Marcdudd, II, 2
(n. 2).
Gruiîvdd ab Adda, II, 5 (n. 2).
Gruifydd ab Arthur (Brut), 1, 8
(n. 3), 20 (n. 3), 28, 29.
Grull'ydd Gryg, I, 102 (n. 1).
GrulTvdd ab Rhys. 1, 59.
Grygl V , Gruffydd G., et Rhys G,
Guest (lady Charlotte), I, 5, 6,
7, 8 (n. 3'), 9, 10,47. 85 m. 2),
92 (n. 1), 119 (n. 1), 121 (n.),
128 (n.), 144 (n, 2), 145 m. lj,
176 (n.), 180 (n.), 183 (n. 3),
185 (n. H), 186 (n. 2), 191 (n. 1),
200 (n..2), 239 (n.), 247 (11. 1),
248 (n. 4), 266-268 (notes) pas-
sim, 273 (n. 1), 281 (n. S», 282
(n.), 290 (n.), 305-317 (notes)
passim, 324 (n. 3), 335 (n. 2),
338 (n. 5), 341 m.). 348-361
(notes) pa.sstm; 379-429 (notes
critiques) passim ; II, 3-7 (no-
tes) passim, 11 (n. 1), 20 et 21
(notes). 33 (n. 1), 45 (n. 1). 51
(n. 1), 55 (n. 1), 63 (n. 1, 115
(n.), 124 (n. 2), 187-222 (n.
crit.) passim.
Guillaume III, I, 75.
Guillaume le Breton, II, 11
(n. 1).
Guillaume le Conquérant, I, 69.
Guilsfield. I, 352 m. 1).
Guy. V. Warwick.
Gwalter Mechain, I, 352 (n. 2).
V. Walter Davies.
Gwenogrvyn Evans, I, 3, 4, 11
(et n. 2 , 16, 17 (n.), 18, 23,
35 (n.). 73 (n. 2), 78 ; II, 227
(n. 1), 351 In. 1).
Gwillym Ddu (poète), I, 283
'n. 1).
Gwilym. V. Dafydd ab G.
H
Haethfelth, II, 374 (n. 5).
Haf^en, I, 50.
Haliston Trevan, I, 349 (n. 6 .
Halliwel (J. O.), I, 49 (n. 1 ;
II, 49 (n. It, 53 (n. 1).
Ilalston, I, 349 (n. 61.
Ham (le roman de, I, 52.
Harleian (ms.), I, 244 (n. 2),
263 m. 1) ; II, 225, 229 (n. 4\
370.
Hartland, I, 66 (n. 1).
Hartmann von Auc, I, 45 n.),
47, 50 ; II, 23 (n.).
Harvard, I, 62.
Hatiield, II, 239 (n. 2), 249 (n. 2).
Haven. V. Milford H.
Hazlitt. V. Garew H.
Hébrides les). II, 232 (n. 4).
Heep:er, î, 244 ui. 2-, 310 (n. 1).
Hefenfelth. II. 239 (n; 2).
Heledd Ddu Northwich), II,
232 (n. 4>.
Heledd Wen (Nantwich), II,
232 (n. 4).
Hélène, mère de Constantin, 1,
211 (n. 1), 224 (n. 2).
Hengist, II, 234 (n. 1), 237 (n. 2).
Hengwrt ms. de, I, 16, 20
(n. 3), 76 ; II, 151 'n. V, 216
et suiv. (n. crit.), 224, etc.
Henri I. I. 254 (n.\ 347 (n. 1).
Henri II, I. 59 ; II; 292 In. 4).
Henri VII. I. 236 (n. 1), 361 (n.|.
Henri VIII, II, 324 (n. 3).
Henri, comte de Champagne, II,
52 (n.).
Henri de Huntindon, I, 224
(n. 2); II, 276 (n. 1).
Héraclée. V. Marcianus d'Hé-
l'aclée.
Heraclius. I, 249 (n.).
Hercule. V. Ercsvlf.
Hereford et Herefordshire, I,
108 (n. 1) 174 (n. 2), 342 (n. 3 ;
II, 377. V. Henffordd.
Hergest(Livre Rouge de), 1,15,
16 (et n. 21.
Hergest Court, I, 16.
Hersart de la Villemarqué. V,
Villcmarqué.
Hevenfelth. II, 374 (n. 6).
Hibernie II, 321 (n. 1).
Hiraddug. V. Dafydd Ddu o II.
Holland, I, 52.
Honorius, II, 235 (n.).
Horst, II, 234 (n. 1).
Hiibner, I, 223 (n. 3), 272 (n. 1),
314(n. Il; II, 239 (n. 2).
INDEX DES NOMS PROPRES MODERNES
431
Hucher I, 47 (n.),
Ilumbcr (I'), I. 153 (n. 1), 233
Ui. 1); If, ^9S, 320.
Hundred de Crickhowcl, I, 342
(n. 2).
Huntindoii. V. Ilcnii de II.
liuon de Méry, II, Il (n. 1).
Ifor Williams, I, 35 (n.).
Innocent III, II, 319 (n. 1).
lolo Goch, I, 273 (n. 1).
lorwerth Beli (poète), I, 137
(n. 1).
Irlande et Irlandais, I, 35, 57
(n. Ij, 121 (n.), 140 (n. 1),
215 (n. 2), 234 (n. 1), 245 (n.),
250 (n. 2), 252 (n. 1), 261
(n. 2), 270(n.), 297 (n. 1), 301
(n.). 317 (n. 2), 368 ; II, 240
(n.), 263 (n. >, 278 (n. 3). V.
Iwerddon, G^^■yddyl, Urnach.
Iseult (Iseut'), I, 62, 63 f notes),
passim, .361 (n. 1). V. Essyllt,
et Trystan.
Islande II, 278 n. 3).
Italie (1'), II, 231 (n. 4),
Justus Lhvyd (yr), I, 119 (n. l).
luthael de Totenes, I, 69.
Ivain, I, 48 (n. 1, 2, 3), 52 ; II,
38 (n. 1), 49 (n. 1). V. Owein.
Ivyas, I, 342 (n. 3). V. Euyas.
Jean (le roi). I, 59.
•lean de Tinemouth. II, 279
(n. 4), 281 (n. 2).
Jeanne, scuur du roi Jean, I, 59.
Jérusalem, II, 231 (n. 3). 331.
Jessie L. \\'eston. V. Weston.
Jeuan Brechva, I, 77 ; II, 224,
294, 325.
Jeuan Lhvyd ab Gwilym, II,
282 (n. 1).
Johannes, fils de Sulgen, I, 24
(n. 1).
John de Breos, I, 59.
Joinville (Mémoires de), II, 52
(n.).
Jolo Morganwg, I, 14, 78 (n.l).
Jonckbloet, I, 49 (n. 2) ; II, 22
(n. 1).
Jones (John), I, 9, 267 (n. 1),
270 (n.) ; II, 121 (n. 1).
Jornandes, II, 235 (n.).
Joscclin, II, 279 (n. 4).
Joyce, I, 150 (n. 1).
Jubainville (d'Arbois de). V.
Arbois de J,
Juvencus (poème à), I, 27 (n.2).
K
Kerampoul. V. Cillart de K.
Kern (Henri», I, 139 (n. 1).
Killair, en Meath, II, 321 (n. 1).
Killaraus, II, 321 (n. 4).
Kittredge, I, .62, 63 (n. 1).
Knighton, en Radnorshire, I,
16.
Kôlbing, I, 47 (n. 5), 49 (n. 3).
Kuno Meyer, I, 41 (n.), 254
(n. 2), 261 (n. 8), 270 (n. 2),
277 (n. 3) ; II, 204 (n. crit.).
Kyle (le pays de), H, 350 (n.l).
Kynddehv. V. Gynddelw.
Labbe, II, 372 (n. 2).
Lac (le roi), II, 185 m. 1).
Lachmann, I, 45 (n.).
Lakes. V. Nantlle L.
Lancastre, H, 277 (n.).
Lancelot, I. 49 (n. 2>, 63 (n. 4),
219 (n. i), 260 (n.); II, 22(n.).
Landévennec (cartulaire de), I.
82 (n.>.
Land's End, en Cornwall, I, 254
(n.).
Langolen (Finistère), I, 314
(n. 1).
Lanildut (Finistère), II, 289 m.).
Lanion, près Pembroke, II, 272
(n. 1).
Lannédern (Finistère), I, 262
(n. 3).
Lantwit Major, II, 289 (n.), 314
(n. 3).
Lanval, I, 62 (n. 7), 63 (n.4).
Laval (Ordonnances du comte
de), II, 11 (n. 1).
Leabhar Gabala (Livre des Con-
quêtes), I, 307 (n. 1).
Lecoy de la Marche. I, 246
(n. 1).
Leeds, II, 299 (n. 1).
452
INDEX DES NOMS PROPRES MODERNES
Leicester, II, 276 (n. 1).
Leinster (anc. division de l'Ir-
lande», I, 150 (n. 1), 1T6 (n. 1'.
V. Don Dess, Sescenn Uair-
bheoil.
Léon (papei, II, 372.
LhAvydiE.), I, 269 (n. 1), 338,
423 et 426 (n. crit.).
Lichfield, I, 25 : II. 277 (n.).
Limors (Limours', II, 176 (n. T.
V. Oringles de L .
Lincoln, II, 241 (n.), 277 (n.i.
379 (n.).
Littré, I, 250 (n. 1).
Llamblethiau, I, 16. V. Thomas
Wilkins.
Llandav. I, 15 (n. 2), 73, 119
m. 2>, 176 (n. 3), 178 In. 3).
V. Bledri, Gwrhir, Lleirwg
ab Coel. Maelgyn Hir.
Llandav (Livre de), I, 20, 24,
25, etc.
Lhvyd. V. lustus Ll.. et Mere-
dith Ll.
Llywelyn Vardd, I. 117 (n. 3!,
231 (n. il.
Loch Lomond. II, 297 (n. 1).
Londres, I, 120 (n.) ; II, 276
(n. 1), 318 m. 3).
Londres (Tour de), I, 145 (n.l),
V. Lundein.
LongtoAvn, I. 133 (n. 1), 342
(n. 3).
Lot (Ferd.), I, 56 (n. 2), 62 (et
n. 2), 311 m.).
Loth (J.), I, 20 (n. 1), 21 (n. 1),
24 (n. 2), 31 (n. 1), 37 (n. 2i,
39 (n. 1), 41 (n.), 49 (n. S), 55
(n. l), 60, 61 (n. 1 et 2), 6<
(n. 7), 67 (n. 1). 68 (n. ). 69
(n. 2 et 3), 76 (n. 1), S2(n. 1),
83 'n. 3), 123 (n. 1), 13l(n.l),
133 (n. 1), 137 (n. 2), 208 (n.l),
210 (n.), 212 (n.), 215 (n. 2i,
247 (n. 31, 249 (n.), 254 (n. 1),
264 (n. 3), 285 (n. 1), 306 (n.l.
333 (n. 2), 347 (n. 1), 351
(n. 1>, 374 (n.). 387, 400 et 426
(n. crit.) ; JI, 2 (ù. 3), 3 (n.).
34 (n. 1). 50 (n. 1), 174 (n. 1 1,
208 (n. crit.), 260 (n. 2), 272
(n. 6), 282 (n. 1), 287 (n. 2),
289 (n.), 327 (n. 2). 346 (n.),
375 (n. b), 383.
Loth (Lot), I, 288 (n. V. V.
Lloch. et Llwch La^vynnya^vc
Lotivv, II, 281 (n. 1).
Loughor, I, 340 (n. 2). V. Lly-
chAvr (Dyffrynn).
Lucius (le roi), II, 309 (n. 1),
318 (n. 3).
Lucy Allen Paton. V. Allen
Paton.
Ludchurch. I, 169 (n. 2). V.
Eglwys Lwyd.
Lupus. II. 318 (n. 3).
Lyon, I, 211 (n. 1).
M
Mabillon, I, 82 (n.).
Mabonagrain (le chevalier), II,
185 (n. 1).
Mabuia, I, 66.
Madawc Dwvgraig (poète), I,
27, 274 (n. 4).'
Magnentius. I. 211 (n. 1) : il,
231 (n. 4).
Man (île de), I, 140 (n. 1), 151
(n. 1), 223 (n. 1), 372. V. Ma-
naw et Eubonia,
Manecier, I, 47.
Mangolcrian (près de Vannes),
I. 239 (n.).
Manley. V. Roger de M.
Manorbeer. V. Maenor Byr,
Marc de Cornouailles (le roi).
V. March ab IMeirchawn.
Marcianus d'Héraclée, I, 273
(n. 5) ; II, 295 (n. 2).
Margaret, fille de Llewelyn ab
lorwerth, 1, 59.
Marie de France, I, 134 (n. 1),
Marshall Elliot (A.), I, 54 (n. 1).
Martin (E.), I, 48 (n. 7).
Matliilda, fille de William de
Breos. 1. 59.
Maude, fille de Roger de Man-
ley. I, .347 (n. 1).
xMaxentius,I, 211 (n, 1); II, 231
m. 4).
Maxime, I, 211 (n. 1), 225 (n.) ;
II, 231 (n. 4).
Maximianus, I. 211 (n. 1).
Meigen. V. Rhys M.
Melverley, I, 349(n.4). V. Rhyd
y Vorle.
Menai (lai, I, 132 (n. 1). V.
Aber Menei,
Menei (détroit de), I, 310 (n.).
INDEX DES NOMS PROPRES MODERNES
453
Menevie (évêché de), I, 82 (n.).
Menteith, II, 297 (n. 1).
Mercie(Pendade), 1,361 (n.); II,
239 (II. 2), 247 (n.).
Meredith Lhvyd, I, 266 (n.).
Merioneth et Merionethshire, I,
16, 114 (n. 2), 121 (n. 2), 174
(n. 1), 186 (n.), 270 (n.), 349
(n. 7), 420 (n. crit.) ; II, 34«
(n. 1). V. Meirionydd et
To^vyn.
Merlin', I, 62 (n,), 237 (n.), 239
(n.) ; II, 321 (n. 1). V. Merd-
din, Myrddin.
Merlinus. V. Ambrosius M.
Mersey (la), I, 272 (r. 1) ; II,
299 in. 1).
Méry. V. Huon de M.
Mevenydd, I, 182 (n, 3). V.
Elenit.
Meyer. V. Kuno M.
Meyer iPaul), I, 52.
Middlesex, H, 234 (n. 1).
Milford Haven, I, 328 (n. 1). V.
Aber Deu Gleddyv.
Milun (le lai de), 1, 134 (n. 1).
Monj^omery (comté de), I, 183
(n.), 270 (n.), 329 (n. 1), 352
(n. Il, 360 (n. 2).
Mont St-Michel de Cornwall, I,
253 (n. 2). V. Din Sol
Monmouth et Monmouthshire,
I, 108 (n. 1), 224 (n.).
Mor Havren, I, 343 (n. 3),
Morgan (Th.), I, 347 m. 1).
Mor^anAvij;. V. Jolo M.
Morice (Dom), II, 287 (n. 1).
Millier, I, 272 (n. 1).
Muret, I, 62 (et n. 4).
N
Naas, II, 321 (n. 1).
Nanhyfer(Nevern ,11, 380(n
Nantes, I, 54, 57, 67, 68 ;
185 in. 1).
NantUe Lakes. I, 175 (n. 3).
Nantwich, II, 232 (n. 4).
Natalis de Wailly, II, 52 (n.
Neath. I, 105 (n. 1).
Nennins, I, 15 (n. 2), 25, 33,
(n. 7), 120 (n.), 134 (n. 2),
(n. 2), 211 (n. 1), 212 (n.),
(n. 1), 223 (n. 1), 228 (n.),
1).
II.
63
144
220
233
(n. 1), 236 (n. 1), 239 (n.), 244
(n. 2), 273 (n, 2), 281 (n. 2),
310 (n. 1), 311 (n.), 343(n. 2);
II, 1 (n. 1), 102 (n. 2i, 231
(n. 4), 234 (n. 1), 240 (n. 5),
257 (n. 4), 371 (n. 3).
Neumarch. V. Bernard de N.
Nevern (la), I, 338 (n. 3); II,
380 (n. 1). V. Nyver.
Newell, I, 63 (et n. 2).
Newport, II, 319 (n. 3).
Newquay, II, 327 (n. 3).
Niebclungen, I, 44 (n. 2i, 45(n.);
II, 23 n.).
Xilze, I, 48 (et n. 5), 49 (n. 8),
54 (n. 1), 56, 61 (n. 1).
Normands (les), I, 35, 209(n.1).
Northumbrie, II. 239 (n. 2). V.
Aedwin de N.
Northwich. II, 232 (n. 4).
Norvégiens (les). V. Finngal.
Nutt (Alfred), I, 6 (et n. 2), 40,
44. 45, 49 (et n. 4), 57 (n. 1),
58, 61 (n. 1), 62 (et n. 5 , 70,
71 (n. 1) ; II, 383.
O'Connor, II, 231 (n. 4>, 2i8
(n. 2).
Octavius (Eudav ?), I, 222 (n.2i.
Octavius, duc des Wissei, I, 212
(n.).
O'Gurry, I, 115 (n. 2), 121 (n ),
150 (n. 1), 151 (n, 1), 176in.1(,
215 (n. 2), 217 (n. 1),252(n. 2),
259 (n.), 262 (n.), 274 (n. 2),
275 (n. 3), 281 (n. 1) ; 282
(n. 2), 287 (n. 2), 297 (n. 1),
301 (n.), 321 (n.) : II, 4 (n. 1).
Orcades (les), I, 223 (n.) ; II,
232 (u. 2), 278 (n. 3).
Oringles de Limors (le comte),
II, 176 (n. 1).
Orléans. V. Gloses d'Orléans.
Orose (Paul), I, 211 (n. 1; ; H,
235 (n.).
Osric, II, 240 (n.), 248 (n. 2).
Ostorius, I. 120 (n).
Oswald de Northumbrie, II,
239 (n. 21, 240 (n.).
Oswestry. I, 259 (n. 3\ 349 (n.l),
350 (n."'2t ; II, 357 (n. 2.)
Oswiu de Northumbrie. II, 240
(n.).
454
INDEX DES NOMS PROPRES MODERNES
Othrner, I, 50 (et n, 4).
Ovide, I, 245 \n.).
Owen. V. Aneurin O.
Owen Pughe, I, 8 (n. 3), 251
(n. 2). 264 (n. 1), 282 (n. 7),
394, 398, 423 et 427 (n. crit.) ;
II, 200 (n. crit.), 209 (n. crit.),
262 (n. 3).
Oxford, I, 16, 154 (n. 1). V. Ry-
tychen.
Oxford Bruts, I, 254 (n.).
Oxnaford, I, 154 (n. 1|.
Palaye. V. Sainte Palaye.
Paris (Gaston», I, 47 m. 1), 51
(n. 2 , 53 (n. 1», 62 (n. 1), 68
(n. 1 , 73 (n. 1), 148 (n. li,245
(n. 1), 288 (n. 1), 374 (n.) : II,
22 (n. l!, 53 (n. 1), 285 {n. 2'.
Paris (Paulin), I, 94 (n.), 116
(n.), 133 (n. 1), 215 (n. 1 , 217
(n.), 219 (n. 1), 222 (n. 1), 245
(n.). 253 (n. 1), 298 (n. 1), 360
(n. 1) ; II. 4 (n. 1|. 18 (n. 1),
30 (n. 1), 110 (n. 1). 12î(n. 1).
191 (n. crit.), 214 (n. crit.).
Paton (miss Lucy Allen), I, 63;
II, 34 (n. 1).
Paul Aurélicn. I, 82 (n.).
PauUnus, II. 240 (n.).
Peanda, If. 240 (n.).
Pearson, II, 276 (n. 1).
Pelasfie. Il, 312 (n. 2).
Pembroke et Pembrokeshire,!,
45, 68, 82 (n.i, 83 (n. 1 1, 105
(n. 1), 145 (n. 2), 169 (n. 2),
224 (n ), 335 (n. 2), 337 ^n. 3),
375 (n. 1) ; II, 380 (n. 1». V.
Penvro, Moy^rove, Gres-
holm, Porthmawr.Port Kt-rd-
din.
Pembroke (Gilbert, comte de»,
I, 29.
Penaly, II, 282 (n. 1).
Pencaer, en Pembrokeshire, I,
244 (n. 1).
Penda. V. Mercie P.
Pcniarth (Bibliothèque et mss.
de), I, 12, 16 (et n. 3i, 18, 19,
20 (n. 31. 21-31 passim, etc.
Pennant, I, 328 (n. 1).
Pennars (Finistère), I, 184 (n. 1).
Penwith (en Cornwall), I, 253
(n. 2), 254 (n.).
Penzance, I, 254 (n. 1).
Perlesvaus, I, ■ 39 (n. 1), 46
(n. 3), 56 (n. 1), 374 (n. li; II,
116 (n. 1).
Pétrie, I, 134 (n. 2), 144 (n. 2),
211 (n. 1), 281 (n. 2), 340 (n.),
359 (n. 1), 362 (n. l),372(n.l):
II, 1 (n. 1), 2 (n.), 47 (n. 1).
121 (n. 1), 250 (n. 2), 276
(n. 1), 370. 371 (notes).
Philipot (E.), I, 45 (n.), 48 (et
n. 6), 50 (et n. 7), 52 (et n. 1);
II, 13 (n. 1), 181 (n.), 182
(n. 1), 183 (n. I).
Phillimore (Egerton). V. Eger-
ton Ph.
Phylip Prydydd, I. 358 (n. 2).
Pietés (les).'l. 211 (n. 1), 212
(n.), 266 (n. 2), 273 (n. 2), 234
(n. 1) ; II, 237. V. Cruithni et
Gw^ddyl Ffichti.
Pinkerton, II, 279 (n. 4>.
Piquet, I, 50 (et n. 8) ; II, 23
(n.).
Plantagenet. V. Geoffroy PI.
Pluquet, II, 11 (n. 1).
Poitiers. I, 74, 75.
Pool. I, 352 (n. 1). V. Cyngrog.
Porchester, II, 277 (n.).
Porthskewit, II, 319 (n. 3).
Portus Ittius. I, 223.
Potvin, II, 48 (n. 1), 52 (n. 2),
58 (n. 31, 77 (n. 1', 78 (n. 1),
82 (n. 1), 104 (n. 1), 108 m. 1),
109 (n. 2), 114-119 (notes;/ja.s-
sim.
Powell, I, 82 (n.). 129 (n. 3),
178 (n.2), 183 in. 11. 328(n. Il,
380 et 425 (n. crit.) ; II, 194
(n. crit. I, 319 (n. 4), 355 (n. 2),
358 in. 1).
Preselly Top, I, 338 (n. 5).
Presselly (Preselwy), I, 105
(n, 1), 338 (n, 5)V. Presse-
leu.
Presselly Mountains, 1, 338 (n. 3).
Priestholm, II, 374 (n. 4 .
Prosper d' Aquitaine,!, 211 (n. H;
II. 235 n.).
Prosper Tvron. I. 211 (n. 11.
Prydydd. V. Phvlip P.
Prydydd y Much. I, 145 (n. 1),
373 (n. 1).
INDEX DES NOMS PROPRES :\[ODERNES
455
Plolemée, I, 223 (n. 4), 272 n. 1),
273 (n. 2), 339 (n. 2) ; II, 295
(n. 2).
Pughe. V. Owen P.
Pulford, I, 34S (n. 1), 349 (n. 3).
V. Porlordd.
Quicherat, I, 87 (n. 1), 216 (n. 2);
II, 21 (n. 2).
Qiiimerch, II, 355 (n. 3).
Quimpcr (Gartulaire de), I, 81
(n. 1) 144, (n. 2); II, Î:.s7(n 1).
Quimpcrlé (cartulaire de), II,
208 (n. crit.), 287 (n. 1), 290
(n. 1).
R
lladnorsilire, I, 16, 182 (n. 3) ;
II, 236 (n. 1). V. Knighton.
Raoul de Cambrai, I, .S8 (n. 1),
252 (n. 2).
Rathconrath, II, 321 (n. 1).
Ravennc (Anonyme de), I, 272
(n. 1).
Redon (cartulaire de), I, 109
(n. 1), 114 (n. 2), 120 (n.), 127
(n. 2), 269 (n. 1) ; II, 2 (n.),
73 (n.), 236 (n. 1), 261 (n. 1),
Rees, I, 120 (n.), 247 (n. 1), 248
(n. 4), 254 (n. 1), 353 (n 1) ;
II, 190 (n. crit.), 244 (n.), 279
(n. 4), 281 (n. 2). 290 (n. 1),
324 (n. 1), 336 (n. 2), 348 (n. 4).
Reynold de Bruce, I. 59.
Rhayader Gwy, I, 310 (n.).
Rheidol (la), 1, 329 (n. 1).
Rhemory (fleuve), 11,234 (n. 1).
Rhiccert, p. de Rhys, I, 72.
Rhiw, I, 352 (n. 2).
Rhos, en Pembrokeshire, I, 283
(n. 1).
Rhuddlan (Statuts dc),I, 30, 200
(n. 1), 201 (n. 1).
Rhvs ab Rhiccert, I, 72.
Rhys Brychau, II, 3 (n. 1).
Rhys-P:vans, I, 20, 30 (n. 1), 81
(n. 1), 174 (n. 2), 209 (n. 1) ,
II, 226 (n.), 250 (n. 2).
Rlivs Goch (poète), I, 120 (n. 1).
Rhys Gryg, I, 59.
Rhys (John), I, 4, 13, 16, 41 (n.),
61 (n. 1), 73 (n. 2), 78, 108
(n. 2), 129 (n.), 145 (n. 1, 2 et
4), 168 (n.), 174 (n. 1), 191
(n. 1), 223 (n.), 245 (n-), 265
(n. 3), 272 (n. 1), 273 (n.), 310
(n. 1), 318 (n.), 339 (n. 1), 343
(n. 2), 360 (n. 1) ; 1,1, 93 (n.),
192 (n. crit.), 223, 233 (n.), 239
(n. 2), 272 (n. 2 , 285 (n. 2), 297
(n. 1), 299 (n. 1), 32J (n. 1).
Rliys Meigen, I, 257 (n.).
Riccmarch, II, 281 (n. 2).
Richard I, 54.
Richard de Clare, I, 375 (n. 1).
Richards, I, 102 (n. 1), 134 (n.),
264 (n. 1), 272 (n, 1), 420
(n. crit.) ; II, 15 (n. 1), 206
(n. crit.), 214 et 215 (n. crit.).
Ritson, II, 53 (n. 1); 57 (n. 2).
Robert de Borron, II, 115 in.).
Robert Filzhamon, I, 59.
Roberts (Rév. Peter), I, 8 (n. 3).
Rochester, II, 27 6 (n. 1).
Roderick, I, 15.
Roger de Manley, I, 347 (n. 1).
Romains (les), I, 120 (n, 3) ; II,
234 (n. 1).
Rothelan ou Rhuddlan (Statuts
de), I, 30, 200 (n. 1),201 (n. 1).
Rou (roman de), II, 11 (n. 1).
Rulann (en Armorique), I, 180
(n.).
Sagax irlandaises, I, 45.
Saint Asaph, II, 266 (n. 4), 279
(n. 4).
Saint Aulairc(Fr.de), I, 295 (n.).
Saint Brcage (paroisse de), I,
145 (n. 3).
Saint-Briavel's Castell, II, 245
(n. 2).
Saint Chad (Evangéliaire de), I,
Saint Collen (légende de), I, 314
(n. 1),
Saint David, I, 2i. V. Sulgen
Saint David's (évcché de), I, 82
(n.), 178 (n.3), 337 (n. 3) ; II,
319 (n. 1), 378.
Saint-David's Head. — V, Porth-
mawr.
Saint Dubrice, II, 318 (n. 3).
456
INDEX DES NOMS PROPRES MODERNES
Saint-Georges (canal de), I, 121
(n.). V. Y Werydd.
Saint Germain. Il, 234 (n. li,
241 (n.i, 318 (n. 3i. 343 (n. 1).
Saint Michel, en Co^n^vall
(Mont;. V. Din Sol.
Saint Samson i Vie de). 1,82 in.).
Sainte Palaye, II. ' (n. 1 , 27
(n. Il (Lacurne de).
Salesburv idiction. de, 1,392:
II, 220."
Salisbury, II, 2T7 (n ),288 (n. 5).
San Marte. I, 9, 245 (n.. 255
(n. 1) ; IL 292 (n. 4). V,
Schulz lA.).
Saxons (lesi. V, Saeson.
Scandinavie et Scandinaves, I,
45, 130 (n. 2), 224 tn. 2). 255.
V. Llychhii.
Schofield, l, 62 et n. ").
Schulz A.^. V. San-Marte.
Scots (les), II, 234 (n. 1).
Scvthie .lai, II, 298 m. Z).
Selnt (rivière 1, 1, 134 m. 2 . 184
(n. Il, 220 (n. 2'.
Seint Greal, II, 47 (n. 1), 64
m. Il, 203 (n. crit.», et suiv.
Severn ila^, I. 53, 329 m. li,
342in. 4i, 343 m. 3i,.349.n. 4 ,
352 n. Il, 359 m. 1), 360(n.2).
V. Havren.
Shannon ilas 1, 138 m. 1). V.
Sinon, et Llinon.
Shirburn, I, 34, 35. 23Un.); II.
121 n. 11. V. Adhelm.
Shre^vsbury, I, 178 m. 2i ; II,
368. V. Pengwern.
Shropshire, I, 350 (n. 2) ; II,
277 m.i.
Sibylle ilai. V. Sibli Doeth.
Siegfried, I, 44 : II, 23 m.).
Silchesfer, I, 41 'n.l.
Silures, I, 135 (n. li, 136 (n.i,
178 (n. 3), II, 319 m. 11. V.
Caratacus, et Essyllwg.
Silvan Evans, I, 71 (n. 2), 85
(n. 2), 191 m. 1), 256 (n.). 303
(n.), 389, 398, 399, 419 et 426
(notes crit.); II, 92 (n, 2). 195
(n.crit.), 228 (n. 1), 286 (n- 2,i,
288 (n. 4).
Sinon (Shannon), I, 138 (n. 1),
V. Shannon.
Skene, I, 76, 81 (n. 1),97 (n. 2),
114 (n. 2), 117 (n. 3), 120 (n.).
122 (n. 1), 135 (n. 1). 142-144
(notes)/)assim, 150-152 (notes)
passim, 173-177 1 notes '/jass/m,
191-196 (notes) passim, 209
(n. Il, 231 (n. 2), i33in. 1), 251
(n. 2), 254 (n. 3), 255 (n. 1|,
256(n.), 261-269 inotes)/;assim,
274 (n. 4), 282 (n. 4), 283 (n. 1
et 3i, 288 (n. 1), 301 et 302
(notes), 306 fn.i, 310 (n. 1),
327 (n. 1), 328 (n. 2i, 333 (n. 1
et 3 1,358-361 (notes) /lassi'm,
372 (n. 2), 374 (n. 1), 37»
(n. 2), 378 (n ), 386, 391 et 398
(notes crit.) ; II, 1-3 (notes)
/jassim. 45-47 moles), 63 (n. Il,
92 (n. 1^, 121 (n. li, 142 (n. 1),
197 (n. crit.), 213 et suiv.
(n. crit.i, 224-280 {aoles) pas-
sim.
Snowdon, I, 220 (n. 1), 239 (n.) ;
II, 234 (n. 1), 318 (n. 2). V.
Eryn.
Somerset et Somersetshire, I,
336 (n.).
Sozomène, I, 211 (n. 1).
Stanheng, II. 321 (n. 1).
Stéphane de Bvzance. 1, 273
(n. 2).
Stephens, I. 59 (n. 1), 72 (n. 1),
262 (n.): II, 244(n.),245(n. li,
246 (n. 3), 248 (n. 21,251(n. 2),
258 (n. 3), 263(n. 1),269 (n. 6),
283 m. 1), 286(n. Il, 295 (n. 1',
319 m. 3 t.
Stirling, II, 377 (n. 1).
Stokes. V. Vhitley S.
Stonehenge. V. Stanheng.
Strabon, I, 273 (n. 2) ; II, 295
m. 2).
Strasbourg. V. Gottfried de St.
Strathblane, II, 377 (n. 1).
Strongbow, I, 375 (n. 1). V.
Richard de Clare.
Stuart Glennie, I, 246 (n.).
Suède, II, 298 (n. 3).
Sulgen, p. de Johannes, I, 24.
Sussex, II, 234 (n. 1 1.
Swansea, I, 341 (n. 6). V. Aber
Tawy.
Table Ronde (les romans de la),
I, 9 (n. 2), 36, 60-63 passim.
INDEX DES NOMS PROPRES MODERNES
457
83 (n. 4), 94 (n), 116 (n.), 117
(n. 4), 133 (n. D, 215 (n. 1),
217 (n.), 219 (n.), 222 (n. 1),
245 (n.), 253 (n. 1), 264 (n. 3),
288 (n. 1), 298 |n. 1), 374
(n. 2), 382 (notes crit.); II, 4
(n. 1), 11 (n. 1), 18 (n. 1), 30
(n. 1), 34 (n. 1), 110 (n. 1],128
(n. 1), 174 (n. 1), 191 (n. crit.).
V. Paulin Paris.
Tacite. I, 135 (n. 1), 272 (n. 1).
Tav (la), II. 282 (n. 1); 381(n. 4).
Talybont, I, 349 (n. 7).
Tamise (la, II, 297 (n. 3), 320.
Te^'id. I, 9, 267 (n.- 1), 420 (n.
crit.). V. John Jones.
Tenbv, II. 282 (n. 1).
Theobald, II, 24S (n. 2).
Theodose, I, 211 (n. 1), 288(n.7).
Thibaut II de Champagne. 1,67.
Thomas, I, 62 (n. 3), 7 2, 74, 75.
Thomas Jones de Tregaron, II,
325,
Tigcrnach, II, 231 (n. 4), 248
(n. 2), 263 (n. 1), 278 (n. 3),
371 (n.), 372 et suiv. (notes).
Todd, I, 273 m. 2).
Tom Feete Cross, I, 63.
Top. V, Presselly T.
Torres (le détroit de), I, 66.
Totenes. V. luthael de T.
Totnes, I, 69
Tour de Londres (la), I, 145
(n. 1). V. Gwvnn Vryn.
Tourc'h (Finistère), 1, '310(n.1).
To^^ vn, en Merionetshire, 1, 16.
Trefawith, 11, 276 (n. 1).
Tregaron. V. Thomas Jones de T.
Trevan. V. Haliston Tr.
Trioedd Docthmeb Beirdd (les
Triades de la Sagesse des
Bardes), I. 274 (n, 2).
Troggy Brook lie), II, 271 (n.5).
Troie, Il 265 (n . ).
T>n\vald, en Man, I, 92 (n. 1).
V. Gorsedd.
Tyolet, I, 63 (n. 4).
Tyron. V. Prosper T.
U
Usk, I, 108 (n. 1).
Usser, II, 276 'n. 1).
Uter, II, 233-236 ; lils de Cons-
tantin, 1, 212 (n.).
Valentinien, I, 211 (n. 1).
Vannes, I, 239 (n.). 360 (n. 1).
Vaughan (la famille des), I, 16.
Vaughan (H.), I, 27 (n. 1); II,
23 (n.).
Vauglian (Robert), I, 266 (n.).
Vendryès, I, 28 (n. 2).
Victor. V. Aurelius V.
Vienne, II, 235 (n.).
A'^illemarqué (Hersart de la), I,
9 (et n. 3) ; II, 11 (n. 1), 50
(n. 1).
Viollet le Duc, I. 158 (n. 1), 215
(n. 21, 250 (n. 1) ; II, 12(n.l).
18 (n. 1), 30 (n. 1), 31 (n. 1),
Virgile, I, 89 (n. 1).
TV
Wace, I, 62 (n. 6) ; II, 11 (n. 1 .
Wade-Evans, I, 335 (n. 2).
\^'ahlund (Carli, I, 4S (n. 4).
WaiUy. V. Natalis de \V.
^^'alle^ (Ferd.), I, 5 (n. 1), 113
(n. i; ; II, 27 (n. 1).
A\'alter Davies (Ré v.). I, 348
(n. 1). 352 (n. 2). V. Gwalter
^lechain.
^^'al^vvn's CasUe, I, 283 (n. 1),
288 l'n. 1). II, 366 m. 2).
^^'ar^vick (Guy de), I, 52.
A\'auchier de 13enain, I, 47, 74,
75. 114 (n. 1), 115 (u. 2) ; II,
117 (n. 1).
Wear (lai, II, 242 (n. 4).
^^'earmouth, II, 277 (n ).
Welshpool, I, 352 n. 1).
Wentwood, II, 271 (n. 5).
AA'ercvvolf (The). I. 63 (n. 4).
A\'esse.v, I, 69. V. Ine.
^\'eston (Jessie L.), I. 47 (n. 2»,
48 (n. 7), 49 (et n. 7), 63, 74,
7 5.
"Wharton, II, 281 (n. 2).
X\'hitland, I, 339 (n, 1).
Whitlev Stokes, I, 273 In. 2) ;
II, 77 (n. 1).
'\\'hittington, I, 349 (n. 6).
Wight, I, 223 (n. 1). V. Iles
adjacentes.
Wilkins de LIamblelhian (Tho-
mas), I, 16,
458
INDEX DES NOMS PROPRES MODERNES
William de Breos, p. de Ma-
thilda, I, 59,
Williams, V. Ifor W,
Williams (Edward), I, "8 (n. 1).
^^'nliams (miss Mary R.), I, 19
(n. 1), 49 (et n. 8); II, 65 (n.).
69 (n: 1), 76 (n. 2), 115 (n.).
Williams (Robert), II. 28*5 (n. 1).
Williams (Taliesim, I, 78 (n. 1),
290 (n.) ; [1, 230 (n. li.
Winchester, II, 277 (n,).
Windsor. V. Gérard de W.
Windisch II. 297 (n. 1).
Wissei (Essex;, I, 212 (n,). V.
Octavius.
Wolfram von Ëschenbach, I, 48
(n. 7) ; II, 58 (n. 1), 68 (n. 1),
76 (n. 2). •
Worcester, II, 276 (n. 1).
Wotton, I. 264 (n. 1).
Wroxeter, II, 277 m.), 288 (n. 7).
Wulfrcd. II, 240 (n.).
Wye lia), I, 178 (n. 2), 303, n. ;
329 (n. 1), 381, n. 4.
343 (n, 3;, V. Gwy et Aber
G\vy.
Wynne (W. R. M.^, I, 16
(n.3).
Yonec, I, 64.
Tones, II, 58 (n, 1), V. Yvain.
York, II, 47 (n. 1), 276 (n. 1),
318 (n. 3i, 319 (n, 1). V. Ebo-
racum, et Evrawc,
Yr lustus Llwyd, I, 119 (n. 1).
Yvain, I, 38 m, li, 44 (n. 2),
47, 51, 52, 54, 64, 65 ; II, 22
(n. 1), 23 (n.), 33 (n. 1), 43
(n. 2), 58 n. 1).
Y Wyddva, 1, 220 (n. 1). V.
Snowdon, et Eryri.
Z
Zeuss. I. 174 (n. 1), 259 (n. 1),
387 et 388 m. crit.l ; II, 187
(n. crit.), 213 (n, crit.).
Zimnîer, I, 63 (et n, 7), 173,
m. 1), 244 m. 1;; II, 77 (n. 1).
Zonaras, I, 211 (n. 1/.
Zosime ï, 211 (n. 1).
Zupitza, I, 52.
INDEX DES MATIÈRES
Les chiffres renvoient aux tomes et pages (texte et notes).
Abacc. V. Acldanc.
Abeilles, II. 271.
Ablutions, II, 8, 161 : avant le
repas, I, 87 ; II, 16, 21, 84, 137 ;
après lever, II, 111.
Abois (rendre les-), I, 339.
Abrivysgi/l, 1. 427.
Achàws, coitus, II, 203.
Acier, II, 47.
Addànc, avanc, castor, II, 92-
93, 94, 323.
Adoli, adorer, témoigner son
respect à. 11, 189.
Adultère, I, 202, 208.
Aer-veddatoc, I, 315, 358; II, 258.
Agrafes d'or de brodequins, I,
365,
Agriculture, 11,314. V. champs,
charrue, froment, moisson,
orge, prairies, semailles, ver-
ger. V, I, 163.
Agweddi, dot, présent conjugal,
I, 222, 298.
Aigle, 1, 206, 323, 366, II, 272.
Aiguières, II, 8.
Air-Us, cour (irl.), I, 320.
Alafoed, bétail, richesses, II,
203.
Alouette, II, 283.
Amaiones igwrvorwyn), I, 276;
II, 33, 73, 117, 125, 154, 175.
Ambassadeur, I, 219, 221.
Ainhiri/tlaw. Songer à, délibé-
rer, I. 379.
Anidjil'rwyt;, I, 402.
Ameublement, V. chaires, cof-
fre, coffret, coussin, divan,
lit, oreiller, panneaux, sièges,
table.
Amhar, sans pareil, nom pro-
pre, II, 125.
Amlyinu, mettre à nu de tous
côtés, 1, 408.
Amohyr, droit pour mariage,
I, 298, II, 124.
Amour pour une personne qu'on
n'a pas vue, II, 98.
Anes, 1, 376.
Anges, II, 49, 291.
Anheol, II. 286.
Animaux, V. abeille, aigle, âne,
blaireau, bœuf, canard, cas-
tor, cerf, cétacé, chat, che-
val, chèvre, chevreuil, chien,
chouette, corbeau, crapaud,
cygne, daim, éléphant, étour-
neau, faucon, épervier. fourmi,
hibou, hoh (cochon), léopard,
licorne, lion, loup, merle,
moch, morse, mouton, mule,
mulet, narval, ours, paon,
puce, sanglier, saumon, ser-
pent, taon, tiercelet, vanneau,
vipère. Animaux représentés :
V. aigle, griffon, léopard,
lion.
Annat, sens, II, 200.
Anneau magique, II, 19; servant
de reconnaissance, II, 53 ;
d'or, II, 54. V. bague.
Anniwyçf, mauvaise habitude,
désordre, I, 389.
460
INDEX DES MATIÈRES
Anniu-yget, impuissance à répa-
rer, à venger, I, 389.
Annwybot, manque de politesse,
de courtoisie, I, 379.
Ansawd, aspect extérieur, I,
396.
Anthropophagie,!. 185, 332 ; II,
313.
Anvod, contrainte, II, 200.
Arbres, V. cliêne, frêne, hêtre,
houx, pommier.
Arc, cordes d'arc en nerfs de
cerf, II, 6.
Archevêques, II, 27, 318.
Arçons, 155, 357.
Ardelw, 11. 216.
Arderchawc, remarquable, I,
386.
Argan, I, 39".
Argel, cachette, caché, I, 393,
Argent (objets d'), V. Aiguières,
bassin, table, vases.
Armée du roi, II, 112. Armée
campée, I, 335.
Armes de guerre légales du Gal-
lois, II, 6. Armes bleues, II,
106 ; entretien, I, 130.
Armes défensive», V, bacinet,
bouclier, casque, cervelière,
chapelet, coilTe, cotte de mail-
les, cotte d'armes, haubert,
lieaume, ventaille, visière.
Armes olîcnsives, V. arc, bâton,
dard, flèches, fronde, épée,
gleif, javelot, lance, poi-
gnard.
Armure enlevée aux vaincus, 1 1 .
155.
Artistes, I, 103. 104 ; 252, 319.
Arts, V. ameublement, animaux
représentés, argent, bijoux,
décoration, émail, gaufrage,
gravure, ivoire, musique, or,
orfèvre, pierres précieuses,
poésie, pourpre, vêtement.
Ar vreint, II, 219.
Arvot, moment opportun, temps,
occasion, II, 218.
Aroiil. II, 228.
Ancyd, signe, insigne, II. 190.
Aryf pour araf tyn —, douce-
ment , II, 206.
Asswynitr, celui qui se fait vas-
sal d'un autre, I, 412.
Astrologues, I, 176; II, 321.
Athraw, Athro, précepteur, I,
246.
Avanc, V. addanc.
Aventures (recherche des), II,
171.
Auyn, habêna, II, 204.
Bacinet, II, 31.
Bagues, I, 216; II, 33. Bagues
dor, I, 291 : II, 52 ; Bagues
avec pierre merveilleuse, I,
356. V. anneau.
Baguette magique, I, 170, 173,
188, 189, 190, 191, 207, 208,
Baguette portant écrite toute
science ; I, 290.
Bains, I, 103, 190, 423 ; II, 32,
136.
Baiser, II, 32.
Balle, I, 350.
Bandeau d'or, I, 210-217 : II, 19.
Bangor, Il 288.
Bannière de bataille, I, 372.
Banquet, I, 124.
Baptême, I, 110, 189, 190, 191;
II, 86. 343.
Barbe, I, 307, 308, 313: II, 6 ;
barbe arrachée par les enne-
mis, I, 303 ; barbe rasée par
punition. II, 314 ; honte sur
ta barbe, expression outra-
geante, II, 33.
Bardd. barde, 246.
Bardes. I, 144, 179. 180, 197, 269,
327, 3o8-9, 376-7 ; bardes à
chaire ; bardes de la famille ;
chef des bardes, I, 180 : II,
267, 322, 323.
Barons, 11, 122.
Barques, H, 298, 304.
Bari/flen, housse de Tecu, II,
18J, 190.
Bas, 1, 364. 353. 366.
Bassin magique, I, 307 ; d'ar-
gent, II. "il, 21, 24.
B;U. I, 364 ; II, 30.
Bataille, I, 183. 333.
Bâton (jouer du) ; arme en gé-
néral, II. 61 .
Bénédiction, I, 15 : II, 63 ; bé-
nédiction religieuse, f, 336 ;
M. 27, 109. 110, 167, 168,
Berger, I, 289.
Bétail, valeur commerciale, I,
230 ; bétail dans la maison,
1, 350.
INDEX DES MATIÈRES
461
Bétes à corne, 1,337.
bêles venimeuses, IF, lô4.
Beth, pourquoi, II, 190.
Hiére, I. :275; II. 22.
Bijoux, I, 87, 321. V. argent,
bracelets, j^cmmcs, joyaux,
or, rubis,
Blaenbren, I, 426.
Blaireau (jeu du blaireau dans le
sac), I, 102.
Blianl, étoffe, toile line, I, 109;
hliaiid, tunique, I, 216, 432 ;
hlUiul, II, 7.
Bœufs attelés. I, 302; II, 323.
Bois de ciiaufFage, II, 50.
Boisseau, I, 305.
Boissons. V. Cwrw, bière, hy-
dromel, liqueur tirée du fro-
ment.
Brugawd, boisson due à certains
ofliciers de la cour, I, 304.
Bol, II, 160.
Boucles pour souliers, I, 157 ;
boucles d'ivoire, I, 368 ; bou-
clés en os de cétacé, I, 369 ;
boucles en sourcils de morse,
I, 371.
Bouclier, I, 123, 156, 317 ; II, 6,
113 ; bouclier d'Arthur, I,
259 ; bouclier doré, I, 182 ;
bouclier émaillé d'or, I, ?13 ;
bouclier placé sur un montoir
en signe de déli, II, 20.
Bougran, I. 366.
Bouteilles magiques (conservant
la chaleur), I, 309.
BouleroUe d'or, I, 365, 366; de
laiton, I, 368.
Bouton en or, II, 6.
Bracelets d'or, I, 216.
Brachel. II, 115.
Braçfawt, I, 304, 356.
Bran, corbeau, comme nom
propre. I, 120.
Brésil, guerre, II, 106.
Bride. I. 249 ; bride d'or, II, 33.
Brigands, II, 154.
Broches de viande, II, 4.
Brodequins, I, 216; II. 23; bro-
dequins de cordwal, I, 364,
366 ; II, 19,26.
Brodorion, frères, II, 202.
Broigne, II. 30.
Bronllech, irl. bronlacit, I, 4J3,
435.
Bûcheron, II. 257.
Bure (couverture de), I, 352,
Cad-lf/s, cour, 1, 320.
(Jaeraivc, damassé, II, 212.
Calan, calendes, I, 109.
Calch lasar, émail, I, 155, 392;
II, 209.
Calendes V. Calan.
Camail, II, 18.
Camhawm, combat, I, 383.
Camhiur, champion, I, 383.
Canard, II, 76.
Canairl, canal, rainure. I, 428.
Canhat(Cany at), permission, 1 1 ,
208.
Canots. I, 123.
Cnntref, I, 82 ; II. 351.
Canu, chanter et réciter, I, 166.
Cape, I, 219.
Cares, concubine, II, 192.
Cam, tas de pierres, II, 91.
Casaque de peau, I, 289.
Casque. V. penffestin.
Castor, I, 303.
Cautions, I, 103; II, 76, 85, 142,
148.
Ceginwrijch, leg. cevinwrych
pour cevnwrych, le dos hé-
rissé? ou cegin : geai? 1,393.
Ceimad, ceimiat, voyageur, com-
pagnon, champion, 1,383.
Ceing, branche des Mabinogion,
I, 117.
Ceinture, I, 217.
Ceinturon en peau de cerf, I,
369 ; ceinturon tissu d'or, I,
371 ; ceinturon d'épée avec
plaques dorées, I, 368.
Cellier, II, 4.
Cendal, I, 368; H, 21, 23, 30.
Cenn, mousse pour colorer en
rouge, II, 15.
Cercueil, II, 177 ; cercueil de
pierre, I, 375.
Cerf. I. 201. 323 ; II, 89, 95 ;
cerf blanc, II. 115, 123 ; cerf
e.vtraordinaire, II, 116 ; peau
de cerf, I, 369; tête de cerf,
donnée en présent à une maî-
tresse. II. 124, 139.
Cervelière, I, is ; II, 169.
Cétacé (os de). I. 214, 369; II, 6,
84.
Chainae, chemise, I, 216.
Chaire on or, I, 221, 364; chaire
462
INDEX DES MATIERES
en os d'éléphant, I, 216 :
chaire dorée, II, 17, 52, 183.
Chambre, II, 4, 20, 35, 152 ;
chambre avec paille et babils,
II, 162.
Champs labourés, II, 83.
Champ clos, 1!, 133.
Chandelle, II, 165.
Chanteurs, I, 166.
Chants, H, 322 ; chants funè-
bres, 1, 187 ; ciiants d'église, II,
22 ; chants en chœur, II, 14;
chants à la cour, II, 112 ;
chants à table, II. 124.
Chapel de fer, II, 31.
Charbons. Il, 21, 24.
Charme jeté sur contrée, 1, 169.
Charpentiers, (chef des», I, 339.
Charrue, 1, 300 ; II, 314: char-
rue arsnng, II, 315.
Chasse, I, 83. 154, 158, 163, 201.
213, 219, 223; II, 89, 107. 111,
124, 139 ; chasse du porcum
Troit, I, 244, 33S et sq. V.
abois, cerf, vénerie.
Chasseurs, I, 311. 313 ; chef des
chasseurs, II, 124, 125 ; amen-
des payées par les chasseurs,
II, 124.
Chasteté de chevaliers, II, 286.
Chat, II, 272 ; lune des plaies
de Mon', I. 310.
Château, II, 5, 62, 74, 118, 130;
château avec tours, II, 40, 67 ;
château enchanté, I, 160.
Château-fort, I, 318, 322 ; II,
60, 83, 107.
Chaudron magique, I, 129, 143,
307, 433; chaudron de Pen.
Annwyn, 1, 81 ; chaudron des
sciences, II, 287.
Chausses, I, 251.
Chaux, II, 322.
Chemise, II, 131 ; chemise de
soie blanche, I, 216 ; chemise
de soie rouge, I, 294.
Chcne, I, 324.
Cheval blanc. II, 127 ; cheval
blanc pâle, 1,93 ; cheval brun,
II, 33 ; cheval {^ris pommelé.
249 ; II, 50 ; cheval jaune, I,
352 ; cheval noir, II,' 10, 12 ;
cheval gascon noir. II, 37 ;
cheval pie noir, I, 371 ; cheval
rouge,I,355, 357, 364; 11,97;
cheval de couleur extraordi-
naire, I. 368 ; cheval merveil-
leux, I, 312, 353 ; cheval de
guerre, II, 127. On entre à
cheval dans le palais d'Ar-
thur, 1, 258 ; cheval dans la
salle à manger, II, 33; on ne
devait pas monter à cheval
pendant la semaine sainte,
II, 110 ; jument de Teyrnon,
1, 108; jument d'Arthur, Lam-
rei, I, 345. V. palefroi, pou-
lain.
Chevaux (noms de): I, 147,281,
317 ; chevaux ferrés, II, 130 ;
chevaux donnés en cadeau. I,
92; chevaux attachésàlaporte,
II, 54. V. II, 268-270.
Chevalerie, II, 75, 78, 80, 119,
128. 129.
Chevaliers, I, 84, 262 ; II, 49.
71. 127, 156. 158 ; chevaliers
ordonnés, II, 50, 105. 137,
163 ; sacrer chevalier, II, 55,
59 ; conseils au futur cheva-
lier, II, 51 ; chevalier magi-
cien, II, 12;clievalier àl'éper-
vier,II, 132 ;chevalierdonnant
un soufflet à une femme, II,
55 ; chevalier méditant sur
la femme aimée, II, 78-80 ;
chevalier pliant le genou de-
vant une femme, II, 53.
Chevelure, I, 215, 216, 298; che-
velure coupée pour la pre-
mière fois par personne de
marque, I, 248 ; chevelure de
Kulh^^ch peignée par Arthur,
I. 260, Soins : I, 293 ; II, 24.
Cheveux blonds, I, 294 ; II. 23,
118 ; cheveux blonds frisés,
I, 352, 364 ; II. 5, 6, 19 ; che-
veux dorés, II, 28" ; cheveux
bruns, I, 365 ; cheveux gris,
II, 118: cheveux noirs, II, 68;
cheveux noirs frisés, II, 103 ;
cheveux rouges, I, 363; che-
veux rouges frisés, II, 102; che-
veux roux, I, 355; cheveux fri-
sés, II, 42 ; cheveux flottant
en signe de deuil, II. 23; épi-
thètes : aux cheveux d'or :
1, 110 ; à la chevelure étendue,
I, 117.
Chèvres, II, 48.
INDEX DES MATIÈRES
403
Chevreuil, I, 301 , II, 38, 102,
283 ; clievreuil rôti, II, 38.
Chiens, 1, 15S, 217, 311, 333 ;
II. 283 ; chiens de chasse. I,
ISI ; II. 05 ; chiens ollerts, I,
«4,02.92 ; chiens menant, II,
127 ; noms de chiens, I, 281,
317. V. dogues, épagneuls,
lévriers.
Chouette, I, 323.
Christianisme en Bretagne, II,
309,
Chwareu, s'amuser, se hattrc,
jouter, II, 208.
ChwinSHf {y —, bientôt, 11,220).
Ciseau.x, 1,^309.
Clameur, protestation contre un
décret du souverain, I, 253.
Clan (clief de) ; dévouement au
clan, I, 210. V. Fenntoulu.
Clavyr;nvc. lépreux, I, 313.
Cleis, meurtrissure, I, 419,
Clercs, II. 139.
Clou de riche couleur, II. 21.
Cochon de lait. II, 53.
Coesed, II, 214.
Coffre au pied du lit, I. 191,
Coffret de bois, II, 24.
Cognée. II, 101.
Coiffe (armure), II, 30.
Collier d'or, I, 216,283, 204 ; II.
117 ; collier de chien. 311.
Colonne funéraire, II, 244.
Combats singuliers, I, 186, 240,
287 ; II, 14, 18, 29, 30, 31, 41,
42, 44, 57, 59, 60, 71, 72, 73,
74, 75, 77, 85, 87, 88, 89, 91,
96, 97. 99, 103, 113, 116, 117,
118, 119, 155, 157, 166, 169, 175.
Compagnon, champion, I, 383;
compain. I, 115, 302 ; II, 170.
Compagnonnage, I, 85; II, 107:
145.
Compotatio, I, 98, 101, 113 ;
II, 90, 145.
Comte, II, 97, 122, 161, 177 ;
comtesse, II, 76.
Comté, II, 112, 132.
Confraternité d'armes, I, 85.
Construction, II, 322.
Contes et histoires, I, 197.
Conversation (plaisir de la), 1,
202 ; II, 8, 102, 124.
Conversion, II, 343.
Cor de chasse, I, 83, 84 ; II,
125, 127, 139, 171, 200 ; cor
d'appel, II, 183 ; cor donnant
le signal des ablutions, II, 16.
Corbeau, II, "6 ; corbeau d'O-
wein. I, 365 ; II, 198 ; cor-
beau combattant contre les
hommes, II, 367 ; corbeau
dans la mythologie celtique,
II, 370.
Corbeille enchantée, I, 305.
Cordonniers, I, 157, 162 ; cor-
donniers orfèvres, I, 157,
195 196.
Cord\i:al, cuir de Cordouc, I,
157. 162. 216. 3fi3, 366 ; II,
123, 126 ; cordiLitl tacheté,
I, 364 : II, 19 ; cordtval bi-
garré, II, 23, 26.
Corne à boire, I, 251, 319 ;
corne de bœuf sauvage, II, 8;
corne du roi, corne du chef
des chasseurs, I, 252 ; corne
enchantée, I. 235, 306.
Corner leau, II, 16.
Corof. Korv, arçon, I, 392,427.
Corwc, corwyl, bateau léger, I,
133, 433.
Cotte d'armes, I, 371, II, 30,
113, 183; cotte de paile jaune,
I, 369 ; cotte de mailles, I,
362 ; cotte de cheval, I, 369.
Couche, I, 215, 351.
Couleur : blond, brun, II. 61 :
valet b!on<'. II, 111 ; valet
brun. 11. 126 ; femme brune,
II. 65 ; homme brun, II, 74,
123 ; valets rouges, II, 63. 'V.
cheveux.
Coupe d'or, II, 55 ; coupe en-
chantée, I, 160.
Cour d'un château, I, 320. cour
d'un seigneur, II, 169 ; cour
d'Arawn, 1, 87 ; cour d'Ar-
thur, II, 51. 103, 121, 151 ;
tenir cour, I, 145 ; faire la
cour, II, 24.
Couronnes royales, II, 311.
Courtoisie, II, 14. 32, 62, 97,
108, 111, 117, 183.
Coussin, II, 4. 7 ; coussin ser-
vant de siège, II, 130.
Couteau, I, 259 ; couteau à lame
d'or, II. 6; merveilleux, 1,27 1.
275.
4(54
INDEX DES MATIERES
Couture (occupation des fem-
mes», II, 3, 7, 47.
Couveat, II, 68.
Crampons pour attacher les che-
vaux dans les salles. II, 63.
Crapaud, I, 323.
Créneaux, II, 67, 85, 130.
Cri effrayant, fléau, I, 234 ; cri
perçant, moyen légal de pro-
testation, cri légal de dé-
tresse. I, 253.
Crib, l, ill.
Cristal, I, 371 ; gobelet de cris-
tal, II, 103,
Cromlech, dolmen, tombeau
mégalithique, II, 117.
Cruche, II, 160.
Cruchons d'hydromel, II, 4.
Cruentation, II, 22, 23.
Cryn, armor. Crenn, en parlant
d un animal d'âge et de gran-
deur moyenne, I, 398,
Cuir (peint, gaufré, doré>, I, 158,
194 ; cuir d'Irlande, I, 368 ;
cuir rouge, I, 369. 'V. Gor-
dwal.
Cuisine, II. 4,
Cuisinier, I, 250.
Curée, I, 84, 201.
Civrw, cwrv, civryv, cwricv,
bière. I, 304.
Cyclope, II, 9.
Cyd-preiniawc, compain, I, 302.
Cyfladd, s'eritre-choquer, I, 409.
Cygne, I, 295.
Cylch, voyage circulaire du roi
ou chef dans ses Etats, 1,113.
Cymhwyllaw, II, 221.
Cymmwd, I, 82, II, 351.
Cynnefino (s'habituer à>, II, 216.
Cynuydu, leg. cynnydu: il con-
quit, il ajouta à ses états, II,
214.
Cynweissal, le premier des ser-
viteurs, le maître des servi-
teurs, I, 406 ; II, 252.
Cyssonuyr, bref et cadencé, II.
213.
Cy sswlt, joinluve. II, 192.
Cyt, quoique, cyt aussi long-
temps que {cyhyd . Il, 187.
Cyt preiniawc, qui mangent en-
semble, I, 417.
Daim (peau de daim rouge), I,
366.
Damassé (paile damassé), II, 123.
Dapifer, I, 257.
Dard empoisonné, II, 94.
Décoration d'appartements, II,
21.
Defnijd vyn daw, futur gendre.
I, 416.
Démon, I, 270.
Deiiparth, deux tiers, I, 411.
Deirred. fleur de l'âge, I, 391.
Diable, I. 314.
Drap, I. 352, 364.
Draps de lit, I, 91.
Drud, coûteux, II, 247.
Duc de Bourgogne, II, 151.
Dygyvor, réunir en hâte et avec
bruit, I, 379.
Diadème, II, 311-312. Diadème
d'or, II, 6, 52.
Diarchenu, enlever les vête-
ments de voyage, désarmer,
I, 380.
Diaspad uwchanmcvyn, cri per-
çant de protestation; diaspad
egwan, cri légal de détresse,
I, 253.
Dieu, II, 179. Dieux : Nudd,
Gwynn. 1,314-315; dieux dans
formules. I, 162, etc,
D(/ia/'arc/(, intrépide, II, 197.
Diheni/d mort, traitement cruel,
I, 383 ; II, 203.
Dihir, dyhir, pénible, humiliant,
I. 399 ; II, 217.
Diholedic, deholedic. exilé sé-
paré. I, 394.
Dirieid, inutile, II, 195.
Distein, intendant, dyslein, I,
250, 257 ; II, 72, 122, 124, 143,
171.
Divan, II. 90.
Divertissements : V, chants,
chasse, compotatio, contes,
conversation, jeux, tournois :
cf. I, 88 ; II, 124.
Divorce (Injure, cas de divorce),
II, 33.
Diwall, sans défaut, il, 196.
Diwyn. réparer, compenser, I,
409.
Dodi ar. nommer, donner un
nom à, I, 388 ; rendre à, trans-
mettre à, I, 404; dodi gostec,
faire une proclamation,!, 384.
INDEX DES MATIÈRES
465
Dof^ue extraordinaire, I, 289 ;
dogue de garde, I, 296.
Dol, pré ou vallon fertile, 1,175.
Dorure, I, 157 ; dorure du cuir,
I, 194.
Dragons, I, 233, 236, sq. ; II,
241, 303.
Dywyc, amender, réparer, II,
206.
Echecs (jeu d'i, I, 215, 221, 364;
II, 89 ; échecs merveilleux,
II, 114 ; table du jeu d'échecs.
Il, 108 ; échiquier, I, 216 ; ca-
valiers, II, 90. 114.
Ecu, I, 156 ; II, 106, 134, 209 ;
ecu noir, II, 31 ; boucle de
l'écu, II, 155 ; jouer de l'écu,
n, 61 ; umbo de l'écu en
haut, en signe de paix, II, 123,
traverse de l'écu, II, 106.
Ecurie, II, 40.
Ecuyers, I, 364 ; II, 8, 37, 70.
153, 172, 181 ;chef des écuyers,
II, 125.
Eglise, II, 51, 88, 122, 290,
EUll, serf, ou iiomme ayant une
tenure servile, I, 400.
Eithavoed byt, extrémités du
monde. II, 187.
Eléphant (os d'), II, 24.
Email bleu, I, 155 ; II, 106 ; écu,
croix émaillés d'or, I, 250 ;
II, 106.
Embrassade, II, 52, 68, SI.
Emprunt d'argent, II, 100, 101.
Enchantements, I, 163, 186, 193,
288 ; II, 55, 184 ; jeux en-
chantés, II, 180.
Enclume, I, 323.
Enebarz, douaire, 1, 127.
Eneit. vie, I, 415.
Englyn, épigramme, stance, I,
141, 190,206-207,360, 400-401 ;
II, 273.
Enlèvement, I, 247, 331.
Enneint, bain, I, 423.
Enseigne de combat, II, 30.
Enterrement, II, 22, 66.
Epagneul, II, 117.
Epées, I, 317, 353; II, 6, 27, 31,
123 ; épéc h poignée d'or, 1,
250, 365, 371 ; II, 126 ; épée à
un seul tranchant, l, 368 ;
épée à trois tranchants, I, .369,
371; épéc à lame triangulaire,
I, 365-366 ; épéc d'Arthur, I,
258, 363; jeu de l'épée, II, 64 ;
épée suspendue au cou, II,
123 ; épée merveilleuse, I,
317. V. fourreau de l'épée.
Eperons, II, 18.
Epervier, II, 132.
Erdrym, beau à voir, II, 221.
Ergyi, portée de lance ou de
trait, II, 204.
Ergyttio, arriver à, atteindre,
1,410.
Ermite, II, 76.
Estomac de pierre rouge, 1,279.
V. correction aux addenda et
corrigenda à la page 279.
Etalons, I, 181.
Etendards, I, 226, 361, 367 ;
étendards jaunes, II, 37 ; éten-
dards de navires, I, 122 ; éten-
dards de combat, dressé, II,
71, 88.
Etourneau parleur, messager, I,
134.
Etriers, I, 251.
Eurgrydd, cordonnier-orfèvre,
I, 151,
Evêque, I, 283 ; II, 27, 278.
£u'i/rc/ore(C, cuir irlandais, I, 428.
Excommunié, II, 65.
Extrême onction, II, 21.
Fantassins, I, 336.
Fantômes. V. Triades.
Faucheurs de foin, II, 160.
Faucon, I, 294 ; II, 76 ; faucons
offerts, I, 92. V. hebaivc.
Fauconnier, chef fauconnier, II,
72.
Fée Morgain, II, 34 ; fée des
eaux, II, 115.
Femmes traitées brutalement, I,
259 ; II, 52, 54,55, 56,70,108,
128, 164, 178 ; femmes chastes,
II, 284 ; fidélité d'Enid, II,
164, 177, V. Mariage (et cf. I,
184, 187, 199,222, 346, 11,98).
V. aussi amazones, chevaliers,
enlèvement, divorce, pucelles.
Triades.
Fer, II, 9.
Fermoirs d'or, II, 6, 26,
Festins, 202, II, 163 ; festin du-
rant trois mois. II, 32.
Fêtes principales de l'année
(trois). II, 122.
30
466
INDEX DES MATIERES
Feu de bois, I, 351, II, 38 ; feu
de charbon, 11. 21, 24 ; feu
dans maisons, II, 35, 61, 10".
Ffon ddwyhig, bâton à deux
bouts, II, 61.
Ffyryf, ffyrv, ffijrijfdan, II, 201.
Fil dor. II. 6, 25.
Filid, I, 431 (note à la page 13).
Flacons de vin, II. 53,
Flèches. I, 186 ; II, 6.
Flotte, II, 255.
Foin, II, 160.
Folie de Goleuddydd enceinte,
I, 244.
Fontaine enchantée, I, 160 : II,
II, 29 ; fontaine mii'aculeuse.
II, 321.
Forestier, II, 123,
Forteresse, I, 220.
Famille (chef dei. V. Pennteulu.
Fourmis qui parlent, I, 329.
Fourreau d'épée, I, 321 ; en
cordwal, I, 353, 365; en cuir
rouge, I, 369 ; en peau de
daim, I, 366.
Foyer pierre dui, I, 293.
Frêne i lance en;, I, 370 ; frêne
sauvage, II, 317.
Frères de lait, 1, 348.
Fromage, I, 351.
Froment; I, 300 ; II, 271, 314.
Fronde, t. 296.
Gages donnés par le vaincu, II,
67.
Gullovydd, maître ès-machines.
Il, 322.
Gambison, II. 30.
Garth, colline, promontoire, I,
342.
Gaufrage du cuir, I, 158.
Géant, I, 375 ; II, 41, 175,
Gemmes, I, 216, 217.
Généalogies, 1,246; II, 326 et sq.
Génies malfaisants entendant
tout ce que le vent surpre-
nait, I, 234.
Gens d'église. H, 22.
Gérait, irl., champion, II, 12i,
(Ubier, I, 155, 158.
Glaive, gleif, lance ou épieu, I.
249, 409.
Glat, tenax, patiens, I. 381.
Glynn, vallée, I, 83, 338.
Goariva (breton). V. guaroi-
maoum
Gobelet, II, 102 ; gobelet d'or,
II. 4 ; gobelet en os délé-
phant, II, 24.
Goddeu. Il, 283.
Godrumyd, petit tertre arrondi,
II, 215.
Gonfanon, II, 12.
Gorchyinun confier, faire con-
duire à, II, 215.
Gor-ddinaio, répandre à flots,
verser ; lancer son cheval à
toute bride, II, 205.
Gorfroys pour orf'roys : franc.,
id., II, 188.
Gorsedd, sens, 92.
Goruodawc, II, 215 ; I, 419 ;
Gorvyd, I, 419,
Gorysgalawc, I, 410.
Gostegii, imposer silence, pro-
clamer, II, 221,
Goupilles d'argent, I, 371,
Gouverneurs de l'île de Breta-
gne, I, 135-136.
Govut, souffrance, affliction, II,
194.
Gra, sens, II, 192.
Gravure sur épée, I, 363.
Guaroimaou, v. gallois, gl. thea-
tra ; m. ^M.gwarwyva; bret,
goariva, II, 184.
Guetteurs, II, 139, 143.
Guimpe de lin, I, 303.
Guîaeio, lance, I, 249. Glaive de
douleur), II, 202.
Gwalch, tiercelet, I, 295.
Gwan, percer ; introduire, s'in-
troduire dans, sous, 1, 387.
Gioas ystavell, valet de la cham-
bre royale, II, 124.
Gwden, faisceau de liens de
bois, I, 415.
Givillwr, leg. gwilxtor, veilleur,
II, 204.
Gwinlas, souliers hauts, brode-
quins, II, 192.
Gwna, estimera, II, 200 ; cf. I,
144.
Givrach, vieille sorcière, 1,247;
gwrach, mère des abeilles ;
gwreichon, pluriel ou dérivé,
ï, 419.
Gwreang, gwryanc, gwreng, I,
397.
Gwrha, auj. gwrhau, II, 193.
Gwrlhrwm,gorthrymhu, 11,218.
INDEX DES MATIÈRES
467
Givrlhrwm hainl, I, 410.
Gwrthrychyal, héritier en ex-
spectalivc, I, 411.
(iiDj/io^, courtoisie, politesse, I,
380.
Gwychi, scories, teignes, II,
195.
Ilabit.-ilion, I, 155, 215, 350 ;
11,83. V. ameublement, appar-
tements, arts, i)étail, cellier,
chambre, chandelle, château,
couche, cour d'Ara%\n, 1, S7 ;
crampons, créncau.v, cuisine,
écurie, feu, forteresse, foyer,
herse, jonchée, Ut, lofjement,
paille, portail, salles, vitres.
On entre à cheval dans une
salle : 'V cheval; à dos de mu-
let, n, 103.
Habits, I, 7 ; habits rouges,
bleus, r, 314 ; habits jaunes,
rouges, I, 355 ; habits dorés
lustrés, 1,93; habits de chasse,
I, 84 ; habits de voyage, II,
143.
Hampe teinte en azur, I, 371 ;
hampe à tête d'or, II, 6.
/?an/b(i, sortir de, faire partie de,
I, 380.
Harpe magique, I, 306,
Haubert. II, 59 ; haubert de
mailles, II, 30.
Heaume, I, 18, 219 ; II, 30, 31,
119, 169; heaume d'or, 1,368;
doré, I, 369 ; heaume de lai-
ton, I, 371.
Ilebawc wyedic, faucon mâle, I.
295,
Helyclei, II, 213.
Herbes culinaires, I, 252.
Hermin, II, 126.
Héros, I, 315.
Herse du château, II, 18.
Herwr,ar herw,sorled''outliiw,
II, 201.
Hêtre, II, 37.
Heurter la porte avec sa lance,
II, 74.
Hibou (Blodeuwedd transformée
en hibou) ; pourquoi il est haï
des oiseaux, 1, 208.
Hoh, cochons, I, 179.
Hommage, I, 89, 154, 227 ; II,
27, 86, 98, 138, 150.
Honneur : action peu noble s pen-
dre une souris), I, 165, 166 ;
il n'est pas honorable pour
Arthur de combattre avec une
sorcière ; honte par suite d'une
défaite, H, 58.
Honneur (visage), I, 285.
Hospices, liôtels, II, 44.
Hospitalité: absence de portier,
marque d'hospitalité, II, 3 ;
ôter ses armes à l'arrivant. II,
61, 68, 162 ; se lever respec-
tueusement, II, 63; revêtir les
mômes habits que l'hôte, II,
82 ; place de l'hôte à table, H,
93, près du feu, II, 90 ; tête
lavée par l'hôtesse, II, 24,
II, 3, 7, cf. 36, 68, 149, 174,
181-182, 252.
Hôtelier, II, 162.
Houx, nourriture de bétail, I,
350.
Hoyau, II, 315.
Hualogion, hueilogion, II, 262.
Hydgant, troupeau de cerfs, H,
206.
Hydromel, I, 155, 218,237, 304,
356 ; II, 4, 129.
Iles fortunées des Celtes, II,
301.
Instruments, outils: V. charrue,
ciseaux, cognée, couteau, en-
clume, hoyau, trompe.
Ivoire, I. 368: If, 6, 24.
Ivresse, I, 275-276 ; II, 43, 91.
Ivrogne (Seithynin Tivrogne),!,
305.
Jais, I, 355.
Javelot, I, 298 ; II, 52, 57 ; ja-
velot d'argent, I, 249 ; javelot
de houx. II, 48 ; javelot de
pierre, 1, 296 ; javelots em-
poisonnés, I, 264, 297.
Jeu du blaireau dans le sac, I,
102 ; jeux d'échecs, I, 215 ;
jeux des couteaux, II, 84 ;
jeux, II, 149.
Jonchée, II, 4.
Joyaux, II, 37, 151; joyau mort,
que la mer ne souffre pas, I,
291.
Kaeriwrch, caeritorch, II, 196,
Kallon. flancs, sein, I, 410.
Kathefrach, I, 428.
Kib, coupe, demi-boisseau, I,
305.
468
INDEX DES MATIÈRES
Kyckir leg., kyc-hir? ou cygn-
hir? II, 200.
Kymhen, kymen, éloquent, in-
"teliigent, 11, 199.
Kyn. conjonction, sens dans les
"Mabin.. I, 382.
Kynny, quand même... ne,
■quoique..., II, 203, 205.
Kyveir, direction, endroit, 1,387.
Laisse, I, 311.
Lait, I, 351.
Laiton d'Espagne, I, 368, 371.
Lances, I, 213, 317, 366. 368 ; II.
6, 14, 27, 30, 31, 57. 64, 79 ;
lance en frêne. I. 370, 371,
lances avec pointes. I, 287 ;
lance d"Arthur. I. 258 ; lance
merveilleuse, I, 249-250, 320.
Langues : français, gallois, an-
glais parlés sur un même
point, II, 168.
Lanterne d'une épée, I, 250.
Laliniers, I, 246.
Légèreté merveilleuse, I, 271.
Législateurs, II, 317.
Léopard jaune rouge (figure de
léopard), I, 368.
Lépreux, I, 313.
Lévriers, I, 250 ; II. 38. 96.
Licorne de mer. narval. II, 6.
Lin, I, 304.
Linge de table, II, 8.
Lion, II, 83 ; lion noir, II, 38 ;
lion rouge (image de lion», I,
365; lion jaune rouge, I, 369;
lion en or, servant de fer-
moir, II, 26.
Liqueur faite avec du froment, I,
300.
Lis, résidence noble. I, 320.
Liseré de fil d'or, II, 6.
Lit, II, 21, 152. V. draps.
Livre, I, 377.
Llad, 12 boisseaux. I. 303, 418.
Lie, occasion, bon moment pour.
II, 201 ; cf. I, 270.
Llech. pierre plate, II, 117.
Llechwaew, javelot de pierre,
I, 296.
Lleddv, obliques, surnom de
princes, I, 151.
Lleithic, couche, divan, canapé,
I, 402 ; II, 206.
Lleilhicluyth, II, 277.
Llestyr, II, 39, 181 ; llestyr
o vaen. II, 196.
Llewenyd. réception courtoise,
I. 382.
Llibin, nonchalant, I. 385-
Lliwaw, changer de couleur, I,
409.
Lloring, cor de guerre, I, 434.
Llwyn, buisson. Vieil Armor,
loin, I. 83.
Llwyih. V. teulu.
Llygru, I, 408.
Logement, 11,4 ; logement loué,
II, 161.
Lois, II. 317 ; lois galloises, I,
5, 414.
Loups, I, 303 ; II, 272.
Louve, I, 32«.
Lngorn ilanterne) d'une épée,
I, 250.
Mabinogion (sens), I, 11-15 ,• en
général v. introduction : cf.
I, addenda el corrigenda, noie
à page 13 (comparaison avec
les étudiants des filid irlan-
dais).
Maenawr, maynauA, subdivision
du cymm^^d, I, 185.
Magwyr, mur, paroi. I, 421.
Malkawn, pour savoir si, 1,407.
Mangaean, I, 415.
Maraned, I, 383.
Marchluyth. charge de cheval,
II, 47.
Marchogaelh, I. 385.
Maer, maire, I, 277.
Mages. II. 234.
Magicien,' I, 237, 287, 290; II,
10. 303.
Magie, I. 173, 177, 181, 186, 197,
199, 283, 289 ; il, 55, 184, 2S0.
Maire. V. Maer.
Maison de fer chauffée à blanc,
I. 130, 131 ; maison de verre,
11, 302.
Maître ès-machines, Gallovydd,
I, 261. V. Triades.
Majorité légale pour le garçon,
I, 248.
Manche de couteau en os de
cétacé, II, 6, 84.
Manche, insigne d'ambassa-
deurs, I, 219.
Mangeurs et buveurs extraordi-
naires. I. 27S.
INDEX DES MATIÈRES
4(>9
Manières (belles manières), II,
62.
Manteau, I, 353, 364, 366 ; II,
26. 131 ; manteau de toile, II,
143 ; manteau de paile.I, 191,
36 1 ; manteau de pourpre, 2n0 ;
II, 126; manteau licrmiu, II,
126; manteau magique, I, 147,
364.
Marbre, I, 320 ; II, 11, 130,
March-lwi/lh, II, 242.
Mariage dans les Lois galloises,
II, 27 ; présents à l'occasion
du mariage, II, 144, 145 ; de-
mande en mariage, I, 124, 23 i; .
fils donnant sa mère en ma-
riage, I, 152-153 ; mariage de
la femme avec le meurtrier de
son mari, 11,27,66. V. Parents.
Marmite, H, 24.
Massue de fer, II, 9 ; massue
magique, II, 10.
Maswehyn, maeswehyn, II, 213.
Mnwredd, magnificence, I, 416.
Medd, hydromel, I, 304.
Médecins, I, 207 ; II, 78, 88,
179, 180 ; chef des médecins,
11,143.
Melvoch, sens, II, 200.
Menestr, mi/nestfjr, serviteur,
échanson, II, 243.
Merci (detnander merci», II. 136,
167, 184.
Meredic, sans raison, I, 414.
Merle de Gilgwri, I, 323.
Merveilleux. V. baguette, bas-
sin, bouteille, charme, châ-
teau, cheval, chevalier, cor-
beille, coupe, dragons,
enchantement, fontaine s, four-
mis, génies, harpe, légèreté,
magie, mangeurs, manteau,
métamorphoses, moisson,
monstres, oiseaux, onguent,
oppresseur, ouïe, panier,
prouesses, soulTrances, pierre,
sac. sorcières, souris, tertre,
truie, vase. Cf. I, 148, 149, 322,
353. Facultés extraordinaires
de Kei, I, 286 ; de Bedwyr, I,
7 ; de divers, I, 260-2S t!
Mesures. V. boisseau, LUid.
Messagers, II, 146,
Messe, II, 7, 122.
Métamorphoses, I, 87, 169, 205.
206, 2«7; II, 280; métamor-
phose de Dlodeuwedd en hi-
bou, I, 208, métamorphose de
Menw en oiseau, I, 334; méta-
morphose d'un roi en laie, I,
336; métamorphose d'un mou-
ton blanc en mouton noir, II,
95.
Métaux. V. acier, fer, laiton.
Métiers : V. charpentiers, cor-
donniers, polisseur d'épée,
meuniers, musiciens, por-
chers, selliers.
Meuniers, II, 100.
Meute, I, 84.
Miel, 1, 154, 304 ; miel sauvage,
I, 155.
Miracle, II, 282.
Moch, porcs, I, 179.
Moisson détruite par enchante-
ment, I, 163.
Molettes des éperons, II, 18.
Monarchie, II, 305.
Monastère, II, 282, 317, 323-324.
Monnaie, I, 335.
Monstre à un œil, un pied, II,
9 ; monstre géant, II, 41.
Montoir de pierre, I, 258; 11,20.
MorairZ, estuaire, anse : mor cfn-
hloii. I, 413.
Morse (boucle en sourcils de
morse). 1, 371.
Morts réveillés par oiseaux de
Rhiannon, I, 307
Moulins, II. 100, 322.
Moustache rouge, I, 364.
Moutons, II, 95.
Mules de magistrats. II, 20.
Mulet jaune, II, 103.
Murailles de ville, 1, 232 ; II,
168.
Miiscrellach, tardus, ignavus ;
négligé, I, 383.
Musique, 1,95, 202,218.240, 252.
258 : II, 145, 149, 152, 322 ;
musique pendant le repas, 1,87;
musique merveilleuse, II, 13.
Musiciens, l, 137.
Mwii. cou, bout de la lance, II,
202.
Mtiqen, gall. mod. Mijngen. cri-
nière, II, 190.
Mi/ni/hiir. manche, II. 207.
Mythnlogiques (personnages
mythologiques), I, 314.
470
INDEX DES MATIÈRES
Nain, naine, II, 56, 12";.
Nappede fine toile jaune. II, 21.
Narval. V. licorne de mer.
Navigation de Bendigeit Vran,
I, 136.
Navire, 1,337 ; II, 302,322 ; navire
à panneaux dorés et argentés,
I, 214 ; treize navires venant
d'Irlande. I, 122 ; navire de
Nevydd Nav Neivion, II, 323.
Nobles, entourage du roi Ben-
digeit Vran, I, 121.
Nod. marque caractéristique,
renom, II. 188.
Noël, II, 122.
Nombres : 3. Gereint se met en
routeaprèstrois jours, II, 147;
les gens d'Arthur veulent par-
tir après trois jours et trois
nuits, H, 150 ; victoire trois
fois de suite, 11,132 ; deman-
der par trois fois, II, 118 ;
Owein trois ans absent; repos
qui dure trois ans, II, 32, 3;^;
9 : neuf sorcières. II, 7 ; 13 :
treize raretés de l'île. II, 20;
treize églises, à Kaerllion; II,
122 ; treize navires venant d'Ir-
lande, I, 122. 21 : Peredur fait
passer son cheval vingt-et-une
fois par dessus le corps de Kei.
II, 77 ; repas qui dure sept
ans, I, 148 ; 300 épées, bou-
cliers, lances, II, 349 ; cf. I,
120; II. 264-265.
Nonnains, II, 68.
Nourrice, I, 192, 245.
Nourrir, sens du mot, 1, 115-11 6.
Nourriture. V. boisson, broches,
chevreuil, cochon de lait, cui-
sinier, fromage, froment, her-
bes, lait, miel, pain, poivre,
repas, viandes ; cf. I, 252.
Nuit divisée en veilles, I, 240 ;
habitude de compter par nuits,
I, 312 ; nuit passée à table et
en divertissements, II, 147,
149, 150.
Nw. particule verbale, II, 217.
Oed, il eût été, II, 219.
Oiseaux merveilleux, I, 265; II,
12; oiseaux de Rhiannon, I, 3,
97, 148, 307 ; oiseau de Gwend-
doleu. II, 256.
Onguent merveilleux, 11,34, 35.
Oppresseur (noir oppresseur^
II, 43.
Or. V anneau, bague, bouton,
bride, coupe, couteau, dia-
dème, épée,fermoir, fil, gobe-
let, hampe, joyaux, paile,
pomme, selle, vases; or rouge :
agrafes, bouteroUe, collier,
poignée d'épée ; entraves, pla-
teau d'or, II, 265.
Oreiller, I, 352.
Orfèvre, I, 157.
Orfrei de fil d'or, II, 25.
Orge, II, 272, 314 ; pain d'orge,
I, 351.
Os de cétacé (manche de cou-
teau d'i, 11,6, 84; hampesdes
flèches, II, 6.
Otages, I, 185 ; II, 37.
Ouïe merveilleuse, I. 282.
Ours, I, 303.
Outrage, prix de l'outrage, 1,208;
II, 74, 136,
Padellec, II, 265.
Page, II, 55, 62, 77, 125, 173.
Païenne (légende païenne), 1,315.
Paile, II, 17, 21 ; habit de paile,
I, 87, 98, 215 ; II, 12, 19, 23,
33, 60, 61, 68, 100, 127, 130 ;
manteau de paile, I, 110,237,
353. 361, 364, 366 ; II, 4, 6. 7,
tunique de paile, I, 353, 365;
surcot de paile. 1, 217 ; II,
123 ; cotte d'armes de paile,
I, 369 ; couverture de paile,
II, 30 ; étendard, I, i:2 ; pa-
villon, II. 183 ; coussin, II,
60. 61 ; paile blanc, I, 361 ;
paile damassé, 369 ; II, 123 ;
paile jaune, l, 353, 365, 369 ;
II, 6, 7, 19, 23, 33; pailejaune
rouge. II, 4 ; paile noir, I,
215 ; II, 4 ; paile d'or, I. 87,
217 ; II, 100. 127 ; paile qua-
drillé. 1, 364 ; paile vert, I,
366 ; paile rouge, II, 183.
Paille et feu dans appartements,
II, 137, 162.
Pain blanc, II, 53, 68, 131; pain
d'orge, I. 351.
Paladtjr, paladr ; au plur. Pe-
lydyr, peLeidyr, hampe, fût,
lance ; hampes de flèches, II,
188.
Palefroi, I, 217 ; II, 15, 107.
INDEX DES MATIÈRES
471
Panier merveilleux, I, 240, 305.
Panneau décoré de figures do-
rées, II, 21.
•Paon (plumes depaoni, II, 6.
Pâques. H. 110, 122. V. cheval.
Parc, H, 3i.
Parduu/ifl, glosé fémorale, U,
1!>2, 384.
Parrains, I, 249.
Parents, conseil entre ascen-
dants pour mariage, I. 29H.
Parlh, sol, I, 426.
Paler. II, 51.
Parluncul. V . pardwgyl.
Pavillon, I, 223. 226,' 357 ; II,
30, 32, 52, 71, 183.
Pèche, I, 163 ; H, 60.
Péchés (repentir des péchés), II,
136.
Peidio, durer, rester, II, 209.
Peigne, I, 298, 309.
Pendaison, fourches patibulai-
res, 1. 166-167,
Pen/festin, serre-tête, coifTe,
casque, II, 191.
Pengaioch, bonnet, capuchon,
ventaille, II, 191.
Pengri«as<rait>d, chef des écuyers,
II, 124.
Pénitence de Riannon, I, 108.
Penkynydd, chef chasseur, II,
124.
Pe«iiafZ,vingt-quatre boisseaux,
I, 305.
Pennhijneif, chef des vieillards,
I, 268.
Penkerdd, chef du chant ou des
musiciens.
Pennon, II, 12.
Pentecôte, II, 122, 145.
Penteulu, chef de la maison
royale ; penteulu, chef de fa-
mille, I, 180, 348 ; II, 15, 74,
113, 122, 273.
Pentirec, I, 409, 436.
Père nourricier ; sens de ce mot,
I, 115; II, 149.
Peste .jaune, II. 278, 303.
Peste de la sueur, II, 304.
Pierre à aiguiser en marbre, I,
320; pierres précieuses, I, 215,
217, 250, 294, 36î<-369 ; II. 52;
pierre de cristal, 1, 371 ;
pierre aimantée, I. 138 ; pierre
magique, I, 356 ; II, 95; pier-
res sur lesquelles se lisaient
tous les arts et les sciences du
monde, II, .'i23 ; pierre adorée
par les païens, II, 321.
Place à table, I, 87. 9«, 104, 113,
124 ; place en visite, suivant
le rang, II, 163.
Plaid, I, 236.
Plaques dorées du ceinturon de
l'épée, 1, 365.
Poètes, I, 137.
Poignard, II, 6.
Poisson, I, 154, 155.
Poivre, I, 252.
Poix, II, 104.
Polisseur d'épée. 1,319.
Pomme d'or (ornement d'un
manteau), I, 250 : II, 126.
Pommeaux d'épée, I, 250.
Pommier, II, 183.
Porc Trwvth, I, 310 ; porcs de
Pryderi,"^ I. 81.
Poésie, H, 145.
Porchers. I, 81, 114, l;W, 265 ;
II, 270.
Portail (d'entrée, II, 140.
Porte donnantsur Kerny%v, qui,
ouverte, rappelle les mal-
heurs, I. 149
Porte-pied, fonctionnaire de la
cour, I, 175.
Porlhawr, qui soutient, qui sup-
porte ? II, 261.
Portier, I, 251, 296, 319 ; II, 3,
107, 122.
Poulains, dressés à 3 ans, I, 111.
Pourpre, I, 250 ; II, 15 ; pour-
pre bleue II, 126 lire : pour-
pre brillante, à reflets (v.
Rev. celt., 1912, p. 429-430.)
Prairies, II, 83, 95, 160.
Précepteur, iAthraio), I, 246.
Prédiction de l'avenir, II, 322.
Preidd, butin, troupeaux. I, 39'>.
Presenawl. temporel, apparte-
nant à ce monde, I, 418.
Présents, (c lie vaux, ciiiens,
faucons, bijoux), 1,105, 116,
132. V. cerf. Présent conju-
gal I, 222.
Prêt sur gage, II. 129.
Prêtre, II, 109, 136.
Prison, II, 112.
Pro ft, essayer, mettre ;\ l'é-
preuve, II, 222.
472
INDEX DES MATIERES
Prophètes, l, 239.
Prouesses (comtesse des proues-
ses , II, 93.
Proverbe, I, 139.
Pryf, insecte, serpent, animal
sauvage, castor, martre, II.
102, 209.'
Publication faite par chevalier
avant un tournoi, II, 133.
Pucelle, sens de la trad., 1, 198 ;
pucelle cousant, II, 7. 17 ;
pucelle prenant soin de l'hôte,
II, 7, 8, 17, 28. 131 ; pucelle
déclare son amour à Peredur,
II. 68, 69, 89, 114 ; pucelle
couchant dans la chambre de
Peredur, II, 112. V. aussi
Femmes.
Puces, I, 351,
Pivrqwin,de Bourgogne? II, 192.
Quenouille. II, 317.
Ragot, empêcher. I. 423.
Raser, I, 307, 352 ; II, 24.
Rasoir, II, 24.
liée dovyd, regovydd. I, 408.
Récits, ï, 180, 218, 240.
Reine et suivantes, II, 82.
Religieux, II, 288.
Remparts, II, 68, 139.
Réparation pour offense, I, S3,
139 ; II, 136; réparation pour
adultère. I, 208..
Repas, I, 92, 94, 98, 153, 154 ;
II, 16, 38, 137 ; repas durant
sept ans, I, 148.
Résurrections, II, 94.
Retkyrr. bauge, I. 407.
Robe, vêtement d'honneur. II,
26. 123, 126 ; robede paile, II, 6 ;
robe de fine toile, II, 79.
Rois, II, 278. V. Triades,
Roi, vase, pétrin, II, 188 ;
Rninhar, v. ryvoriaw.
Ronce à deux têtes, I, 246.
Routes de l'île de Bretagne, I,
224.
Royauté, II, 294, 30S-309.
Rubis, I, 215, 217, 250, 294.
Ruddvaawc, I, 3, 195, 435.
Rwtler. train, I, 167.
Rwyf, I, 413.
Rysswr, champion ; querelleur,
I, 421.
Ryuoriaio, I, .^94.
Sac magique, I, 99 et sq.
Sagaf : sangaf, II, 202.
Saints, I, 3.36 ; II, 281-282, 288.
Salles, II, 43; sallesnon pavées,
II, 4 ; salles avec crampons
en fer pour chevaux. II, 63.
Sangles des chevaux. II, 31.
Sanglier, I, 330, 333.
Saphir, I, 369.
Sarhaet (compensation pour ou-
trage) du troedia\^c, I, 175,
Saumon, I, 323-325.
Sauteur extraordinaire, I, 277 .
Science écrite tout entière sur
trois baguettes, 1, 290.
Sculpteurs. II, 322.
Selle d'or, I, 249 ; II, 33 ; selle
de hêtre. II, 37 ; arcon de
selle, II, 117.
Selliers, I, 155.
Semailles, I, 300.
Serpents, II, 10, 38.
Serviettes, II, 8, 21, 160.
Serviettes de toile verte, blan-
che, II, 8, 2), 160.
Sexe (Changement de sexe), I,
188.
Siège de Rome, I, 225.
Siège, II, 118 ; siège de joncs
verts; II, 4; coussins servant
de siège, II, 7, 130 ; couche
servant de siège, II, 89; man-
teau de paile servant de siège,
II, 103.
Signe de passe (anneaui,II, 107,
Soie. II, 7, 23 ; soie verte, I.
353 ; soie rouge, I, 365.,
Som : gallois mod. Siom, dé-
ception, I, 388.
Sorcellerie, I, 94.
Sorcières, I, 308; II, 75, 76,119.
Sort chez les Celtes, I, 351.
Sou d'argent, II, 43.
Soufflets: les trois soufflets cau-
sés par la colère. I, 119, souf-
flet donné par Kei à un nain,
11,56.
Souliers bas de cordwal, 11,123,
126 ; souliers de cordwal bi-
garré, II, 6 ; souliers à bou-
cles dorées, I, 162 ; boucles
pour souliers, I, 157,
Souper, II, 21.
Souris enchantée, I, 164 et sq.
Soufflet donné à Gwenhwyvar,
II, 247.
INDEX DES MATIERES
473
Souffrances (roi des souffran-
ces), II, 92.
Sourcilsde Yspaddaden lui tom-
bant sur les yeux, I, 297.
Spiflhj, II, 4i.
SlL'w;trl. V. Ysliwarl, II, 148.
Substitution de mère, I. 110.
Suite de Pwyll, I, 92, 98.
Suivantes, I, 198. 207 ; II, 31.
Siircot, I, 216, 3G4 ; II, 26, 30,
123. 126.
Sijherw, orgueilleux, noble, II,
105.
Table d'argent, II, 8 ; place à
table, II, 8, 61, 63, 84, 97,11i,
131, 137.181 ; lionsous la table
pendant le repas, II, 40.
Tain payer ; conter ? II, 187.
Tandde, I, 405.
Taon, I, 298.
Taren, larren, butte, pic rocail-
leux. I, 420.
Teilhinwc, qui a les qualités
essentielles d'un roi, I, 417.
Telediw, entier, dune beauté
accomplie I, 391.
Tentes, 1, 355.
Tertre enchanté, I. 93.
Tervynedic fixé, convenu, 1,381.
Têtes d'hommes sur pieux, IL
182.
Tête; se laver la tête, I, 307.
Teula, II, 219.
Teu ou llu\iilh : clan, I, 90.
Tiera, I, 108.
Tiercelet, I, 294.
Tissus, V. bliant, bure, ceintu-
ron, cendal, damassé, drap,
lin, linge, liseré, paile ; tissu
d'écarlate, II, 21.
Titres : V. roi, comte, duc,
prince.
Tlws. bétail, bijou, I. 321.
To. faisceau, liasse, II, 214.
Toile, II, 21 ; toile line, II, 79 ;
toile verte, blanche, II, 8 ;
manteau de toile, II, 143 ;
gonfanon de toile. II, 12.
Toilette. V. ablutions, bains,
bandeau, bijoux, chevelure,
cheveux, peigne, pierres pré-
cieuses, vêlements.
Toni {niurcli. lorn). II, 227.
Tom, partie des remparts, I,
424.
Tombe carrée de Branwen, I,
146.
Tombeaux préhistoriques, fouil-
lés par Gallois et Scandinaves
pour y trouver de l'or, I, 150.
Tomli/t. Il, 213.
Tonnerre (coup de tonnerre), I,
154, 161.
Toque, I, 355.
Totness (bas de totness), 1,366.
Tour de verre, II, 302.
Tournois. II. 44, 100, 101, 132,
134, 145, 151.
Tours de remparts, I, 232 ; tour
d'un château-fort, II, 107.
Tr.ie</i, étendue sablonneuse de
rivage. I. 185.
Tr.iwsffwi/d, ruse, artifice, 1,396.
Trèfle des eaux, I, 294 ; trèfle
blanc, 1. 5.
Tremblement de terre, II, 304
Treul, dépenses, usure, I, 382
Trêve, I, 373, 377.
Triades, II, 223 et sq. ; 'V. in
dex des noms propres, et I
119, 120,123, 124,126,135,147
151, 173, 176, 191, 192, 213,223
233, 257, 259,262-264.266, 268
269, 272, 274. 2S2. 284, 2S6, 2^8
289, 303, 360. 301, 372, 375; Il
I, 2, 3, 23, 47, 82, 92, 121, '42
146
Tribut, I, 336. 376.
7'roed(airc, porte-pied, fonction-
naire de la cour I, 17 5.
Trompe, I, 100.
Trompettes, I, 184 ; II, 22.
Truie mystérieuse, I, 205.
Tunique, I. 355 ; tunique de
paile, I, 353, 364. 365.
Tivrijf. bruif. tonnerre, I, 109,
392 ; II, 189.
Ti/nnii tendre, étendre, II, 188.
U =: w et f. dans un ms.. II. 216.
î'rdai/'/. sacré, chevalier . I, 199;
II. 220.
Vaches laitières, II, 320.
Vagabonds, 11, 154.
Valets, I. 87. 93. 213, 218 ; II,
39, 42, 68, 85, 89.
Vanneau, I, 301 ; II, 283.
Vases en or. en argent, II, 21 ;
vase do table, II, 8 ; vase
merveilleux, I. 309 ; V. ai-
guière, chaudron, cruche, cru-
474
INDEX DES MATIERES
chon, flacon, gobelet, marmite.
Vassaux, I, 131, 218 ; II, 27, 37,
122, 138.
Vedra yn drwc, sens, II, 200.
Veilleurs, II, 123.
Vénerie ^termes de vénerie), I,
159.
Vengeance d'un outrage, I, 133.
Ventaille, I, 18; II, 191. V. Pen-
guwch .
Verger, II, 182.
Vêtement : V. bas, bliant, bou-
cles, bouton, brodequins, ca-
raail, cape, casaque, ceinture,
ceinturon, chemise, chausses,
cos tume, guimpe, 3U)in<as( sou-
liers hauls , habits, manteau,
paile, robe, souliers, surcot,
toque, tunique : vêtement au
lit: chemise, chausses, II, "5;
vêtements d'une pucelle. II,
31,137 ichemisc et manteau .
Viande i tranches de viande i, II,
4 ; viande bouillie, II, 131.
Villes disparues, II. 310.
Ville forte. II, 129. 167.
Vin, 1,218, 252; II. 53,102,161.
Voleurs : leur punition, I, 167.
Vipères, II. 10.
Visière. II, 18. 191.
Vitres, II, 152.
Voie chevalière, II, 49.
Voies du sang, I, 260.
Voies romaines en Galles,!, 224.
Voyage du roi ou chef dans ses
Etals. I, 113.
Vue merveilleuse, I, 273.
Wrthmun : forme plus récente,
wrlhun, II, 194.
Wyneb, honneur, II, 193.
Wyneh-werth, « prix du vi-
sage », compensation, répa-
ration, I, 127 ; II, 74.
}' am, en outre ; en face, de
l'autre côté de, I, 386.
Yeux bleus, I, 364.
Yeux de faucon, I, 366.
Ymattiala. se revenger de. II,
•205.
Yinchoeled yn, I, 410.
Ymdihavarchu,en prendre à son
aise avec qqn. II, 197.
Ymeneinaw, prendre des bains,
1, 423.
Yn veil, en bien propre, 1, 419.
Vscauaiioc/i, vie solitaire, 11,218.
Ysgyvalhau, II, 194
Yspydawt, hospitalité, accueil
hospitalier, I, 390.
Yspytly. V. Spytty.
Ystiwart) steioart "de la cour
d'Arthur. II. 148.
Ystovet, I, 427.
Ystovi tramer, I, 412.
ADDENDA ET CORRIGENDA
p. 1 : Sur l'indépendance du roman gallois d'Owein et Lunet
vis-à-vis du roman français d'Ivain, voir un récent travail d'Ar-
thur lîrown : On the indépendant character of the loelsh Owain
{Romanic Review, vol. Ill, n"' 2-3).
P, 11, note. II y avait, en Cornwall, une fontaine dont le nom
rappelle Barenton : Treiahan juxla fontem Baran (Charte de 1288-
1289, Assize Rolls, 1097).
P. 34, note 1, 1. 7 : au lieu de tualtach, lire lùathach.
P. 49 : dans le Syr Percevalle (le Perceval anglais), le nom
d'Ivain se présente sous la forme intéressante de Ewayne, trans-
cription très exacte de la forme galloise régulière Ywain : y se
prononce comme c féminin français dans petit.
P. 53, note 1 : sur l'incoliérence du récit de Chrestien et du
roman gallois au sujet du chevalier Rouge, v. Gaston Paris, His~
toire littéraire de France, XXX, p. 257-258. L'obscurité disparaît
quand on consulte le Perceval anglais.
P. 58, note 2, 1. 7-8 : ajoutez à arnaii ninheu : et corrigé en
arnaii inteii, parce que arnau ninhen ne donnait pas de sens rai-
sonnable.
P. 64-25. La tête sur le plat, la lance qui saigne, tout cela
n'existe pas dans le Perceval anglais, qui représente évidemment
une source différente et plus dégagée d'éléments étrangers au Per-
ceval primitif.
P. 67, 1. 7-8. Il y a dans le Livre Rouge ; -c'est le chevalier qui
est dans la clairière du bois (dans le bois); Pen. 4 a plus exacte-
ment [Livre Blanc, col. 131): c'eut le chevalier qui est dans le bois:
Pen. 7 (ibid., col. 613) : le chevalier qui e^t là dans le bois. Il
semble qu'il y ait eu, au moins on apparence, cliez le scribe du
Livre /Joj/f/e, confusion de ce personnage avec celui de la clairière
du Pavillon, qui lui est marié et apparaît plus tard sous le titre de
476 ADDENDA ET CORRIGENDA
maître de la clairière et dans le L. Rouge et dans le Livre Blanc
(Pan. 4, col. 620 ; cf. trad. p. 73-74).
P. 70. Le rôle des frères de lait est un trait celtique : cf. Mab ,
trad. 1, p. 209, 1. 9 — dernière ligne : mettre une virgule après
m'offres.
P. 74. Le chevalier, le mari, le maître de la clairière, est le che-
valier noir du Perceval anglais. L'aventure de Tanneau dans Ivain
ne s'applique que par le poème anglais (v. plus haut, note à la
page 53).
P. 75 : avant-dernière ligne : supprimer le trait de la fm et le
remplacer par une virgule.
P. 92, note 1, 1. 2 : supprimez la parenthèse et après violence,
mettre deux points.
P. 103, 1. 21 : à ce que dit l'historia ; le gallois ystoria paraît
indiquer une source écrite, peut-être en latin d'abord : cf. 104,
note 1 ; p. 109, 1. 13 et note 2.
P. 105, note 1, 1. 7 : au lieu de : Great, lire : Greal.
P. 121. Sur la comparaison de Gereint avec l'Erec de Chrestien,
voir Zenker, Zur mabinogion Frage, Eine Anlikrik (réfutation de
la critique qu'a faite Fœrster à deux reprises de la dissertation
d'Edens sur Gereint Erec, dans : Zeitschrifi fur franzôs. Sprache
iind Lit. 381 (1911) de Behrcns ; et Liter. Cenlralblatt, 1911,
p. 1120et suiv.).
P. 123, \. 1 : supprimer le point après Cath —1. 21, pour le cerf
blanc, cf. plus haut (Peredur), p. 116, note 1.
P. 126, note. Pour les pommes d'or, cf. aussi Peredur, p. 49 :
trois chevaliers en poursuivent un autre qui avait partagé les
pommes d'or à la cour d'Arthur.
P. 128, au lieu de pourpre bleues, il faut : pourpre, à reflets,
brillante: glas, dans un texte du xnie siècle, traduit le latin re-
fulgens (J. Loth, Rev. celt., 1912, p. 429-430).
P. 142, note. La forme la plus ancienne du nom de Gwallauc,
est Guallauc ap Llaenauc (v; plus bas, Généalogies) ; dans le
Livre noir, il y a Lleinnauc.
P. 152-153. La comparaison du récit de la scène du lit dans Go-
reint et Erec est des plus instructives. Elle prouve avec évidence,
avec d'autres passages, que le roman gallois est indépendant du
roman de Chrestien.
P. 184, note, 1. 3: au lieu de my. gall., lire : may .-gallois.
ADDENDA ET CORRIGENDA 477
P. 188, note à p. 164, 1. 10 et 11 : Pen. 4, col. 223 : affan weleis i
efo, dyncssau airneuthum altaw a chyvarch (jwell idaw « et lors-
que je le vis, je m'approchai de lui et je le saluai. » Les deux tex-
tes devaient copier un manuscrit portant uneulhun = (wneulhwn).
P. 198, note à p. 194, 1. 15: Pen. 4, col. 118, a : mnnassei yr
avaleu ; Pen. 14, p. 186 : id.
P. 202, note à p. 204, 1. 1 : le comique gevo pour goiw, a les
deux sens de lance, et da douleur (poignante).
P. 206, note à p. 222. 1. 18 : Pen. 4, col. 154 : pwy.
P. 207, note à p. 229, 1. 10 : au lieu de kangl, lire kanyt.
P. 209, 1. 2 : supprimer le trait après a vei,
P. 219, note à la page 270, 1.8: Pcniartli 4 et 6 ont également
nu mah.
P. 219, note à p. 274, 1. 22 : y a quelquefois le sens de di (ex);
mais cela n'arrive guère qu'avec d'autres prépositions {y ivrlli, y
am) et quelques idiolismes comme y dreis, par violence.
P. 221, note à p. 281, 1. 26 . Pen. 4 (L. Blanc, p. 217, col. 433) :
ony mynny .
P. 232, note 5 : aryanllu a été aussi compris dans le sens d'ar-
mée mercenaire ; aryant a aussi un sens laudatif: breton arc'/ianf-
hed, le quatrième essaim d'abeilles.
P. 246, note 2, 1. 2 : Miirchalh est une l'orme intéressante de
l'irl. moy. Miirchad, irl. et gaël. mod. Murchadh [mori-calii-s). Le
//i gallois représente la spiraule dentale irl. L'emprunt est proba-
blement ancien, à en juger par la spir. sourde en gallois.
P. a49, 1. 8, au lieu de : il se retournait vers Elwin, traduire : il
retournait auprès d'Elwin : ar avec ymchoclut et d'autres verbes,
équivaut à al.
P. 254, note 5, 1. 5: au lieu de hoawco-bilgâc lire ; boawc a bà-
gàco-s.
P. 255, note 6, 1. 2 ; au lieu de Gaudwy, lire : Gandwy.
P. 257 : le renvoi 6 (note 6) a été omis dans le texte. La note 7
commence seulement à ces mots : lago ah Beli (p. 258, suite de la
note 7).
P. 258, note 1 ; 1. 2 : au lieu de aer el meddawc, lisez : aer et
meddawc.
P. 278, 1. 3 : Kelliwic. Je l'ai identifié avec Gweek wood en
Maugan inMeneage : {kelli signifie /)()«): on trouve ce nom dès le
XVI* siècle.
478 ADDENDA ET CORRIGENDA
P. 287, ligne 4 : lire Creirwy au lieu de Creir wy.
P. 283, 1. 1 : Enit est traduit dans certains dictionnaires gallois
par alouette des hois ; on trouve le mot dans le morceau connu
sous le titre de : Englynion y Klyweit (Owen Pughe, Welsh-
Engl. Diet.). Il ne se trouve pas dans la version de la Myv arch.
P. 289, triade 93, 1. 4 : Driitwas et Eliwlod sont répétés par
erreur.
P. 307, note 2, 1. 4 : mettre une virgule après Buellt.
P. 311, note 2, 1. 6 : lire Aethelstan, au lieu de : Aethalslan.
P. 318, 1. 3 : lire Geiryonydd, au lieu de : Geirion ydd.
P. 319, 1. 3 : au lieu de : il y en a mynyw, lire : il y en a à
Mynyw...
P. 320, note i : au lieu de : vieille et celtique, lire : vieille-cel-
iique.
P. 327, note 2, 1. 11 : lire Rodri au lieu de: Redri.
P. 327, note 3, 1. 7 : lire Hehil au lieu de : Hahil.
P. 335, X : Morcant bulc : bulc est le moyen-gallois bwlch
(bret. boulc'h), entaille, qui entaille.
P. 341, note 3, 1. 1 : au lieu de varvdruch, lire : varvdrwch .
P. 361, note 5 : au lieu de prév., lire probablement.
L'index des noms propres a été rédigé par M. Cuillandre, pro-
fesseur au Collège de Vannes, et Vindex des matières, par M. Le
Roux, professeur de celtique à l'université de Rennes. Je ne sau-
rais trop les remercier pour la conscience avec laquelle ils ont
accompli une tâche fastidieuse, mais éminemment utile.
TABLE DES MATIÈRES DU TOME II
Pages
Ovven et Lunet 1
Peredur ab Evrawc 47
Gereint et Enid 121
Notes critiques Ig7
Triades 223
Généalogies du \' siècle 22S
Extraction des hommes du Nord 349
Divisions du pays de Galles . . » 35]
Annales Gambriae 37q
Index des noms propres 3g3
Index des matières 459
Addenda et corrigenda 475
Table des matières 479
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